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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 19:27

Sarkozy est intervenu très tardivement, mais comment pouvait-il en être autrement ? Sarkosy et Fillon ont utilisé le peu de cartouches qu’ils avaient en instaurant notamment le bouclier fiscal. Cette disposition avantageuse pour les plus aisés ayant permis à 2.242 contribuables bénéficiant de revenus supérieurs à 41.982 euros de recevoir à eux seuls 82,9 % des sommes reversées, soit 84.700 euros chacun, Parmi ceux-ci 671 redevables disposant d'un patrimoine supérieur à 15,5 millions se réservent 68 % des sommes reversées, soit 231.900 euros en moyenne pour chacun d'eux. (source les échos). Le seul moyen, à court terme, efficace, qui leur reste, est de ne pas respecter les accords de Maastricht et de laisser courir le déficit. 

Ainsi, grâce aux fonds publics, le gouvernement français et la Caisse des dépôts et consignations ont participé au sauvetage de Dexia à hauteur de 3 milliards d’Euros sous la forme d’une augmentation de capital. De fait, Sarkozy et Fillon appliquent une politique de nationalisation alors qu’ils en sont les contempteurs, mais ils ne sont pas à une contradiction. Le marché s’autorégule ? Pas du tout car il a besoin de l’intervention des Etats. Les patrons pécheurs et les grandes exploitations agricoles, etc.., hier, les banques, aujourd’hui, ces grands défenseurs du libéralisme se tournent vers l’Etat pour solliciter des aides.

L’Union Européenne, qui pourrait être un acteur pertinent et efficace, se contente de mesurettes comme le relèvement à 50 000 euros, contre 20 000 actuellement, du plafond de garantie des dépôts bancaires. Christine Lagarde se targue de ce maigre résultat. Il est à souligner qu’en France la garantie est de 70 000 €. L'union européenne ne saurait cacher le manque d’harmonisation des mesures prises pour juguler la crise financière. Comment en serait-il autrement, à ce jour, quand Sarkozy écarte l’Espagne du G4 et qu’il insupporte Angela Merkel ?

Que ce soit à l’échelon national ou européen, aucune mesure n’est prise pour rendre plus transparent le marché financier, ce qui pourtant contribuerait à rétablir la confiance et surtout à ne pas retrouver les mêmes causes qui produiraient les mêmes effets. La titrisation rend impossible la différenciation des produits d’où la crise de subprimes qui a engendré une crise de liquidité du secteur bancaire et se transforme, peu à peu, par une baisse de l’activité économique.

Les dirigeants nationaux ou européens  veulent le préserver le système. A l’Assemblée, le 9 octobre 08, Fillon a répété que le système libéral n’est pas en cause : Soit c’est de l’impéritie soit c’est une manipulation. Les raisons de la crise actuelle sont structurelles et le fait de la très grandes majorité des acteurs financiers. C’est affligeant de ne pas le reconnaître car cela augure d’autres crises similaires. Il est à remarquer que Delanoé est sur la même ligne et aime la caricature : "Moi, je suis social-démocrate, pour l'économie de marché. Je ne suis ni pour les soviets, ni pour le bolchevisme."Si tu n’es pas pour l’un des régimes économiques, tu es donc pour l’autre. (Si tu n’aimes pas la viande, alors tu aimes les haricots !) Il nous prend pour des niais. N’y a-t-il pas d’autres solutions ? La politique de sarkozy ou Delanoé, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Le positionnement de Sarkozy et Fillon en matière de retraite est dans la droite ligne de ce maintien doctrinaire. Ils veulent abandonner, peu à peu, le système de répartition alors que nous constatons les dégâts du système de capitalisation. La crise financière fait fondre les économies des américains placées dans des fonds de pensions pour leur retraite. C’est cet avenir que nous promet la majorité actuelle. Est-ce à cela que les français aspirent ?. A l’instar de Jean-Pierre Brard il est bon, également, de rappeler que, pendant la campagne présidentielle, Sarkozy plaidait pour des crédits hypothécaires, " des "subprimes" à la française qu'il voulait généraliser ". Par ailleurs, voilà comment se transforme la promesse de mettre fin aux parachutes dorés ? Mme Parisot recommande de bannir les indemnités de départ des dirigeants en cas de sous-performance boursière. Ce qui signifie que ce ne sera qu’une déclaration d’intention qui sera nullement censurée si elle n’est pas respectée. Alors quelle mascarade que d’exiger que toutes les entreprises du CAC40 y souscrivent pour éviter une loi, comme le demande Sarkozy. Il est évident que s’il n’y a pas une loi pour encadrer les parachutes dorés, les excès ne sauront se faire attendre.

Les politiques ne sont pas les seuls à être incriminés et cela peut se comprendre s’ils sont mal conseillés par certains prestigieux économistes. Exemple : Le raisonnement absurde d’Elie Cohen sur " C dans l’air " du 9 octobre 08 est révélateur, soit d’une intention de fourvoiement soit d’une ineptie. Il estime que la crise est due au fait qu’il y a trop de réglementation, cela a incité les acteurs financiers a déjouer les règles, selon lui. En conséquence, il convient de libérer beaucoup plus le marché, en conclue t-il d’un air marquant une autosatisfaction certaine. Son raisonnement est aussi idiot que de dire il y a trop de délinquants parce qu’il a trop de lois. Alors laissons faire. A l’évidence l’économie n’est pas une science exacte car si certains se réjouissent de la baisse des taux directeurs des banques centrales d’autres notamment les économistes du courtier Aurel estiment que " la détente de politique monétaire "aura un impact limité sur les banques ou les économies" et risque de surcroît de provoquer une "trappe à liquidités", soit "le pire des cauchemars pour les banquiers centraux et maintenant pour les marchés financiers".Cette expression désigne une situation où, lorsque les taux directeurs sont faibles, "les agents préfèrent conserver leurs liquidités plutôt que d'investir dans l'économie réelle ou des actifs financiers", puisqu'ils jugent trop faibles les rendements de leurs investissements. " (boursorama.com
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Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 18:00

La crise structurelle date de 2007 et l’alerte avait été donnée en décembre 2006 par Center for Fesponsible Lending aux Etats-Unis, mais sarkozy et fillon n’ont rien fait. Le 8 février 2007, pour avoir annoncé un relèvement de ses provisions pour créances immobilières douteuses le titre HSBC dégringole à son plus bas niveau depuis neuf mois. En avril 2007, New Century Financial, est en faillite suite au " subprime ". Le 18 juillet 2007 Bear Stearns & Co annonce que ces créances immobilières ne valent quasiment plus rien. A présent, avec sarkozy et fillon ce sont des interventions pas toujours opportunes et réunions sur réunions. L'activisme débridé qui caractérise tant nicolas sarkozy. "On pare au plus pressé", analyse Jérôme Fourquet. Sarkozy et Fillon ont épuisé leur marge de manoeuvres budgétaires, notamment par le bouclier fiscal. Alors reste à puiser dans le tonneau des danaïdes des finances publiques. Les critères de Maastricht "ne sont pas la priorité des priorités" (Henri Guaino). Des solutions législatives sont envisagées comme celles consistant à lutter contre les parachutes dorés. C’est très bien au nom de la morale, à condition que cela ne soit pas encore un effet d’annonce. Mais pourquoi ne pas préconiser, dès à présent, des mesures visant à imposer plus de transparence dans les transactions financières et les bilans bancaires. 

La dette publique a augmenté de 0.4% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent et s'établissait à 1.269,3 milliards d'euros au 30 juin, a annoncé mardi l'Insee. Quelle gestion catastrophique ! La dette de l'Etat a augmenté de 19,8 milliards d'euros alors même que les effets de la crise de s’étaient pas encore fait pleinement ressentir. Sarkozy et Fillon accroissent la dette parce que c’est désormais leur seul moyen. Et ceci n’est pas fini car les mêmes (UMP) qui dégraissent l'Etat et baissent les impôts sont désormais les chantres des interventions publiques et des nationalisations (Dexia). Faire renflouer les pertes privées par des fonds publics. Sarkozy et Fillon impliquent la France, avec l’argent du contribuable. Sarkozy éclipse ses promesses sur le pouvoir d'achat. La crise actuelle est une opportunité pour lui car il sait qu’il ne peut tenir ses promesses. Par ailleurs, cela lui permet de cacher ses mauvais choix ou ses non choix qui ont conduit à une augmentation exponentielle du nombre de chômeurs.
 

Les banques peuvent jouer à"qui perd gagne", elles ne perdront plus. Alors que le quidam qui n’a pu honorer ses créances reste à la rue. Rares sont ceux qui peuvent prétendre être définitivement à l’abri de tels déboires car, il n’est pas inutile de rappeler que, selon une étude de septembre 2005 (site BDF) : " Le surendettement " passif " lié aux accidents de la vie, comme le chômage ou la maladie, est majoritaire : ces cas représentent presque les trois quarts des dossiers déposés en commission de surendettement (73%). Un excès de crédit sans modification des ressources n’est à l’origine que de 15% des dossiers (en baisse de près de 5 points par rapport à 2001).
 

La meilleure solution ne consisterait-elle pas à intervenir directement auprès des emprunteurs, plus largement des salariés ou des démunis? La relance par la demande représenterait un double avantage : social et économique. Ce serait une bouée de sauvetage pour ceux qui se trouvent en voie de précarisation à cause de cette crise et cela relancerait l’économie. Les institutions bancaires retrouveraient, par ce biais, une certaine stabilité. D’autant que la consommation est en berne, du fait de la baisse du pouvoir d'achat (moins 0,4% au deuxième trimestre) qui devrait se prolonger au second semestre et de la recrudescence du chômage. (Selon l’INSEE il est à augurer la suppression de 92 000 autres emplois au second semestre.)


L’INSEE prévoit la récession pour la France. La baisse, constatée de 0,3 % du PIB au second trimestre, devrait se poursuivre au troisième et quatrième trimestre. Mais la récession n’est pas pour tout le monde. Non content d’avoir augmenté son enveloppe budgétaire qui était passée de 32,3 à 100,8 millions € (plus que triplée), l’Elysée voit ses crédits augmentés de 11,4% dans le projet de loi de finances pour 2009, passant ainsi à 112,3 millions €. Le Conseil constitutionnel, n’est pas en reste car ces crédits passent de 7,7 à 12,5 millions soit + 60,7 %.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 22:25

S arkozy s’engage à ce que "pas un seul déposant ne perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révélerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements (sarkozy 25 septembre à Toulon) Dans un contexte budgétaire tendu inhérent aux faits que sarkozy a gaspillé, dans les premiers mois de son quinquennat, toutes possibilités d’action par la défiscalisation des heures supplémentaires la réduction d'impôt pour intérêts d'emprunts immobilier, la forte réduction des droits de succession pour les patrimoines les plus élevés, sans oublier les sommes accordées "gracieusement " pour préjudices à Bernard Tapie, comment dans ces circonstances Sarkozy peut-il promettre que "l’Etat interviendrait" (sarkozy 25 septembre à Toulon) ? Les caisses sont vides ! (aveu du 8 janvier 08). Un chef d’état doit savoir anticiper. 

Sarkozy a annoncé le 25 septembre 08 à Toulon que les bénéficiaires de minima sociaux, "dont le pouvoir d'achat n'est pas garanti, contrairement aux allocations familiales et aux retraites", recevront "une prime exceptionnelle pour compenser le retard sur l'évolution réelle des prix". Parmi ceux-ci, sont cités notamment les Rmistes (1,14 million en juin 2008), les chômeurs en fin de droits qui reçoivent l'allocation spécifique de solidarité (ASS). Le retard sera comblé qu’exceptionnellement alors même que la perte du pouvoir d’achat se répercutera d’années en années !

Eric Woerth précise que "Cela équivaut à une fourchette située entre 100 et 150 millions d'euros, pris sur le surplus de la fiscalité pétrolière", y avait-il une manne non dévoilée, alors même que les Français subissaient la hausse du pétrole ? Heureusement que l’Euro fort nous protégeait, car le brent est facturé en dollars, sinon cela aurait été pire pour nous.

" Dès janvier sera mis en chantier la réforme des administrations locales afin de rendre l’appareil plus efficace ". Le rapport de cette proposition de sarkozy avec la crise actuelle semble si éloigné que cela ressemble plus à une stratégie politique visant à affaiblir les potentats locaux dont l’opposition est majoritaire.

On soulignera qu’il n’y avait aucune allusion sur le LBO (Leverage Buy Out) mécanisme permettant de monter, à l’aide d’un ensemble de prêts bancaires (pouvant couvrir 90% de l’achat), une société holding qui va racheter les parts d’une société. La fiscalité applicable aux LBO est très avantageuse et on retrouve ce système de rachat de part de LBO par un autre LBO. Bien qu’un peu plus transparent que la titrisation, l’effet bulle est garanti pour une autre crise.
Et les traders qui ont participé activement à ce désastreux résultat ? Ils s’en sortiront 

"le laisser- faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini" dit sarkozy. Est ce un aveu ? Reconnaît-il qu’il laissait faire ? En novembre 2006 sarkozy précisait son programme économique "je veux développer le crédit hypothécaire en France. C'est ce qui a permis de soutenir la croissance économique aux États-Unis " (les Échos, 9 novembre 2006.) Enoncé également ICI  Bien sur, la crise actuelle n’est pas uniquement due aux crédits hypothécaires mais sa référence aux modèles américains est quelque peu écornée. Le libéral décomplexé se serait-il métamorphosé en interventionniste ? "La liberté sans responsabilité nous conduit où nous en sommes aujourd'hui", a souligné Sarkozy. Mais Monsieur Sarkosy n’étiez vous pas ministre du budget et des finances ?

Ségolène Royal rappelle que Nicolas Sarkozy avait "déjà annoncé pendant sa campagne un encadrement des rémunérations des patrons et la fin des parachutes dorés […] il est aux responsabilités et la première chose qu'il a faite, c'est le bouclier fiscal pour les traders et ses amis du Fouquet's. Et il fait financer le RSA par une taxe sur l'épargne des moyens revenus, les loyers ou les assurances vie". Il est vrai qu’en juin 2006, à Agen il avait promis à la France qui souffre de mettre un terme aux parachutes dorés. Sarkozy s’interroge sur "les paradis fiscaux". Il reconnaît ainsi la pertinente remarque de Ségolène Royal qui condamne "une économie qui tolère que les paradis fiscaux hébergent sans entrave des fonds d'investissement sans éthique". 

"Je ne conduirai pas une politique d’austérité qui aggraverait la récession. Je n’accepterai pas des hausses des impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d’achat des Français". (sarkozy 25 septembre à Toulon) A-t-il oublié le financement prévu du RSA, la taxe sur l’abonnement internet, la franchise médicale, la taxe sur l’assurance vie, etc… ?

Sarkozy qui assurait conquérir la croissance " avec les dents ", nous dit qu’il faut s’attendre à de la sueur et des larmes…. Sauf pour lui et quelques nantis, bien sur. La volonté est parfois insuffisante, sarkozy l’apprend… mais à nos dépends. " La crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, le chômage, le pouvoir d’achat. ". (sarkozy 25 septembre à Toulon). " Le président tire aujourd'hui prétexte de la crise économique pour justifier l'accélération d'une politique d'austérité à l'égard des catégories moyennes et populaires. Sur l'ensemble des grandes priorités des Français (pouvoir d'achat, emploi, santé, logement, éducation, environnement...)  […]  En intervenant à la veille de la publication de chiffres qu’il savait mauvais (plus forte hausse du chômage depuis quinze ans et déficit budgétaire en augmentation), le chef de l’Etat a-t-il cherché à « masquer » les mauvaises performances de sa politique économique derrière la situation internationale pour mieux faire passer de surcroît un budget difficile ? […] Il se contente une nouvelle fois d'effets d'annonce et de slogans vides ". (Michel Sapin) "c’est l'immense distance entre le nombre de promesses faites et la réalité. " (François Bayrou).

Un homme qui n’est pas du sérail de la majorité, pas encore du moins, qualifie sarkozy de représentant d'"une droite réformatrice et intelligente". Cet homme, c’est celui qui a créer un impôt sur l’impôt, celui grâce à qui nous payons l’impôt sur le revenu sur une part de la CSG (d’où la différence entre revenu net et revenu imposable sur la fiche de paie). C’est … Rocard !

Au fait, Delanoé … toujours libéral ? Effectivement, la différence entre la droite et les sociaux-démocrates devient de plus en plus ténue.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 20:30

Lors de son déplacement à Bletterans (Jura), sarkozy, a indiqué le 18 septembre 2008 que les maisons médicales " sont l'ossature du système de santé de demain", permettant "d'offrir une réponse de proximité, d'améliorer la qualité des soins grâce à la collégialité et d'offrir aux professionnels des conditions de travail satisfaisantes". Précisant que ce type de structure pouvait "remplacer les hôpitaux de proximité". Jean-Michel Mazué, gérant, que visitait sarkozy, soulignait le caractère attractif de sa structure pour les professionnels de santé, en raison notamment des conditions de travail. "Les professionnels de santé, qui partagent leurs honoraires, travaillent avec des plannings hebdomadaires de 37,5 heures, et nous travaillons sur quatre jours", expliquait-il. Semaine de quatre jours, c’est Ce que préconise Pierre Larrouturou mais pour l’ensemble des salariés. Alors que sarkozy l’accepte pour ceux qui ne sont pas les plus mal lotis. Jean-Michel Mazué, gérant de la structure, ajoute qu'il ne rencontrait aucun problème de recrutement. Evidemment ! Cette maison médicale, qui a un statut de SCI (société civile immobilière), réalise un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros par an et les médecins ont un salaire annuel environ 30% plus élevé que la moyenne nationale.

En ce qui concerne le financement sarkozy a déclaré que "les ressources de l'assurance maladie seront orientées prioritairement vers ces structures". En toute logique ceci signifie que ce surcoût de 30% va déséquilibrer, encore plus, les comptes de la sécurité sociale. N’oublions pas que dans son rapport sur les comptes 2007 de la Sécurité sociale, les Sages de la Cour des Comptes, dont le Président est Philippe Seguin, ont déploré que les professionnels de santé libéraux ont bénéficié de près de 3 milliards d'euros de revalorisations d'honoraires, entre 2003 et 2007. Alors qu'une part croissante des dépenses est transférée aux ménages (franchises, déremboursement...). Il est également nécessaire de rappeler que les consultations médicales, entre 2002 et 2007, chez les médecins généralistes sont passées de 15 euros à 22 euros. Cela représentait une augmentation de salaire brut de 46,67 %. Entre 1990 et 2004, le revenu des médecins spécialistes avait progressé trois fois plus vite que celui des salariés, ( Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie – Hcaam). Sarkozy, pour équilibrer ce budget dont il accroît les dépenses, va-t-il se retourner encore vers les
malades ou créer de nouvelles taxes ou contributions ? C’est toujours la même logique : favoriser quelques-uns uns au détriment de beaucoup d’autres (le nombre diluant la charge ressentie et donc effet indolore assuré)

Sarkozy a également indiqué qu'il allait mettre en place un dispositif rendant obligatoire la publication des taux de mortalité et des infections nosocomiales dans chaque établissement de santé, hôpital et clinique. Mais les établissements ne sont-ils pas déjà dans l’obligation de rendre publiques les données sur les infections nosocomiales ? Quant à la publication des taux de mortalité, qui était déjà en 2004 une idée stupide du PS, cela incitera les hôpitaux à favoriser l’entrée de personnes dont la pathologie ne réserve pas une issue "fatale". Que vont devenir les services de soins palliatifs, de gériatrie, de réanimation, de chirurgie lourde ?

Par jps - Publié dans : Sarkozy (divers)
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 18:39

Afin de faciliter l’accession à la propriété, des crédits immobiliers ont été accordés aux particuliers américains à des taux variables très attractifs, permettant des remboursements d’emprunts à des sommes, au début,  très supportables. Les deux premières années les taux étaient amplement tolérables afin d’appâter les clients, puis augmentaient, par la suite, de manière non négligeable. Ceci ne rebutait pas les acquisiteurs car l’économie US prospérait.

Ce phénomène a été amplifié par la baisse des taux directeurs de la réserve fédérale américaine lorsque Alan Greenspan y assurait les fonctions de Président. Il est trop aisé de lui imputer l’entière responsabilité de la crise des subprimes. La baisse des taux n’ayant eu que pour effet de favoriser l’acquisition foncière des ménages par l’attractivité des taux relativement bas, tout au moins les premières années.

A cela s’est ajoutée la titrisation. Procédé qui consiste d’émettre ses créances sous forme de lots sur le marché financier. Ainsi les banques se souciaient peu de la solvabilité des acquéreurs car elles revendaient ses créances et, ainsi, elles obtenaient en retour des liquidités leur permettant, de ce fait, d’accorder plus de crédits. Effet boule de neige garanti. Ces titres, constitués de fractions de créances de nature similaire, ne présentaient à première vue que peu de risque, pensait-on, car s’il y avait déficience d’un emprunteur le manque à gagner s’en trouverait dilué. Par ailleurs, American International Group, Inc (AIG). leader mondial de l’assurance et des services financiers couvrait les éventuels défauts de paiement (l’expression Credit Default Swaps - CDS).

De la sorte et à titre d’exemple " Avec 1milliard de dollars de capital, on génère 100 milliards de dettes et 110 milliards de créances. Tant que le marché est haussier, les rendements sont excellents. Mais les pertes se répercutent au même rythme " (lemonde.fr 17.09.08). La valeur d’une maison progressait d’année en année, car plus de crédits sont accordés, plus il y a de demandes et ceci favorise l’augmentation de la valeur du bien. Les banquiers engrangeaient de confortables commissions en plaçant ses prêts, et, les épargnants voyaient les titres en leur possession s’envoler. C’était l’euphorie générale.

Puis, étranglés par leur endettement et par la forte inflation des prix à la consommation, de plus en plus de ménages américains étaient dans l’incapacité de respecter les échéances pour le remboursement de leur crédit hypothécaire. Les banques tentaient de récupérer ces biens en les revendant mais c’était sans compter sur l'assèchement de la demande de biens immobiliers qui a tiré les prix de ces derniers vers le bas. Devant l’accroissement de l’offre et la faiblesse de la demande le marché immobilier s’est effondré. D’où une perte conséquente des banques et par effet dominos les détenteurs de titres issus de la titrisation se trouvaient en grande difficulté. Il en a été ainsi pour Fanny Mae et de Freddy Mac, Bear Stearns, Merrill Lynch, Lehman Brothers, institutions financières créées pour garantir les crédits immobiliers. Les institutions, qui s’étaient couvertes pour ce risque, touchées par ces défauts ont exigé que leur assureur, tel AIG, les rembourse. Les institutions financières et les assureurs avaient donc un besoin immense de liquidité qu’il ne pouvait obtenir. Le système financier est mondialisé en conséquence il est légitime de s’interroger sur l’exposition réelle des banques et assureurs français.

Il y aura des répercussions sur l’économie réelle, celle des biens et des services. En conséquence, quelle sera l’ampleur des dommages sur le chômage et le pouvoir d’achat ? La récession guette.

Il en résulte que désormais environ 80 % des institutions bancaires ont durci leurs conditions globales d’octroi de crédit, ce qui induit un ralentissement de l'activité économique. Les banques centrales (à remarquer que la Chine n’y a pas participé) ont injecté des milliards d’euros de liquidités sur le marché pour juguler la crise. Espérons que cela sera suffisant.

Il convient de tirer les enseignements sur cette crise, aux causes endogènes.

Tout d’abord, il apparaît, de fait, que le marché est dans l’incapacité de s’autoréguler. Il est impératif de contrôler la solvabilité des acteurs des marchés financiers. Non par des agences de notation privées qui participent à la titrisation. Certaines agences de notation ne sont elles pas parfois payées par ceux la mêmes qui sont notés ? Si la titrisation des crédits est maintenue alors il est impératif de les encadrer car certains acteurs financiers n’en connaissaient pas précisément le contenue selon Georges Soros, d’où la nécessité de rendre plus transparent les marchés financiers. Mais il apparaît préférable d’abolir ce procédé car cela conduit les prêteurs à ne pas s’inquiéter de la solvabilité des emprunteurs et de ce fait l’itération d’une telle crise paraît inéluctable.

Ensuite le principe de la Privatisation des profits et de la mutualisation des dettes se développe. Les Etats-Unis, en tête, procède à la privatisation dés lors que telle ou telle banque se trouve dans une difficulté extrême. Ceux-là même qui prônent l’ultralibéralisme se retournent vers l’Etat pour être aidés, y compris en France.

De plus l’économie immatérielle est complètement déconnectée de l’économie réelle. Les risques doivent impérativement être couverts par une partie de fonds propres.

Enfin " Va-t-on réviser le modèle de rémunération de ces banquiers qui font des paris de tête brûlée dont les actionnaires finissent par payer le prix. " (Peter Morici, professeur d'économie à l'université du Maryland). Quand des mesures seront-elles imposées pour pénaliser la mauvaise gestion des dirigeants de société ? Quand les parachutes dorés et stocks-options seront ils plus encadrés ?

Bien sur, ceci n’empêchera pas les rotations de bulles boursières (principe d’Elie Cohen) mais évitera, peut être, l’économie mondiale de sombrer de nouveau dans la schizophrénie.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 20:14


Francis Cabrel - des roses et des orties

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 20:22

Après la nomination Nicolas Princen qui surveille tout ce qui est écrit ou dit, sur le Net,  à l'encontre sarkozy.

Voilà, à présent, le fichier Edvige (exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Connotation féminine par séduction.

Une petite analyse s’impose :

Ce fichier permet suivant l’article 1 de ce décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 " De centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux " il est à souligner le terme " sollicité " c'est-à-dire dès lors que vous postulez, vous êtes fiché !

Suivant l’article 2,  les informations pouvant être collectées sont, entre autres :

Les adresses électroniques, les signes physiques particuliers et objectifs, […] et comportement ; les informations fiscales et patrimoniales, ainsi que les données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.

C’est-à-dire que tous vos problèmes de santé seront inscrits, tous vos comportements, y compris ceux de vos enfants, parents, amis, simple connaissance, même supposée, etc... pourront être instrumentalisés pour faire pression) La CNIL regrette que la collecte d'informations relatives aux origines ethniques, à la santé et à la vie sexuelle des personnes " ne soit pas assortie de garanties suffisantes ". La maladie, l’homosexualité, etc… seront indiquées car les observations de la CNIL n’ont eu aucun effet.

Si vous avez ou avez eu une quelconque relation avec une personne, qui est simplement soupçonnée de pouvoir un jour commettre des actes délictueux, alors vous serez vous-même fiché et comme vous avez des relations, ces autres personnes le seront également. Ainsi de proche en proche, par capillarité, tout le monde, in finé sera fichée dans EDVIGE. Attention également aux liens que d’autres blogs ont bien voulu afficher ceci peut vous amener à être fiché(e).

Dans l’article 2 du décret, il est écrit " …. sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public. " Susceptible : c’est à dire que l’enfant ou la personne même si il ou elle n’a pas commis de délit, mais que uniquement il ou elle est soupçonne(e) de pouvoir en commettre à l’avenir. Alors, on le ou la fiche ! Il est considéré que toutes les personnes qui expriment une opinion défavorable au pouvoir représentent une menace pour la France. C’est un délit d’intention ! 

Certains défenseurs de ce décret s’évertuent à trouver des justifications, par exemple en alléguant que c’est une petite extension du décret no 91-1052 du 14 octobre 1991. Ceci est inexact car peuvent être décelées de considérables différences. troubles graves à l'ordre public, à la sûreté de l’Etat ou à la sécurité publique ; alors que le champ d’application d’EDVIGE est illimité car la sémantique est tout autre il est indiqué " … susceptibles de porter atteinte à l'ordre public " Par ailleurs seule la personne concernée était fichée et non son environnement (c'est-à-dire famille, amies, simples rencontre, etc…). Le décret de 91 ne concernait pas les mineurs, EDVIGE concerne les enfants de treize ans et plus (article 2) Qui n’a pas fait des erreurs dans sa jeunesse ? Désormais ceci va le poursuivre toute sa vie. Le droit à l’oubli devrait s’appliquer à ces juvéniles écarts.

Le décret de 91 ne prévoyait pas d’y inscrire de données, morales, sexuelles, ou relatives à la santé. De même, par deux fois le terme exclusif est utilisé pour délimiter les finalités.

Le décret de 91 accordait " Le droit d'accès aux informations[ qui] s'exerce auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés " alors que le décret relatif à EDVIGE c’est tout le contraire car dans son article 5 il stipule : "  Le droit d'information prévu au I de l'article 32 et le droit d'opposition prévu à l'article 38 de la même loi ne s'appliquent pas au présent traitement. " Dans EDVIGE le droit à communication, mais pas à rectification, est accordé. Le problème n'est pas seulement le fichier, mais les erreurs qui s’y glisseront.

Comme souvent, le diable est dans les détails, on peut s'inquiéter pour nos libertés individuelles.

Affirmer que ceci n’est qu’une disposition permettant de rendre transparent ce qui était occulte signifie que l’Etat, y compris sarkozy s’adonnait à des pratiques illégales Par ailleurs, on ne saurait se prévaloir d’une illégalité. 

La Commission nationale informatique et libertés a émis des réserves sur Edvige. La CNIL regrette que la collecte d'informations relatives aux origines ethniques, à la santé et à la vie sexuelle des personnes " ne soit pas assortie de garanties suffisantes ". 

Les fichiers déjà existants ne sont ils pas suffisants ? Fichier national des empreintes digitales (FNAED), fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infraction sexuelle (FIJAIS), fichier judiciaire de documentation et d’exploitation (JUDEX), gendarmerie nationale, fichier des infractions constatées (STIC), police nationale, fichier de la violence associé aux crime (SALVAC), fichier ELOI pour les personnes en situation irrégulière, et fichier d’information Shengen (SIS). D’autant qu’a été créé, en plus, le fichier " Cristina " (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux) Si l’on ignore ce qu’il contiendra, Cristina fera probablement bien plus de ravages qu’Edvige, d’autant qu’il n’est pas accessible à la CNIL.

Une Pétition en ligne contre le fichier (nonaedvige.ras.eu.org ) que le gouvernement semble, désormais, interdire l’accès. 

Hervé Morin, s'est interrogé publiquement samedi sur certains contenus du fichier, y voyant "un curieux mélange des genres". Mr Morin, son problème est qu'il réfléchit mais il s'arrête là. 

Le Conseil d'Etat a enregistré 13 recours déposés par exemple par Aides, la CFDT, la CGT, la Ligue des droits de l'Homme, par les syndicats Sud-Travail et Union syndicale des magistrats, le Modem et Cap-21. Quel sera son verdict ? 

" Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour un peu de sécurité provisoire ne mérite ni l’une ni l’autre et perdra les deux " (Thomas Jefferson)

Par jps - Publié dans : Sarkozy (divers)
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 11:37

Sarkozy, Fillon et plus globalement le gouvernement se targuent de parvenir à 7,2 % de chômeurs. Or ce chiffre recèle une réalité beaucoup moins glorieuse. Outre le fait que ce taux soit sujet à controverses car il peut varier du simple au double étant donné que les calculs officiels ne prennent en considération que la catégorie 1 des demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE. En mars 2008 la catégorie 1 représentait 1 905 500 chômeurs alors que toutes catégories confondues le nombre est de 3 460 600 sans comptabiliser les Rmistes, les seniors de + de 55 ans et les personnes en formation professionnelle. Manipulation des données, au détriment de la transparence qui devrait être une règle de gouvernance.

Par ailleurs les motifs de radiation se multiplient. Le refus de deux offres raisonnables d'emploi entraînera la radiation. Cette notion d'offre valable d'emploi varie dans le temps. Les chômeurs seront astreint d’accepter une offre d'emplois dès lors qu’elle se situe à 30 kilomètres ou une heure de transports en commun de leur domicile et que la rémunération équivaut à 95 % de son salaire précédent, passant à moins 80% au bout de six mois puis au bout d’un an il devra accepter dès lors que la rémunération est supérieure à l’allocation. (de moins en moins bien rémunérées à mesure que leur durée de chômage s'accroîtra). Les motifs de radiation seront décuplés et la majorité pourra se vanter d’être parvenu au plein emploi (considérant que 5% correspond à un emploi frictionnel). C’est une dévalorisation massive du travail salarié. (Reste que ces contraintes géographiques sont souvent incompatibles avec la vie familiale). Ceci est très préoccupant car l’un des indicateurs d’exclusion qui figurent parmi les onze retenus, par l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale dans son 5° rapport, concerne le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés. Ce taux connaît une augmentation marquée de 2,6 points au cours de la période récente (de 37,7 % en 2004 à 40,3 % en 2006), dans un contexte global de baisse du nombre de demandeurs d’emploi et de développement de l’emploi précaire.

Il en demeure pas moins qu’il y a une reprise de créations d’emplois qui sont principalement de l’intérim ou des temps partiels. Ce phénomène, qui n’est pas récent, a conduit à l’émergence de travailleurs pauvres. Cette catégorie étant à ce jour en forte augmentation non seulement pour des raisons liées à la faiblesse des ressources mais également pour des événements tenant plus du lien social : séparation, licenciement, retraite, décès d’un des parents pendant l’enfance,… Nul n’est à l’abri d’une telle difficile occurrence qui conduit à se retrouver en marge de la société. Cécile Brousse, en 2006, fait état d’une étude réalisée (en 1996 semble-t-il) par laquelle il est constaté que les origines, pouvant conduire à devenir SDF, étaient le départ du domicile conjugal (26 %), la fin de la vie commune avec les parents (21 %), les sorties d’institutions (foyer de travailleurs, hôpital, prison) (12 %) et enfin les déménagements motivés par des raisons économiques (recherche d’emploi, mobilité professionnelle) ou personnelles (mise en couple, agrandissement de la famille) (3 %). Ainsi, nul n’est à l’abri d’être confronté à un moment donné de son existence à ces difficultés. Ce serait faire preuve d’un optimisme démesuré de croire que cela ne nous arrivera jamais d’être en souffrance économique, d’autant que les raisons peuvent être liées à des accidents d’ordre privé qui conduisent à un partage des biens. Le passage d’une vie active à la retraite mène parfois au même résultat de déréliction et de pauvreté. En effet, le taux de pauvreté des personnes âgées seules s’est accru sur la période récente. Entre 1996 et 2005, la progression du niveau de vie des plus de 65 ans a été inférieure à celle du niveau de vie des actifs (+0,8% contre +1,3 %). Le niveau de vie des ménages les plus modestes a moins augmenté chez les retraités que chez les actifs sur la période récente.

Le nombre de travailleurs pauvres aurait augmenté entre 2004 et 2005, dans une proportion variant selon la définition adoptée : de 30 000 personnes, selon la définition française, à 100 000 personnes, selon la définition européenne. Concomitamment, le taux de renoncement aux soins augmente depuis trois ans. Il est en augmentation de 11,2 à 13 %, entre 2002 et 2004. Pourtant la franchise médicale n’était pas encore instaurée. Il peut donc être raisonnablement subodoré que cette tendance est, désormais, exponentielle.

Auparavant, celui qui travaillait était assuré de se garantir de tout aléa, désormais, ce n’est plus vrai. C’est le retour au temps de serfs.

Par jps - Publié dans : sarkosy et le social
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 12:17

" je serais le président du pouvoir d’achat ". Vous devez sans doute penser à cette petite phrase tous les matins et pas qu’en vous rasant ou vous maquillant, selon le cas. Il faisait allusion à son propre pouvoir d’achat en triplant ses indemnités de Président.

Le 4 février 08, avant les élections municipales, sarkozy déclarait à Gandrange "soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal, le patron d'ArcelorMittal, et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur, et nous investirons avec lui". Or, il est aisé de constater qu’aucune alternative ne s’est fait jour. Comme dit le constitutionnaliste Guy Carcassonne
" Moins le chef de l'Etat a du pouvoir, plus il s'agite. Son activisme est là pour compenser le fait qu'il est beaucoup moins puissant que ne l'était en son temps, par exemple, Georges Pompidou "

Le soir de son élection sarkozy avait promis d'être le "président de la France des droits de l'homme au côté des opprimés ", et peu de temps après il recevait en grande pompe le colonel Kadhafi et… récidive 

Quelle rhétorique ! Avec sarkozy c’est le Verbe, solennisé, ritualisé. Paroles et paroles, paroles et paroles, c’est du bla-bla. Nous savons tous qu’il n’écrit pas ses discours. Sarkozy est un diseur de pompeuses syntaxes dont je ne serais pas étonné que le sens puisse lui échapper. Par contre, il révèle sa personnalité dès lors qu’il manque de self-control : "Avec Carla, c’est du sérieux !" (Gandrange) "Descends un peu si t’es un homme" (pécheur du Guilvinec), "Casse-toi, pauvre con !" (Salon de l’agriculture)

Sarkozy travestit les faits à son avantage. C'est de la transparence tripler ses indemnités présidentielles alors qu'il percevait encore celui de ministre de l’intérieur depuis plus de 6 mois, c'est de la transparence quand on utilise les médias pour mettre en avant sa nouvelle compagne, que l'on épouse trois mois après avoir quitté celle qu'on aimait tant, sans qui on ne pouvait pas vivre.
 

L’annus horribilis de sarkozy perdure. Le mercredi 7 mai 2008 devant les députés UMP il se targue "chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup […] (et au sujet du général de Gaulle) il n'a eu qu'une voix de majorité en 1967 " Non seulement comme le dit si justement Catherine Vautrin "on ne va pas se raconter le film des élections pendant 15 ans! Ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant! " mais il peut lui être rétorqué que De Gaulle avait le souci des deniers publics. Reste qu’en janvier sarkozy avouait (après 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches) que les caisses " sont déjà vides ". Sarkozy est un président de destruction massive. 

Même José Manuel
Barroso , Président de la commission Européenne, est inquiet : " J’espère avoir affaire à une présidence française plutôt qu’à la présidence d’un homme qui s’appelle Nicolas Sarkozy " 

Et la
Désinformation institutionnalisée ? " Par quel miracle l’argent de la fédération de la métallurgie a-t-il pu aboutir également à l’Institut d’études de la Désinformation (IED) ? Cette petite structure, presque une officine, avait été fondée par Vladimir Volkoff , un écrivain d’origine russe, et Daniel Trinquet, alors journaliste à Radio France. L’objet, légèrement parano sur les bords, consistait à déjouer les complots que les intellos et les médias, forcément gauchistes, instillent dans la société. Mais officiellement, il ne s’agissait que de "mettre en lumière des cas de désinformation dans la presse écrite et audiovisuelle ". Pour cela, l’équipe diffusait une lettre confidentielle et patronnait des " Assises de la désinformation ", dont la première fournée eut lieu à Nice en 1989 […] Un financement qui se serait interrompu avec le changement de direction au GIM, il y a quelques années, quand Pierre Chasseguet, un haut cadre de Dassault, a pris les rênes de la direction générale. " Le conditionnel s’impose ! On peut douter que le pouvoir actuel se contente de l'appui de médias complaisants (sarkozy se plaignant des médias est une mascarade) et de soutiens financiers. 

Pour résister à la Berluskozy, il faut, comme le dit Grand Corps Malade, un mental de résistant.

Par jps - Publié dans : Sarkozy (divers)
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