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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 20:52

Nicolas Sarkozy voulait que son fils Jean soit Président de l’Epad de la Défense qui est le plus grand quartier d'affaires d'Europe. Cette ambition a été revue à la baisse devant la bronca que cela a suscité.

 

Au demeurant, Jean Sarkozy a été " élu " administrateur de cet établissement, doté d'un budget de 115 millions d'euros, par la seule grâce de sa filiation. C'est le privilège de naissance. Cette "élection " a été planifiée de longue date. Hervé Marseille, conseiller général des Hauts-de-Seine a été nommé au Conseil économique, social et environnemental par décret du 15 juillet 2009, laissant ainsi une place d’administrateur à l’Epad de la Défense qui est le plus grand quartier d'affaires d'Europe.


Les jeunes ont, bien entendu, le droit d’occuper des postes à responsabilités à condition qu’ils en aient les compétences ce qui, de toute évidence n’est pas le cas de Jean Sarkozy qui entame pour la troisième fois sa deuxième année d'étude de droit et n'a que dix-huit mois de présence au conseil général. (Le président de l’université a dû l’autoriser à tripler sa deuxième année, car il est impossible sinon de faire plus d’un redoublement durant les deux premières années d’études en droit.).S’il triple sa 2ème année de droit, c’est que précisément il n’a rien du comprendre au droit administratif (la 2ème année est celle où l’on aborde les principes de cette matière).Etudiant plutôt attardé lorsqu'on a son âge et que l'on est à ce niveau.


Son cursus :

Juin 2004 : bac L au lycée Pasteur de Neuilly (obtenu).

Septembre 2004 : hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris (abandon).

Septembre 2005 : prépa ENS Cachan au lycée Turgot à Paris (échec).

Septembre 2006 : première année de droit à Nanterre puis à Paris I (obtenue).

Septembre 2007 : première deuxième année de droit (rate les examens).

Septembre 2008 : deuxième deuxième année de droit (ne passe pas les examens).

Septembre 2009 : troisième deuxième année de droit (en cours)


Alors que sur le site de l'EPAD http://www.ladefense.fr/epad_recrutement.php, dans une offre d'emploi, il est exigé un bac+5 minimum, avec en plus 3 à 5 ans d'expérience pour occuper le poste d’un simple cadre sous " l'autorité du directeur de pôle ".

 


"l’inné prime sur l’acquis", le candidat sarkozy à la Présidentielle avait pourtant dit : " Je veux que les nominations aux fonctions les plus importantes de l’Etat se fassent sur des critères de compétences et de hauteur de vue, pas sur des critères de proximité avec le pouvoir politique en place. Les candidats à ces nominations seront auditionnés publiquement par le Parlement et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination. "

Nicolas Sarkozy réitère, sans complexe, le 13 octobre 2009 en pleine polémique sur la promotion de son fils, son grand écart entre ses propos et ses actes. Il déclara : La création du lycée par Napoléon 1er «est un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance », a souligné Nicolas Sarkozy, lors de la présentation de la réforme de cette institution. « Cela voulait dire : ’désormais ce qui compte en France pour réussir ce n’est plus d’être »bien né », «c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve, par ses études de la valeur», a insisté Nicolas Sarkozy.

Bien sûr, être administrateur résulte d’une élection, sauf que pour Jean Sarkozy c’est une élection dans un milieu protégé, comme son élection de conseiller des Hautes-Seine pour le canton de Neuilly-sur-Seyne sud. Le conseil d’administration de l’EPAD est composé de neuf représentants de l'Etat (donc asservis à Nicolas Sarkozy) et neuf personnes, quatre sont des élus UMP, quatre autres des élus ou des personnalités de gauche (deux membres du Parti socialiste et deux membres du Parti communiste français), et le dernier est Claude Leroi, représentant de la chambre de commerce de Paris et président de celle des Hauts-de-Seine, ce dernier n’ayant fait que des louanges à l’endroit de Jean Sarkozy. "C'est un garçon de qualité, sympathique, que je connais depuis très longtemps". Claude Leroi a été durant plus de 20 ans conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, servant entre autres lorsque Nicolas Sarkozy était maire de la ville. La cause était donc acquise d’avance.

Ces faits illustre ce mur entre la "noblesse d'Etat" dont parlait Pierre Bourdieu et le tiers état, le bas peuple qui accède plus difficilement à l'exercice du pouvoir mais à qui on demande d'acclamer par le vote cette "noblesse" qui s'autoreproduit.

Dans cette affaire, les médias internationaux se sont gaussés et ont comparé notre pays à une monarchie, une république bananière. «. L'affaire rebondit jusqu'en Inde, où l'Express India note que Nicolas Sarkozy a «été critiqué» pour «gérer en famille» ses affaires. Le site DNA y consacre même un édito sur les dynasties politiques, notant que cette notion familière à l'Inde «se porte bien dans le monde et devient commune même dans les soi-disant méritocratiques démocraties occidentales»." En Italie, le Corriere della rappelle que la Défense est «le plus grand centre d'affaires d'Europe», au «potentiel stratégique énorme» et que sa direction est «tout sauf triviale». Le journal s'amuse de la «continuité dynastique» des Hauts-de-Seine et de l'irruption de «Sarkozy II, le Jeune». En Espagne, où l'agence EFE a consacré une dépêche à l'histoire, plusieurs médias évoquent l'affaire, qui amuse également le quotidien conservateur américain New-York Post. Dans The Guardian, le quotidien britannique plutôt classé à gauche, le journaliste évoque «une autre affaire de népotisme» dans laquelle est «impliquée la dynastie Sarkozy». La montée en grade de «Prince Jean» y est qualifiée de «météorique» dans le département le plus riche de France, «l'ancien fief de son père» où le quartier de La Défense se rêve «en rivale de la City» (NDLR : le quartier de la finance à Londres). Le journal anglais estime que Jean Sarkozy, qui se targue d'avoir «deux ans d'expérience en tant que conseil général (NDLR : il a en fait été élu en mars 2008)» Après avoir nommé les présidents des radios et télévisions nationales, les grands patrons d'entreprises, un ministre pratiquant le tourisme sexuel, voilà que Nicolas Sarkozy a tout fait pour que son fils soit à la direction du quartier financier de la défense.

Dans cette affaire, les médias internationaux se sont gaussés et ont comparé notre pays à une monarchie, une république bananière.

". L'affaire rebondit jusqu'en Inde, où l'Express India note que Nicolas Sarkozy a "été critiqué" pour "gérer en famille" ses affaires. Le site DNA y consacre même un édito sur les dynasties politiques, notant que cette notion familière à l'Inde "se porte bien dans le monde et devient commune même dans les soi-disant méritocratiques démocraties occidentales"."

En Italie, le Corriere della rappelle que la Défense est "le plus grand centre d'affaires d'Europe", au "potentiel stratégique énorme" et que sa direction est "tout sauf triviale". Le journal s'amuse de la "continuité dynastique" des Hauts-de-Seine et de l'irruption de "Sarkozy II, le Jeune".

En Espagne, où l'agence EFE a consacré une dépêche à l'histoire, plusieurs médias évoquent l'affaire, qui amuse également le quotidien conservateur américain New-York Post.

The Guardian, le quotidien britannique plutôt classé à gauche, le journaliste évoque "une autre affaire de népotisme" dans laquelle est "impliquée la dynastie Sarkozy". La montée en grade de "Prince Jean" y est qualifiée de "météorique" dans le département le plus riche de France, "l'ancien fief de son père" où le quartier de La Défense se rêve "en rivale de la City" (NDLR : le quartier de la finance à Londres). Le journal anglais estime que Jean Sarkozy, qui se targue d'avoir "deux ans d'expérience en tant que conseil général (NDLR : il a en fait été élu en mars 2008)"

Après avoir nommé les présidents des radios et télévisions nationales, les grands patrons d'entreprises, un ministre pratiquant le tourisme sexuel, voilà que Nicolas Sarkozy a tout fait pour que son fils soit à la direction du quartier financier de la défense.

Jean sarkozy se pose en victime : " Quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué. " Ce n’est pas parce qu’il s’appelle sarkozy qu’il a moins de droit, la cause est entendue. Cependant, ce n’est pas parce qu’il s’appelle sarkozy qu’il doit avoir plus de droit.

Par jps - Publié dans : Sarkozy (divers)
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 10:35

Un projet est expérimenté par le Haut commissariat à la Jeunesse, Martin Hirsch. Il consiste à inciter les élèves à être assidus aux cours et performants en leur octroyant à titre collectif une récompense. Cette dernière se traduit par des cours de code de la route pour tous ou un voyage de fin d’année. Chaque classe dispose de 2 000 €. Ce pactole, les élèves vont le faire fructifier, à condition d'être assidus, solidaires et disciplinés. Au final, en juin, la classe pourra empocher jusqu'à 10 000 €.


Nul besoin d’attendre l’évaluation de cette mesure pour en tirer quelques constats dont l’éventuel succès ne remettrait pas en cause.


Tout d’abord, il pourrait être discuter de la nature de la récompense. Cette expérience menée, également à Marseille, au lycée professionnel Mistral, dans le VIIIe arrondissement, consiste à accorder aux élèves les plus assidus à des places pour assister aux matches de l'OM. On peut regretter ce choix qui n’a rien de culturel. Si on garde l’option d’une récompense, ce qui est contestable comme nous le verrons ultérieurement, alors il serait préférable de leur offrir plutôt un voyage scolaire humanitaire afin qu'ils aillent voir ailleurs ce qu'est vraiment une vie difficile. Beaucoup de personnes, de par le monde, envient notre école de la République, gratuite et ouverte à tous. En France les fainéants sont " rémunérés " pour aller en cours.


Cette expérimentation est exemplaire du renversement des valeurs. Ponctualité, assiduité, respect, travail sont des " pré-requis ". La récompense doit se faire par l’obtention d’un diplôme. N’est-ce pas, ainsi, reconnaître implicitement que les jeunes ont de bonnes raisons de sécher les cours ? Par cette disposition, le gouvernement Fillon reconnaît son échec et avoue son impuissance. Il faudra désormais rémunérer les élèves pour qu'ils respectent leurs obligations scolaires. Voilà comment se traduisent les beaux discours de campagne de sarkozy sur l’effort. Nous sommes en train de créer des générations de Français qui n'auront pour toutes valeurs, que celle de l’argent roi. Le rôle de l'école n'est pas d'apprendre aux élèves comment gagner de l'argent par tous les moyens, mais de leur transmettre du savoir et des valeurs, notamment humaines.


La récompense est collective afin de développer une certaine solidarité. C’est un des arguments développés. Mais la perversité de cette mesure est que cela va créer un problème en cas d’absence d’un élève pour un réel motif : Les autres élèves pourront lui en vouloir. Bientôt, les élèves n'iront en cours que pour l'argent et rien d'autre et à l’extrême, les élèves pourront aussi se mettre en grève s'ils ne s'estiment pas assez récompensés.


Si l’absentéisme des élèves de plus de 16 ans pose problème, pourquoi ne pas modifier l'âge de la scolarité obligatoire en le portant, par exemple, à 18 ans ? Sarkozy et son gouvernement Fillon accroissent les dépenses alors même qu’ils nous disent que le budget de l’enseignement est conséquent et que le projet de loi de finances pour 2010 prévoit un déficit de 116 milliards. Cette incohérence prend toute son importance au regard des économies préconisées, par ailleurs, au détriment de notre santé, de nos retraites.


Pour sarkozy, et beaucoup d’autres hélas, tout s'achète.Alors, pour eux, pourquoi ne pas acheter la présence des élèves, la paix sociale.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 19:10

En France les seuls cumuls qui sont à ce jour interdits sont le cumul d’un mandat parlementaire avec des fonctions ministérielles, et, la fonction de ministre avec celle d’un exécutif local dans une commune, département, ou région. Dans certains autres cas, si le cumul n’est pas proscrit il est limité à deux mandats, à savoir : parlementaire, député européen, conseiller régional ou général, maire d’une commune de plus de 20.000 habitants, adjoint au maire d’une commune de plus de 100.000 habitants (hormis Paris), conseiller de l’assemblée de Corse, ou de l’assemblée territoriale d’une collectivité d’outre-mer. Pourrait être également évoquée la loi de 92 qui limite le montant des indemnités cumulées. (plus de précisions).


Nombreux sont les élus à s’accrocher au cumul des mandats, cette spécificité bien française.

 
Comment est-il possible d’être tout à la fois un bon parlementaire, un bon maire et un bon président de conseil régional, etc.. alors que le cumul des mandats est chronophage et qu’une journée est toujours de 24 heures ? Le cumul des mandats est une des raisons de l’absentéisme des parlementaires. Pour ceux qui sont assidus à l’assemblée nationale ou au Sénat (suivant le cas) il peut être subodoré, du fait de manque de temps, une délégation dans le suivi des dossiers à des personnes non élus (cabinets, assistants, etc).


Ceux qui défendent le cumul des mandats allèguent toujours le fallacieux argument de la ''proximité locale''. Hormis les inaugurations officielles et les périodes électorales, il est rare de voir sur le terrain leurs représentants nationaux, alors même qu’ils ont un mandat local. A supposer qu’un député reste en contact avec la population ceci ne se ferait-il pas au détriment du travail législatif consistant à étudier les propositions et projets de loi ainsi que leurs amendements, notamment analyser leurs effets sur le quotidien des français, observer leur impact sur les autres dispositions légales existantes. Par ailleurs, un parlementaire doit surveiller le gouvernement car il peut être amener à le sanctionner. Le gouvernement est responsable devant le Parlement. Comme le fait observer Guy Carcassonne, Professeur de droit public à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, dire qu’un mandat local est complémentaire d’un mandat national est un artifice car il est, de fait prouvé par les exemples donnés dans les autres pays européen ou aux Etats-Unis que les détenteurs d’un seul mandat ne font pas moins bien leur travail qu’en France. Rappelons que le cumul des mandats est une particularité française. Marion Paoletti, maître de conférence sociologie politique Université Montesquieu Bordeaux IV considère, à juste titre que cet argument, emblématique de ceux qui défendent le cumul, " est souvent fallacieux : les intérêts locaux font oublier les perspectives nationales et internationales et favorisent la myopie politique. "


Certains estiment que cumuler un mandat local et national permet de faire avancer les dossiers. Cet argument est sidérant. Un dossier devrait pouvoir avancer parce qu’il est solide et non parce que l’élu local a pu développer un réseau grâce à son mandat national.


Certaines affaires politico-financières et certains rapports accablants de chambres régionales des comptes prouvent que le cumul des mandats favorise les malversations et le clientélisme.


Sur le non-cumul des mandats, Patrick Menucci (maire du 1er secteur de Marseille et vice-président du Conseil régional de PACA) s'inquiète : "Comment vont faire les gens qui n'ont pas de métier en dehors de la politique ? Il pourrait lui être rétorqué que ce cas de figure est identique à celui qui perd son emploi et qu’en conséquence il convient de se reconvertir. Quant à François Rebsamen, maire de Dijon, qui clame : "Le sénateur est représentant des collectivités locales, il est donc logique que ce dernier exerce un mandat local. Certains l'ont oublié..." et qui juge que pour "défendre" sa ville, "il est indispensable d'être au Parlement". Il serait bon de lui rappeler que le mandat est national et qu’en conséquence un parlementaire ne représente pas des intérêts locaux. Au surplus et si l’on suit son raisonnement mais dans une logique inverse, la suppression du Sénat pourrait être étudiée.


Contrairement à Martine Aubry qui a proposé de mettre en œuvre la mesure de non-cumul des mandats à partir de 2012, Ségolène Royal, qui s’applique à elle-même depuis les dernières élections régionales ce principe de non cumul, ne veut pas attendre. "C'est embêtant toujours ce grand écart entre les discours et les actes, ça fait des années qu'on fait applaudir les militants sur le non-cumul des mandats donc à un moment il va bien falloir passer à l'acte, parce que sinon quelle est la crédibilité de la parole politique" a souligné, sur RTL, la Présidente de la région Poitou-Charente. Claudy Lebreton, a lui aussi proposé d'appliquer le non-cumul des mandats dès 2010 pour les élections régionales, en 2011 pour les sénatoriales et les départementales puis en 2012 pour les députés.


Il est effectivement regrettable que ce principe de non-cumul de mandat tarde à s’inscrire dans notre droit, ou du moins dans la réalité, non seulement pour les raisons évoquées mais aussi parce que cette disposition permettrait une diversification sociologique et générationnelle de notre représentation. Elle constituerait un renouvellement salutaire de la classe politique.

Par jps - Publié dans : propositions
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 15:17

Les cris d’orfraie suite à l’arrestation de Roman Polanski sont indignes, surtout au pays des droits de l’homme.


Quelles sont les incriminations portées à l’encontre de Roman Polanski ?
 

Lors de son audition, Samantha Geimer raconte qu’en mars 1977, Polanski demande à sa mère s’il peut organiser une séance photos avec Samantha dans la villa de Jack Nicholson, à Hollywood. Lorsque l’adolescente y arrive, Roman Polanski l’abreuve de champagne et de drogues, affirme-t-elle. Il prend des photos d’elle nue dans un bain, puis, malgré sa résistance, il réussit à la forcer à avoir une relation sexuelle, toujours selon elle.


Roman Polanski, né en 1933 à Paris, avait plaidé coupable de « relations sexuelles illégales » mais pas de viol, déclarant que la victime a été consentante. Tant que Roman Polanski n’a pas été jugé il doit être présumé innocent. Mais comment peut-on estimer qu’une fille de 13 ans est consentante, surtout face à un homme de 44 ans. « j’avais peur et, avec le recul, j’avais la chair de poule (...) » avait-elle raconté en 2003 au Los Angeles Times. Et si les faits sont avérés que la victime a été saoulée et droguée avec du Quaalude (un puissant sédatif), alors c’est d’autant plus grave.


Il est inexact d’affirmer que Samantha Geimer a pardonné. Elle estime que l’exclusion de Polanski d’Hollywood pendant une aussi longue période constituait un châtiment suffisant. Ce n’est donc pas pareil. Elle n’est pas pour l’impunité. Elle a demandé à la justice américaine d’abandonner les poursuites contre le cinéaste pour que « ce chapitre se referme ». C’est certainement trop douloureux à revivre pour elle. La preuve en 2003 au Los Angeles Times elle dit « ce qu’il a fait était horrible. C’était une chose horrible à faire à une petite fille ». Elle ajoute « et honnêtement, la publicité qui entoure cette affaire m’a tellement traumatisée […]Les gens ne savent pas avec quelle injustice j’ai été traitée par la presse. » Elle veut tout simplement tenter d’oublier et ne pas être salie en prétextant qu’elle était consentante.


Il est à constater que Roman Polanski n’a manifesté, me semble t-il jusqu’à ce jour, aucun regret à cet acte de pédophilie (qu’il ne nie pas). Cf interview avec J.P. Elkabbach.


Je ne suis pas étonné que Frédéric Mitterrand soutienne ses hommes de cet acabit. Dans « La Mauvaise vie », livre sorti en 2005, ne fait-il pas état de sa quête homosexuelle dans les bordels de Thaïlande ? Que Roman Polanski de parents juifs polonais ait beaucoup souffert ne l’absout pas de cet acte horrible. Bel amalgame que fait Frédéric Mitterrand en faisant référence entre autres (et sans le dire expressément) à la shoah. Comment peut on cautionner la pédophilie ?


On peut admirer le cinéaste mais les actes commis par l’homme sont méprisables. De plus, on ne peut d’un côté s’indigner de l’emprisonnement d’un artiste connu et talentueux et approuver l’arrestation d’un délinquant mis en cause pour détournement de mineur.


POLANSKI serait-il au dessus des lois, simplement parce qu’il est un cinéaste vedette ? Le statuts de stars est il une immunité totale. Si c’était votre fille ou votre sœur qui vivait un tel cauchemar ? Comme dit la ministre suisse de la Justice Eveline Wildmer-Schlumpf « Dans un Etat de droit, il n’est pas possible de faire des différences ». Protéger les enfants c’est un des premier devoir de toutes les sociétés humaines. L’imprescriptibilité des crimes pédophiles me parait nécessaire

Par jps - Publié dans : propositions
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 11:11

Entre l’exigence de légalité et la nécessité de garantir une certaine sécurité juridique, il me semble qu’il faille privilégier la légalité sinon c’est de facto permettre des malversations. A ce titre, il semble que la possibilité de retrait d’un acte soit le bon indicateur.

 

Les règlements peuvent toujours être abrogés ou retirés par l'autorité compétente, car " nul n'a de droits acquis au maintien d'un règlement ", et l’administration doit satisfaire " toute demande tendant à l'abrogation d'un règlement illégal "(1). Une disposition réglementaire ne peut être contraire à un texte qui lui est supérieur dans la hiérarchie normative. Ainsi l’exigence de légalité est affirmée, parfois même au préjudice de la sécurité juridique.

 

En qui concerne les actes individuels, formalisés, créateurs de droits, (2) la haute juridiction administrative rend une décision au profit de la sécurité juridique. En effet, qu’il y ait eu publicité ou non, le retrait d’une décision créatrice de droit peut s’effectuer dans un délai prétoriennement fixé à quatre mois à compter de la prise de décision.

L’arrêt ville de Bagneux en tant qu’il permet à un tiers, qui serait lésé, d’intenter un recours à tout moment, n’est pas remis en question. De même il ne semble par remettre en cause l’étroite dépendance d’un acte par rapport à un autre qui oblige le retrait d’un acte subséquent à celui qui a été annulé pour illégalité, même hors délais (3).

Le juge administratif, comme le législateur, a une propension à favoriser la sécurité juridique par rapport à la légalité.

S’agissant des décisions implicites créatrices de droits, l’absence de publication permet le retrait de celles-ci, si elles sont entachées d’illégalités et dans un délai de deux mois (4). Par contre, si l’information prévue a été donnée aux tiers dans un délais de deux mois, alors le retrait de la décision illégale est possible dans le délai du recours contentieux (5)

 

 

Que ce soit du fait du législateur ou des juridictions administratives, les délais fixés, permettant le retrait ou le recours sont relativement cours, caractérisant ainsi la primauté accordée à la sécurité juridique, même si la légalité du retrait reste conditionnée à l'existence d'une illégalité..

 

Favoriser la sécurité juridique peut être au détriment de la légalité. De plus, le fait que l’ensemble des actes ne soit pas soumis obligatoirement au contrôle de légalité ne facilite pas le dépistage d’éventuelles irrégularités. (6)

Par ailleurs, étant donné que, généralement, le recours est enfermé dans un délai, cela permet à un acte illégal de perdurer ad vitam eternam, dés lors que ledit délai est dépassé.

 

Force est de constater que la primauté accordée à la stabilité juridique est une prime accordée à l’illégalité. Par exemple, du fait des différentes lois de décentralisation n’ayant prévu aucun contre-pouvoir, celles-ci, plus particulièrement celle de 1982, ont créé de petites souverainetés locales. Les chambres régionales des comptes (7) et les Préfectures qui effectuent le contrôle de légalité, à posteriori, manquent de moyen tant en personnel qu’en matériel et ne peuvent assurer pleinement les missions qui leur sont dévolues. Il en est, de même, des juridictions administratives appelées à prendre la décision.

Toute jurisprudence, notamment l’arrêt Ternon peut être remis en cause par un texte législatif. L’état de droit gagnerait à ce que le législateur se saisisse tant de la problématique liée à la primauté accordée à la stabilité juridique, au détriment de la légalité, que du renforcement des contre-pouvoirs.

Ceci ne semble pas être leur préoccupation. Il faut dire que le cumul des mandats ne favorise pas cette évolution. Les députés-Maires ne sauraient adopter une loi qui restreindrait leur propre pouvoir en tant qu’autorité territoriale. Par le cumul des mandats, ils sont en l’espèce juges et parties.

 

  1.  

(1) article 3 du décret du 28 novembre 1983
(2) Conseil d'Etat le 26 octobre 2001 Ternon
(3) CE, sect., 3 nov. 1995, Velluet
(4) article 23 de la loi n° 2000 -321 du 12 avril 2000, relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l’administration
(5) CE, ass., 1er juin 1973, Min. équip. et log. c/ Épx Roulin
(6) sont soumis à l’obligation de transmission uniquement les actes énoncés dans les articles du Code Général des Collectivités territoriales L 2131-2 CT pour les communes, L3131-2 pour les départements et L4141-2 pour les régions.
(7) d’autant que la révision du 28 juillet 2008 de l’article 47-2 de la constitution lui confie en plus, des missions d’audit et que ces dernières sont privilégiées à ses missions de contrôles de gestion

Par jps - Publié dans : propositions
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 19:27

Aucun éditeur français n’a osé publier le livre de Paul-Eric Blanrue ayant pour titre  "Sarkozy, Israël et les Juifs."

 

La Raison est-elle que "Aujourd’hui, en France, parler d’Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible. La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l’État juif risque d’être qualifié d’antisémite. Dans la " patrie des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression ", un délit d’opinion, en politique et en histoire, est établi" ? comme indiqué ICI

exemple de cette  Censure par le vide 

Je vous invite à lire ce livre dont quelques extraits peuvent être lus LA






L'avis de Jean Bricmont, universitaire et essayiste  : "  Dire que le livre n'est pas antisémite est un euphémisme; en fait, il n'est pas même très antisioniste. Il ne dénonce pas de "lobby", car il voit plutôt à l'oeuvre une multitude de réseaux pro- israéliens et, vu la documentation qu'il apporte, il est difficile de le contredire. Pour bien fonctionner, une censure doit toujours s'exercer à plusieurs niveaux. A l'époque où l'homosexualité était réprimée légalement, Bertrand Russell faisait remarquer que, non seulement ces lois répressives existaient, mais qu'il existait aussi des lois sur la pudeur qui, en pratique, empêchaient de parler de façon positive de l'homosexualité et, par conséquent, de critiquer ces lois répressives. C'est la même chose avec le sionisme; tous les hommes politiques et tous les journalistes savent, en leur for intérieur, qu'il faut faire très attention dès que l'on parle d'Israël. Mais pourquoi? A cause des menaces que font peser les groupes de pression. Mais, alors qu'on peut parfaitement émettre des critiques modérées et inefficaces d'Israël, il est absolument impossible de parler librement de ces groupes (on est alors immédiatement attaqué pour "délires antisémites" ou quelque chose du genre). Or, ce sont eux qui enferment le débat dans des limites très étroites. Et c'est lorsque la critique de ces groupes sera devenue possible que le verrou sioniste sur la pensée et la politique française sautera. C'est pourquoi le livre de Blanrue, s'il arrive à être diffusé, fera date, parce qu'il est le premier à braquer les projecteurs sur ces groupes de pression, qui évidemment veulent agir dans l'ombre, même si leur influence devient de plus en plus évidente depuis l'élection de Sarkozy, influence qui pousse constamment la France vers plus d'alignement sur les Etats-Unis et Israël. Ce livre devrait être diffusé, non seulement par les amis de la Palestine, mais par tous les amis d'une France indépendante et souveraine.

 


L’avis de Roger Briottet, Ancien universitaire, Consultant juridique aux Nations Unies et pour l'Union européenne, Londres, le 28 juillet 2009 : La diffusion du livre de Paul-Eric Blanrue s’impose en France   " dit avec  clarté et preuves à l’appui ce qu’on a trop souvent tendance à cacher sur les relations entre la France et l’Etat d’Israël. […] C’est qu’en France plus qu’ailleurs, par ignorance ou perversité, on a tant  amalgamé critique libre et honnête de l’Etat d’Israël et antisémitisme  que la liberté d’expression en est réduite à des balbutiements ou à de  vaines injures. Vue de Londres, ou l’antisémitisme n’est pas plus toléré qu’en France, cette autocensure des maisons d’édition surprend et déconcerte. Certes, on fait montre ici aussi d’une certaine réserve à l’égard d’Israël. Mais il s’agit davantage d’un sentiment de gêne né des responsabilités britanniques passées – déclaration Balfour de 1917  et trente ans plus tard, abandon des territoires palestiniens – que  d’une confusion semblable à celle qui règne en France. La diffusion du livre de Paul-Eric Blanrue s’impose en France, ne  serait-ce que pour donner à ses critiques une chance de le juger sur pièces.

 


Autres infos :
 http://www.silviacattori.net/article842.html et CE SITE

Ainsi que ce blog :
http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/


signez la pétition mise en place pour la diffusion de ce livre
ICI 

Par jps - Publié dans : Sarkozy (divers)
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 10:02

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), présidé par Georges Fenech, découvre que le 12 mai 2009, dans le cadre d'une loi de simplification du droit, une discrète modification législative, intervenue sans débat, interdit désormais le juge de prononcer la dissolution d'une personne morale en matière d'escroquerie.

C’est scandaleux car cette disposition fut insérée en catimini et on notera que pas un député ne s’en est ému, soit parce que tous cautionnent cette nouvelle mesure (ce qui semble invraisemblable), soit par incompétence parce qu’ils n’ont pas fait leur travail de parlementaire prouvant ainsi ne pas s’intéresser au travail législatif. Qu’à fait l’opposition dont le rapporteur de cette loi fut le député UMP Jean-Luc Warsmann ? Rien ! Comme le dit ce dernier pour tenter de se disculper « «à aucun moment durant les dix mois du travail parlementaire, personne, ni au gouvernement ni à l'Assemblée nationale ou au Sénat, de la majorité ou de l'opposition, n'a émis d'objection».

 

Résultat : la branche française de l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity Center, jugée en tant que personne morale pour  escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la pharmacie, ne pourra pas être dissoute. La Chancellerie déclare «Personne n'a mesuré les conséquences de cette modification». On peut s’interroger sur les réquisitions du parquet formulées le 15 juin dernier, consistant à réclamer la dissolution de la branche française de la scientologie, soit il méconnaît les lois ce qui est grave, soit c’est de la pure mascarade.

 

Le vote de cette disposition législative en plein procès sur certains agissements de la branche française de l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity Center est-il un pur hasard de calendrier" ? Comme il est écrit dans chrétienté info « On pourrait le croire. Mais certains auraient voulu préserver cette secte, ils ne s'en seraient pas pris autrement! ».

 

A la demande d’un nouveau texte de loi par la Miviludes, le cabinet de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie et le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer ont annoncé qu'ils répondraient favorablement, dès que le calendrier parlementaire le permettra. Nous n’avons donc pas la garantie de cette nécessaire célérité. Ceci étant le mal est fait.

 

Il y a de quoi être dubitatif sur les véritables intentions de certains, surtout si l’on se remémore certains faits :

- Le 30 août 2004, Sarkozy, alors ministre des finances rencontre l'acteur américain Tom Criuse représentant et prosélyte de la Scientologie. Sarkozy se défend d’avoir abordé le sujet de la scientologie lors de cet entretien. Pourtant dans une conférence de presse donnée à Paris, l'acteur avait contredit Nicolas Sarkozy.

- Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet de Sarkozy, désormais conseiller auprès du président de la République, avait démenti dans un communiqué avoir prétendu que les sectes étaient un "non-problème" en France. Cependant "VSD"" s'était fendu d'un communiqué pour confirmer que ces déclarations ont bel et bien été prononcées par la collaboratrice de Nicolas Sarkozy

- Arnaud Palisson, qui était en charge des sectes aux RG, démontrait la dangerosité de cette secte dans sa thèse , publiée en 2002, de Droit pénal portant sur la Scientologie France, avec mention très honorable et félicitations du jury. Arnaud Palisson fut (alors que Sarkozy était ministre de l’intérieur finalement), " déchargé " du dossier des sectes, et remplacé.

- Dans le dernier chapitre du son livre "La République, les religions, la République, l'espérance". Nicolas Sarkozy invite à la reconnaissance des "nouveaux mouvements spirituels".

 

 

Nota bene : La scientologie, c’est CELA ou plus globalement ça (vu par les diverses juridictions). Vous y trouverez ICI la liste des membres par pays de la scientologie.

Par jps - Publié dans : sarkozy communautariste religieux- secte preuve
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 19:23

Il est fait état du sempiternel trou dans les comptes sociaux (assurance maladie, retraite). Cependant la seule raison évoquée est le vieillissement de la population, les autres causes sont souvent délibérément occultées, notamment


En ce qui concerne les recettes


Il est gardé sous silence le fait que les exonérations de charges accordées ne soient pas intégralement compensées. Le rapport annuel de la Cour des Comptes sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale portant sur l’exercice 2007 avait souligné l’importance " des dispositifs d’exonération coûteux et incertains ". La Cour avait rappelé que les exonérations dites " ciblées ", c’est-à-dire réservées à des territoires ou des publics particuliers ne sont compensées par l’Etat qu’à hauteur de 60%, ce qui met le reste à la charge de la Sécurité sociale.

Cette situation perdure car, suivant l’annexe 5 au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, les exonérations de charge non compensées que doit supporter tous les ans la sécurité sociale est de 3 milliards d’Euros (2,9 milliards d’Euros en 2006 ; 3,1 milliards d’Euros en 2007 et 3 milliards d’Euros en 2008). Ces exonérations améliorent simplement le profit des entreprises et creusent un peu plus les déficits publics.

 

A cela s’ajoute le bouclier fiscal qui accélère le manque à gagner. Ce dispositif repose sur le principe que les impôts directs sont plafonnés à 50 % des revenus perçus l’année précédant celle du paiement de ces impositions. Or les prélèvements sociaux sont inclus dans les impositions à prendre en compte pour l’application de ce bouclier fiscal. La loi TEPA recèle les mêmes inconvénients.

 

Il pourrait être ajouter que, lorsqu’une entreprise délocalise, cela constitue un manque à gagner pour les caisses de retraites et l’assurance maladie.

 

Pour les dépenses

On constate des avantages catégoriels par une mutualisation de la contribution


plus de dépenses au profit de certaine catégorie du corps médical. Exemple entre 2002 et 2007, la consultation de médecin généraliste est passée de 15 euros à 22 euros soit une augmentation de salaire brut de 46,67 %.

et

moins de remboursement par l’instauration de la franchise médicale (LFSS 2008) et par une augmentation continue du nombre de catégories de médicaments non remboursés

Au lieu de prendre les mesures adéquates telles que la cessation des exonération de charges (car celle-ci profitent entre autres aux grandes entreprises du CAC 40 dont beaucoup sont détenu par des fonds de pension), la suppression le bouclier fiscal, la lutte contre les délocalisation, la responsabilisation de certaines catégories du corps médical, etc... sarkozy et son gouvernement étudient la possibilité de restreindre les droits à la retraite et d’augmenter le forfait hospitalier. C'est toujours la même politique qui est appliquée : favoriser une minorité en faisant supporter le coût à la majorité. C'est ce qui est appelé une disposition économique indolore.

 

Nota bene : Nora Berra, secrétaire d’Etat en charge des Ainés a été en maladie du 23 mai au 6 novembre 2008 lorsqu’elle était chez Sanofi-pasteur. Il n’y a rien de condamnable sauf que pendant ces 5 mois et demi, elle continuait à assurer ses mandats d’élus en participant notamment à des conseils municipaux. Ce faisant elle percevait ses indemnités d’élus et de la sécurité sociale. Bel exemple ! Qu’en pense Frédéric Lefebvre qui voulait instaurer le travail pendant les congés maladies ?

Par jps - Publié dans : sarkosy et le social
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 19:14

Quelques extraits du livre " Hold-ups, arnaques et trahisons " de Karim Rissouli et Antonin André, qui porte à s’interroger sur le fonctionnement et l’esprit qui règne au sein du PS. Martine Aubry a-t-elle été portée à la direction du parti, non pas par une élection démocratique, mais par une magouille d'appareil, notamment pour faciliter DSK pour 2012 comme l’indique une brève d’Agora Vox ? .

 


Bourrez les urnes
 

 

Il est midi, ce vendredi 21 novembre (2008), quand le téléphone d’une secrétaire de section lilloise se met à sonner. A l’autre bout du fil, Guillaume Blanc, le conseiller politique de Martine Aubry à la mairie de Lille. Dans le Nord, comme dans le reste du pays, les bureaux de vote pour le second tour de l’élection du premier secrétaire ouvrent dans quelques heures. La discussion est brève. Il n’y a qu’un seul message à faire passer. Dans un premier temps, la jeune femme pense avoir mal entendu. Mais la consigne est claire: "On ne prend plus de gants, vous bourrez les urnes." La veille, Ségolène Royal a créé la surprise en récoltant plus de 42% des voix lors du premier tour. (...) Mathématiquement, le duel s’annonce extrêmement serré et la panique s’empare de la maire de Lille et de ses proches. Plus question de tergiverser. Quelle que soit la méthode, ce soir, il faut barrer la route de -Ségolène Royal. (...)

Vendredi 21 novembre, soir du deuxième tour à Lille. C’est la fin de l’après-midi. Guillaume Blanc, jeune ingénieur de 26 ans, homme de confiance et conseiller politique de Martine Aubry, prend les choses en main. Derrière son air juvénile, l’homme est considéré comme un redoutable agent au service de la maire de Lille. On le surnomme "la Stasi", "parce qu’il vient toujours écouter la moindre prise de parole d’un responsable local du PS pour en faire rapport à Martine", témoigne un militant socialiste lillois. Depuis l’hôtel de ville, Guillaume Blanc adresse un SMS à tous les secrétaires de section. Il leur est ordonné de ne pas communiquer leurs résultats à la fédération - comme le prévoit pourtant le code électoral socialiste -, mais de les transmettre directement à ce qu’on appelle le "comité de ville". Un bureau de liaison au service de Martine Aubry, situé au premier étage du bâtiment qui abrite la fédération socialiste, et dirigé par un certain Patrick Kanner. Depuis son arrivée à la tête de la ville, le PS local est à la main de celle que l’on surnomme "la tsarine", chargé d’assurer le service après-vente de sa politique. Dans les faits, via "le comité", c’est donc le cabinet de Martine Aubry qui a la haute main sur la fédération du Nord. (...) Pargneaux (patron des socialistes du Nord, NDLR) à la fédération sera l’exécutant. C’est sans aucun accroc que la chaîne cabinet du maire-comité de ville-fédération du Nord va se mettre en branle pour assurer l’élection de Martine Aubry, en étroite liaison avec le QG parisien de la future première secrétaire, installé à l’Assemblée nationale. Le dispositif est en place. De Lille à Paris, les montres sont coordonnées. Le casse du parti peut commencer. A 23 heures, huit des dix secrétaires de section de la ville sont au rendez-vous dans le bureau de Patrick Kanner, pour lui remettre les procès-verbaux des résultats. Cet homme, en liaison avec Paris, est chargé de la "tambouille lilloise". Claude Bartolone, Christophe Borgel, François Lamy et Jean-Christophe Cambadélis, les quatre mousquetaires de Martine Aubry, sont installés dans des bureaux de l’Assemblée nationale. Leur consigne est claire: ne pas lâcher les résultats du Nord tant que ceux de toute la France ne sont pas remontés. A mesure que les chiffres tombent, ils sont rentrés dans un logiciel qui calcule automatiquement l’écart entre Royal et Aubry et fait varier les résultats "virtuels" du Nord afin qu’ils assurent la victoire à Martine Aubry. Claude Bartolone, plusieurs semaines après, reconnaîtra d’ailleurs avoir bloqué les résultats du Nord "dans le but de s’assurer que, même si la Guadeloupe et la Martinique votaient à 100% pour Royal, l’avance de Martine ne permettait pas qu’on la rattrape". En clair: les résultats du Nord sont gelés pour pouvoir être "ajustés" jusqu’au dernier moment afin d’assurer une avance suffisante à Martine Aubry

 


Falsifiez les PV de vote

 

23 heures : lorsque Gilles Pargneaux, le patron de la fédération du Nord, valide les résultats des sections de Lille, plusieurs d'entre eux ont été modifiés. Certains PV ont été carrément falsifiés dans le tableau récapitulatif de la fédération. Un exercice de "gonflette" organisé depuis Paris et évalué par un secrétaire de section qui préfère rester anonyme, à environ "300 voix sur Lille, bourrage d'urnes compris". Le soir même des résultats, une équipe de France 2 présente à la section de "Lille-Centre" filme l'annonce des résultats par le secrétaire de section: "Martine Aubry, 110 voix, Ségolène Royal, 27!" Sur le PV final rempli par la fédération du Nord, les 110 voix de Martine Aubry sont devenues... 130! Et c'est le même Gilles Pargneaux qui répond très tranquillement aux journalistes que le jeune secrétaire de section a probablement commis "une erreur d'écriture". Il aurait mal retranscrit le décompte des voix sur le papier qui lui servait d'aide-mémoire lors de la proclamation des résultats devant les caméras. L'autre exemple connu concerne la section du "Vieux-Lille", où un vote blanc est devenu un vote Aubry sur le tableau de la fédération du Nord. Ces deux "erreurs d'écriture" seront corrigées quelques jours plus tard en commission des récolements, sorte de tribunal des conflits électoraux interne au PS. Ces erreurs, ces fraudes accidentelles, servent en réalité de leurres. Elles sont données en pâture au grand public pour mieux masquer la triche organisée, qui a assuré la victoire à Martine Aubry. Des magouilles qui auraient dû rester cachées, enfouies dans les tiroirs de la fédération du Nord.


Mais des documents permettent aujourd'hui d'affirmer que la victoire de Martine Aubry a été fabriquée de toutes pièces. Ils sont sans appel. Premier exemple : la section de "Lille-Fives". Dans ce bureau, le score de Martine Aubry a été gonflé de 30 voix. Le mandataire de Ségolène Royal, après le décompte des voix en section, a pointé 58 bulletins pour Martine Aubry, 8 pour Ségolène Royal. Il se souvient parfaitement d'avoir apposé sa signature sur le PV de résultats faisant apparaître ce rapport de forces. Sur le tableau récapitulatif de la fédération, les 58 voix de Martine Aubry ont fait des petits : la maire de Lille est créditée de 88 voix! Une triche grossière planifiée sans trop de précaution. Le comité de ville et la mairie ont les pleins pouvoirs: alors pourquoi se cacher? En témoignent les taux de participation soviétiques qui bondissent entre le premier et le second tour, dans des proportions qui ne peuvent s'expliquer par la seule mobilisation de militants aubryistes subitement remobilisés entre le jeudi et le vendredi. A "Lille-Saint-Maurice", la participation passe de 64% au premier tour à 93,75% au second. A "Lille-Fives", de 62% à 93%. Et la palme revient à "Lille-Vauban", qui voit son taux de participation bondir de 35 points entre les deux tours, de 61% au premier à 96,5% au second! Des scores à faire saliver n'importe quel autocrate, d'autant naturellement que ces regains de mobilisation ne profitent qu'à une seule et unique candidate, Martine Aubry. Seules deux sections lilloises échappent à cette razzia : "Lille-Moulins", fief de Bernard Roman, un proche de François Hollande, et "Vieux-Lille"=", tenue par une proche de Pierre Moscovici.


Lille ne serait pas un cas isolé dans le Nord. Certaines voix, sous couvert d'anonymat, évaluent l'ampleur de la fraude à 1 000 votes en faveur d'Aubry. Les résultats "adaptés" du Nord finissent par tomber vers minuit. Ils sont les derniers à arriver Rue de Solferino. Minuit : les amis de Martine Aubry débouchent le champagne, le hold-up a fonctionné selon leurs plans. Jean-Christophe Cambadélis évalue alors "à 1500 voix" l'avance de Martine Aubry. Tout a marché comme prévu. A ce détail près que les pros de la tambouille ont fait une erreur sur le minutage.

 


Un bureau de vote fermé, pourtant des suffrages sont comptabilisés

 


A minuit à Paris, il est 19 heures aux Antilles. Les bureaux de vote dans ces îles, bastions royalistes, sont encore ouverts pour une heure. Soixante minutes pendant lesquelles tout peut encore basculer. Victorin Lurel, député et président de la région Guadeloupe, a passé une soirée tranquille la veille lors du premier tour. Mais ce soir-là, à 19 heures, heure locale, son téléphone est soudain pris d'incessantes convulsions. Christian Paul, député de la Nièvre proche de Martine Aubry, est le premier à l'appeler. "Salut Victorin, dis-moi, on veut être sûr que le vote va bien se dérouler. Tu vois ce que je veux dire?" Victorin Lurel n'en revient pas. "Qu'est-ce que tu veux dire? Qu'est-ce qui vous prend tout à coup?" La conversation tourne court. L'instant d'après, c'est François Rebsamen, pour Ségolène Royal, qui appelle. "Victorin, on peut encore gagner, on peut les rattraper, il faut faire voter. Passe des coups de fil, dis bien à tout le monde que c'est très serré." La Guadeloupe, c'est 2 330 militants socialistes. La Martinique, 374. Largement assez pour remonter les "1 500 voix" d'avance de Martine Aubry. La veille, Ségolène Royal avait recueilli 77,6% des voix, contre 19,8% pour Aubry et 1,9% pour Hamon, avec une participation à 62%. Une mobilisation accrue au second tour pourrait permettre à Ségolène Royal de refaire son retard. Et en l'occurrence, cette dernière heure de vote voit un afflux de militants dans les bureaux de vote de Guadeloupe. "Un votant toutes les douze secondes!" tonne Daniel Vaillant, responsable des élections au PS, qui soupçonne ouvertement la Guadeloupe d'avoir bourré les urnes. (...)


Le regain de mobilisation dans la dernière heure de vote joue en faveur de Ségolène Royal. Les proches de Martine Aubry voient avec angoisse l'écart entre les deux candidates se réduire à mesure que les sections antillaises envoient leurs résultats en métropole. Verdict: Royal arrive en tête avec 81,75% des voix en Guadeloupe et 87,33% en Martinique. Des scores impressionnants, mais qui ne suffisent pas à combler son retard. A 5 h 40 du matin, le résultat annoncé par la rue de Solferino donne la victoire à Martine Aubry avec 42 voix d'avance. La belle ouvrage des mécanos de la maire de Lille a tenu, malgré la contre-offensive des royalistes. Et pour cause, non seulement rien ne prouve une triche royaliste aux Antilles, mais la fraude a en réalité bénéficié... à Martine Aubry. C'est ce qu'affirme Victorin Lurel, "constats d'huissier à l'appui". Deux sections sont pointées du doigt. Deux sections dans lesquelles Martine Aubry est arrivée très nettement en tête. A "Anse-Bertrand", sur 48 inscrits, le PV de section attribue 36 voix à Martine Aubry et 1 voix à Ségolène Royal. Or le bureau d'Anse-Bertrand est resté fermé le jour du vote! (...) L'autre section litigieuse est celle de Pointe-à-Pitre: 190 inscrits. Sur les 173 votants, Aubry obtient 160 voix contre 13 à Royal. Cette fois, selon Victorin Lurel, "ils ont bourré les urnes. Plusieurs militants qui ne se sont pas déplacés ont pourtant été recensés, signature à l'appui, comme s'ils avaient voté". Des vérifications opérées par des huissiers établissent clairement la fraude. (...)


Le mercredi 18 mars 2009, à quelques jours de la convention nationale qui doit ratifier les listes socialistes aux européennes, Martine Aubry est proche de la syncope. Folle de rage, elle s'égosille dans un salon du restaurant Tante Marguerite, à deux pas de l'Assemblée nationale. Ce huis clos dans un des hauts lieux de la "gastronomie politique" oppose royalistes et aubryistes. Vincent Peillon, Jean-Noël Guérini, le puissant patron de la fédération des Bouches-du-Rhône, et François Rebsamen, le sénateur maire de Dijon, d'un côté. François Lamy, le plus proche conseiller, Jean-Marc Germain, le directeur de cabinet, et Martine Aubry en personne, de l'autre. Une heure durant, la première secrétaire et François Rebsamen se hurlent dessus. Fébrile, à la fois insupportée d'entendre les allégations de fraude et consciente de la vérité, Martine Aubry finit par se trahir. "Je n'ai pas triché! Fabius, d'accord! Mais pas moi..." La première secrétaire fait allusion à son score écrasant obtenu dans la Seine-Maritime, fief de l'ancien Premier ministre.

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