Gestion de crise

Publié le par jps

Sarkozy s’engage à ce que "pas un seul déposant ne perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révélerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements (sarkozy 25 septembre à Toulon) Dans un contexte budgétaire tendu inhérent aux faits que sarkozy a gaspillé, dans les premiers mois de son quinquennat, toutes possibilités d’action par la défiscalisation des heures supplémentaires la réduction d'impôt pour intérêts d'emprunts immobilier, la forte réduction des droits de succession pour les patrimoines les plus élevés, sans oublier les sommes accordées "gracieusement " pour préjudices à Bernard Tapie, comment dans ces circonstances Sarkozy peut-il promettre que "l’Etat interviendrait" (sarkozy 25 septembre à Toulon) ? Les caisses sont vides ! (aveu du 8 janvier 08). Un chef d’état doit savoir anticiper. 

Sarkozy a annoncé le 25 septembre 08 à Toulon que les bénéficiaires de minima sociaux, "dont le pouvoir d'achat n'est pas garanti, contrairement aux allocations familiales et aux retraites", recevront "une prime exceptionnelle pour compenser le retard sur l'évolution réelle des prix". Parmi ceux-ci, sont cités notamment les Rmistes (1,14 million en juin 2008), les chômeurs en fin de droits qui reçoivent l'allocation spécifique de solidarité (ASS). Le retard sera comblé qu’exceptionnellement alors même que la perte du pouvoir d’achat se répercutera d’années en années !

Eric Woerth précise que "Cela équivaut à une fourchette située entre 100 et 150 millions d'euros, pris sur le surplus de la fiscalité pétrolière", y avait-il une manne non dévoilée, alors même que les Français subissaient la hausse du pétrole ? Heureusement que l’Euro fort nous protégeait, car le brent est facturé en dollars, sinon cela aurait été pire pour nous.

" Dès janvier sera mis en chantier la réforme des administrations locales afin de rendre l’appareil plus efficace ". Le rapport de cette proposition de sarkozy avec la crise actuelle semble si éloigné que cela ressemble plus à une stratégie politique visant à affaiblir les potentats locaux dont l’opposition est majoritaire.

On soulignera qu’il n’y avait aucune allusion sur le LBO (Leverage Buy Out) mécanisme permettant de monter, à l’aide d’un ensemble de prêts bancaires (pouvant couvrir 90% de l’achat), une société holding qui va racheter les parts d’une société. La fiscalité applicable aux LBO est très avantageuse et on retrouve ce système de rachat de part de LBO par un autre LBO. Bien qu’un peu plus transparent que la titrisation, l’effet bulle est garanti pour une autre crise.
Et les traders qui ont participé activement à ce désastreux résultat ? Ils s’en sortiront 

"le laisser- faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini" dit sarkozy. Est ce un aveu ? Reconnaît-il qu’il laissait faire ? En novembre 2006 sarkozy précisait son programme économique "je veux développer le crédit hypothécaire en France. C'est ce qui a permis de soutenir la croissance économique aux États-Unis " (les Échos, 9 novembre 2006.) Enoncé également ICI  Bien sur, la crise actuelle n’est pas uniquement due aux crédits hypothécaires mais sa référence aux modèles américains est quelque peu écornée. Le libéral décomplexé se serait-il métamorphosé en interventionniste ? "La liberté sans responsabilité nous conduit où nous en sommes aujourd'hui", a souligné Sarkozy. Mais Monsieur Sarkosy n’étiez vous pas ministre du budget et des finances ?

Ségolène Royal rappelle que Nicolas Sarkozy avait "déjà annoncé pendant sa campagne un encadrement des rémunérations des patrons et la fin des parachutes dorés […] il est aux responsabilités et la première chose qu'il a faite, c'est le bouclier fiscal pour les traders et ses amis du Fouquet's. Et il fait financer le RSA par une taxe sur l'épargne des moyens revenus, les loyers ou les assurances vie". Il est vrai qu’en juin 2006, à Agen il avait promis à la France qui souffre de mettre un terme aux parachutes dorés. Sarkozy s’interroge sur "les paradis fiscaux". Il reconnaît ainsi la pertinente remarque de Ségolène Royal qui condamne "une économie qui tolère que les paradis fiscaux hébergent sans entrave des fonds d'investissement sans éthique". 

"Je ne conduirai pas une politique d’austérité qui aggraverait la récession. Je n’accepterai pas des hausses des impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d’achat des Français". (sarkozy 25 septembre à Toulon) A-t-il oublié le financement prévu du RSA, la taxe sur l’abonnement internet, la franchise médicale, la taxe sur l’assurance vie, etc… ?

Sarkozy qui assurait conquérir la croissance " avec les dents ", nous dit qu’il faut s’attendre à de la sueur et des larmes…. Sauf pour lui et quelques nantis, bien sur. La volonté est parfois insuffisante, sarkozy l’apprend… mais à nos dépends. " La crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, le chômage, le pouvoir d’achat. ". (sarkozy 25 septembre à Toulon). " Le président tire aujourd'hui prétexte de la crise économique pour justifier l'accélération d'une politique d'austérité à l'égard des catégories moyennes et populaires. Sur l'ensemble des grandes priorités des Français (pouvoir d'achat, emploi, santé, logement, éducation, environnement...)  […]  En intervenant à la veille de la publication de chiffres qu’il savait mauvais (plus forte hausse du chômage depuis quinze ans et déficit budgétaire en augmentation), le chef de l’Etat a-t-il cherché à « masquer » les mauvaises performances de sa politique économique derrière la situation internationale pour mieux faire passer de surcroît un budget difficile ? […] Il se contente une nouvelle fois d'effets d'annonce et de slogans vides ". (Michel Sapin) "c’est l'immense distance entre le nombre de promesses faites et la réalité. " (François Bayrou).

Un homme qui n’est pas du sérail de la majorité, pas encore du moins, qualifie sarkozy de représentant d'"une droite réformatrice et intelligente". Cet homme, c’est celui qui a créer un impôt sur l’impôt, celui grâce à qui nous payons l’impôt sur le revenu sur une part de la CSG (d’où la différence entre revenu net et revenu imposable sur la fiche de paie). C’est … Rocard !

Au fait, Delanoé … toujours libéral ? Effectivement, la différence entre la droite et les sociaux-démocrates devient de plus en plus ténue.

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eva 28/09/2008 02:35

BonjourTu es à nouveau sur mon blogbien à toieva