Ils se retrouvent pour une même politique

Publié le par jps

Récemment Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur-adjoint du cabinet de Jospin, a été nommé par sakozy à la tête de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Souhaitons qu’il assure efficacement ses missions de contrôle.


DSK nommé directeur Général du FMI, grâce au soutien très appuyé de Nicolas Sarkozy. Parallèlement, DSK a appelé Olivier Blanchard, un sarkozyte qui se dit anciennement très à gauche, pour être chef économiste du FMI.. Le FMI est une institution internationale qui a pour but de promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté. Pour l’instant les effets sont loin d’être probants.

 


Pascal Lamy membre de PS depuis 69, avec l'appui du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et notamment de Jacques Chirac, a été élu le 26 mais 2005 directeur général de l’OMC, et, est un fervent partisan de l’accord général sur le commerce des services (AGCS). L'Organisation mondiale du commerce a pour mission la libéralisation progressive du commerce des biens et des services à l'échelle mondiale qui consiste à ouvrir largement à la compétition internationale l’ensemble des secteurs de service. " Tous les services de tous les secteurs à l'exception des services fournis dans l'exercice du pouvoir gouvernemental ". doivent être confiés au privé. Or, libéraliser, en vertu des dispositions mêmes de l’AGCS, signifie en fait privatiser, c’est-à-dire soumettre aux lois de la concurrence, du marché. tels l'éducation ou le système de santé, la
  culture, les transports, l’environnement, etc…

 


Pendant la phase de l’Uruguay Round où fut négocié l’AGCS, entre 1988 et 1991, les gouvernements de l’époque (gouvernement Rocard) les accords ont signé l’AGCS en avril 1994 (Gérard Longuet) et proposé à ratification la même année (gouvernement Balladur). Chaque pays décide du type de service qui sera inclus -ou pas- sur sa liste d'engagements. Or les engagements de libéralisation ont un caractère obligatoire et ont force de loi. L’engagement pris par un état est irréversible. En cas de changement démocratique, un gouvernement nouvellement élu ne pourrait revenir sur une libéralisation engagée sans s’exposer à des sanctions financières très dissuasives.

Tous cela pour démonter que la frontière en matière économique entre les sociaux-démocrates et la droite est très ténue et que certains n’hésitent pas à franchir le rubicond pour des intérêts personnels ou par convictions. Ils oeuvrent tous pour le maintien du libéralisme économique et financier. Malgré la crise cela continue. Le désengagement progressif de l’Etat est toujours une priorité même si celui-ci a pris des dispositions ponctuelles pour contrer les effets de la crise.

 


On déshabille Paul pour habiller Jacques.

Le désengagement de l’Etat s’est fait, depuis 1982, au détriment des collectivités territoriales. Sarkozy pourra peut-être se targuer d’assainir l’état des finances nationales et de critiquer notamment les régions d’augmenter leurs impôts locaux. Le transfert de compétence n’a jamais été financièrement compensé dans son intégralité.

L’exonération des charges sociales patronales ou le non assujettissement des stock-options sont autant de manques à gagner pour les comptes sociaux, comme la sécurité sociale ou les caisses de retraites, ce qui accentuent leur déséquilibre. La crise actuelle, par le lot de chômeurs qu’elle engendre augmentera le déficit. Il a donc été instauré la franchise médicale (faire payer les malades) dans le but inavoué d’augmenter dans le future cette participation. Ainsi certains ne pourront plus se faire soigner et cela pourra être source de pandémies.


En ce qui concerne les retraites, je n’ose penser que sarkozy privilégie encore la retraite par capitalisation au lieu de notre chère retraite par répartition. L’affaire Enron et plus récemment Madoff (avec l’impact sur les OPCVM, FCPE, SICAV et autres) prouvent que ceci serait au détriment des retraités. En fait le but poursuivi est toujours de donner aux assurances privées le marché des couvertures sociales et de remplacer les caisses de retraites par des fonds de pension.

 


Le nouveau système de financement des hôpitaux, basé sur la tarification à l’activité (T2A), se substitue aux dotations forfaitaires et conduit soit à une sélection des patients afin de ne pas prendre en charge les plus coûteux soit à une inflation du nombre d’admissions et donc une baisse de la qualité des soins. Ce collet d’étranglement appliqué aux hôpitaux publics favorise les cliniques par le jeu de la concurrence d’autant qu’elles ne sont pas soumises aux mêmes obligations que les hôpitaux. L’hôpital doit assurer la permanence des soins vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Cela signifie qu’elle doit toujours avoir des lits vides prêts pour faire face à tout besoin aigu (épidémie de bronchiolite, canicule, etc.). Contrairement à une clinique, l’hôpital ne peut donc pas viser une occupation à 100 %. Parfois, au vu de l’état de santé et étant certain que sa DMS (durée moyenne de séjour) sera certainement élevée, un patient se rendant à une clinique se verra conduit vers un hôpital public pour soi-disant un manque de place. Au surplus, la corruption ne cesse de s'accroître. Les dépassements d'honoraires pour exigences, les enveloppes réclamées en douce par des médecins se multiplient.

 


Au delà d’un problème de personne comme cela a été évoqué au début de cet article. C’est la conception même de notre société qui est en jeu. Doit-on continuer à favoriser l’individualisme plutôt que la solidarité ? N’est-il pas possible de concilier l’un et l’autre par une équitable répartition des richesses ? Il convient, à la fois, d’encourager les initiatives et d’aider provisoirement celui ou celle qui rencontre une difficulté de parcours afin de permettre à cette personne de se rétablir. L’assistanat, à l’exception des personnes impotentes démunies, n’est pas de mise car cela conduit à la paresse mais l’argent roi mène à une déshumanisation de notre société. Le juste milieu se trouve entre ces deux voies. Plus que dans ses missions régaliennes, l’Etat a son rôle à jouer notamment comme régulateur au profit de l’ensemble d’une société et non d’une caste. Il en est de même, pour les organismes internationaux.

 

 

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ciboulette 10/01/2009 21:38

Bonsoir,Bravo !Des responsables du PS se gardent bien d'écrire et dire le dixième du centième de ce que vous analysez.Comme quoi "être ancré à gauche", comme le clament Aubry et Hamon, peut avoir un sens étrange sinon galvaudé ou dévoyé.

jean 07/01/2009 13:24

Prochaine manifestation à Paris contre les bombardements de Gaza : Samedi 10 janvier à 15 h place de la République
Merci de colporter l’info svp

deslilas10 25/12/2008 10:35


De qui parle t on ?


"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpetuel ; mais hélas ! Cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise de pouvoir a épousé une princesse étrangère, est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'on les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, l'insulte, et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé…"
 de qui parle-t-on ?
 
mais de Napoléon III, bien sûr !
Ce sont des mots de Victor HUGO sur Napoléon III relatés dans l'ouvrage Napoléon le petit (réedition ACTES SUD).Cherche Victor Hugo de l an 2009 !

eva 24/12/2008 01:32

J'ai reproduit la citation "quand l'injustice...." en tête de mon blog. Je peux ?? Bien à toi, eva

eva 24/12/2008 01:24

Bonjourje cite tous tes articlesje te souhaite d'heureuses fêtes, bien amicalement eva