reflexions

Publié le par jps

« Le fascisme c’est tais-toi et la démocratie c’est cause toujours ». Ceci démontre le discrédit porté à la démocratie. Le comportement des édiles européens, nationaux, régionaux, départementaux et communaux n’est pas étranger à la prégnance de ce mode de pensées. Comment s’en étonner lorsque nos représentants dorment sur les bancs de l’hémicycle, ou se préoccupent plus de leur réélection que de la résolution de problèmes qui touchent nos concitoyens, privilégient la forme au fond, le paraître au être. La démocratie participative semble être une solution ! Une participation active des citoyens à la vie politique, à la vie de la cité.

Au niveau national il ne me paraît pas souhaitable de remettre en cause le principe de représentant de la nation mais il serait opportun d’interdire en toutes occasions les procurations lors des votes dans l’une des deux assemblées, instaurer un quorum afin qu’il n’y ait pas une infime présence de députés ou sénateurs qui approuvent (ou rejettent) un projet de loi ou une proposition de loi. A défaut du respect du quorum, le projet de loi ou la proposition de loi serait réputée rejetée. Ceci obligerait au moins les membres de la majorité à être présent. Peut être que l’idée de jury citoyens de Ségolène pourrait être appliquée dans ce cas ?

Reste que les assemblées délibérantes, à quel que niveau que ce soit, apparaissent comme étant des chambres d’enregistrement, argument qu’il est difficile de contredire aux opposants du parlementarisme tant la réalité leur donne raison.  Dans la pratique nous revenons à la IVème République avec ce pouvoir des partis qui dictent leur ligne de conduite. Les élus sont avant tout représentant de la nation avant d’être celui du parti ! Ségolène a su s’émanciper du PS avec la bénédiction de plus de 60% des militants de ce parti.

Au niveau local, il me paraît discutable d’accorder au Maire la possibilité de retirer les délégations aux adjoints. Le pouvoir d’octroi comme celui de retrait ne pourrait il pas être dévolu à l’assemblée délibérante d’autant qu’elle a le pouvoir de nomination.

Que penser des élus au sein des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale à fiscalité propre (EPCI), (c’est à dire communauté urbaine, communauté d’agglomération et communauté de communes)  leur légitimité me paraît contestable. Ils ne sont pas élus au suffrage universel direct mais sont désignés par conseils municipaux alors que leurs compétences ont un impact supérieur à celui des communes au quotidien des citoyens. Il serait temps d’instaurer le suffrage universel direct pour ces représentants et supprimer une strate de représentation géographique. En France nous avons une superposition d’institutions locales : Communes, EPCI, Département, région, Etat. Il ne serait pas de bon conseil de supprimer pour l’heure l’Etat, des difficultés se feraient jour si nous supprimions les régions car elles sont reconnues au niveau européen, les Français sont attachés à la Commune, reste donc plus qu’à supprimer les Départements  et à terme les communes car plus de 36 000 communes c’est beaucoup trop. Ainsi des économies d’échelles seront réalisées, moins de personnel, mutualisation des moyens…..Donc moins d’impôts.

 

Il convient également de renforcer le pouvoir de la cour des comptes et des chambres régionales des comptes surtout pour permettre une lutte plus efficace contre les abus de biens sociaux, les prises illégales d’intérêt et la corruption (l'OCDE qui a vérifié l'application, par ses pays membres, de la convention de 1998 relative à la lutte contre la corruption et ne classe pas la France en tête des pays vertueux", déclare Eva joly l'ex-juge d'instruction, aujourd'hui en poste au sein de l'Agence publique norvégienne pour l'aide au développement (Norad) où elle lutte contre la corruption dans l'aide au développement.)

Publié dans poly-tics

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