Fin de l’angélisme de gauche

Publié le par jps

Les problèmes de sécurité ne relèvent pas du clivage droite-gauche traditionnel. C’est une préoccupation partagée par une majorité de personnes quelle que soit leur tendance politique. " La République n’est pas un régime de faiblesse " comme dit Jean-Pierre Chevènnement. Etre de gauche ne signifie plus être obligatoirement associé à la permissivité et au laxisme car pour Ségolène il n’y a pas de sujet tabou. Certains ont été heurtés par ses propos "recadrer", "remettre les familles au carré" "il faut une reprise en main lourde". L’angélisme de gauche, qui consiste à penser que la prévention dispense de la répression, est révolu !

Pour autant la politique de répression qui exclurait la prévention comme l’applique sarkozy a montré ses limites. La solution est comme dans toute situation le juste milieu pour un ordre juste c’est à dire utiliser un panel de prévention et de répression. Par exemple la police de proximité telle que  l’avait mise en place Jean-Pierre Chevènnement en 2000, qui répondait à ce double objectif de prévention et de répression. Certes ce n’était pas suffisant mais cela avait le mérite de poser les bases.

Ségolène veut aller plus loin et ses propos à Bondy le mercredi 31 mai 2006 démontrent sa stature élyséenne. Pour elle, non seulement " il faut revenir à une République du respect, où chacun est à son poste et chacun est dans son rôle " mais "si l'on veut donner une nouvelle chance aux jeunes au premier acte de délinquance, il faut [également] des systèmes d'encadrement à dimension militaire, avec des actions humanitaires, des orientations vers l'apprentissage des métiers, avec le passage du permis de conduire et le réapprentissage de la
citoyenneté ". Ceci s'adresse aux primodélinquants de plus de 16 ans. " Est-ce qu'il est préférable pour un jeune qui vient de commettre son premier acte de délinquance d'être en prison, dans cette école du crime d'où on ressort plus délinquant que lorsque l'on y est rentré ? "
Ce volet s’articule avec la volonté d’accompagner les familles en déséquilibre "il faut épauler les familles, ne pas les disqualifier et quand les incivilités se multiplient, avoir un système d'obligation pour les parents de faire des stages dans des écoles de parents, avoir des systèmes de mise sous tutelle des allocations familiales, comme c'est le cas aujourd'hui, mais dans des logiques éducatives de réinsertion des parents ". La mise sous tutelle des allocations familiales n'est pas la suppression. Cela consiste à faire en sorte que les dépenses continuent à se faire pour la famille, mais avec une personne qui suit ces dépenses et qui décide d'où l'idée des stages, des réseaux de parents, c'est-à-dire des parents qui se regroupent et qui sont épaulés par un travailleur social, pour faire en sorte d'assumer leurs responsabilités (France 2 les 4 vérités 2 juillet 2006)

Il est rassurant de constater que la question sécuritaire est abordée dans la campagne de Ségolène, avec réalité, humanisme et pragmatisme.

Publié dans Ségolène

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