il ne faut pas se départir du doute

Publié le par jps

Sarkozy dresse un bilan désastreux d'une situation scolaire dont il est l'un des premiers responsables et le ministre de l'Education, Gilles de Robien, a déploré samedi ces propos "mal inspirés". Il prône une "école du respect où les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe", alors que lui-même ministre d’Etat passe son temps à critiquer sur son chef de gouvernement, son président de la république et les magistrats.Il devrait montrer l'exemple. Un ministre, second du gouvernement, qui ne fait pas son travail de ministre car il est toujours en campagne. En ce qui concerne le respect, Ségolène fait le même constat : " Dans les écoles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculé. (…) Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer à la transmission des savoirs. " (Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006). Mais Ségolène préfère coupler cette exigence de respect avec des mesures de soutien. " Si nous voulons que l’école reste l’un des socles de notre société, nous devons la remettre d’aplomb : y restaurer le respect, aider tous les enfants à faire une bonne scolarité, proposer du soutien scolaire gratuit à ceux qui en ont besoin, améliorer l’articulation école/collège, assurer une meilleure implication des parents dans la scolarité de leur enfant, garantir les acquis fondamentaux, épauler les enseignants, réaliser l’excellence scolaire sur tous les territoires. " (Ségolène dans Construire sa vie, 28 octobre 2006)

"Au bout de la faillite de l'école, il y a l'éclatement de la famille" affirme sarkozy. qu’elle est la relation de cause à effet ? Ceci est en contradiction avec la réalité "le phénomène semble particulièrement toucher les familles monoparentales, mais pas seulement. […]la mère souvent isolée, dépassée, un père absent physiquement et/ou psychiquement " (isabelle BUOT-BOUTTIER) tout ceci est du au stress, à l’éloignement du lieu de travail, à la désunion d’un couple, etc… Les parents devenant démissionnaires ou impuissants. Donc ce n’est pas la faillite de l'école qui est la cause de l'éclatement de la famille mais bien l’inverse. Par contre l’enchaînement énoncé par Ségolène répond à une juste analyse "tout se tient : emploi, sécurités, famille, école. Quand un maillon vient à manquer, c’est toute la chaîne qui est fragilisée. " Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006)

Sarkozy confie donc une mission, à l'ancien ministre Xavier Darcos, qui avec Luc Ferry, a totalement échoué à la tête du ministère de l'éducation nationale. il lui a demandé de réfléchir sur " amélioration nette et indiscutable de leurs conditions de travail, de leur statut social et de leurs revenus". Où est la rupture si on reprend les mêmes ? ? Dans son discours, quelques pistes qui constitueront des propositions futures, peuvent être décelés. Sarkozy assure que le "problème n'est pas technique, il est intellectuel et il est moral".Donc pas de moyens supplémentaires ? Ségolène a déjà fait des propositions, notamment " Un soutien scolaire gratuit " pourrait être assuré par des étudiants, "moyennant des points supplémentaires, la validation d’unités de valeur dans leur propre cursus. " Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006). Les sarkozystes vont-ils une fois encore reprendre une idée de Ségolène  et affirmer de manière outrancièrement mensongère qu’elle ne fait pas de proposition ?

Sarkozy promet de "revaloriser la carrière" des enseignants. Est-ce à dire de la manière qu’il envisageait dans un entretien au Figaro en février 2006 : Les "rémunérations (des enseignants) doivent être différenciées" souvenez-vous sarkozy se plaît à opposer le secteur public au secteur privé. Il va augmenter le budget de l’Education Nationale alors que son gouvernement et en particulier lui-même, comme ministre de l'économie, a retirer certains moyens mis à la disposition du grand service public national de l'éducation : suppression de plus de 120.000 postes ou emplois et de plus de 750 millions d'euros de crédits ? En fait et conformément à l’AGCS, il ambitionne de privatiser l'éducation nationale. Tout d’abord non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite ce qui corresponds à 125.000 postes d'enseignants pour les cinq prochaines années et ensuite une phase de démantèlement. : le libre choix du meilleur établissement, la diversification de l’enseignement public (à l’intérieur de chaque établissement et entre les établissements), le développement du privé (Discours de sarkozy le 1er décembre 2006 à Angers). Quels établissements s’implanteront dans des quartiers populaires, en dehors d’établissements confessionnels (ceci correspond à la politique communautariste de sarkozy). Cette idée d’autonomie des établissements d’enseignement il l’avait déjà évoqué le mercredi 22 février 2006.

Sarkozy propose "que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus. En clair, ceux qui voudront s'occuper des études surveillées ou faire du soutien scolaire dans leur établissement seront payés en heures supplémentaires, comme Ségolène s’était étonnée que des enseignants de l’école publique puissent faire du soutien scolaire rémunéré dans le secteur privé, au lieu de passer plus de temps dans leur établissement à aider les élèves en difficulté. Mais les enseignants sont-ils prêts à cette nouvelle école (de sarkozy), " managée " comme une entreprise (et on sait comment, en entreprise, les salariés sont priés d’accepter " volontairement " des heures supplémentaires). (J.-C. Carrière professeur émérite à l’Université de Toulouse-Lettres vice-président d’une association régionale de spécialistes (secondaire et supérieur))

Sarkozy affirme que dans l'éducation, les "pédagogues" et les libertaires de tout poil ont pris le pouvoir. Il est vrai que ce n’est pas pour plaire à Sarkozy qui est un liberticide en puissance. Mais est-ce à dire également que l'esprit critique qui remonte au siècle des Lumières n'aura plus aucun rapport avec le développement des savoirs modernes, selon sarkozy ?

……il ne faut pas se départir du doute ( Alain)….. clin d’œil à http://rowali.skyblog.com/

 

 

Le programme individualiste, communautariste et ultralibéral de Sarkozy est absolument inconciliable avec les valeurs de la République transmises par l'éducation nationale. Sarkozy fait de la calinothérapie un chef d'oeuvre d'imposture. Ce démagogue ne se préoccupe pas plus des professeurs que des ouvriers ...tout ce qu'il veut c'est devenir PRESIDENT. Il ne pense qu’à cela tous les jours et pas qu’en se rasant. Les problèmes des Français ce n’est pas son problème ! Sarkozy est un candidat qui utilise les moyens les plus odieux pour discréditer sa concurrente, qui utilise le mensonge comme moyen de propagande, à l’image de Goebbels. Ségoléne ne se livre à "aucune attaque personnelle" au cours de cette campagne électorale. Comme Ségolène il me semble préférable de juger "sur la réalité de leur bilan et sur les actes de ceux qui sont au pouvoir, et non pas sur leurs promesses trop tardives ou trop précipitées pour être vraiment honnêtes". (jeudi 4 janvier 2007)

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F
Bin, c'est plus l'Education National son truc !Juste un fournisseur de cours, alors…:-)
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G
Pour l'instant, "l'information" est dissimulée, comme "oubliée", par les grands médias. Lorsque Nicolas Sarkozy s'adresse aux enseignants pour leur faire des programmes, nous sommes en pleine indécence, mais comme d'habitude. En effet, son principal conseiller, M. Fillon, ne peut se permettre de donner la moindre leçon sur le sujet, ni sur le travail, alors qu'il est le responsable du plus grand plan social d'Etat que cette législature ait connue. En effet, plus de 30000 professeurs, diplômés, mais non-titulaires, employés par l'Education Nationale depuis, trois, cinq, ou quinze ans, ont été "virés", sans être licenciés, comme l'explique Isabelle, porte-parole d'un collectif de non-titulaires, que j'ai interviewé ici : http://www.vox-populi.net/article.php3?id_article=358Il s'agit d'un dossier explosif que les principaux médias refusent de traiter, parce que ce dossier ruine la crédibilité de M. Fillon et donc touche directement M. Sarkozy.
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L
Pourquoi je ne veux pas de l'école de sarko ?<br /> Pourquoi je crois que ségolène pourra faire avancer les choses dans ce domaine ?<br /> Quelle école voulons-nous ?<br /> http://educpol.over-blog.com/
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