le contrat première chance (CPC)

Publié le par jps

Aucune ressemblance entre le contrat première chance (CPC) et feu le contrat première embauche (CPE) précision importante au regard de l’inquiétude que soulevait cette proposition et dont Bruno Julliard, président de l'UNEF s’en ait fait le rapporteur auprès de Ségolène. La sociologue Dominique Méda a précisé le projet pour lever toute ambiguïté.

"Aujourd'hui les jeunes sans qualification ont un taux de chômage de 43% et occupent des emplois précaires, beaucoup à temps partiel subi et en intérim". Le contrat première chance (CPC) n'est pas un contrat précaire spécial jeunes. Le CPC se veut un "parcours" comprenant une période de remise à niveau et d'adaptation de trois mois, suivie d'un CDI classique ou d'un contrat en alternance (apprentissage ou professionnalisation). Il est destiné aux jeunes sortant chaque année de l'école sans qualification.

Ce projet est destiné à aider les jeunes sans qualification et en même temps à soutenir les PME et TPE sans que cela constitue des charges supplémentaires à la société ; C’est à dire que le CPC est "une réforme simple et claire qui sécurise le jeune pendant un an sur son salaire et la petite entreprise sur son salarié, pour ensuite déboucher sur un contrat à durée indéterminée". Ce dispositif est formalisé par une convention tripartite signée entre le jeune, la région et l'employeur, ce parcours donnera lieu à une exonération totale de la rémunération du jeune pour l'employeur pendant un an.

Il est destiné également au bénéfice des petites entreprises" (moins de vingt salariés) et "les entreprises qui connaissent des difficultés de recrutement", de très petites entreprises de moins de dix salariés, par exemple du BTP, de l'hôtellerie-restauration et du commerce

Pour éviter les effets d'aubaine, "les entreprises ne peuvent accueillir qu'un seul jeune", et "un délai d'un an doit être respecté entre deux entrées en contrat première chance". "En cas de rupture du contrat au bout d'une année" à l'initiative de l'employeur et en l'"absence de cause réelle et sérieuse, l'entreprise doit rembourser l'ensemble de l'aide" prévoit le rapport Méda.

Cette mesure est financée dans le cadre de la remise à plat des 65 milliards d'euros d'aide aux entreprises, est jugé "inférieur dans tous les cas à un milliard d'euros". Ce qui signifie que le coût en définitif est nul puisque c’est uniquement un redéploiement des aides existantes. Il n’a pas échappé à Ségolène que ces 65 milliards d'euros d'aide aux entreprises, profitent également aux grandes entreprises alors même que la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenue par des fonds de pension américains (chiffre 2004). De fait, une partie des aides vont aux actionnaires américains car ces mêmes sociétés dégageaient d’énormes bénéfices (+ 25% en 2005 et +17% en 2006). L’ordre juste économique c’est aider les entreprises qui en ont le plus besoin et considérant que ce sont des deniers publics faire en sorte qu’ils n’aillent participer à la hausse des dividendes à destinations des actionnaires étrangers.

Bruno Julliard, président de l'UNEF, a jugé "rassurantes" vendredi les explications fournies.

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