Petit comparatif

Publié le par jps

En matière économique avec sarkosy les riches deviennent plus riches et parallèlement les pauvres plus pauvres avec une paupérisation de la classe moyenne.

Sarkozy veut réduire de 4 points nos prélèvements obligatoires, ce qui correspond à 68 milliards d’euros aux Français et en même temps il veut réduire la dette publique ?  L’effet de ciseaux ! C’est économiquement impossible !!! Il est même contredit par son entourage : Pierre Méhaignerie, président de la commission des Finances et numéro 3 de l’UMP, a déclaré en février dans les couloirs de l’Assemblée nationale devant des journalistes : « On peut espérer gagner un point d’ici à la fin de la législature, dit Méhaignerie, pas plus. » (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-868237@51-823374,0.html) Sarkozy, aurait répliqué : « Méhaignerie aurait dû se taire. Ce centriste mou parle trop ! C’est vrai que ça va être difficile, et même quasi impossible, de faire, mais il ne fallait pas le dire. C’est toujours comme ça, une campagne : on promet pour être élu, et après on déçoit. Mais, en dopant la croissance, on peut arriver à tout financer. » (Canard Enchaîné du 21/02/2007).

Il n’est plus à démontrer que le bouclier fiscal ne profite qu’aux personnes les plus aisées.

Travailler plus pour gagner plus : Outre le fait que ce n’est pas le salarié qui décide mais l’employeur, il est impossible pour les familles monoparentales de plus en plus nombreuses de travailler plus car ce qu’elles gagneraient en plus elles le reverseraient à une gardienne ou ce serait au détriment de l’enfant de son éducation par leurs absences . Comment feraient les personnes âgées usées par le travail ? Les personnes qui sont malades, handicapées, qui ne peuvent travailler qu’à mi-temps ou ne peuvent travailler plus, elles ne peuvent être concernées par ce dispositif. Elles sont ignorées par sarkozy.

La TVA sociale qui consiste à financer une partie des dépenses de protection sociale (maladie, retraites…) non plus par des cotisations sociales assises sur les salaires, mais par une hausse des taux de la TVA. Bien sur que cela allége le coût du travail mais pas pour autant la compétitivité de l’entreprise c’est ce qui rend Alain Madelin, et Laurence Parizot, CEO du MEDEF, circonspects, pour ne pas dire plus. La TVA sociale renchérit le coût des produits importés en épargnant les produits exportés. Certains affirmeraient qu’elle agit, de fait,  comme une dévaluation. Le raisonnement est à tempérer car les produits importés seraient donc plus onéreux et ce surcoût serait répercuté sur le prix de vente du produit manufacturé. De plus à l’instar du Danemark les cotisations sociales ont été largement transférées sur la TVA (25%), cette augmentation des coûts a été tout naturellement compensée par des salaires plus élevés.  La TVA sociale est inéquitable car égalitaire contrairement à l’impôt sur le revenu qui est un impôt de quotité progressif. La TVA est un transfert de charges  qui touche uniformément les consommateurs à la place des entreprises et les consommateurs ayant de faibles revenus consomment proportionnellement plus de produits de première nécessité. Ils seraient donc les plus pénalisés. Les retraités, qui sont des consommateurs comme les autres, participeraient au financement de la protection sociale, alors que pour certains leurs pensions sont déjà insuffisantes.  La TVA sociale profiterait sans distinction à toutes les entreprises, alors même que certaines engrangent d’énormes profits et accroient considérablement les dividendes à leurs actionnaires.

 

Sarkozy comme Bayrou envisagent une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. « L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quant à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quelles que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte. Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation. » (Thomas Piketty est directeur d'études à l'EHESS)

Ségolène préfère cibler ses actions économiques en faveur des PME et des Tres Petites Entreprises (TPE), notamment en direction du commerce et de l’artisanat. Le coût est nul puis que ce serait un redéploiement des 65 milliards d’Euros d’aides accordées,  actuellement  et sans distinction, aux entreprises et cela aurait pour avantages de susciter l’emploi et l’esprit d’entreprendre.  C’est la cohérence économique. Ségolène souhaite donner la priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires. (4), conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation. (14) moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle.(15)

En matière sociale : avec sarkozy c’est la démission de l’Etat

Avec sarkozy, l’état va se concentrer sur ses missions régaliennes. Le social sera dévolu aux communautés cultuelles (mouvements religieux) considérées par sarkozy comme constituant un lien social. « Je suis convaincu que l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté ». (dans son livre La république, les religions, l’espérance). C’est très dangereux car c’est ainsi que le peuple palestinien s’est déchiré. Le gouvernement palestinien gangrené par la corruption ne pouvait subvenir aux besoins de première nécessité de ces administrés. Il a donc laissé le soin au Hamas d’assurer ses missions sociales ce qui n’a fait qu’accroître son influence. Est-ce ceci que nous voulons et qu’à terme les mouvements s’affrontent en France ?

Bayrou sur ce sujet est très approximatif et reprend souvent des dispositions qui sont déjà mise en application. Etonnant de vacuité ? exemple : aider les personnes handicapées à faire valoir leurs droits : à l’école, auprès de l’administration, dans l’accès à l’emploi,... Ce n’est autre que la loi du 11 février 2005 ? ou alors, il faut qu’il explique, qu’il soit plus précis

Ségolène veut maintenir la solidarité mais sur le mode donnant-donnant : « Je ne veux pas non plus d'une France de l'assistanat, je veux qu'avec chaque droit nouveau, il y ait une obligation nouvelle et que les droits et les devoirs soient les mêmes pour tous, que les puissants ne puissent pas s'en affranchir. » (Ségolène à Lézignan-Corbières le 7 avril 07 )

Dans le domaine de la santé :  avec sarkozy c’est marche ou crève

Soit tu travailles plus pour gagner plus et ceci te permet de payer le forfait santé ou ta mutuelle soit tu crèves.

 

Dès 2001, dans son livre Libre : sarkozy ecrivait « Je crois utile qu’un système de franchise soit mis en place comme pour tout processus d’assurance. Ainsi les 500 premiers francs (76,22 €) de dépenses de santé annuelles des assurés sociaux ne seraient pas  remboursées afin de responsabiliser ceux-ci ». Sarkozy suggère un système avec quatre franchises: «Les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments […], les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l’hospitalisation [car] je ne considère pas que le forfait hospitalier soit une franchise.». Ce système prendra la forme d’un «compte annuel» comportant ces quatre éléments dont les premiers euros ne seront pas remboursés par la «Sécu».  Fin janvier, Le Monde, Le Canard et La Tribune citent le chiffre de 100 € « qui circule à l’UMP ». Une note de la Direction de la sécurité sociale (Ministère de Xavier Bertrand) précise que dans ce cas ce sont 25% ( !) des assurés qui ne bénéficieraient plus d’aucun remboursement. Période électorale oblige, sarkozy parle de quelques Euros. Il précise « l’assurance-maladie est équilibrée, on baisse la franchise; si l’assurance-maladie n’est pas équilibrée, on augmente la franchise.» Outre le fait que l’application de ce projet de forfait de sarkozy aurait pour effet de ne plus rembourser, par la sécurité sociale, 25% de la population, chaque année (tout en continuant à cotiser), Ceci "pourrait fragiliser l’adhésion à l’assurance-maladie obligatoire " et justifier une gestion dévolue entièrement aux assurances privées. Cette proposition est socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique. Chaque augmentation des honoraires médicaux sera supportée par l’assuré. Ceux qui seront dans l’impossibilité de payer ou d’adhérer à une mutuelle santé en pâtiront et les maladies pandémiques y trouveront un terrain favorable, ce qui sera préjudiciable à tous.

Ségolène souhaite  responsabiliser les patients et mettre fin aux comportements consuméristes de ces derniers pour autant elle milite en faveur d’une santé pour tous. Elle veut  mettre en œuvre un grand plan de prévention et de recherche des maladies graves (cancer, SIDA, Alzheimer, maladies orphelines).( 36), assurer de façon pérenne le financement de l’hôpital public, de manière à lui permettre de faire face à toutes ses missions en veillant à l’égalité territoriale d’accès aux soins.(37),  créer des dispensaires, notamment dans les zones rurales.(38), mettre en œuvre une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par semestre. Contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans.(39), renforcer les moyens de la médecine scolaire et universitaire, et de la médecine du travail. (40), réaffirmer le droit à la CMU et sanctionner les refus de soins.(41), adapter les conditions d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH) aux maladies évolutives à diagnostic incertain. (42), mettre en œuvre une politique de lutte contre l’obésité, fondée sur une détection précoce et des actions sur la qualité de l’alimentation. (43), rétablir les moyens supprimés par la droite pour les soins aux étrangers en situation irrégulière, pour des raisons de dignité et de santé publique.(44), négocier avec les partenaires sociaux le renforcement de l’indépendance de la médecine du travail.(45) et défendre l’accès aux soins des malades dans les pays en développement, par la promotion de médicaments génériques moins coûteux.(46)

Relations internationales tendues et risquées

 

"Sarkozy est incapable d’admettre un avis différent du sien." (François Goulard, Le Parisien, 20/11/2006) les discussions internationales ne vont pas être faciles d’autant que sarkozy a une vision manichéenne du monde « tu es avec lui ou contre lui » Dupont-Aignant et Azouz Begag peuvent en témoigner. Le plus abject est cette phrase : « Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher. » Nicolas Sarkozy cité dans la Tragédie du Président, Franz-Olivier Giesbert, 2006 (A propos des manipulations de l’affaire Clearstream). Cette phrase fait penser au sort qu’a réservé Hitler aux opposants qui ont manqué l’attentat fomenté contre lui. Son arrogance et son mépris de toute critique ou objection, son simplisme intellectuel, ses insultes, ses mensonges récurrents, sa méconnaissance des dossiers sur toutes les questions économiques et sociales, son aplomb pour affirmer des chiffres qu’il sait faux ou trafiqués sont dangereux pour  l’instruction d’affaires complexes et il est impossible de préjuger de son comportement ou de le canaliser. Que fera t-il en cas de crise importante ? Il ne faut pas lui confier le « bouton » nucléaire, c’est trop dangereux. De plus, son atlantisme exacerbé nous mènerait à des guerres, pour suivre les velléités de Bush ou autres compères.

Ségolène est à l’écoute. Elle a déclaré n'avoir aucun ennemi en politique - seulement des adversaires avec qui elle entend garder un "certain niveau" de débat,"l'insulte n'a(vait) pas sa place dans une campagne présidentielle"."il faut savoir tenir ses nerfs" "un adversaire politique n'est pas un ennemi, c'est un partenaire du débat démocratique", a-t-elle fait valoir. "Mes ennemis, c'est le chômage, la précarité, les injustices, l'échec scolaire, (la situation des) travailleurs pauvres, la faiblesse de l'Europe, les délocalisations".(1er avril sur europe1)

C’est Sarkozy que vous voulez comme président ? Pour qu’ensuite Sarkozy  prononce son expression favorite: «Je les ai tous niqués».

Remarque : Les numéros correspondent à ceux du pacte présidentiel de Ségolène

Publié dans presidentielles 2007

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