Quelques-unes des réponses de Ségolène à la Ligue des Droits de l’Homme sur les libertés

Publié le par jps

Les lois des 18 mars 2003, 21 mars 2006, 31 mars 2006 ainsi que la loi adoptée le 22 février 2007 sur la prévention de la délinquance traduisent la frénésie législative de la droite en matière pénale. L’abrogation automatique de certaines mesures, au moment de l’alternance, ce n’est pas une méthode à laquelle j’adhère. Avant de prendre une décision concernant ces lois, qui par ailleurs ont une portée différente sur les libertés individuelles, je souhaite examiner scrupuleusement toutes les dispositions qui portent une atteinte aux droits de l’Homme et aux libertés. Je prendrai ensuite toutes les orientations qui s’imposeront au regard de ces principes fondamentaux.

Au sujet d’une éventuelle  la création d'une autorité indépendante dotée d'un pouvoir d'autorisation des utilisations gouvernementales, administratives et privées des technologies informatiques, de la biométrie, des nano-technologies et de la videosurveillance au regard de leurs incidences sur les libertés et droits fondamentaux.

La réponse de Ségolène est : Je suis comme vous sensible aux dangers que certaines technologies mal maitrisées font peser sur les libertés. Je considère qu’un débat citoyen sur l’équilibre entre les exigences de sécurité et le risque de l’utilisation de ces nouvelles méthodes devra être conduit. Je me déterminerai, en matière de régulation de ces technologies, à partir de la volonté de la préservation des libertés et de l’efficacité au service des citoyens.

En ce qui concerne  une réorientation de l’organisation et des fonctions de la police et à une lutte efficace contre les violences policières ?

J’ai souvent dit que je souhaitais instaurer un ordre juste, fait de la compréhension par chacun de ses droits et de ses devoirs. Les violences doivent être réprimées et je veux rétablir l’apprentissage de la civilité dès le plus jeune âge. Les forces de police doivent être respectées dans le cadre de leurs missions. Elles seront d’autant plus respectées qu’elles seront elles-mêmes respectueuses du droit et des citoyens. Je serai sans indulgence pour les brutalités policières.

Dans le pacte présidentiel que je propose aux Français, je veux créer une nouvelle police de quartier pour mieux assurer la sécurité quotidienne :

-en procédant à une répartition plus juste des effectifs, en donnant la priorité aux renforcements quantitatifs et qualitatifs des zones sensibles ;

-en affectant des policiers expérimentés, bénéficiant d’une réelle différenciation de rémunération, dans les secteurs plus difficiles (avantages de carrières, aides au logement, etc.).

Je veux également aider les victimes :

-en facilitant et modernisant le dépôt de plainte pour briser la loi du silence :

amélioration de l’accueil dans les commissariats par la mise en place de travailleurs sociaux de la police nationale, possibilité de déposer plainte via internet ;

-en mettant un avocat à la disposition des victimes de violences graves dans l’heure suivant le dépôt de plainte.

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