Petit recensement des différences

Publié le par jps

Bayrou c’est la précarité du contrat de travail – Ségolène c’est l’assurance

Bayrou reprend globalement le diagnostic et les propositions sarkozy. Bayrou a confirmé qu’il ne souhaitait pas supprimer le CNE et qu’il était favorable à un « CDI avec une période d’essai suffisante pour permettre de la souplesse ». Une  période d’essai plus longue équivaudrait  à instituer un CPE pour tous les salariés et une précarité accrue. Bayrou ne veut « pas que l’on impose le même contrat dans tous les secteurs afin de prendre en compte les spécificités de chaque type d’activité. D’où la nécessité d’une négociation branche par branche. »

Ségolène propose une hausse de tous les salaires et une progression des carrières de manière consensuelle avec les partenaires sociaux et s’est engagée à revaloriser le SMIC à 1500 euros brut le plus rapidement possible dans la législature. Le CDI constituera le socle des relations de travail et en toute logique elle prévoit de supprimer le CNE. 

Priorité aux PME et TPE pour Ségolène

La politique de l’emploi de Bayrou s’appuie sur des pratiques qui ont maintes fois montré leurs inefficacité et effet d’aubaine, à savoir  la baisse des cotisations patronales. Il compte les appliquer sur les heures supplémentaires (Cela ressemble beaucoup aux propositions de Sarkozy cela n’incitera nullement  à lutter contre le chomage et alourdira le déficit de la sécurité sociale)  et sur les « deux premiers emplois créés par une entreprise ». (ceci va encore aider les grandes entreprises qui distribuent des dividendes de plus en plus conséquents et dont la moitié du CAC 40 appartiennent aux fonds de pensions américains : les deniers publics aux USA !)

 

Avec Ségolène « , l’Etat sera fort, il sera juste, il sera à sa place, il aidera les entreprises qui créent et qui avancent, il réconciliera la France avec les vrais entrepreneurs, ceux que nous aiderons. » Il n’est pas question de continuer à subventionner en revanche « ceux qui empochent des fonds publics et qui profitent des effets d’aubaine, ou qui ne donnent pas en retour les créations d’emploi qu’appelle l’investissement public dans ces entreprises. » Ségolène entend ardemment réconcilier la France avec les vrais entrepreneurs. L’inventivité des entrepreneurs doit être reconnue, mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l’honneur. » (émission France Europe Express, 17 mars 2007). Avec les entreprises se sera une relation donnant-donnant. Ségolène propose, de conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels ; et d’obtenir le remboursement en cas de délocalisation. Son action ira prioritairement aux PME et Très petites entreprises, aux commerçants et aux artisans car elles ont un potentiel énorme d’emploi et certaines sont dans la difficulté. (proposition n°3 du pacte présidentiel : Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics.)

Réalisme budgétaire de Ségolène

 

 

Bayrou propose d’inscrire dans la Constitution l’interdiction pour tout gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement. Ceci est politiquement stupide. La loi de finances est en quelque sorte que du prévisionnel et si en réalité ce principe n’est pas respecté ? Le résultat étant à posteriori, comment sanctionner ? C’est la démonstration de l’inconséquence de Bayrou. La stricte orthodoxie budgétaire nuirait à la croissance car une réduction de la dette brutale ne se ferait qu’au détriment des consommateurs et de l’investissement productif.

Ségolène est plus pragmatique et réaliste en échelonnant dans la législature une baisse de la dette publique. (dette publique réduite de 64,6 % à 60% en 2012,  au minimum prélèvements obligatoires stabilisés au niveau de 2006 (44 % du PIB). Une dépense publique maîtrisée, en évolution de 1,8% par an, inférieure à la croissance du PIB.  « Je veux réduire le train de vie de l'Etat et tirer les conséquences au niveau national du renforcement des compétences au niveau local: mon gouvernement sera donc resserré. J'ai dit qu'un euro dépensé serait un euro utile. Réformer l'Etat, c'est avant tout répartir plus clairement les niveaux de compétences pour éviter les gaspillages. Quant au choix des ministres, c'est le critère de la compétence et de l'efficacité qui sera déterminant. Aucun ne sera logé aux frais de la République » (Le Journal du Dimanche 15 avril 2007)

Pour Bayrou, la protection sociale ? Connais pas !

Bayrou reste évanescent sur la gravité de la situation de l’hôpital public ou sur l’importance de la montée en puissance de la dépendance liée au vieillissement attendu de la population. D’une manière générale, il mésestime l’ampleur de l’urgence sociale et sanitaire. Il traduit une méconnaissance de la réalité sociale 

Ségolène «souhaite mettre en oeuvre une politique de santé publique notamment axée sur la création d’une nouvelle génération de dispensaires en milieu rural et dans les quartiers urbains sensibles » (Discours de Villepinte, 11 février 2007 ). Sa politique sanitaire et sociale s’appuiera  sur les médecins généralistes (Interview au Généraliste, février 2007), Elle consistera à mettre l’accent sur la santé au travail (Discours de Rodez, 12 mai 2006 )  et à pour objectif de régler la crise de l’hôpital public (RTL, 7 juin 2006 )

Publié dans poly-tics

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Y
Je veux pas être méchant. Mais la phrase Bayrou-Précarité et Ségolène-Assurance me fait bien rire. Je suppose que tu parles des assurances chômages que les honnêtes gens qui bossent vont continuer à payer pour ceux qui glandent rien ?
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