Maintenant, à la barre

Publié le par jps

Cette femme a une vision très moderne de la France. Elle a su notamment concilier les valeurs de gauche avec l’exigence de sécurité. Elle a redoré la démocratie. Femme de paroles qui est contre le cumul des mandats et se l’applique à elle-même en ne briguant pas un mandat législatif, ni municipal (Monteboug ne peut pas en dire autant). Femme qui met en adéquation ses paroles avec ses actes. Femme de caractère dont a besoin le PS pour sortir d’un consensus mou, n’offrant aucune alternative crédible. Femme aux idées novatrices. Aux grands damnes des édiles, la proposition d’instaurer des contre pouvoir face aux potentats locaux, aux petites souverainetés territoriales avait reçu, pendant la campagne présidentielle, un écho favorable. L'authenticité et la franchise la caractérisent. Femme d’envergure qui gagnerait à moins faire état de sa condition féminine, à surfer sur les avantages certains de la gynarchie au lieu de se plaindre d’une misogynie non moins certaine.

Personnage politique, libre, qui refuse de s’enfermer dans un quelconque dogme. Personnage politique qui n'a pas une image d'apparatchik. Personnage politique soucieux des deniers publics, bonne gestionnaire. Personnage politique pragmatique dont pourtant les excès de cette qualité deviennent parfois un défaut. Pourquoi tant d’empressement à vouloir Bayrou comme premier ministre ? S’il vous plaît, plus que les hommes, les idées. Personnage politique de convictions qui s’est néanmoins déjugé en appelant à voter pour le Traité Européen modifié, sans passer par la voie référendaire.

Icône iconoclaste diabolisée. Sujet de perpétuels bashing. Parfois justifiés : Meetings aux apparences trop évangéliste, référence biblique. Souvent infondés : Les amis précieux sont plus à redouter : préservez-m'en ! Et quant aux ennemis, je m'en charge… Phrase qui sied à Ségolène : Dés les primaires les strauss-Kahniens (habitués aux cassettes) et les Fabusiens (misogynie : " elle devrait apprendre ses fiches de cuisine ") ont excellé dans les coups bas. Ces remarques désobligeantes ont ensuite été reprise avec virulence par les sarkosystes. Bien entendu, il s’ensuit que DSK et Fabius ont très mal vécu la victoire de Ségolène lors de cette investiture et Ségolène, de toute évidence, n’a guère été soutenue par l'appareil PS. Quel parcours d’obstacles en interne ! Tout d’abord, il lui a été imposé un projet socialiste qui était déjà un vaste foutoir sans cohérence fruit d'un compromis entre courants du PS qu’il a fallu qu’elle s’en exonère (mais pas trop) en perdant du temps à expliquer pourquoi elle s’en écartait. Jospin n’a pas ménagé ses critiques. Rocard et Kouchner faisant une déclaration déstabilisante avant le premier tour en prônant un rapprochement avec Bayrou. Au demeurant, beaucoup lui reconnaissaient d’indéniables capacités cognitives et de rassemblement . A l’appui de sa candidature à la direction du PS, Ségoléne précise : "  Ce qui compte, c'est le contenu. Et il faut que les socialistes soient fraternels les uns avec les autres quelle que soit la densité des débats, qui doivent être utiles à la France. "

 

Malgré sa défaite aux dernière présidentielle, elle n’a pas démérité. Preuve de sa force de caractère face aux insanités. Son score témoigne de sa légitimité à postuler la direction du PS. Ségolène Royal (pour une première participation) a obtenu un score équivalent ou supérieur à Mitterrand au premier tour d'une élection présidentielle puisqu'elle a capitalisé plus de 9 millions de voix. Bien au-delà de lionel Jospin (le démissionnaire qui n’ambitionnait qu’à revenir au premier plan de la politique. (voir au bas de ce post). Ces épreuves l’ont fait mûrir. Elle représente l’espoir malgré les cris d'orfraie de quelques petits éléphanteaux (Benoit Hamon, cambadellis, etc…) qui singent les pachydermes (DSK, Fabius,etc…).

Ci-dessous ses facultés à déstabiliser sarkozy ne sont plus à démontrer mais les médias se sont bien gardés de communiquer en ce sens.

Au demeurant sa rigueur, à la limite à une certaine rigidité, est un atout car ce trait de caractère lui sera fort utile pour remettre de l’ordre dans un PS en pleine déconfiture, dont certains (DSK, Kouchner, Amara, etc…) sont passés du compromis à la compromission. Ségolène, personne intègre (on ne peut en dire autant de certains du PS) qui ne peut être incriminée d’attaques personnelles, combattant plutôt les idées que les hommes. Continuellement sur le terrain, avec les sans abris, ceux qui luttent contre la culture OGM, etc… Courageuse, volontaire, elle s’exprime (alors que les autres se muent dans le silence) sur l’actualité (visite de Khadafi) et les préoccupations quotidiennes des Français (pouvoir d'achat, emploi, etc…) en donnant ses lignes politiques directrices axées sur l’économie au service de l’homme, et non l’inverse.

Il est temps que le PS se mette en ordre de marche et ne pas réitérer les erreurs de Hollande. Dés à présent les prétendants aux responsabilités du PS doivent se faire connaître. Le retard lors de la dernière présidentielle a été source d’impréparation, d’improvisation et Ségolène ne souhaite plus que le ou la futur candidat(e) se retrouve en pareille situation en 2012. Monsieur B. Délanoé cessez les hypocrisies et annoncez vos intentions. Bien que vous soyez apparemment un bon Maire de Paris, il est difficile de vous accorder quelques faveurs. Méfions-nous des candidats adoubés par l’Elysée et vos affinités jospiniennes ne sont pas de bons augures. Ségolène a l’honnêteté d'être clair sur ses intentions et en réponse Cambadelis veut sauver une place chaude pour DSK et M. Bartolone le censeur invétéré, au profit de Fabius.

2ème r tour

2007 Ségolène ROYAL 16 790 440 voix soit 46,94 %

2002 gauche non présente

1995 Lionel Jospin 14 180 644 voix soit 47,36 %

1988 François Mitterrand 16 704 279 voix soit 54,02 %

1981 François Mitterrand 15 708 262 voix soit 51,7 %


1er tour


2007 Ségolène ROYAL 9 500 112 voix soit 25,87 %

2002 Lionel Jospin 4 610 113 voix soit 16,18 %

1995 Lionel Jospin 7 098 191 voix soit 23,30 %

1988 François Mitterrand 10 381 322 voix soit 34,11 %

1981 François Mitterrand 7 505 960 voix soit 25,85 %

Publié dans Ségolène

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B
Franchement, à lire tout ça, les bras m\\\'en tombent... Il y a quelques vérités dans ce portrait, mais aussi toute une partie de propagande, ou alors d\\\'aveuglement grave. Sortir un sondage internet du site du nouvel observateur, qui a constamment été favorable à la candidate socialiste, pour illustrer la victoire de celle-ci sur Sarkozy lors du grand débat !...Elle accroit sa défaite ce soir là, elle m\\\'a fait honte... Je la soutenais depuis des semaines, mais là j\\\'ai su que nous avions perdu. J\\\'ai tout de même voté pour elle. Entre son ton agressif, sa fausse saine colère (surtout en racontant des demi-vérités sur les handicapés), son début calamiteux et démagogique sur une policière violée, ses errements avec aplomb sur le nucléaire... Ensuite, sur l\\\'interprétation des résultats... Ridicule. Se concentrer sur le nombre de voix pour oublier le pourcentage est une manipulation de lycéen. Jamais il n\\\'y avait eu un tel écart entre le candidat de droite et de gauche, c\\\'est une défaite très grave (encore plus en nombre de voix, il manque quelques millions). Et jamais si peu d\\\'adhésion chez les votants à gauche;Au premier tour, pire encore. Malgré le vote utile, elle fait aussi bien que Jospin additionné de Taubira et Chevènement. Elle a fait fuir, pas seule certes, vers Bayrou, puis vers Sarkozy au second tour. D\\\'ailleurs aux législatives, le PS fait mieux au premier comme au second tour !! Donc ce n\\\'est pas le parti en soi qui a le plus pesé négativement.Donc on est prêt à l\\\'écouter, mais pas sur ce ton là.
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K
Je souscris tout à fait aux idées-force de ce billet. Point d'emportement, mais des convictions. C'est tout à fait ce que j'ai soutenu pendant et après la campagne présidentielle. Serait-ce un hasard que Ségolène Royal a été plébiscité dans les quartiers "sensibles"  ?... Elle avait tout à fait raison de dire que les familles devaient être remises "au carré". Sa conception n'a rien à voir avec le gros bâton de Sarko... L'autorité (auctoritas) doit être entendue plus comme exemple et charisme - modèle - que comme force brutale (les "BAC" en sont le parangon, au mépris même du code de déontologie : on ne frappe pas les prévenus... en fait, ils ne font que ça, aggravé pas des insultes racistes... mais puisque le "petit" chef est raciste, pourquoi se gêner). Ce n'est pas Mai 68 qui a déchiré les vraies valeurs mais l'ultra-libéralisme. Ségolène Royal se vautrerait-elle dans le luxe comme un Sarko ? J'en doute. Lui, se réclame de la "civilisation" chrétienne qu'il conchie, elle prend des références évangéliques, que perso, j'approuve. Parce que cela fait partie, avec d'autres références, des valeurs auxquelles je crois.
Lui, ses seules valeurs sont celles du COUAC/40 ou comment aider ses petits copains à pouilleder la "Maison France" !
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K
votre emportement vous fait oubliez qu au ps d autre ont évoqué leur souhait de féderer le parti et au déla ...je pense à Julien  Dray....
 
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J
BRAVO !
jf.
 
 
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