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sarkozy communautariste religieux- secte preuve

Dimanche 22 octobre 2006

En août 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances rencontre l'acteur américain Tom Criuse représentant et prosélyte de la Scientologie.

Sarkozy se défend d’avoir abordé le sujet de la scientologie lors de cet entretien. Pourtant dans une conférence de presse donnée à Paris, l'acteur a contredit le ministre de l'Intérieur sur leur rencontre du 30 août. L’américain en évoquant son passage éclair à Bercy a déclaré. "Nous avons parlé de tout, de scientologie, de cinéma, de vie familiale",

Dans "La République, les religions, la République, l'espérance". Son dernier chapitre porte en effet sur les sectes, envers qui Nicolas Sarkozy se montre plus que clément envers les sectes. Il invite même à la reconnaissance des "nouveaux mouvements spirituels".

Par jps
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Vendredi 12 janvier 2007

La remise en cause du modèle laïque français par sarkozy me paraît, par ses conséquences, aussi dangereuse que son atlantisme et son ultralibéralisme

La lecture de son livre La république, les religions, l’espérance est source d’enseignement sur Sarkozy dans lequel il écrit " Je suis convaincu que l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté […] on aurait tort de cantonner le rôle de l’église aux seuls aspects spirituels […] À mon sens, il est aussi important d’ouvrir des lieux de culte dans les grandes zones urbaines que d’inaugurer des salles de sport [...] Je pense donc utile que soit créée une grande mosquée dans celles de nos grandes villes qui en sont dépourvues. […] On ne peut pas éduquer les jeunes en s’appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines […]. La dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu’elle procède d’une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu’elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain. […] On peut faire évoluer le texte.( la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des églises et de l’État.) Il restera notamment une question à régler, qui n’est pas conjoncturelle, qui n’est pas anecdotique : c’est celle du financement des grandes religions de France… "

" Le président de l’UMP plaide donc pour une transformation radicale des relations entre les églises et l’État et un retour en force des religions dans les affaires publiques comme substitut à l’état-providence, comme légitimation du retour de l’ordre moral, comme garant de la bonne éducation des jeunes. […] Voilà qui donne du crédit "à l’hypothèse évoquée lors d’une émission 90 minutes de Canal + selon laquelle le " premier passage " au Ministère de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy aurait abouti à une baisse de la surveillance de la scientologie et à la mise à l’écart d’un policier en charge du dossier…" (1)

Si la France est laïque c’est d’abord parce qu’elle fut le pays des guerres de Religion " (2). La religion est une affaire totalement privée, comme Victor Hugo – 1850 " Je veux l’Église chez elle et l’État chez lui " afin de ne pas retomber dans les velléités religieuses. " La délégation aux prêtres, aux imams et aux pasteurs du maintien de la concorde dans les quartiers " (3) est dangereuse car " Toute religion porte en elle une propension à l'intolérance. Parce qu'elle vise la recherche d'un Absolu, elle est toujours en danger d'absolutiser ses propres convictions. " (4)

Cette société, que nous propose sarkozy, " enterre le gaullisme autant que l’héritage laïque et républicain " comme le dit si justement Pierre Bayard. Dans nos hôpitaux les musulmanes pourraient exiger d’être soignées que par des femmes. Le droit à l’avortement serait plus que jamais menacé. Le débat sur l’euthanasie serait aux oubliettes. Si c’est Dieu qui décide le moment de la mort, comment les catholiques peuvent-ils s’opposer à l’euthanasie et parallèlement accepter l’acharnement thérapeutique ou le maintien artificiellement en vie d’une personne ? Où est la cohérence ?

Cette société, que veut instaurer sarkozy, favoriserait l’émergence, la prolifération et la promotion des sectes. En août 2004, sarkozy, alors ministre des finances rencontre l'acteur américain Tom Criuse représentant et prosélyte de la Scientologie. Sarkozy se défend d’avoir abordé le sujet de la scientologie lors de cet entretien. Pourtant dans une conférence de presse donnée à Paris, l'acteur a contredit le ministre de l'Intérieur sur leur rencontre du 30 août. L’américain en évoquant son passage éclair à Bercy a déclaré. "Nous avons parlé de tout, de scientologie, de cinéma, de vie familiale", Dans "La République, les religions, la République, l'espérance". Son dernier chapitre porte en effet sur les sectes, envers qui sarkozy se montre plus que clément. Il invite même à la reconnaissance des "nouveaux mouvements spirituels".

Sarkosy n’a t-il pas dit qu’il n’y a qu’une chose qui le différencie de Bush c’est que lui a été élu 2 fois aux plus hautes fonctions. Outre le fait que cette réponse prouve qu’il est obnubilé par ce poste de président de la République mais en plus elle illustre la dangerosité du personnage

Souvenons-nous, comme nous invite Pierre Bayard, " de la situation de cette américaine de 41 ans, plongée depuis plus de 15 ans dans un coma végétatif, et qui était devenue le symbole d’une bataille juridique et politique entre partisans et adversaires de l’euthanasie. George Bush avait alors clairement choisi son camp en promulguant d’urgence, en mars 2005, une loi votée spécialement par le parlement et autorisant la justice fédérale à faire réalimenter la jeune femme. "

Pourquoi vouloir modifier la loi de 1905 alors même que celle-ci énonce en son article 1que "  La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public ". La laïcité protège la pluralité religieuse. Elle n'a pas vocation à supplanter les croyances, mais au contraire de favoriser les diversités religieuses pour permettre à chacun une liberté de pratique de sa religion et de penser. La laïcité concerne tous les citoyens, croyants, athées ou agnostiques. Pourquoi les religions bénéficieraient-elles d’un traitement de faveur par rapport à l’athéisme ? Pourquoi ne pas financer aussi les associations philosophiques, la libre pensée, les loges maçonniques, etc… ?

Les sarkozystes estiment que l’Etat doit se limiter aux missions régaliennes mais alors pourquoi intervenir dans ce domaine d'autant que l’État est incompétent en matière de doctrine religieuse " La religion n’est pas l’élément constitutif primordial du lien social dans la société politique […]Elle ( la laïcité) est la réponse à cette question : Comment faire vivre ensemble, dans une même société politique, des gens qui ne sont pas d’accord sur le fond des choses et le sens de la vie ? (Jean Peyrot).

C’est pourquoi la laïcité est un rempart au retour des guerres de religion. La solution :  " il s’agit de défendre l’instruction publique contre tout pouvoir " comme le préconise Condorcet. Mais il ajoute que " pour que l’instruction publique soit bien conseillée, il faudrait que les élus aient été préalablement formés par l’instruction publique qu’il s’agit justement d’instaurer. ". A cet égard s’agissant de sarkozy on peut légitimement s’interroger. Ceci explique peut être le fait que sarkozy n’ait obtenu aucun diplôme à l’IEP de Paris et qu’il ait eu besoin de conseil du Prince Tahal de Jordanie, oncle du roi Abdallah II " Et je me suis permis de lui (à sarhozy) conseiller de ne pas employer le mot "laïc" et de lui préférer le terme de "société civile". Car "laïc" signifie athée pour un musulman, ce qui pousse d’autant les jeunes à se tourner vers les "sorciers" qui dévoient la religion. Tandis que la "société civile " fait appel à des droits mais aussi à des obligations " ( L’Express du 17/11/2005, cité par " Rivarol ", 2/12/2005).

Paradoxalement, et par humour, je terminerai par "C'est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l'esclavage" (Epître de Paul aux Galates, ch 5, v 1).

(1 ) Pierre Bayard l'apologie du modèle communautariste religieux

(2) Charles Coutel, Professeur à l’université d’Artois, Doyen de la faculté de Droit de Douai, Centre Ethique et Procédures (Douai) dans " Considérations sur la République et l’idéal laïque. ".

(3) Pierre Bayard l'apologie du modèle communautariste religieux

(4) Gérard Delteil, dans son article "Dieu serait-il laïque?

Par jps
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Dimanche 28 janvier 2007

Sarkozy "homme providentiel" qui "promet tout" (et "ne tiendra rien"). Sarkozy à l écouter parler, il entend tout, voit tout, comprend tout, sait tout. (il n’a pas besoin d’écouter le peuple !)

Voici pourquoi, c’est édifiant ! Ecoutez sur http://podcast.blog.lemonde.fr/2006/05/03/2006_05_les_vedettes_am/, l’humoriste Gérald Dahan imitant… sarkozy et taillant un costard à Bayrou.  La présence de Dahan à ce meeting de sarkozy prouve les accointances entre sarkozy et Dahan (CQFD).  Et après le grand discours, vous entendrez les paroles d'une chanson pour le moins déconcertantes : un parallèle est fait entre Sarkozy et …Jésus Christ ! Sarkozy consacré en nouveau messie ! le Cavalerie Berlusconi http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=europe/20060403.OBS2798.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/ à l'approche des législatives, se comparait également à Jésus-Christ.

Etonnant de faire référence à Jésus quand en août 2004, sarkozy, alors ministre des finances rencontre l'acteur américain Tom Criuse représentant et prosélyte de la Scientologie. Dans "La République, les religions, la République, l'espérance"livre de sarkozy , son dernier chapitre porte en effet sur les sectes, envers qui sarkozy se montre plus que clément. Il invite même à la reconnaissance des "nouveaux mouvements spirituels". Mais " Toute religion porte en elle une propension à l'intolérance. Parce qu'elle vise la recherche d'un Absolu, elle est toujours en danger d'absolutiser ses propres convictions. " (Gérard Delteil, dans son article "Dieu serait-il laïque?)

Par jps
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Samedi 19 janvier 2008

A Rome, le 20 décembre 2007 lors de son allocution dans la salle de la signature du Palais de Latran, sarkozy aborde le thème de la laïcité en appelant à l’avènement d’une "laïcité positive " qui sache "veiller à la liberté de pensée ", mais qui "assume également les racines chrétiennes " de la France. La laïcité ne saurait être polysémique. Pourtant, c’est ce que tente de nous faire croire sarkozy en affublant ce terme de l’adjectif positif, comme il le fait à toutes les sauces, conformément à sa vision manichéenne. Il ajoute "la laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû." La laïcité et l’indivisibilité sont-elles parfois des notions dichotomiques ? Souhaite-t-il amender l’article 1 de notre constitution qui stipule que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale… " ? Ne s’appuie-t-il pas plutôt sur le préambule de notre constitution qui "proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789 " et dont justement reconnaît les droits de l'Homme et du Citoyen "en présence et sous les auspices de l'Etre suprême ". Ceci me paraît contradictoire avec l’article 1 de notre constitution, mais arrange sarkozy. Il est à remarquer qu’il n’est pas indiqué de quel " Etre Suprême " il s’agit, donc aucune distinction religieuse n’aurait en l’espèce de sens. Au surplus, la pluralité est admise par l’article 10 de cette déclaration qui indique que : " Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. "

Sarkozy tente, le 17 janvier 2007, lors de la cérémonie de vœux aux représentants des autorités religieuses, de rectifier ses propos au sujet de son attachement au principe de laïcité en tant que "respect de toutes les croyances et non un combat contre les religions". Malheureusement, il retombe dans ses travers en opposant ceux qui sont pour, de ceux qui sont contre toutes formes de religions.

En fait, je ne suis pas certain que ce soit fortuit mais plutôt délibéré, suivant une certaine stratégie consistant à créer plus de divisions au sein de la population, non seulement entre croyants mais également entre laïcs et croyants. Ainsi ils seront plus préoccupés à s’entre-déchirer et Sarkozy pourra ainsi régner en toute quiétude. Il existe un risque de surenchère avec les Nouvelles religions et les sectes, que sarkozy souhaite en faciliter l’émergence. Le défaut de toute religion est de se croire détentrice de la vérité universelle. Germe de dispositions discriminatoires "les left-behind " (si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous) terrains favorables aux conflits futurs car ses pratiquants ne se satisfont plus de la sphère privée, d’autant que sarkozy leur offre de plus en plus des possibilités d’ingérence dans la sphère publique, alors même que les religieux eux-mêmes n’acceptent pas que l’on s’occupe de leurs affaires. Sarkozy veut faire entrer au Conseil économique et social les représentants des différents courants religieux. A quand la scientologie au conseil économique et social ?

Les religions investissent, de plus en plus, nos sociétés du fait du désinvestissement de l’état au profit des intérêts économiques, laissant en jachères le social. Le désengagement de l’état, qui se recentre dans ses missions régaliennes, laisse le champ libre aux pouvoirs économiques et concomitamment les plus démunis en déshérence embrassent les religions qui comblent ce vide pour redonner de l’espérance (chimérique) et reconstituer du lien social. Sarkozy croit-il s’assurer la paix sociale car la plupart des mouvements religieux érigent en préceptes le renoncement, l’abnégation, l’acceptation de sa situation, voir de la souffrance, comme condition à l’accès aux paradis tuant ainsi dans l’oeuf toutes idées de révoltes. C’est pourquoi à Ryad, le 4 janvier 08, sarkozy dit " Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère ". On n'est plus loin de l'appel aux imams pour faire régner le calme dans les cités. L’histoire et même l’actualité nous en apportent, parfois, la preuve du contraire. Les mouvements religieux sont considérés par sarkozy comme le ciment de nouveau liens sociaux, cependant celui-ci sera fragmentaire, avec le risque, alimenté par les fanatiques religieux, de retomber dans l’ère de l’inquisition avec son lot d’"infidèles" et d’"hérétiques" vouées aux gémonies, avec la quasi-certitude d’une société rétrograde machiste au détriment des homosexuel(le)s, des femmes et plus globalement de la liberté d’opinions et des mœurs. Aussi subrepticement que sûrement, la société française sombrera, de nouveau, dans les errements atroces d’antan. Les religions favoriseront la constitution de pôles identitaires cristallisant ainsi les frustrations (car persuadées de détenir la "Vérité" absolue sur toute chose) et favorisant le ralliement des comportements belliqueux (suivant des spéculations oiseuses de "prophètes"), à l’exception de la religion bouddhiste qui se caractérise par sa tolérance et enlace, me semble t-il, toutes les religions. Le risque de guerre civile sous forme de guerre de religion est pris par sarkozy. Sarkozy compte être gagnant quelle qu’en soit l’alternative, soit la religiosité est un instrument pour asservir le peuple soit c’est l’incendie qui lui permettra d’apparaître comme étant le sauveur en y remettant de l’ordre (de manière drastique) par la suite.

La loi de 1905 répond entièrement aux besoins et aux aspirations des français. Il est inutile d’y revenir. Ou alors, c’est un état agnostique qu’il faut promouvoir permettant de concilier les croyants, entre eux, ainsi qu’avec les athées, car personne ne peut de façon incontestable prouver l’existence ou la non-existence d’un Dieu. Il n’est pas question de refuser l'idée du divin. " Si les fidèles savaient, ils ne seraient pas des croyant[e]s mais des sachant[e]s. Or ils/elles ne savent pas : ils/elles croient. ". Même les athées tentent de se persuader par l’élaboration de syllogismes quelques fois complexes. A mon sens, les seules convictions légitimes, qui vaillent, reposent sur le respect des droits humains. Que l’on soit croyant ou non ce qui importe c’est faire du bien à autrui faire preuve de compassion.

Attention sarkozy ! car, pour l’avoir dit, il ne vous a pas échappé que "Dieu est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. " mais avez vous compris au moins ce que vous répétez ? notamment " Dieu […] ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect. "

Sarkozy tente de nous faire tout supporter. Etes-vous disposé (e) à accepter cette décadence de la société française ? Habillant ses actes perfides par des propos enjolivés sous d’apparentes évidences, boirez vous ses paroles jusqu’à la lie ?

Par jps
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Jeudi 21 février 2008

20070503_reactions_mignon.jpg Emmanuelle Mignon (en photo), directrice de cabinet de Sarkozy, a démenti dans un communiqué mercredi avoir prétendu que les sectes étaient un "non-problème" en France. Cependant VSD s'est fendu d'un communiqué pour confirmer que ces déclarations ont bel et bien été prononcées par la collaboratrice de Nicolas Sarkozy : " Pour sa part, "VSD"" maintient, dans un communiqué, les informations publiées : " M. Emmanuel Fansten, journaliste à "VSD, a rencontré Mme Emmanuelle Mignon à son bureau de l’Elysée le mercredi 6 février, de 11 heures 15 à 12 heures. La rédaction de "VSD" confirme que les propos cités dans l’entretien [Dans le numéro 1591 de VSD, soit l'hebdomadaire du 20 au 26 février 2008] ont bien été tenus dans le cadre de ce rendez-vous."

Les sectes sont un non-problème, parce que nous avons un non-gouvernement sous le joug d'un non-président qui applique son non-programme. Il y a aussi tous les sujets non-réglés...pouvoir d'achat en tête...Vive la démo crazy. Quelle légitimité ont les Henri Guaino (conseiller spécial de sarkosy), Claude Guéant (le plus proche conseiller de sarkozy) et Emmanuelle Mignon directrice de cabinet de Sarkozy, à s’exprimer ? N’y a-t-il pas des Ministres en charges de dossiers ? Il y en a marre de ces sherpas qui se prennent pour des élus du peuple

L’Elysée applique toujours la même stratégie : une annonce et suivant l’impact des propos , si cela ne suscite aucun mécontentement, alors un texte d’habilitation serait immédiatement promulgué, dans le cas contraire des précisions sont apportées pour amoindrir les effets, et si cela ne saurait suffire, on les renie comme vient de le faire Emmanuelle Mignon. Cependant il est très étonnant qu’elle n’ait pas attaqué en justice VSD ? N’est-ce pas , parce que justement les propos rapportés par VSD elle les a réellement tenues !. Par ailleurs, il ne semble pas qu’elle ait dénigré les autres propos rapporté par VSD, notamment "La liste établie en 1995 est scandaleuse", évoquant la liste des "mouvements sectaires"  mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. Elle critique le travail des parlementaires. De quel droit ? 

"Soit ces mouvements et ces groupes troublent l'ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés; les moyens de rendre plus efficaces ces poursuites sont d'ailleurs à l'étude. Soit ils ne troublent pas l'ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience." ajoute Emmanuelle Mignon. Justement, au regard de CECI, la scientologie, entres autres, abuse de la faiblesse psychologique des personnes, alors que fait le gouvernement pour les poursuivre et sanctionner ?

undefined "Quant à la Scientologie je ne les connais pas " précise-t-elle.Comme sarkozy sur France2, ce jour, il affirme lutter contre les sectes mais se garde de bien de dire que la scientologie est une secte. Il ne peut affirmer que la scientologie est une secte ? Alors cessez de parler de ce que vous ne connaissez pas ! Mais sur quelle planète ont-ils vécu jusque-là ? Renseignez-vous sur les sectes avant d’aborder ce sujet. Je ne connais pas le sujet, mais je parle, je parle, je parle,…. Effarant ! Décidément, à l'Elysée, on parle et on réfléchit ensuite. La moindre incitation à la réflexion, est une révélation de l'usage du simplisme qui met à jour le manque de culture de certains. La scientologie, c’est
CELA ou plus globalement ça (vu par les diverses juridictions). Vous y trouverez ICI la liste des membres par pays de la secte. Cette omission de Madame Mignon pose le problème de sa connaissance du dossier. La protection des victimes affirmée et médiatisée le 14 Juillet 2007 a-t-elle disparue du champ des priorités? Le député UMP Alain Gest, auteur du rapport de la commission d'enquête sur les sectes de 1995 et membre du conseil d'orientation de la Miviludes, fustige le 20 février 08 les propos de Mme Mignon qui "même amendés, relèvent au minimum, d'une méconnaissance totale du sujet"." C'est ignorer les difficultés et les souffrances rencontrées par de très nombreuses familles confrontées à des déviances sectaires. C'est limiter à quelques mouvements très médiatisés un phénomène qui concerne, en réalité, une multiplicité de petits organismes qui manipulent nombre de nos concitoyens", proteste le député.

Arnaud Palisson, en charge des sectes aux RG, démontre la dangerosité de cette secte dans
sa thèse , publiée en 2002, de Droit pénal portant sur la Scientologie France, avec mention très honorable et félicitations du jury. Arnaud Palisson est (alors que sarkozy est ministre de l’intérieur finalement) " déchargé " du dossier des sectes, et remplacé par un inspecteur ne connaissant rien à la scientologie. Le mouvement consistant à annuler tous les obstacles à l’évolution des mouvements sectaires va se poursuivre à en croire E. Mignon qui juge inutile la MIVILUDES, (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), organe d'Etat chargé de surveiller les phénomènes sectaires. Sarkozy souhaite t-il supprimer cette cellule ? Des propos qui inquiètent Catherine Picard, directrice de l'UNADFI, association qui vient en aide aux personnes victimes des sectes. 

Croire que tout mouvement religieux constitue une secte c’est aller dans le sens des arguments de la scientologie. Les mouvements spirituels devraient répondre à des critères précis avant d'être reconnus par la société notamment la facilité d'apostasie, la tolérance aux autres spiritualités et aux critiques, la préservation de l’équilibre psychologique et physique de ces membres, l’absence de dol ou de toutes menaces ou manipulation à l’égard des membres ou des contradicteurs. …etc…

Pour Mme Mignon "La lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. " Quelle outrecuidance ! mais c’est justement vous, sarkozy, ses conseillers et son gouvernement qui ne se préoccupent pas des véritables problèmes des français. Comme Mme Mignon le souligne par ailleurs " il est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société " Quelle erreur. Le spirituel est du domaine de la sphère privé et non publique. Qu’ils travaillent pour l’emploi, contre la précarité. Qu’ils mettent en œuvre leurs promesses sur le pouvoir d’achat, le logement, l’écologie, le fonctionnement des hôpitaux, etc… le peuple réclame du pouvoir d’achat, ils nous répondent liberté aux sectes.

En fait c'est plus subtil. Sarkozy est parfaitement cohérent dans ses dangereux projets. son livre sur les religions et son récent discours de Riyad vont clairement vers une utilisation politique des leaders religieux pour "moraliser" la vie publique. Savez-vous pourquoi Nicolas Sarkozy n'a cessé de faire des ronds de jambe auprès des musulmans (création d’instances nationales), des juifs (devoir de mémoire et parrainage par les enfants), catholiques (discours de Latran) ? La réponse est dans le propos de la directrice de cabinet de l’Elysée.

La responsabilité de l'état est de protéger ses citoyens, Contre les menaces de représailles de la scientologie, contre les abus sur personnes contre la montée du satanisme en France (rapport 2007 de la Miviludes), prémunir nos enfants où les personnes en situation de détresse. Rappelez-vous des funestes histoires du Temple Solaire, de la secte Aum, des enfants de dieux, des Davidiens (le drame de waco), etc… Les sectes guettent nos enfants pour les écarter de leur famille et les endoctriner. Pas une menace les sectes?

Nicolas Sarkozy remet en question la conception française de la laïcité, ce "monument inviolable" dont parlait Jacques Chirac. Il manque à la plus élémentaire des bienséances républicaines: celle de la neutralité,. "Un président de la République qui tranche entre différentes options philosophiques, c'est comme un arbitre qui se mettrait à marquer un but! Sarkozy a été élu sur des choix politiques, sociaux et économiques, pas sur des orientations religieuses qui ne concernent aucunement le gouvernement civil." (Jean Baubérot, historien de la laïcité) Le chef de l'Etat n'est "que" le chef de l'Etat, et non l'Etat lui-même. Le but inavoué est que la scientologie ne soit plus considérée comme une secte. Pour ce faire, la définition de secte sera revue et corrigée afin que la scientologie soit classée mouvement religieux. Voilà le tour de passe-passe qui se prépare. Nos enfants pourront être endoctrinés en toute impunité. Bientôt Tom Cruise chargé d'une mission par l'Elysée ? A quand un enseignement privé scientologue ?

Cela fait 9 mois qu'on se dit qu'ils ne pourront pas faire pire... et ils le font !

Par jps
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Mardi 15 septembre 2009

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), présidé par Georges Fenech, découvre que le 12 mai 2009, dans le cadre d'une loi de simplification du droit, une discrète modification législative, intervenue sans débat, interdit désormais le juge de prononcer la dissolution d'une personne morale en matière d'escroquerie.

C’est scandaleux car cette disposition fut insérée en catimini et on notera que pas un député ne s’en est ému, soit parce que tous cautionnent cette nouvelle mesure (ce qui semble invraisemblable), soit par incompétence parce qu’ils n’ont pas fait leur travail de parlementaire prouvant ainsi ne pas s’intéresser au travail législatif. Qu’à fait l’opposition dont le rapporteur de cette loi fut le député UMP Jean-Luc Warsmann ? Rien ! Comme le dit ce dernier pour tenter de se disculper « «à aucun moment durant les dix mois du travail parlementaire, personne, ni au gouvernement ni à l'Assemblée nationale ou au Sénat, de la majorité ou de l'opposition, n'a émis d'objection».

 

Résultat : la branche française de l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity Center, jugée en tant que personne morale pour  escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la pharmacie, ne pourra pas être dissoute. La Chancellerie déclare «Personne n'a mesuré les conséquences de cette modification». On peut s’interroger sur les réquisitions du parquet formulées le 15 juin dernier, consistant à réclamer la dissolution de la branche française de la scientologie, soit il méconnaît les lois ce qui est grave, soit c’est de la pure mascarade.

 

Le vote de cette disposition législative en plein procès sur certains agissements de la branche française de l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity Center est-il un pur hasard de calendrier" ? Comme il est écrit dans chrétienté info « On pourrait le croire. Mais certains auraient voulu préserver cette secte, ils ne s'en seraient pas pris autrement! ».

 

A la demande d’un nouveau texte de loi par la Miviludes, le cabinet de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie et le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer ont annoncé qu'ils répondraient favorablement, dès que le calendrier parlementaire le permettra. Nous n’avons donc pas la garantie de cette nécessaire célérité. Ceci étant le mal est fait.

 

Il y a de quoi être dubitatif sur les véritables intentions de certains, surtout si l’on se remémore certains faits :

- Le 30 août 2004, Sarkozy, alors ministre des finances rencontre l'acteur américain Tom Criuse représentant et prosélyte de la Scientologie. Sarkozy se défend d’avoir abordé le sujet de la scientologie lors de cet entretien. Pourtant dans une conférence de presse donnée à Paris, l'acteur avait contredit Nicolas Sarkozy.

- Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet de Sarkozy, désormais conseiller auprès du président de la République, avait démenti dans un communiqué avoir prétendu que les sectes étaient un "non-problème" en France. Cependant "VSD"" s'était fendu d'un communiqué pour confirmer que ces déclarations ont bel et bien été prononcées par la collaboratrice de Nicolas Sarkozy

- Arnaud Palisson, qui était en charge des sectes aux RG, démontrait la dangerosité de cette secte dans sa thèse , publiée en 2002, de Droit pénal portant sur la Scientologie France, avec mention très honorable et félicitations du jury. Arnaud Palisson fut (alors que Sarkozy était ministre de l’intérieur finalement), " déchargé " du dossier des sectes, et remplacé.

- Dans le dernier chapitre du son livre "La République, les religions, la République, l'espérance". Nicolas Sarkozy invite à la reconnaissance des "nouveaux mouvements spirituels".

 

 

Nota bene : La scientologie, c’est CELA ou plus globalement ça (vu par les diverses juridictions). Vous y trouverez ICI la liste des membres par pays de la scientologie.

Par jps
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