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comparaisons Ségolène et sarkozy

Samedi 2 décembre 2006

Sarkozy reprend (jeudi 30 novembre 2006) des idées de Ségolène pour draguer les électeurs de gauche

Quelques exemples

modifier l'indice des prix tel qu'il est calculé par les experts de l'Insee (idée de Ségolène - Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006 http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=423 )

doublement de l'effort de recherche, (idée de Ségolène Challenges, 13 avril 2006 http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=204 )

Le programme de ségolène (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque )

Par jps
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Samedi 3 février 2007

Sarkozy dresse un bilan désastreux d'une situation scolaire dont il est l'un des premiers responsables et le ministre de l'Education, Gilles de Robien, a déploré samedi ces propos "mal inspirés". Il prône une "école du respect où les élèves se lèvent quand le professeur entre dans la classe", alors que lui-même ministre d’Etat passe son temps à critiquer sur son chef de gouvernement, son président de la république et les magistrats.Il devrait montrer l'exemple. Un ministre, second du gouvernement, qui ne fait pas son travail de ministre car il est toujours en campagne. En ce qui concerne le respect, Ségolène fait le même constat : " Dans les écoles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculé. (…) Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer à la transmission des savoirs. " (Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006). Mais Ségolène préfère coupler cette exigence de respect avec des mesures de soutien. " Si nous voulons que l’école reste l’un des socles de notre société, nous devons la remettre d’aplomb : y restaurer le respect, aider tous les enfants à faire une bonne scolarité, proposer du soutien scolaire gratuit à ceux qui en ont besoin, améliorer l’articulation école/collège, assurer une meilleure implication des parents dans la scolarité de leur enfant, garantir les acquis fondamentaux, épauler les enseignants, réaliser l’excellence scolaire sur tous les territoires. " (Ségolène dans Construire sa vie, 28 octobre 2006)

"Au bout de la faillite de l'école, il y a l'éclatement de la famille" affirme sarkozy. qu’elle est la relation de cause à effet ? Ceci est en contradiction avec la réalité "le phénomène semble particulièrement toucher les familles monoparentales, mais pas seulement. […]la mère souvent isolée, dépassée, un père absent physiquement et/ou psychiquement " (isabelle BUOT-BOUTTIER) tout ceci est du au stress, à l’éloignement du lieu de travail, à la désunion d’un couple, etc… Les parents devenant démissionnaires ou impuissants. Donc ce n’est pas la faillite de l'école qui est la cause de l'éclatement de la famille mais bien l’inverse. Par contre l’enchaînement énoncé par Ségolène répond à une juste analyse "tout se tient : emploi, sécurités, famille, école. Quand un maillon vient à manquer, c’est toute la chaîne qui est fragilisée. " Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006)

Sarkozy confie donc une mission, à l'ancien ministre Xavier Darcos, qui avec Luc Ferry, a totalement échoué à la tête du ministère de l'éducation nationale. il lui a demandé de réfléchir sur " amélioration nette et indiscutable de leurs conditions de travail, de leur statut social et de leurs revenus". Où est la rupture si on reprend les mêmes ? ? Dans son discours, quelques pistes qui constitueront des propositions futures, peuvent être décelés. Sarkozy assure que le "problème n'est pas technique, il est intellectuel et il est moral".Donc pas de moyens supplémentaires ? Ségolène a déjà fait des propositions, notamment " Un soutien scolaire gratuit " pourrait être assuré par des étudiants, "moyennant des points supplémentaires, la validation d’unités de valeur dans leur propre cursus. " Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006). Les sarkozystes vont-ils une fois encore reprendre une idée de Ségolène  et affirmer de manière outrancièrement mensongère qu’elle ne fait pas de proposition ?

Sarkozy promet de "revaloriser la carrière" des enseignants. Est-ce à dire de la manière qu’il envisageait dans un entretien au Figaro en février 2006 : Les "rémunérations (des enseignants) doivent être différenciées" souvenez-vous sarkozy se plaît à opposer le secteur public au secteur privé. Il va augmenter le budget de l’Education Nationale alors que son gouvernement et en particulier lui-même, comme ministre de l'économie, a retirer certains moyens mis à la disposition du grand service public national de l'éducation : suppression de plus de 120.000 postes ou emplois et de plus de 750 millions d'euros de crédits ? En fait et conformément à l’AGCS, il ambitionne de privatiser l'éducation nationale. Tout d’abord non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite ce qui corresponds à 125.000 postes d'enseignants pour les cinq prochaines années et ensuite une phase de démantèlement. : le libre choix du meilleur établissement, la diversification de l’enseignement public (à l’intérieur de chaque établissement et entre les établissements), le développement du privé (Discours de sarkozy le 1er décembre 2006 à Angers). Quels établissements s’implanteront dans des quartiers populaires, en dehors d’établissements confessionnels (ceci correspond à la politique communautariste de sarkozy). Cette idée d’autonomie des établissements d’enseignement il l’avait déjà évoqué le mercredi 22 février 2006.

Sarkozy propose "que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus. En clair, ceux qui voudront s'occuper des études surveillées ou faire du soutien scolaire dans leur établissement seront payés en heures supplémentaires, comme Ségolène s’était étonnée que des enseignants de l’école publique puissent faire du soutien scolaire rémunéré dans le secteur privé, au lieu de passer plus de temps dans leur établissement à aider les élèves en difficulté. Mais les enseignants sont-ils prêts à cette nouvelle école (de sarkozy), " managée " comme une entreprise (et on sait comment, en entreprise, les salariés sont priés d’accepter " volontairement " des heures supplémentaires). (J.-C. Carrière professeur émérite à l’Université de Toulouse-Lettres vice-président d’une association régionale de spécialistes (secondaire et supérieur))

Sarkozy affirme que dans l'éducation, les "pédagogues" et les libertaires de tout poil ont pris le pouvoir. Il est vrai que ce n’est pas pour plaire à Sarkozy qui est un liberticide en puissance. Mais est-ce à dire également que l'esprit critique qui remonte au siècle des Lumières n'aura plus aucun rapport avec le développement des savoirs modernes, selon sarkozy ?

……il ne faut pas se départir du doute ( Alain)….. clin d’œil à http://rowali.skyblog.com/

 

 

Le programme individualiste, communautariste et ultralibéral de Sarkozy est absolument inconciliable avec les valeurs de la République transmises par l'éducation nationale. Sarkozy fait de la calinothérapie un chef d'oeuvre d'imposture. Ce démagogue ne se préoccupe pas plus des professeurs que des ouvriers ...tout ce qu'il veut c'est devenir PRESIDENT. Il ne pense qu’à cela tous les jours et pas qu’en se rasant. Les problèmes des Français ce n’est pas son problème ! Sarkozy est un candidat qui utilise les moyens les plus odieux pour discréditer sa concurrente, qui utilise le mensonge comme moyen de propagande, à l’image de Goebbels. Ségoléne ne se livre à "aucune attaque personnelle" au cours de cette campagne électorale. Comme Ségolène il me semble préférable de juger "sur la réalité de leur bilan et sur les actes de ceux qui sont au pouvoir, et non pas sur leurs promesses trop tardives ou trop précipitées pour être vraiment honnêtes". (jeudi 4 janvier 2007)

Par jps
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Dimanche 18 février 2007

La politique de sarkozy : La part du lion aux nantis, quasi-suppression des droits de succession (1), l'abaissement du bouclier fiscal, la baisse du taux de l'impôt sur les sociétés et quelques miettes aux ilotes telles qu’heures supplémentaires non imposables, à condition que l’employeur accepte non seulement que le salarié en fasse mais qu’il le paie.

Le Medef prétend que le coût d’opportunité de l’ISF est supérieur a son produit. Ceci est l’exemple type d’une procédure de la droite visant à disqualifier les effets d’un impôt en comparaison de la part de la recette qu’elle engendre. Le Medef a peut être raison car les gouvernements successifs de droite n’ont eu de cesse que d’amenuir les recettes fiscales de cet impôt en multipliant les cas, et l’importance, des exonérations. Ensuite il est facile de prétendre que le coût du recouvrement représente une charge plus importante que la recette elle-même.

Les majorités de droite successives ont appliqué le même procédé pour l’impôt sur le revenu. Que restera-t-il donc ? La TVA. Sarkozy a déclaré préférer "imposer la consommation plutôt que le travail ". C’est à dire l'augmentation de la TVA. Suivant les chiffres du Conseil économique et social : les ménages les plus riches consacrent presque 3 fois moins de leur revenu à la TVA, comparativement aux plus pauvres. La TVA, qui est un impôt proportionnel, pénalise donc plus les personnes démunies. Ceci est logique car les personnes qui sont dans l’opulence place une part non négligeable de leur revenus, et pas toujours au profit d’entreprises françaises. Alors que l’impôt sur le revenu, qui est un impôt de quotité progressif, est plus juste ; car plus les revenus sont élevés plus la contribution est importante. Sarkozy accordera donc ses faveurs économiques à une minorité qui est déjà favorisée, pour faire supporter le poids de ces générosités à tous.

L'impôt est non seulement un instrument de redistribution et donc de correction des inégalités, mais il permet également de financer les missions régaliennes de l’Etat. Il n’y a pas de miracle. Baisser les impôts nécessite corrélativement une baisse des dépenses. Qui en accepte le sacrifice ? L’armée ? Qui veut un second porte-avions (2). L’éducation nationale ? afin que l’enseignement devienne privé, laissant la place aux mouvements cultuels (comme la scientologie, ou les extrémistes religieux pouvant ainsi en toute légalité procéder à un endoctrinement). N’est-ce pas ce qu’envisage sarkozy ? Les infrastructures qui seront toutes privatisées et ainsi les routes départementales, les entrées de villes, les ponts, les tunnels, seraient, à terme, tous payants ! La police ? alors que sept lois sarkozystes n’ont pas suffit à juguler la délinquance. La justice ? qui manque déjà cruellement de moyens. Apparemment, tous les secteurs seraient concernés à l’exception de l’armée.

Les consultations médicales, chez le médecin généraliste, ont augmenté de plus de 40% depuis 2002, c’est cela qui a contribué à accroître le déficit de la branche assurance maladie et, en plus, sarkozy promet d’aligner la consultation des généralistes (21 euros en secteur conventionné) sur celle des spécialistes (23 euros). Malgré un euro qui reste à la charge du patient lors de chaque consultation, la contribution des assurés semble insuffisante pour sarkozy. Il veut instaurer une franchise familiale de 40€ à 100 € par an. Nous savons pertinemment que ce montant n’est qu’un début, eu égard au forfait hospitalier qui constitue un bon exemple de l’augmentation que nous pourrions en attendre, à l’avenir. Sarkozy veut responsabiliser financièrement le patient ! Alors même que la part du ticket modérateur est un des plus élevés d’Europe. Là encore, c’est, je donne à quelques-uns uns qui ne sont pas les plus mal lotis financièrement pour en faire supporter la charge supplémentaire, qui en résulterait, à tous.

Il est donc démontré que le projet de société de sarkozy est de favoriser les riches et que la perte des produits fiscaux, que cela engendre, soit supportée par tous. C’est la socialisation des pertes et la privatisation des profits.

Alors que Ségolène veut concilier les intérêts de tous, suivant ses objectifs : aucune augmentation des prélèvements obligatoires, réduction des déficits, financement des priorités sociales et remises en cause des avantages fiscaux des plus privilégiés. Ces derniers ainsi qu’une partie des 65 milliards d’euros aides publiques (mal utilisés) à l’entreprise permettront de financer certains de ces projets, avec d’autres financements (3), redéploiement et économies dégagées.

Ségolène propose que l’impôt sur les bénéfices des sociétés " soit modulé " selon que ces bénéfices seront réinvestis dans les entreprises ou distribués sous forme de dividendes. De plus, les aides publiques, conditionnées à des engagements sur l’emploi et les salaires, versées aux entreprises seront récupérables, si elles licencient ou délocalisent. (Illkirch-Graffenstaden, le 20 décembre2006). Le développement des PME sera encouragé en mettant en place une protection sociale des entrepreneurs (...), les banques devront jouer leur rôle, en facilitant les accès aux crédits pour celles-ci et dont la puissance publique se portera garante. Ainsi, Ségolène favorisera l’esprit d’entreprise et n’obérera pas les potentialités de chacun. La vision de Ségolène est celle d’une France plus forte parce que plus solidaire. Sa méthode est celle du contrat. Ses propositions reposent pour l’essentiel sur le principe qu’à chaque nouveau droit, un nouveau devoir, notamment en réhabilitant la valeur travail. " chaque nouveau droit doit aller de pair avec des devoirs. "

Pour Ségolène, le relèvement de notre économie dépend de l'innovation. Donc, c'est une question de survie nationale", a-t-elle affirmé. Il faut investir massivement dans l’innovation et la recherche. Elle a proposé que 15% des aides qui leur sont attribuées aillent à la recherche, contre 5% actuellement. Certes, sarkozy et Bayrou ont fait des promesses en direction de la recherche et des chercheurs. Cependant il est à noter que seules Ségolène et Corinne Lepage ont répondu, vendredi 16 février 2007, à l’invitation de 200 chercheurs. Cette présence illustre la préoccupation majeure que suscite pour elles la condition spécifique de ses étudiants. Ségolène a plaidé pour une "revalorisation des allocations de recherche", pour une pleine reconnaissance du doctorat dans le monde du travail. ainsi qu’un "crédit impôt recherche (aux entreprises) conditionné à l'embauche de docteurs".

Ségolène pense au plus démunis en promettant une revalorisation de 5% immédiate des petites retraites et d’augmenter les salaires le SMIC à 1500€. Cependant elle ne fait pas de promesses inconsidérées c’est pourquoi s’agissant du SMIC elle précise : dès que possible dans la législature.

(1) Au fait sarkozy avait promis de nous dévoiler son patrimoine. Plus le temps passe plus je me dis qu’il a quelque chose à cacher. La stratégie de l’évitement de sarkozy

(2)Pour en revenir à la construction du second porte-avions. Il faut savoir que ceux-ci ne naviguent jamais seuls, ils sont toujours accompagnés par une flottille composée d’une dizaine de bâtiments divers (croiseurs, destroyers, frégates, ravitailleurs et de deux SNA (sous-marins nucléaires d’attaque) assurant la défense et le soutien du porte-avions. Sur le pont et dans les hangars du porte-avions stationnent des avions et des hélicoptères. Donc lorsqu’on prévoit un second porte avions, il convient de prévoir la construction de toute la flottille qui l’accompagne, en y ajoutant le matériel embarqué et le coût de fonctionnement. Ségolène a conscience que le coût ne se résume pas à un porte-avions c’est pourquoi elle entend mutualiser cette dépense avec nos partenaires européens.

(3)notamment Taxer les recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l’audiovisuel public

Par jps
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Mardi 24 avril 2007

Sarkozy considère que la résolution des conflits relève d’une gestion communautariste et religieuse. Sa complaisance à l'égard des sectes, comme la scientologie, qu’il dénomme les "nouveaux mouvements spirituels", est très inquiètante car elle peut mener au délitement de notre société. Sarkozy propose de réinstaller le religieux dans l'espace politique en gommant les notions de "sphère privée" et de "sphère publique", en permettant toutes les formes de financement public pour la construction des lieux de culte, (rapport Machelon ). Si sarkozy est élu la loi de 1905 ne survivra pas car c’est à l’essence même de celle-ci qu’il s’attaquera.  « Je suis convaincu que l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté […] on aurait tort de cantonner le rôle de l’église aux seuls aspects spirituels » (sarkozy La république, les religions, l’espérance ).

Cette appréciation ne correspond pas à la réalité. Laisser le soins aux gens du culte de gérer le social est dangereux, le passé dans sa période d’inquisition en fut un triste exemple. Le présent nous ramène à cette réalité. L’action sociale est un des modes opératoires permettant la propagande, l’endoctrinement et le recrutement, comme l’organisation caritative Al-Adl Wal-Ihsan (Justice et bienfaisance) du cheikh Yassine. Dans cet exemple, la convivialité qui s’organisait autour de la mosquée, du four à pain et du bain maure favorisait l’enrôlement dans une idéologie des plus radicales, l’implantation d’une forme nouvelle de l’idéologie fondamentaliste.  Les différences cultuelles se cristallisent et mènent à l’incompréhension, voir au rejet de ceux qui sont d’obédience différente. Cette fragmentation de la société empêche la construction du lien social.

Les catholiques ont voté majoritairement en faveur de sarkozy (37%), contre 20% pour Ségolène et François Bayrou. Cette majorité a-t-elle fait le bon choix ? Il serait préférable qu’elle reconsidère sa position, entre les deux tours. Les dispositions juridiques de toute la hiérarchie normative   constituent le lien social par la définition de normes et de critères permettant une articulation entre les sphères publique et privée ou civile, préservant ainsi l’indépendance l’une par rapport à l’autre et évitant ainsi les oppositions religieuses. Remettre en question ce socle républicain conduira inéluctablement à une instabilité.

« Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise. » (Ségolène Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006). C’est pourquoi Ségolène refuse cet abandon politique. « La laïcité, c’est, en effet, à la fois la liberté donnée aux cultes de pouvoir s’organiser librement dans le respect des lois de la République et la liberté de tout un chacun de pouvoir exprimer ses opinions. Il est important de respecter les cultes, comme il est important que les cultes respectent le pacte laïc en n’intervenant pas dans les affaires publiques. La séparation de l’Etat et des églises de la loi de 1905 est l’un des fondements les plus essentiels de la République. » (Ségolène Laïcité : Hebdo des socialistes, 2 novembre 2OO6).  Cette position a été retranscrite dans son pacte présidentiel sous la proposition n° 74- Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité.

Par jps
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Mercredi 25 avril 2007

Sarkozy ne veut pas assumer ses responsabilités. Il ne veut pas entendre parler de bilan car celui-ci est peu glorieux, notamment son passage au ministère de l’économie. La preuve ce graphique de la dette : http://aoineko.free.fr/image/dette_france_pourcent.png On voit bien que les plus fortes augmentations ont eu lieu sous les gouvernements de droite (en bleu), y compris lorsque sarkozy était ministre de l’économie, alors que le gouvernement Jospin (en rouge) avait réussi à en diminuer le poids relatif.

Autre exemple : l’augmentation de la CSG 

 1. Élargissement de l'assiette de la CSG de 95 % à 97 % de la rémunération, correspondant dans les faits à une augmentation sournoise du taux de la CSG pour les salariés et les chômeurs. 

2. Augmentation du taux de la CSG de 0,4 point sur les pensions de retraite, d'invalidité et allocations de préretraite et de 0,7 point sur les revenus du patrimoine et de placement (le taux passe de 7,5 % à 8,2 %). 

Et la Hausse de la CRDS : La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) est depuis calculée sur 97 % du salaire et non plus 95 %. Cet élargissement de l'assiette correspondait à une hausse de 0,16 point du taux de la CRDS.

Et le forfait hospitalier avait augmenté d’un euro, ainsi que la franchise sur les consultations et actes médicaux.

La proposition de sarkozy exonérant les heures supplémentaires de cotisations aura un effet contre-productif, car il favorisera le chômage et accentuera le déficit des comptes sociaux, par ce manque de recette. L’employeur préférant accorder quelques heures supplémentaires aux uns et aux autres plutôt que de recruter.  En tout état de cause c’est l’employeur qui détermine les possibilités d’effectuer ou non des heures supplémentaires et dans une famille monoparentale, cas de plus en plus fréquent, le ou la chargée de famille pourra t-elle délaisser son enfant pour effectuer des heures supplémentaires ? Ce qu’elle gagnera d’un coté le perdra de l’autre pour faire garder son enfant. Et quid des personnes usées par la pénibilité du travail ? des personnes handicapées ? Tous ne peuvent travailler plus !

Baisse des prélèvements obligatoires de 4 points, qui représente entre 68 et 72 milliards d’euros suivant les estimations. Si l’on ajoute l’abaissement du bouclier fiscal à 50% qui  concernerait les plus riches, ses dispositions sur le patrimoine (qui vont à l’encontre du mérite) et ses multiples promesses alors le montant se chiffre à environ 120 milliards.  Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, qui est pourtant un modéré face à la droite, a jugé "infaisables" les promesses de Nicolas Sarkozy, et a fustigé ses "propositions qui tendent vers la démagogie", sur I-Télé et France Inter.

Sarkozy compte financer son programme par une réduction des dépenses publiques: ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Encore faut-il fixer les priorités et annoncer les administrations ou les fonctionnaires qui ne seront pas remplacés, là ce serait du vrai courage politique. Moins de policiers, moins d’infirmières, moins d’instituteurs? Personne ne l’interroge pour qu’il précise son projet ? En fait, soit le déficit public sera accentué soit la France connaitra un dysfonctionnement des services publics comme en Angleterre où il faut attendre très longtemps pour se faire hospitaliser. Les organismes de contrôle manqueront de moyens ce qui permettra aux entreprises de ne pas respecter, en toute impunité, les règles écologiques, d’hygiène ou du code du travail.

La dette est la première des préoccupations de Ségolène. C’est sur ce sujet qu’elle a commencé son premier discours après son investiture à Villepinte.  Ségolène n’est pas «  de ceux qui prétendent à la fois baisser les prélèvements et la dette. C'est impossible. Il faut être sérieux, sinon on décrédibilise le discours politique. » (Lesechos 15 mars 07). Ségolène Royal ne fait pas de promesses démagogiques et ne change pas d’avis chaque semaine. Ségolène préconise de baisser progressivement la dette sans baisser ni augmenter les prélèvements, par redéploiement. Les efforts seront équitablement répartis et non comme le fait sarkozy supporter uniquement par les classes moyennes ou en voie de précarisation. La fiscalité permet d’assurer le financement des besoins collectifs. Elle doit aussi orienter et inciter les comportements vertueux sur un plan économique, social et environnemental. Elle doit également permettre de garantir une juste redistribution des richesses créées. En matière d’impôts Il y aura des hausses que compenseront des baisses, notamment revenir sur la quotité et la progressivité de l’impôt sur le revenu qui taxera plus les riches et moins la classe moyenne. Les contribuables les plus aisés verront supprimer le bouclier fiscal. Ségolène veut également faire en sorte que les impôts locaux, et notamment la taxe d’habitation qui est l’impôt le plus difficile à payer pour les ménages, tiennent mieux compte des revenus des ménages.

Ségolène veut une économie, qui ne sera plus basée sur le pouvoir du CAC40. Elle veut remettre l’homme au cœur de l’économie. C’est à dire que l’économie doit être au service de l’homme et non l’inverse.

Elle  estime que c’est plutôt l’innovation qui crée la richesse et le travail. Pour ce faire Ségolène veut créer « Un statut fiscal très incitatif pour les investissements dans la recherche et l’innovation ». C’est pourquoi elle déclenchera « dès l'élection un plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale » et sur les 65 milliards d’aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la recherche-développement : elle propose de porter cette part à 15% par redéploiement de ces 65 milliards. «  Seule une nation qui investit dans les capacités d'avenir - université, recherche, innovation - peut affronter la mondialisation et préparer son avenir. » (Lesechos 15 mars 07).

Ségolène a pour  préoccupation constante  de favoriser l’activité et le dynamisme de nos entreprises. Sa démarche est fondée sur le donnant-donnant : les entreprises, qui investiront et créeront de l’emploi, bénéficieront d’une modulation à la baisse de l’impôt sur les sociétés. Les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales seront modulées, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle. (Proposition n°15 du pacte présidentiel).

Pour Ségolène, il faut  «déconnecter le coût de l'embauche pour l'entreprise du financement de la protection sociale, l'objectif est de favoriser l'emploi mais sans pénaliser la croissance. […] le travail ne doit pas être plus taxé que le capital […] (il conviendra de) faire reposer les cotisations employeurs sur l'ensemble de la richesse produite […] et conditionner les aides publiques à des engagements sur l'emploi et les salaires  » « Je veux que le talent soit récompensé, que le travail et la dynamique économique le soient aussi. Je souhaite réconcilier la France avec l’esprit d’entreprise, que l’on renoue avec le goût du risque […]"il n’y a pas de honte à dégager des bénéfices, à augmenter ses revenus". Tout le monde a envie de vivre mieux et donc d’augmenter ses revenus. Mais il y a deux conditions à cela. Il faut d’abord que cet argent soit honnêtement gagné. Il faut ensuite qu’il soit correctement redistribué.[…] Et si les entreprises s’enrichissent, à condition qu’elles ne le fassent pas aux dépens de l’emploi, c’est la France qui s’enrichit. ( Challenges  21 mars 2007)

Quant aux PME, TPE, entreprises individuelles ou micro entreprises qui constituent l’essentiel du tissu économique de notre pays et de son potentiel de développement et de créations d’emplois, nous leur proposons du « sur-mesure » avec notamment un taux modulé ou minoré d’imposition et un recentrage à leur profit des aides aux entreprises. « Je suis favorable à une baisse de l'impôt pour les entreprises qui exportent. Car le combat économique est de conquérir des marchés extérieurs. » (Lesechos 15 mars 07). Sa politique fiscale juste intègrera l’efficacité économique et l’excellence environnementale. Les aides publiques aux entreprises seront conditionnées à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation. (Proposition n°14 du pacte présidentiel).

Le pouvoir d'achat du salaire minimum est, en France, l'un des plus bas d'Europe. Et on peut être compétitif avec des salaires corrects pour les salariés.

Il convient donc d’augmenter les salaires les plus bas. Le SMIC sera porté à 1500 €, le plus tôt possible dans la législature. Afin de tirer vers le haut tous les salaires, une conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux sera organisée dès juin 2007. Cette conférence sera annuelle. (Proposition n°7 du pacte présidentiel). Il en sera de même des petites retraites qui seront revalorisées immédiatement de 5%  (Proposition n°8 du pacte présidentiel) idem pour les allocations aux personnes en situation de handicap. (Proposition n°9 du pacte présidentiel). La richesse produite par les mesures ci-dessus énoncée permettra d’absorber dans la législature le coût induit par ses mesures sociales.

La cohérence de ses dispositions a reçu une validation par les économistes qui se sont prononcés en faveur de Ségolène, notamment PHILIPPE AGHION, professeur à Harvard ; JEAN-PIERRE ALLEGRET, professeur à l'université Lyon-II ; PHILIPPE ASKENAZY, chercheur au CNRS ; FRANÇOIS BÉLORGEY, chercheur à l'Ires ; ANDRÉ CARTAPANIS, professeur, doyen honoraire, Aix-Marseille ; GILBERT CETTE, professeur à l'université de la Méditerranée ; DANIEL COHEN, professeur à l'Ecole normale supérieure ; CHRISTINE ERHEL, maître de conférence à Paris-I ; MARC FLEURBAEY, directeur de recherche au CNRS ; JACQUES FREYSSINET, professeur émérite, Paris ; ANDRÉ GAURON, ancien conseiller de Pierre Bérégovoy ; BERNARD GAZIER, professeur à l'université Paris-I ; JEAN-FRANÇOIS GOUX, professeur, doyen honoraire, Lyon-II ; NATHALIE GREENAN, chercheuse au CNRS ; JÉRÔME LALLEMENT, professeur à l'université Paris-V ; PHILIPPE LANGEVIN, maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille ; CHRISTOPHE LAVIALLE, maître de conférences, Orléans ; EL MOUHOUB MOUHOUD, professeur à l'université Paris-Dauphine ; ROBERT LION, ancien président de la Caisse des Dépôts et Consignations ; PIERRE-ALAIN MUET, ancien président de l'Association française de science économique ; THOMAS PIKETTY, professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales ; THOMAS PHILIPPON, professeur à New York University ; MICHEL RAINELLI, professeur, Nice Sophia-Antipolis ; PIERRE RALLE, professeur associé, Paris-Dauphine ; ALAIN SAND, professeur, ENS Lyon ; PATRICK VILLIEU, professeur à l'université d'Orléans ; HÉLÈNE ZAJDELA, professeur à l'université Paris-Nord.

Par jps
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Jeudi 26 avril 2007

Monsieur Sarkozy ne respecte pas la séparation des pouvoirs. Lorsqu’il dit : « ce juge a mal jugé, je veux juger presque à sa place », cela pose le problème en effet du respect des principes fondamentaux de la République. » (Arnaud Montebourg 23 avril 07 LCI). Pour sarkozy  « Il est normal que le ministre de l’Intérieur, dans le cadre de la procédure policière, s’occupe  de la procédure pénale » (Le Monde, 24 octobre 2002) Sans cesse Nicolas Sarkozy et ses lieutenants critiquent ouvertement un juge. Ainsi, violant ouvertement la séparation des pouvoirs Sarkozy avait déclaré que le juge Alain Hahn « devait payer » pour l’affaire Nelly Crémel. Sommes-nous encore en démocratie lorsqu’un Ministre de l’intérieur dit aux juges comment ils doivent juger ?  Ces atteintes répétées à l’indépendance de la justice ont fait l’objet un livre « OPA sur la justice » (Hachette Littératures)  de Dominique Barella, Magistrat,  décrivant comment, pendant quatre ans, Nicolas a mis au pas la justice au service de ses intérêts. Sarkozy instrumentalise la justice, elle doit   accéder à toutes ses demandes.

Sous la rubrique « sarkozy et la justice » dans catégories (en haut à gauche de ce blog)  de multiples exemples sont étayés. Au demeurant il convient de revenir sur l’une des affaires : celle de Balkany. Celui-ci a récemment  demandé et obtenu qu’on lui efface ses dettes publiques (Le Nouvel Obs du 15/02/2007). « Le conseil municipal à majorité UMP a voté une demande de remise gracieuse pour les 230.865 € dus par le maire UMP Patrick Balkany, après sa condamnation pour avoir employé illégalement trois employés municipaux à son service personnel ». De quel droit nos élus sont-ils au-dessus des lois pour ne pas payer à la collectivité donc aux contribuables les sommes qu’ils leurs doivent pour réparer le préjudice des actes illégaux qu’ils ont commis ?

Sarkozy affirme que « l'Etat qui doit être impartial » (Congrès de l'UMP, 14 janvier 2007) alors qu’auparavant il indiquait  « Je vais redevenir le patron de ceux qui ont fait des enquêtes sur moi. Certains doivent mal dormir depuis qu'ils savent que je reviens." (Le Parisien, 2004)

 

Par ailleurs, sarkozy  se croit au-dessus des lois, il ne respecte pas les décisions de justice : La décision de la préfecture du Morbihan, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, qui passe outre au jugement en référé du tribunal administratif suspendant l’arrêté de réquisition des terrains de l’aéroport de Vannes pour accueillir le Teknival. L’abus de pouvoir sera institutionnalisé s’il advenait que sarkozy soit élu à l’issue du scrutin du 6 mai prochain.

Dans le domaine de la justice sarkozy propose de :

 

- Lutter contre la récidive en instituant des peines " plancher " pour les multirécidivistes
- Réformer l'ordonnance de 1945 et juger les mineurs de 16 à 18 ans récidivistes comme des adultes

- Modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature pour qu'il soit composé en majorité de non magistrats, instaurant un contrôle du pouvoir judiciaire
- Faciliter la saisine du Conseil supérieur de la magistrature par les personnes s'estimant victimes d'erreurs judiciaires
- Renforcer la présomption d'innocence et les droits de la défense notamment dans les médias par une autorité administrative indépendante

 

Celles-ci ne font pas l’unanimité au sein même de l’UMP car Jean-Luc Warsmann, membre de la commission des lois, le 8 décembre 2004: « les peines plancher sont une inspiration du droit anglo-saxon. Les instaurer reviendrait à bouleverser la philosophie du droit français, remettrait en cause l’individualisation des peines. Et ça, nous ne le souhaitons à aucun prix ».

 

Les observations de Serge Portelli sur la première de ces propositions me paraissent très intéressantes. Son application conduirait à ce que le juge utilise deux paramètres pour chaque infraction. Le premier se réfère à la gravité de l’affaire, le second au passé judiciaire de l’accusé. Il peut certes légèrement la modifier en raison de circonstances aggravantes ou atténuantes, mais sa marge de manoeuvre est étroite. Le juge doit justifier de son écart et un appel est possible.

Et il donne quelques exemples illustrant l’aberration de telles pratiques, notamment dans certains pays anglo-saxons.
 réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une mesure de sûreté de 27 ans pour le vol d’une roue de secours après deux condamnations pour vol avec effraction.
 25 ans d’emprisonnement pour le vol d’une pointe de pizza après avoir été condamné pour cambriolage et possession de drogue.
 réclusion criminelle assortie d’une mesure de sûreté de 25 ans pour détention de 0,5 gramme d’héroïne, après deux condamnations pour vol avec effraction.
 30 ans d’emprisonnement pour avoir volé le magnétoscope et la collection de monnaie de son voisin alors qu’il avait été condamné deux fois pour avoir mis le feu à une boîte à ordure et au vide-poche de la voiture de son voisin. Les conséquences de ces lois sur la société américaine sont aussi connues : en 30 ans, la population pénitentiaire des Etats Unis est passé (1972-2003) de 330 000 à plus de 2 millions Les conséquences de cet emprisonnement de masse commencent à se faire sentir car ces personnes qui ont passé de si longues années en prison finissent quand même par sortir dans des conditions épouvantables. On imagine l’ampleur des difficultés pour ces populations qui tentent de revivre une vie normale après une si longue absence et les risques de toutes sortes qu’ils encourent ainsi que la société dans son ensemble(Serge Portelli)

 

Un petit larcin pourra mener à ces extravagances si les modalités sont telles que les a définies sarkozy dans une interview à RMC le 26 février 2007  « alors je demande donc que lorsqu’il s’agit d’un récidiviste, à la première récidive, il sache qu’on ne peut pas le condamner à moins de la moitié de la peine potentielle. A la deuxième récidive, qu’il ne puisse pas être condamné à moins des deux tiers de la peine potentielle »... « Et pour la troisième, ce sera 100% de la peine prévue ».

 

 

 

 

Ségolène veut remettre en place une "police de quartier" proche de l'ancienne "police de proximité" qu’a supprimée sarkozy et  mettre en place des centres éducatifs renforcés, au besoin avec encadrement militaire. « Pour les délinquants mineurs multirécidivistes, la réponse qui s’impose est répressive avec le rétablissement d’une police de proximité (…). Rendons d’ailleurs hommage au travail des policiers qui sont en première ligne sur ces questions-là. » (RTL, 7 juin 2006). Elle  modifiera la composition du Conseil supérieur de la magistrature pour garantir le pluralisme et l'équilibre entre magistrats et non magistrats (Proposition n° 59 du pacte présidentiel) et réformera la procédure pénale pour renforcer les droits de la défense et la présomption d'innocence. Elle doublera le budget de la justice afin de la rendre plus efficace, plus rapide car les moyens, mis à disposition, sont parfois obsolescents. « Quand vous pensez qu’il y a des milliers de dossiers en attente concernant les mineurs, que, lorsqu’un juge des enfants prononce une décision de placement d’un mineur, il faut attendre 8 mois, 9 mois, parfois un an parce qu’on manque de places d’accueil et de moyens d’encadrement dans des lieux éducatifs pour les mineurs… C’est la grande misère de la justice des mineurs qui explique le dysfonctionnement judiciaire et désespère les policiers. » (RTL, 7 juin 2006).

 

Il faut apprendre la civilité aux enfants par des programmes d’éducation au respect de l’autre pour apprendre aux enfants à gérer les conflits par la parole plutôt que par la violence. (Proposition n° 50 du pacte présidentiel).  Ségoléne ne souhaite pas que  se développe un sentiment d’impunité chez les jeunes. Il faut donc sanctionner le « premier acte de transgression de la loi » : « Je crois que le problème aujourd'hui, c'est que souvent la première infraction n'est pas sanctionnée. C'est-à-dire un jeune qui n'est pas connu des services de police ou qui est à sa première infraction n'est pas sanctionné. Or on sait que si un jeune est sanctionné à sa première infraction, dans 80 % des cas, il ne va pas recommencer. (…) Lorsqu'un collégien par exemple, fait une bêtise dans un collège, il a une sanction éducative. Pourquoi est-ce qu'un jeune dans la rue qui fait une bêtise, qui casse un abribus ou qui fait des tags, qui fait un petit vol, pourquoi celui-ci ne serait pas sanctionné ? Il faut lui faire réparer, il faut lui faire nettoyer, il faut lui faire-faire un travail d'intérêt général. Il faut le faire convoquer par la police ou par un magistrat qui va lui rappeler la loi, c'est-à-dire il faut le cadrer tout de suite, c'est même une chance pour lui d'être recadré tout de suite. » (RMC INFO, le 8 novembre 2006 )

 

Ségolène souhaite également :

 

*Aider les victimes :    Faciliter et moderniser le dépôt de plainte pour briser la loi du silence : amélioration de l’accueil dans les commissariats par la mise en place de travailleurs sociaux de la police nationale, possibilité de déposer plainte via Internet.    Mettre un avocat à la disposition des victimes de violences graves dans l’heure suivant le dépôt de plainte. (Proposition n° 55 du pacte présidentiel)

*Faciliter l’accès à la justice des plus modestes :   Renforcer l’aide juridictionnelle.   Renforcer les maisons de la justice et du droit et  Mettre en place un service public d’aide au recouvrement des dommages et intérêts alloués aux victimes. (Proposition n° 57 du pacte présidentiel)

*Protéger les citoyens :   Assurer la présence d’un avocat dès la première heure de garde à vue.   Encadrer strictement le recours à la détention provisoire dont la France use beaucoup plus largement que les autres pays européens, en imposant notamment des délais butoirs.   Renforcer les alternatives à la prison préventive. Assurer dans les prisons des conditions qui permettent la réinsertion du détenu.   Créer un organe indépendant de contrôle des prisons. (Proposition n° 58 du pacte présidentiel)

*Rendre la justice impartiale et efficace :   Recomposer l’organisation judiciaire en fonction des besoins et de la démographie de la population.   Réformer la justice du travail après consultation des acteurs concernés.   Mettre en place la possibilité de conduire des « actions de groupe ». (Proposition n° 59 du pacte présidentiel)

Par jps
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Dimanche 29 avril 2007

Ségolène a toujours été à l’écoute des Français. Par le passé l’illustration en a été donnée par ses multiples débats participatifs. De ces réunions elle en a retiré la substantive moelle de son pacte présidentiel après avoir mis en cohérence les diverses solutions, y compris les siennes. Par le présent, car elle a écouté les autres prétendants et elle a tiré des enseignements du scrutin du 1er tour.

" Je n’oublie pas les candidats à gauche et les écologistes qui m’ont soutenue aussi dès le soir du 1er tour […] J’entends parfois des propos de mépris à l’égard de l’extrême gauche. Mais moi, quand j’entends dire " nos vies valent plus que des profits ", le slogan d’Olivier Besancenot, je suis d’accord avec cela. Lorsque j’entends que la mondialisation doit avoir des règles plus justes et notamment qu’il faut garantir la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres, je suis d’accord avec cela […] Lorsque j’entends Arlette Laguiller dire qu’il faut respecter la dignité des travailleurs et que l’élection de Nicolas Sarkozy serait un danger pour les travailleurs les plus modestes et aggraverait la précarité. Je suis d’accord avec cela. " (Ségolène Canal+ 29 avril 07)

" J’ai discuté en toute transparence devant tout le monde avec François Bayrou, ce qui a fait apparaître des points forts de convergences", notamment sur un "Etat impartial " et la nécessité de promulguer une loi contre la concentration des médias. Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, qui sera présent au Meeting de Ségolene le 3 mai à Lille, appelle les électeurs de François Bayrou à voter pour Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai, dans une interview au Journal du Dimanche du 29 avril 07. Il estime que l'essentiel de l'analyse politique de François Bayrou sur la situation de la France est partagé par Ségolène Royal. Quant à l'économie, sur laquelle les programmes UDF et PS divergent, Jacques Delors demande aux centristes d'examiner le bilan du pouvoir sortant. (http://antennerelais.canalblog.com/ ). "Nicolas Sarkozy s'efforce de ne pas en parler, mais il est quand même le candidat sortant. Si la France est dans cet état, c'est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un des membres éminents", Jacques Delors, qui est "partisan de l'économie de marché régulée à la française", souligne que "Ségolène Royal est dans le droit fil de cette pensée". Ségolène "représente à ses yeux une conception du monde et de la société qui a toujours été la (sienne) (...): Une société du respect et de la fraternité".

Pour l’avenir : " Elle poursuivra le rassemblement de " ceux qui pensent que la France peut se réformer en protégeant la dignité des hommes et des femmes[…] j’ai dit et je le confirme que tous ceux qui viendront sur le pacte présidentiel, qui viendront m’aider à redresser la France tous ceux là ont vocation à faire partie d’un gouvernement […] Je ne m’interdis rien. Je pense que ce n’est pas ce qui se passera mais je ne m’interdis rien sur le choix de mon Premier ministre".

Sarkosy décide sans consulter, si ce n’est son très proche entourage ou quelques intérêts privès. ["Pour lui, seuls comptent ceux qui gagnent" (Vikash Dhorasoo, footballeur)]. Si la personne n’est pas d’accord avec lui alors soit il l’écarte ou soit il la menace. Sarkozy applique la vieille formule diviser pour mieux régner : il oppose ceux qui travaillent aux autres, les jeunes aux autres, les résidents de banlieue aux autres, etc… Son talent d'orateur et son indéniable force de persuasion ne saurait masquer cette vision manichéenne et son instabilité.

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Lundi 30 avril 2007
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Lundi 30 avril 2007

Ségolène a fait évoluer la doctrine des socialistes, elle a mis fin à l’angélisme de gauche. " Etre socialiste, c’est d’abord répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les deux principales souffrances aujourd'hui ? C’est le chômage et la précarité et c’est la question de l’insécurité et des violences. " (France 2, Les 4 vérités, 2 juin 2006 ) Parler de sécurité c’est traiter ce problème pour ceux qui en ont le plus besoin car les riches sont à l’abri des effets de la délinquance. "Les sécurités quotidiennes sont le problème majeur des catégories populaires. " (Journal du dimanche, 12 novembre 2006)

" Il y a aujourd’hui des délinquants à la dérive qui ont un sentiment de toute puissance il faut une reprise en main lourde, avec une certaine discipline pour le recadrer fondé sur l’idée de précocité de la sanction et de la prévention c’est à dire intervenir en amont ou dès la première alerte. Avec Ségolène la violence sera éradiquée dès l’école et un plan d’action contre les violences conjugales sera établi ( Delphine Batho responsable de la sécurité du staff de Ségolène, le monde 6 juin 06). Il faut sanctionner le "premier acte de transgression de la loi " : " Lorsqu’un jeune commet ce premier acte de transgression à la loi, même s’il est petit, un petit vol par exemple, si la sanction est tout de suite donnée, y compris une sanction éducative de proximité, à ce moment là il n’y a pas 80 % de récidives. Donc je pense que c’est cet encadrement très précoce aujourd’hui qui est d’ailleurs demandé par tous les acteurs de terrain, qui sont en proximité, il faut le mettre en place de façon puissante. " (Ségolène France 2, Les 4 vérités, 31 octobre 2006) "je crois que le problème aujourd'hui, c'est que souvent la première infraction n'est pas sanctionnée. C'est-à-dire un jeune qui n'est pas connu des services de police ou qui est à sa première infraction n'est pas sanctionné. Or on sait que si un jeune est sanctionné à sa première infraction, dans 80 % des cas, il ne va pas recommencer. " ( Ségolène RMC INFO, le 8 novembre 2006 )

Il faut donc développer "tous les types d'encadrement qui peuvent permettre à des jeunes de se remettre debout"  

Plusieurs solutions sont envisagées "on les sort du collège parce qu’ils perturbent le collège et on les recadre dans des structures éducatives, dans un appartement de proximité parce qu’il ne faut pas disqualifier les parents. Les parents peuvent continuer à être associés aux encadrants qui vont reprendre les enfants, les lever à l’heure le matin, leur redonner des règles de vie en commun, leur faire faire leurs devoirs, faire en sorte qu’ils fassent du sport, des activités culturelles. (Ségolène France 2, Les 4 vérités, 2 juin 2006)

Ce peut être également un encadrement militaire. " Est-ce qu’il est préférable pour un jeune qui vient de commettre son premier acte de délinquance d’être en prison, dans cette école du crime d’où on ressort plus délinquant que lorsque l’on y est rentré ? (…) L’encadrement militaire, ce n’est pas l’encadrement d’un service militaire où on apprend à tirer, où on conduit un char. Il s’agit de redonner un certain nombre de repères, les remettre dans le droit chemin au bon moment avant qu’ils ne basculent dans la délinquance la plus dure. (Ségolène France 2, Les 4 vérités, 2 juin 2006) "ce que j'ai toujours dit, c'est que (…) toutes les solutions d'alternative à la prison étaient bonnes. Et que je préférais voir un mineur encadré par les militaires à faire des activités, bien évidemment. On ne va pas encadrer un mineur à ne rien faire de toute la journée. (…) L'encadrement militaire, ça a un sens, puisqu'on réapprend aux jeunes, un certain nombre de règles, de normes et deuxièmement, on leur fait faire une activité, parce que je crois que pour se remettre debout, il faut se sentir utile et prouver aux jeunes qu'ils sont capables de faire quelque chose. " (Ségolène RMC INFO, le 8 novembre 2006). " Nous devons être lucides et fermes contre toutes les délinquances et contre toutes les causes ". (" Ma démarche, c’est de regarder les réalités en face ", Ségolènel’Humanité, 17 octobre 2006.)
Sarkozy veut (re)mettre en place une "police de quartier" proche de l'ancienne "police de proximité". Un jour il défait ce qu’il a fait et vice versa. Sarkozy donne l’exemple lorsqu’il dit à Azouz Begag je vais te casser la gueule. Sarkozy adapte ses actions sécuritaires suivant les
circonstances ou instrumentalise la police, notamment en la transformant en police politique. Il a été à l’initiative près d’une dizaine de loi concernant la sécurité et aucune ne prenant des mesures sérieuses à l’encontre des délits en col blancs. Ceci : Sarkozy entouré de délinquants en col blanc Explique-t-il cela ? Au sujet du proxénétisme Quand un officier fit part à Sarkozy du fait que Prokhorov "proposait des jeunes femmes à ses invités à Courchevel". Sarkozy commenta sur ces mots : "C’est un homme qui veut plaire". On comprend mieux pourquoi la loi antiracolage de sarkozy ne s’attaque pas aux proxénètes car " ce sont des hommes qui veulent plaire. "

La Ligue des droits de l'Homme a présenté jeudi l'édition 2007 de son "état des droits de l'Homme en France", déplorant une "régression continuelle des libertés" et condamnant particulièrement le bilan de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidence et ex-ministre de l'Intérieur. Qualifiant la "vision du monde" de M. Sarkozy d'"absolument terrifiante","Il faut réagir avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il martelé, parlant de "grave régression en matière de droits fondamentaux depuis cinq ans". La Ligue des droits de l'Homme constate en 2006 une "aggravation de la crise sociale", un "approfondissement de la crise institutionnelle" et une "extension de la crise éthique" qui "se répand au rythme de la contamination de l'ordre républicain par l'agenda lepéniste".

" Les libertés et l'égalité ont ainsi régressé de concert en 2006, au profit non d'une sécurité durable mais d'une idéologie sécuritaire qui augmente l'insécurité qu'elle prétend combattre " affirme la Ligue des droits de l'Homme, mais n’est-ce pas voulu par sarkozy car comme dit Sartre "le désordre est le meilleur serviteur de l’ordre établi "

Par jps
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