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sarkosy et le social

Mardi 21 novembre 2006 2 21 11 2006 08:30

Fillon, auteur du programme présidentiel de Sarkozy préconise «  une réforme des régimes spéciaux de retraite aussitôt après les élections » Sarkozy répondant depuis le pays de Bush « Qui peut dire que le problème des régimes spéciaux ne se pose pas? »

Mais le régime de retraite des élus (IRCANTEC) n’est-il pas un régime spécial ? On en parle !

De plus le système de retraite complémentaire des élus. On en parle ! Savez vous que les collectivités territoriales peuvent abonder du même montant que la contribution du bénéficiaire. Ils se font une retraite avec nos impôts ….Eux-aussi !

Pourquoi ce sont les mêmes qui légifèrent et  réglementent le montant de leurs indemnités d’élus ? Est ce moi qui décide ma propre paie ? Pourtant ce sont parfois les mêmes élus qui décident du montant de leurs allocations ! Pourquoi ne serait ce pas par exemple une instance indépendante qui déciderait de leurs indemnités ? Pourquoi ne pas proposer en l’occurrence la cour des comptes !
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 12 2006 07:40

Dans un discours à "la France qui souffre", lundi à Charleville-Mézières, Sarkozy s'est emparé de ce thème. "Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid". Qui va croire à " l'illumination sociale " de Sarkozy ? Sarkozy qui défend les salariés, cela a autant de crédibilité que Besancenot venant nous vanter les mérites des fonds de pension. (comme dit LittleFeat sur e-Marianne). Ce fervent libéral à la sauce américaine au secours du petit peuple, on croit rêver!! (Laurent Pierre sur e-Marianne).

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Jeudi 1 février 2007 4 01 02 2007 18:25

Le droit à la santé, l’égalité des personnes pour l’accès aux soins, est une nécessité pour tous. C’est même de l’intérêt  commun, y compris des plus aisés, car aucun lieu, aucune mesure, ne peut nous garantir d’être à l’abri de risques sanitaires, résultant de maladies transmissibles notamment en cas de pandémie.

Les déficits chroniques, de la branche assurance maladie, demandent de drastiques solutions, d’autant que la situation actuelle fait  apparaître des tensions budgétaires croissantes. Les mesures prises, jusqu’à présent, semblent inappropriées, insuffisantes ou peu efficaces. L’instauration du système de « médecin traitant » introduit en 2004, est parfaitement aberrante.

Les consultations médicales, entre 2002 et 2007, chez le médecin généraliste sont passées de 15 euros  à 21 euros et vont prochainement passer à 23 euros. Cela représente une augmentation de salaire brut de 53 %. Entre 1990 et 2004, le revenu des médecins spécialistes a progressé trois fois plus vite que celui des salariés, ( Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie – Hcaam). L’augmentation est encore plus forte pour les médecins hospitaliers.

Mon propos ne consiste pas à dire que "les médecins gagnent trop". Seulement, force est de constater que les efforts sont portés, presque exclusivement, sur les assurés. Comme l’a rappelé récemment le directeur de la CPAM de Nantes en annonçant sa démission, la droite a, en règle générale et plus encore depuis 2002, fait en sorte que les efforts de régulation se traduisent, par des hausses de cotisation pour les Français et des hausses de revenu pour les médecins, prioritairement les spécialistes…Ce n’est pas une carence de médecins qui a justifié une telle augmentation de revenu car en réalité, il n'y a jamais eu autant de médecins qu'aujourd'hui : 3,4 médecins par millier d'habitants en France en 2005. Si leur nombre va lentement baisser, en 2035, dans le scénario le plus vraisemblable, il y en aura encore 3,1. Or aujourd'hui, il y en a 2 au Japon [le pays où l'on vit le plus vieux au monde] (Jean de Kervasdoué est ancien directeur des hôpitaux, professeur au CNAM - LeMonde). Par contre, il y a bien une carence d’infirmière.

Malgré cela, la contribution des assurés semble insuffisante pour sarkozy. Il veut instaurer une franchise familiale de 40€ par an, dont seraient exonérés les malades chroniques, les actes liés à la maternité, les enfants et les personnes à ressources modestes (en pratique les CMU).  Nous savons pertinemment que ce montant n’est qu’un début eu égard au forfait hospitalier qui constitue un bon exemple de l’augmentation que nous pourrions en attendre, à l’avenir. Sarkozy veut responsabiliser financièrement le patient ! Alors même que la part du ticket modérateur est un des plus élevés d’ Europe).

La France a le record des prescriptions. N’est-ce pas là, le problème ? N’est-ce pas de la responsabilité des médecins ? Il n’est pas souhaitable de généraliser mais cette corporation devrait s’en préoccuper si ce n’est déjà fait. De même,  les Français sont plus souvent hospitalisés que la moyenne des habitants des pays riches : 251 hospitalisations pour 1 000 habitants en France en 2002. Sur un total de 3012 hôpitaux français, seuls 1008 sont des hôpitaux publics ; 868 sont des hôpitaux privés à but non lucratif (PNL), et 1136 des hôpitaux à but lucratif. Les hôpitaux privés à but lucratif n'existent que dans cinq pays d'Europe, et c'est en France qu'ils sont les plus nombreux.

 

 

Certains départements ne peuvent proposer aucune offre chirurgicale publique, elle est exclusivement privée et en honoraires libres. La France  investit peu dans ses hôpitaux publics qui se détériorent, malgré le plan "hôpital 2007". Il y a en France dix fois moins d’appareils d'imagerie par résonance magnétique nucléaire qu'au Japon […] le gouvernement actuel se glorifie de la maîtrise relative et heureuse des dépenses de santé en 2006 - elle dissimule des horreurs. En effet, l'essentiel de la réforme Douste-Blazy de 2004 a consisté à transférer 50 milliards d'euros aux générations futures. Et cela n'a pas suffi : la Cour des comptes estime avec bienveillance que le déficit cumulé de la Sécurité sociale en 2008 sera d'au moins 37 milliards d'euros. ), (Jean de Kervasdoué est ancien directeur des hôpitaux, professeur au CNAM – LeMonde)

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Samedi 31 mars 2007 6 31 03 2007 15:03

Le déficit de la sécurité sociale subsiste et s’amplifiera très certainement à l’avenir car Douste-Blazy a cédé à la pression exercée par les syndicats libéraux qui revendiquaient la qualification de spécialiste, et, par la même d’obtenir, un alignement de leurs tarifs. Je rappelle qu’il n'y a jamais eu autant de médecins qu'aujourd'hui : 3,4 médecins par millier d'habitants en France en 2005. Les consultations médicales, entre 2002 et 2007, chez le médecin généraliste sont passées de 15 euros à 22 euros et vont prochainement passer à 23 euros. Cela représente une augmentation de salaire brut de 53 %. Entre 1990 et 2004, le revenu des médecins spécialistes a progressé trois fois plus vite que celui des salariés, ( Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie – Hcaam). L’augmentation est encore plus forte pour les médecins hospitaliers. Mon propos ne consiste pas à dire que "les médecins gagnent trop". Seulement, force est de constater que les efforts sont portés, presque exclusivement, sur les assurés.

 

Parallèlement, la France investit peu dans ses hôpitaux publics qui se détériorent, malgré le plan "hôpital 2007". Il y a en France dix fois moins d’appareils d'imagerie par résonance magnétique nucléaire qu'au Japon […] le gouvernement actuel se glorifie de la maîtrise relative et heureuse des dépenses de santé en 2006 - elle dissimule des horreurs. En effet, l'essentiel de la réforme Douste-Blazy de 2004 a consisté à transférer 50 milliards d'euros aux générations futures. Et cela n'a pas suffi : la Cour des comptes estime avec bienveillance que le déficit cumulé de la Sécurité sociale en 2008 sera d'au moins 37 milliards d'euros. (Jean de Kervasdoué est ancien directeur des hôpitaux, professeur au CNAM – LeMonde). La réforme de l'hôpital, dans son organisation, son fonctionnement et son financement a été délaissée.

 

Le candidat sortant sarkozy ne dit mots à ce sujet. Je m’enquérais de ses propositions dans ce domaine sur son site et …. Son projet 15 points en 20 lignes sans aucun contenu ! Mais rien sur ce problème. Sarkozy n’a rien à cirer du sida (Association Aides - sur son site) et il en est de même des conditions de vie des personnes âgées (par contre thème que l’on retrouve chez olivier Besancenot) en général, sarkozy n’a rien cirer de la santé des Français. Au sujet des suicides sarkozy a une analyse déconcertante " Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable ". (entretien entre Sarkozy et Michel Onfray paru dans "Philosophie Magazine" en mars. ) Vous avez bien lu : Pour le candidat, et ancien Ministre d’Etat, Nicolas Sarkozy, les jeunes qui se suicident le font parce qu’ils sont dégénérés.

 

Sarkozy n’a pas une approche humaine mais uniquement comptable des problèmes de santé (alors que Ségolène prend en considération tous les aspects de ce problème comme énoncé ci-dessous). Ainsi sarkozy propose d'instaurer une "franchise" sur les dépenses de soins, une somme qui s'ajouterait au ticket modérateur. Cette mesure, qui s'ajoute aux déremboursements de médicaments, devrait contribuer à accroître la participation des patients. Nicolas Sarkozy se garde bien de porter atteinte aux intérêts des firmes pharmaceutiques : la franchise ne s’appliquera pas au médicament, car, selon Nicolas Sarkozy "ça pénalise celui qui est très malade " ("j’ai une question à vous poser ", émission sur TF1 le 05 février 2007). Pas de doute, la France conserverait sous Nicolas Sarkozy sa première place mondiale en terme de consommation pharmaceutique.

 

Sarkozy veut instaurer une franchise dont le montant varie suivant le moment. Elle n’est plus de 100 euros, mais… représenterait seulement " les 5 ou 10 premiers euros de dépense de santé chaque année " ("j’ai une question à vous poser ", émission sur TF1 le 05 février 2007), puis, dans un autre entretien, "quelques centimes à quelques euros pour chaque acte ". (Le Quotidien du Médecin, 9 février 2007). Difficile de le suivre soit il ment, soit il se contredit, soit il change…gageons que s’il est élu ce soit 200€. Ce projet est plus profond car il a pour but de discréditer l’utilité de ce système de mutualisation de la protection sociale et par suite de justifier une délégation au privé. Ce projet de forfait de sarkozy aurait pour effet de ne plus rembourser, par la sécurité sociale, 27% de la population, chaque année (tout en continuant à cotiser). Ceci "pourrait fragiliser l’adhésion à l’assurance-maladie obligatoire " et justifier une gestion dévolue entièrement aux assurances privées. C’est une manière discrète d’atteindre le but poursuivi de longue date par les néolibéraux (y compris pour Bayrou), tandis que dans leur ombre les assurances attendent de relever "les défis des réformes à venir qui transformeront profondément l'intervention des acteurs complémentaires, notamment dans le domaine de la santé, pour jouer un rôle de premier plan dans l'amélioration des services de protection sociale."( Guillaume Sarkozy, président de Mederic, lors de sa prise de fonction de Délégué Général, le 1 Septembre 2006, www.mederic.com ). Voter lepen aurait les mêmes conséquences.

En ce qui concerne Bayrou, c’est toujours nébuleux. Il est toujours difficile de déceler du contenu dans ses propos. J’ai effectué la même démarche, à savoir déceler dans des propositions sur son site qui ne recèle aucun projet. Si ce n’est que, comme à l’accoutumée, Bayrou reprend les idées des uns et des autres, notamment les mesures à prendre contre la désertification médicale dans de nombreuses régions de Ségolène. Alors ma prospection s’est faite auprès des représentants de son parti. Jean-Marie Vanlerenberghe (UDF), estime qu'"il y a des marges de productivité à l'hôpital", autour de "5 milliards d'euros d'économies possibles (lesechos.fr 15 mars 2007). Cela promet ! Déjà que les services hospitaliers sont dans une situation financière tendue.

 

S’agissant de Ségolène, c’est limpide, empreint d’humanisme et cohérent, et ce, tout en préservant l’équilibre financier. Elle analyse toujours la situation avant de proposer des solutions issues de sa réflexion ou qu’elle a pu entendre, entre autres, lors des débats participatifs. " Pourquoi les familles modestes viennent-elles aux urgences des hôpitaux ? Parce que c’est gratuit et parce qu’elles sont reçues tout de suite. Il faut réinventer de nouvelles structures de santé, dans les quartiers. Elles sont à imaginer avec des médecins salariés. Il y a des médecins qui seraient favorables à un statut de salarié pour offrir la médecine au long cours, gratuite, pour les actes les plus élémentaires de la vie, et notamment pour la médecine des enfants. Il faut une médecine gratuite de proximité dans ce qu’on appelait autrefois des dispensaires, qu’il faudrait sans doute moderniser, dans des maisons de santé, avec des personnels médicaux diversifiés, un service de secrétariat commun. " (Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 17 octobre 2006) " Enfin, je souhaite soutenir les initiatives permettant d’améliorer la santé au travail. Je veillerais à encourager la prévention des maladies professionnelles et à accélérer les mesures d’indemnisation, notamment pour les malades de l’amiante " ". (Lettre à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007).Ségolène veut la santé pour tous. Volonté qui a été décliné dans son pacte présidentiel de la manière suivante : - Mettre en œuvre un grand plan de prévention et de recherche des maladies graves (cancer, SIDA, Alzheimer, maladies orphelines) - Assurer de façon pérenne le financement de l’hôpital public, de manière à lui permettre de faire face à toutes ses missions en veillant à l’égalité territoriale d’accès aux soins- Créer des dispensaires, notamment dans les zones rurales- Mettre en œuvre une carte santé jeune 16/25 ans ouvrant droit à la gratuité d’une consultation par semestre. Contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans- Renforcer les moyens de la médecine scolaire et universitaire, et de la médecine du travail- Réaffirmer le droit à la CMU et sanctionner les refus de soins- Adapter les conditions d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH) aux maladies évolutives à diagnostic incertain- Mettre en œuvre une politique de lutte contre l’obésité, fondée sur une détection précoce et des actions sur la qualité de l’alimentation- Rétablir les moyens supprimés par la droite pour les soins aux étrangers en situation irrégulière, pour des raisons de dignité et de santé publique- Négocier avec les partenaires sociaux le renforcement de l’indépendance de la médecine du travail- Développer le maintien à domicile des personnes âgées.

Pour financer tout ceci Ségolène préconise une hausse de la CSG sur tous les revenus, alors que Sarkozy et Bayrou penchent plutôt en faveur d'une augmentation de la TVA. (lemonde.fr 12 mars 07)

 

 

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Lundi 21 mai 2007 1 21 05 2007 19:55

Lors de sa campagne présidentielle, Sarkozy a proposé un système de quatre franchises non remboursées par la sécurité sociale sur "les premiers euros annuels" dépensés en examens biologiques, en médicaments, visites médicales et hospitalisation. Un système de franchise qui a déjà été mis en place dans deux cas. Depuis 2004, un forfait de 1 euro non remboursé sur les consultations d'une part et depuis septembre 2006 sur les actes médicaux dans les hôpitaux et cliniques dès lors que ceux-ci sont supérieurs à 91€ le patient a à sa charge 18€

Sarkozy avait annoncé le non-remboursement des 100 premiers euros. Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté au sein du gouvernement Fillon, a désapprouvé, lundi matin 21 mai sur France Inter, l'instauration d'une franchise médicale pour financer la Sécurité sociale ce n'est "pas une bonne mesure […] J'ai dit il y a quinze jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure […] vraiment que ce n'est pas ce qu'il faut faire " Pourquoi Martin Hirsch a t-il accepté ce poste ( qu’il qualifie de la sorte: " J'appartiens certes au gouvernement et suis directement rattaché au Premier ministre, mais sans avoir le titre de ministre ou de secrétaire d'Etat. Dans l'histoire de la Vème République, cela ne s'était jamais produit. "), alors que peu de jours plus tard il conteste la mise en application de cette franchise ? Martin Hirsh ne prend t-il pas les vessies pour des lanternes ? Décevant ! Lorsqu’on est en désaccord, on ne va pas à la soupe. L'abbé Pierre doit se retourner de colère dans sa tombe pour ce ralliement à ce gouvernement.

Pour sarkozy c’est plus cohérent mais plus malsain. Il instrumentalise les personnes à des fins électorales, proximité des législatives oblige et ensuite des municipales. Puis Martin Hirsh sera probablement remercié s’il ne se plie pas car Juppé l'a dit dans " Ripostes " émission de Moati, Sarkozy a défini la feuille de route et les ministres devront l'appliquer sans état d'âme.

On instaure une nouvelle taxe ou franchise en jurant les grands dieux qu’elle ne serait pas augmentée mais hélas le forfait hospitalier en est un triste exemple car il ne cesse d'augmenté depuis sa création. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. De même, la contribution du remboursement de la dette sociale (CRDS- qui ne devait être que provisoire) créait par le gouvernement juppé. Autre exemple la loi sur le médecin réfèrent qui était censé être le remède miracle. Ils ne sont plus crédibles ! Ces lois sont toujours votées, n’oublions pas que les médecins constituaient la troisième catégorie socioprofessionnelle la mieux représentée à l’assemblée nationale (sortante). Comme l’a dit Claude Frémont (lefigaro.fr 30 mars 2006) au sujet de la réforme Douste-Blazy on "responsabilise les médecins en augmentant leurs rémunérations, et responsabilise les assurés en diminuant leurs prestations"...

La justification du forfait santé est le souci de responsabiliser les citoyens face aux dépenses de santé. C’est la manière de sarkozy : à partir de cas particuliers il en fait une généralité et oppose toujours les uns aux autres. La manière la plus adéquate ne serait-elle pas d’accroître les contrôles ? Impossible, un poste de fonctionnaire sur deux va être supprimé alors vogue la pollution, la corruption, le travail au noir, plus assez de fonctionnaires pour contrôler efficacement. Mais ? A la sécu ce ne sont pas des fonctionnaires …sauf que l’Etat y joue néanmoins un rôle, ne serait ce que budgétaire.

Un malade dont le coût annuel du traitement doit-il être considéré comme un assisté ? Stigmatiser les malades, culpabiliser l'individu alors que le problème est collectif. L’instauration d'une franchise se révélerait être un facteur très important dans le non suivi des traitements pour cause de pauvreté économique. Un renouvellement d’ordonnance apparaîtrait trop onéreux.

Ce ne sont pas les malades qui abusent le plus, si tant est que certains abusent. Les psychiatres qui consultent 365 jours par an (pas vacances les pauvres), les chirurgies esthétiques de confort, les pharmaciens qui utilisent de fausses vignettes, les centres de thalasso qui se font rembourser les visites médicales, les kinésithérapeutes fraudeurs, les consultations pré-anesthésiques facturées mais qui n'ont jamais eu lieu etc ... le livre de Claude Frémont (Adieu sécu) est plein d’enseignements de cette nature.

Les jean-philippe smet ou autres richissimes n’auront pas à souffrir d’un tel système alors qu'il en sera tout autrement pour les petites retraites, les étudiants, les personnes "contraintes" de travailler à temps partiel, les + de 50 ans ou les jeunes qui sont au chômage.

Sarkozy veut transposer le modèle américain en France. A ce titre le témoignage de Marc Aurele est édifiant "j’ai pu tester moi-même lorsque j'habitais la bas : post doctorant, donc payé relativement bien, je n'ai cependant pas eu les moyens de m'acheter une couverture sociale complète. .. c'est à dire.. pas de dentiste, pas de médicaments... chirurgie limitée. Le jour ou j'ai du prendre des antibiotiques : 80 dollars la semaine pour 3 semaine de ma poche. Un jour aux urgences ou on me propose un diagnostique radiologique. Non couvert.. Donc pas de radio.. En revanche le jour ou quelqu'un emboutit ma voiture par derrière.. A l'unanimité mes collègues me disent de me ruer chez le médecin et chez un avocat pour tenter un procès contre l'automobiliste.. parce que théoriquement je peux gagner 100000 dollars "

Le système américain de santé, qui s’appuie largement sur l’assurance des salariés par leurs employeurs, est à la fois l’un des plus coûteux du monde occidental et l’un de ceux qui protègent le moins. Pour conserver leur emploi, les ouvriers américains se voient souvent contraints de renoncer à la couverture maladie fournie par leur employeur, dans un pays où il n’existe par ailleurs pas de système de santé public et universel (Rick Fantasia Professeur de sociologie au Smith Collège de Northampton, Massachusetts. Auteur (avec Kim Voss) de l’essai Des syndicats domestiqués : répression patronale et résistance syndicale aux Etats-Unis, Raisons d’agir, Paris, 2003). 44 millions de personnes, en 2002, ne disposaient d’aucune forme de couverture. Si l’on y ajoute ceux qui, à un moment au cours des années 2002 et 2003, n’ont pas été couverts, la part de la population ayant peu ou pas accès à l’assurance-maladie s’élevait à 32,2 % (2002-2003, rapport de Families USA, juin 2004.) – voire plus de 40 % si l’on inclut aussi ceux qui n’ont pas une bonne couverture. Soit, dans ce dernier cas, un doublement en une dizaine d’années (The New England Journal of Medecine, Boston, Vol. 340, 14 janvier 1999.). (le monde diplomatique juillet 2004). Certains conseillent de voir le nouveau film de Michael Moore " Sicko " présenté au Festival de Cannes samedi 19 mai, défini par son auteur comme " une comédie sur 45 millions de gens qui n’ont pas de couverture de santé dans le pays le plus riche du monde ".

Vigilance est recommandée aux membres du gouvernement Fillon car 53% des électeurs n'ont pas "adhéré" à tout le programme de Sarkozy (mais seulement  à certains éléments) ceux-là sont plutôt 31%, le score du 1er tour, et encore. Le forfait santé est un encouragement à l'automédication. La France n’acceptera pas que vous démanteliez un des plus beaux systèmes sociaux du monde démocrate, par un désengagement de l'état pour le donner au secteur privé, conduisant à un enrichissement des nantis et un appauvrissement des faibles, au nom de l’argent roi. L’individualisation de la sécurité collective va créer de fortes inégalités face au risque de pandémies futures qui pourraient germer chez les exclus ou rétifs des systèmes de santé. Nulle personne en serait à l’abri. Effet boomerang garanti !

La solution : la solidarité contre l'individualisme en ayant comme principes (chers à Ségolène) le donnant-donnant et gagnant-gagnant.

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Mardi 11 septembre 2007 2 11 09 2007 16:29

Titre qui colle à l’actualité et qui tente de vous ramener à la réalité en essayant de déceler les non-dits dans l’information officielle.

Parmi les principaux régimes spéciaux on peut citer: le régime des agents de l’Etat, d’EDF-GDF, de la SNCF, de la RATP, le régime des mines, des marins, des clercs et employés de notaire, le régime de la Banque de France, le régime des agents des collectivités territoriales et .... les élus.

Il est vrai que certains peuvent apparaître comme étant des privilégiés notamment lorsque le montant de la pension est calculé en fonction du dernier traitement comme le régime spécial des industries électriques et gazières, ou des six derniers mois comme dans le public alors que dans le privé le calcul porte sur les 25 dernières années.

Cependant cette réforme ne doit pas se faire avec des œillères mais en appréhendant les situations dans leur globalité.

L’équité commande la reconnaissance des spécificités de chaque profession qui légitimisent un régime de retraite plus favorable, notamment la pénibilité, les responsabilités, les contraintes, les taux de cotisations, etc…au nom, notamment de l’égalité de traitement entre le privé et le public. Cessons d’opposer les uns ou autres et ayons une approche globale et concertée des problèmes.

Dans le régime spécial des industries électriques et gazières, le montant de la pension est calculé en fonction du dernier traitement, et non sur les six derniers mois comme dans le public ou sur les 25 dernières années dans le privé.
A notre époque est-il toujours normal que les conducteurs de train à la SNCF puissent prendre leur retraite à 50 ans pour 25 ans de service, les conducteurs de la RATP également à 50 ans, tandis que le personnel de maintenance peut cesser de travailler à 55 ans; sans évoquer les policiers qui ont droit à la retraite avant 60 ans...? 

Comme les égoutiers, la pénibilité du travail doit être prise en considération. Cependant ce n’est pas ce seul critère qui doit être apprécié. Il convient également de tenir compte de la rémunération ou des contraintes. On considère souvent les fonctionnaires comme des nantis, cependant il faut savoir qu'un cadre de la fonction publique gagne 5 fois moins que celui du privé alors même que celui-ci est soumis à une obligation de probité qui ne concerne pas uniquement sa vie professionnelle. En effet, de nombreux arrêts démontrent qu’un fonctionnaire peut perdre son emploi pour des faits délictueux purement privés, alors même que, pour un salarié du privé, ces manquements n’auraient aucun impact sur sa vie professionnelle. De plus, les interdictions de cumul avec une activité accessoires (ou les conditions drastiques)sont plus nombreuses pour les fonctionnaires que celles pouvant être indiquées dans le contrat de travail d'un salariés du privé.... dans ces conditions comment travailler plus pour gagner plus ?

Au sujet du financement des différents régimes, il est mis en exergue par les médias les déficits structurels résultant du nombre d’actifs par rapport à celui des retraités. Mais il est mis sous silence que certains régimes sont excédentaires et contribuent au financement du régime général.

Il est vrai que depuis 1974 (loi sur la protection sociale commune), une compensation entre régime de base est instaurée : le régime général des salariés vient en aide financièrement aux régimes dont les structures démographiques sont défavorables, c'est-à-dire certains régimes spéciaux (mineurs, SNCF, ...) mais surtout les régimes des exploitants agricoles et ceux des non-salariés non agricoles. Les bénéficiaires principaux de ces transferts sont les salariés agricoles (80 %) [Pour les salariés du régime agricole, le régime général prend en charge la totalité du déficit de leur régime] et les mineurs (12 %). Entre régimes salariés et non salariés les transferts émanent à 92 % du régime général et financent les régimes non salariés, principalement les exploitants agricoles (77 %) puis les artisans et commerçants (19 %). Ceux-ci représentent tout de même 1 retraité sur 5 en y incluant les professions libérales. Les professions libérales ont préféré rester en marge de cet alignement décidé par la loi de 1972 et conserver un régime de base minimum pour laisser plus de champ aux régimes complémentaires spécifiques à chaque profession

 

Il n’en est pas moins vrai que les régimes spéciaux industrie énergétique contribue au régime général et que le régime des fonctionnaires territoriaux est excédentaire depuis de nombreuses années (+ 31 226,72€ en 2006)

 

Il faut accepter une remise à plat mais dans les conditions énoncées car les problèmes liés au financement des régimes de retraites sont préoccupants. Une réforme en profondeur ne peut ignorer également le problème des exonérations de charges accordées indistinctement aux entreprises. Ces baisses de charges qui coûtent plus de 65 milliards d’euros. Ces aides publiques versées aux entreprises, représentent "plus que le total du budget de l'Education nationale, soulignent les trois corps de l'inspection, des Finances, de l'Administration et des Affaires sociales, dans un document, remis à la demande du Premier ministre. (nouvel obs.fr 6 mars 07). Ce sont, entre autres les grandes entreprises qui en profitent. Les mêmes qui dégagent d’énormes bénéfices alors même que la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenue par des fonds de pension américains. Ainsi presque la moitié de ces aides part hors de France. Bien sûr elles ne concernent pas toutes les cotisations retraites mais tout de même ! Qui sont les privilégiés ?

 

Donc revoyons les régimes spéciaux, créons un régime unique avec une caisse unique, mais prenons également en considération la pénibilité, les rémunérations (qui en constituent l’assiette), les contraintes, les taux de cotisations (qui sont très faibles pour les commerçants et artisans) et cessons ces aides coûteuses et inutiles aux entreprises. Ces éléments ne peuvent être dissocier et doivent faire l’objet d’une négociation. Par ailleurs, l’alignement sur le plus bas n’est pas l’égalité. De même, il y a d’autres pistes à explorer notamment le remplacement des cotisations patronales par une contribution sur la valeur ajoutée les entreprises à fort taux de main-d’œuvre, avec une forte masse salariale mais une faible valeur ajoutée, se trouvent pénalisées. La confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et l’Union patronale artisanale (UPA) y sont particulièrement favorables, à la différence du MEDEF.

 

A voir également : http://www.peuples.net/article-12286470.html

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Samedi 29 septembre 2007 6 29 09 2007 12:18

8,7  milliards d’euros de déficit dans les comptes de l’assurance maladie ! Les médias axent principalement leurs news sur les remèdes et de manière nettement insuffisante sur les causes. Ils ne disent mot  sur l’inadaptation des mesures préconisées par le gouvernement, sarkozy en tête.

Le déficit de recettes est lié notamment à la persistance d'un taux de chômage élevé, ou d'un salariat mal rémunéré. La situation financière de l’assurance maladie dépend étroitement de la politique économique définit au niveau national et de la conjoncture internationale. En complément de ceci et de cela , attachons nous, dans un premier temps, aux explications de cette préoccupante situation qui ont été répertoriées et énoncées dans le rapport annuel de la Cour des comptes de la sécurité sociale qui a été présenté le mercredi 12 septembre 2007 par son président Philippe Séguin, lui-même membre de l’UMP depuis son origine http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RELFSS/07-securite-sociale.pdf

Dans ce rapport, il est écrit qu’au " 31 décembre 2006, les dettes comptabilisées […] dans le bilan de l’Etat s’élevaient à 9,13 Md€ en incluant les charges à payer constatées en fin d’exercice, soit une progression au cours de l’exercice 2006 de près d’un milliard d’euros [Ces données s’entendent déduction faite des créances que l’Etat a sur la sécurité sociale] ". En d’autres termes ceci signifie que si l’Etat honorait ces dettes alors le " trou " de la sécurité sociale serait comblé ! (9,13 Md€ - 8,7 Md€, = 0,43 Md€ d’excédent). " Les dettes de l’Etat à l’égard de la sécurité sociale se sont accrues et génèrent des frais financiers croissants pour celle-ci. ". Le trou de la Sécu, imputable avant tout aux impayés de l'Etat, et à la gestion totalement opaque de cet organisme.

Ceci étant d’autres raisons de ce déficit ont été recensées par la Cour des comptes, par exemple : Le régime agricole, largement subventionné par les autres régimes, cette solidarité nationale ne saurait éventuellement se justifier que si préalablement il est exigé " de réduire les pertes de cotisations consécutives à une évasion sociale importante et de renforcer les contrôles "

Les engagements de modération non tenus par les médecins alors même que leurs honoraires ont été considérablement augmentés sont en partie responsables. Philippe Seguin donne l’exemple de "chirurgiens qui pratiquent des dépassements pouvant atteindre 3 à 4 fois le tarif opposable […] Cela met en cause le principe d’égal accès aux soins […] on est loin du tact et de la mesure préconisée par le code de déontologie". Il en déduit qu’il est temps de pratiquer "des incitations négatives" à l’encontre de certains médecins. Par ailleurs, il est à étonnant que les médecins ne soient soumis à aucune obligation de formation continue alors même que de nouveaux virus émergent SRAS, Chikungunya, etc… et que de nouvelles thérapies ou de nouveaux médicaments apparaissent. Bien sûr, les groupes pharmaceutiques dispensent de telles formations dans des conditions feutrées, dorées et propices à faire valoir leur propre produit. Il serait préférable que cette formation continue soit obligatoire et même validée par un examen à l’issue de chacune des séances et qu’elles soient dispensées par un organisme indépendant. Pourquoi pas dans les universités. La récente étude de l’UFC-Que choisir rendu public est éloquente sur l’attitude des laboratoires pour imposer de nouveaux médicaments. Ceci explique, entre autres, pourquoi les bénéfices des laboratoires pharmaceutiques sont croissants. Pour autant il faut prendre en considération que les besoins en investissement notamment dans la recherche sont importants et que les risques liés au potentiel de commercialisation sont considérables, comparativement à une autre entreprise. Parallèlement, force est de constater que les laboratoires pharmaceutiques, ainsi que certains professionnels de la santé, tirent tous les avantages possibles et mettent ainsi en péril notre système de sécurité sociale. Pourquoi ne pas faire comme certains pays (les Pays Bas) donner le nombre exact de médicaments (comprimés, pilules, gélules,..) correspondant au nombre de jours du traitement car souvent les boites de médicaments ne sont pas intégralement utilisés

Bien sûr, les patients doivent être responsabilisés car, aujourd’hui, les médicaments sont assimilés à des produits de consommation courante. C’est un des arguments qui justifient l’instauration de franchise médicale. Mais ceci ne constitue aucunement une urgence car d’autres mesures plus importantes peuvent être prises (comme celles précédemment développées). Cessez de stigmatiser les assurés mêmes s’ils ont leur part de responsabilités car il est aisé de constater que ce ne sont pas eux qui sont principalement à la source de ce déficit. L’effort doit être juste et équitable. Rien n’est prévu, semble-t-il à ce jour, au niveau de l’Etat ou à l’encontre des praticiens ou des sociétés pharmaceutiques pour parvenir un équilibre des comptes. Débutons par eux et si à l’avenir ceci apparaît insuffisant et qu’il faille élargir l’assiette des cotisations, alors commençons par supprimer les exonérations de cotisations sur les indemnités de départ à la retraite ou de licenciement "ce qui correspond à une perte de plus de 4 milliards d'euros" ou "la suppression ou le plafonnement de l'exonération des cotisations sociales appliquées à la plus-value d'acquisition des stock-options", comme le préconise Philippe Séguin

Autre chose encore. Qu’apprenons nous dans le rapport publié le vendredi 28 septembre 2007 par le ministère de la santé ? … Que le "bouclier sanitaire", visant à plafonner les dépenses de santé non remboursées pour les plus démunis, ne pourra pas être mis en place avant 2010. Soit deux ans après l'instauration des franchises médicales. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a fait savoir vendredi qu'elle avait encore "besoin d'affiner (sa) réflexion" concernant la mise en place de cette mesure. Le "bouclier sanitaire" est donc repoussé au calandre grecque. Les plus démunis ne pourraient être soignés alors que les criminels y ont droit ! Un virus ou une bactérie résistante ne distingue pas ses victimes. Le mauvais état sanitaire d'un petit groupe peut provoquer la propagation d'une maladie à l'ensemble de la population. En soignant les personnes en situation de précarité nous nous protégeons nous-mêmes. La tuberculose et le typhus feraient des retours en force.

L'instrumentalisation du trou de la sécu permet l'adoption de mesures visant à casser toute solidarité. Nous avons le système de santé le meilleur au monde (notamment pour mes amis anglais) et le gouvernement fait tout pour l’offrir aux assurances privées. "Il faut arrêter de se raconter des histoires sur le financement de la protection sociale!" déclarait Jean Arthuis, président (UDF) de la commission des finances du Sénat, en 1997. Celui-ci avait alors appelé à introduire plus d’assurance privée dans la protection sociale, à inventer des produits "financiers innovants"… Mais Monsieur Arthuis … C’est à vous d’arrêter de nous raconter des histoires ! ! !

Le président de la République avait annoncé que le " handicap " serait désormais traité à l’avenir comme un cinquième " risque social " pris en charge par la solidarité nationale au même titre que la maladie, la vieillesse, la famille ou les accidents du travail et les maladies professionnelles. On en parle plus ? ? ?

(j'ai modifié l'intitulé grace à la remarque pertinente de la fleur )

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Samedi 27 octobre 2007 6 27 10 2007 18:08

Les députés français ont approuvé, cette nuit, par 44 voix contre 27, (il y avait beaucoup de présents ? !….) dans le cadre du projet de finances de la sécurité sociale (PLFSS 2008), l'instauration des franchises médicales non remboursées sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires, qui seront applicables à partir du 1er janvier 2008. Dispositions validées alors même que 70% des Français, selon un sondage réalisé en septembre, s’y opposent ; opposition exprimée par le truchement d’associations, de professionnels de santé, de syndicats et de certains députés. Ces derniers ayant développé des arguments intéressants (que je reprends ici) …..mais vains. Au demeurant la procédure devant le parlement n’est pas terminée car la semaine prochaine le texte passe devant le Sénat.

Au cours du débat (si on peut l’appeler ainsi car dans la majorité présidentielle seuls le rapporteur M. Jean-Pierre Door, Maire UMP de Montargis, Loiret et la ministre de la santé Roselyne Bachelot se sont très très brièvement exprimés), les17 députés PS, PCF ou Verts, qui ont pris la parole ont tenté de supprimer cette taxe inique ou d'en faire exonérer les pensionnés de guerre, les accidentés du travail ou les malades de longue durée. Résultat, pour l’heure : seuls les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU en seront exonérés.

Cette franchise médicale, plafonnée à 50 € par personne et par an, s’ajoute aux autres franchises : 1 euro de visite médicale, 18 euros pour les actes lourds, le ticket modérateur, le forfait hospitalier à 15 euros ; cette année, on estime ces dépenses de santé non remboursées à 240 euros par personne et par an en moyenne, mais elles vont jusqu’à 1 000 euros pour 900 000 Français. (2 ) alors que Madame Christine Bachelot ministre de la santé avait dit " Qui ne peut pas payer quatre euros par mois pour sa santé ? ". Vous auriez pu vous abstenir d’une telle remarque madame la ministre car, à ce jour,  " 13 % des Français et un quart des jeunes de moins de vingt-cinq ans se privent déjà de soins par manque d’argent ! " (3) Cette dérive est donc dangereuse encore en termes de santé publique car les personnes aux budgets les plus serrés renonceront à se soigner à temps et développeront finalement des pathologies beaucoup plus graves qui ne pourront plus être traitées en ville mais uniquement à l’hôpital, sans faire référence au fait que cela favoriserait également les pandémies dont nulle personne n’est à l’abri.

En proposant la création de franchises médicales, le Gouvernement nous parle d’équilibre en 2012. Or en 2004, MM. Douste-Blazy et Bertrand nous avaient promis, avec la franchise de 1euro et l’instauration du médecin traitant, l’équilibre pour 2007 (2). Cette (nouvelle) franchise, qui n’est qu’un nouvel impôt sur les malades ! L’impôt doit être juste, mais (ils) distribuent des cadeaux aux plus riches ! […]! la franchise, on voit que celle-ci a un lien très direct avec le niveau du déficit : s’il augmente, la franchise augmente aussi. […]En réalité, elle est destinée à remplir un puits sans fond, ce qui nous permet d’ores et déjà de prédire que la franchise augmentera. (10)

La médecine à deux vitesses arrive à grande vitesse ! Cette taxe sur les malades creusera les inégalités d’accès aux soins. Le malade serait responsable de sa maladie. Pour lui en faire prendre conscience, il faudrait le taxer. […]! Les premiers à souffrir […] seront les plus démunis, de ceux qui sont juste au dessus du seuil de la CMU à ceux qui touchent de petites retraites, aux patients en longue maladie ou aux titulaires de l’AAH. (3).

" C'est la seconde franchise créée par l'UMP. Nous en sommes à 100 euros que beaucoup de nos concitoyens ne peuvent pas payer. " Martine Billard (Verts). La liste est longue des mécanismes financiers visant à mettre les malades à contribution et ceux-ci s’inscrivent dans une logique en totale rupture avec l'héritage de la Libération. Au fil du temps, le financement des soins glisse du cotisant et du contribuable vers le malade, de la prise en charge collective à la prise en charge individuelle, du patient au consommateur de soins, d’un régime solidaire à un régime assurantiel. L’assurance privée guette ! faire des économies sur des personnes malades (4)

Quel en est le but ? Le Gouvernement leur a assigné un objectif très variable au cours des dernières semaines : de la responsabilisation des patients, nous sommes passés à la réduction des dépenses du régime général, puis au financement de dépenses nouvelles. (5) " face au tollé général, y compris au sein de la majorité et du Gouvernement – avec notamment le Haut commissaire Martin Hirsch – il a fallu changer son fusil d’épaule : les franchises se sont mises à devoir financer des politiques dont personne ne peut contester le caractère indispensable. (6).La majorité présidentielle et bien sûr sarkozy en tête à l’habitude de "manier des arguments aussi émotionnels " (7). Le but est de démanteler l’assurance maladie solidaire garante de l’égalité d’accès aux soins au profit d’une assurance privée à visées lucratives. (12)

Ce dispositif se pare de toutes les vertus mensongères : " Expliquer à un diabétique qu’il doit payer les soins d’un cancéreux ou d’un malade d’Alzheimer ? (8). Si rupture il y a, c’est avec la solidarité, entre les générations ou entre malades et bien portants. Une fois de plus, (la) tactique (présidentielle) est de dresser les Français les uns contre les autres (9), sont pénalisés ceux qui n’ont pas d’autre choix que de se soigner – car personne ne décide de tomber malade, (10) C’est la fin programmée de notre système de santé qui repose sur la solidarité nationale : Chacun paie selon ses moyens et se soigne selon ses besoins. Désormais les malades paient pour eux-mêmes et les autres malades….Exit les bien portants. Mais n’oubliez pas, nous sommes tous potentiellement malades !

Le terme même de franchise, qui fait directement référence à l’assurance automobile, induit l’idée qu’on doit pouvoir identifier une faute – il n’est dès lors plus question de responsabilité, mais de comportement fautif. En poussant le raisonnement à son terme, on conclut que c’est le fait de n’avoir pas respecté un certain nombre de règles de prévention qui amène au déclenchement de la maladie. (10)

Le malade va désormais payer deux fois : une au travers des cotisations et impôts, une seconde par les franchises et, dans le même temps, [la majorité présidentielle] ferme les yeux sur les deux milliards de dépassements d’honoraires des spécialistes ! (3) sur les consultations médicales, des médecins généralistes qui sont passées , entre 2002 et 2007, de 15 euros à 23 euros, sur les milliards d’Euros d’exonération accordés aux entreprises (je rappelle que ce sont, entre autres les grandes entreprises qui en profitent le plus. Les mêmes qui dégagent d’énormes bénéfices alors même que la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenue par des fonds de pension américains. Ainsi presque la moitié de ces aides part hors de France.) Par ailleurs il peut y avoir d’autres sources de financement, taxer davantage les stock options, au lieu d’accepter d’avance une perte de recettes plus de trois fois supérieure à ce que rapporteront les franchises. Eventuellement, augmenter l’assiette de la CSG ou CRDS (13). De même "le taux d’impôt progressif est l’un des plus faibles " (10 ). Bien sûr, il y a la taxe (si dérisoire) sur les stock-options, mais la taxation des stock options rapportera quatre fois moins que les franchises, qui s’ajoutent à la liste déjà longue des taxes qui accablent les malades. (11) Cinquante euros par an : une somme anodine pour les plus fortunés, mais insupportable pour les plus démunis, qui n’auront d’autre choix que de renoncer aux soins, tout simplement ! (11)

On ne peut nier qu’il y ait des comportements dérivants, et c’est l’argument principal de la majorité présidentielle pour responsabiliser les malades. Mais qui est responsable, outre le malade ? N’est-ce pas le prescripteur ? C’est à dire certains médecins car on ne peut avoir de médicaments remboursables ou de transport remboursable sans prescription. Pourtant Aucune mesure n’est préconisée à leur encontre.

La nation "garantit à tous la protection de la santé", ce droit fondamental, tiré du programme du Conseil national de la Résistance, est pourtant énoncé dans le Préambule de la Constitution. Ils en ont cure car en fait,  "il s’agit de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ". Celui qui parle ainsi, […] c’est M. Denis Kessler, spécialiste des compagnies d’assurances qui approuve votre politique. " (8). Chacun pour soi : c’est (le) projet de société (de sarkozy). Ceux qui ont les moyens continueront de consommer et de dépenser, les autres resteront au bord de la route. C’est une formidable régression par rapport au Préambule de la Constitution. (1). Le Conseil Constitutionnel sera, in finé, très certainement saisi..

signer la petition contre la franchise sarkozy

La rupture, c’est avec la solidarité, entre les générations ou entre malades et bien portants ! 

  1. 1 - Mme Jacqueline Fraysse Gauche démocrate et républicaine Médecin cardiologue
  2. 2-  Mme Marie-Hélène Amiable Gauche démocrate et républicaine Maire de Bagneux, Hauts-de-Seine
  3. 3 - Mme Valérie Fourneyron Socialiste, radical, citoyen et divers gauche Médecin du sport
  4. 4 - M. Roland Muzeau Gauche démocrate et républicaine [PCF] Adjoint au Maire de Gennevilliers, Hauts-de-Seine
  5. 5 - M. Jean-Luc Préel Nouveau Centre - Chef de service hospitalier
  6. 6 - Mme Catherine Génisson Socialiste, radical, citoyen et divers gauche Praticien hospitalier Vice-présidente du conseil régional Nord-Pas-de-Calais
  7. 7 - M. Jean-Marie Le Guen Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
  8. 8 - Mme Delphine Batho Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
  9. 9 - Mme Martine Billard Gauche démocrate et républicaine [vert]
  10. 10- Mme Marisol Touraine Conseillère d'Etat et membre du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
  11. 11- M. Patrick Roy Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
  12. 12- M. Hervé Féron Maire de Tomblaine, Meurthe-et-Moselle Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
  13. 13- M. Christian Paul Socialiste, radical, citoyen et divers gauche Adjoint au Maire de Lormes, Nièvre
  14.  

Par jps - Publié dans : sarkosy et le social
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Samedi 22 décembre 2007 6 22 12 2007 13:26

Lors de son intervention principalement axée sur le pouvoir d’achat, Sarkozy n'a pas abordé celui des personnes âgées qui représentent tout de même 14 millions de français. Il a "oublié" ses promesses électorales à l'égard des pensionnés les plus défavorisés : augmenter de 25% le minimum vieillesse et revaloriser les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. La Confédération française des retraités (CFR) a déploré ce fait. L'Allocation de solidarité pour les personnes âgées (Aspa) qui a remplacé en janvier 2007 le minimum vieillesse, s'élève à 621,27 euros pour une personne seule (1.114,51 euros pour un couple). Comment voulez vous vivre avec si peu d’argent ?

 

Pire, il voulait, à compter du 1er janvier 2008 faire payer les 750.000 foyers âgés modestes qui en étaient jusqu’à présent exonérés. Au vu de la bronca que cela suscitait et au regard des prochaines élections municipales et cantonales, sarkozy a demandé au gouvernement de proposer au Parlement le maintien en 2008 de l’exonération des 116 euros de redevance pour les plus de 65 ans qui ne paient pas l’impôt sur le revenu. Mais qu’en sera-t-il pour 2009 ? Cette proposition sera très certainement remise au goût du jour et votée. Une fois de plus les retraités qui ont majoritairement voté pour sarkozy à la présidentielle, seront de nouveau les dindons de la farce.

 

Au surplus, la baisse de leur pouvoir d’achat ne sera pas compensée. La variation annuelle de l’indice des prix s’établit en novembre 2007 à +2,4 % et les retraités devraient ainsi se contenter d'une hausse de +1,1% au 1er janvier 2008, soit une perte du pouvoir d’achat de 1,3%. Xavier Bertand, Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, renvoie à 2008, une possible réévaluation, comprenez aux calendes grecques.

 

Le Figaro a le don de triturer l’information ou l’art de présenter de façon positive une décision préjudiciable. Le titre du figaro " bertrand envisage un geste sur les retraites en 2008 " est une manière de travestir la réalité. Alors que les seniors se mettent à la colocation afin de partager les charges car ils ne peuvent vivre avec leurs maigres subsides, le figaro présente cela comme une alternative à la maison de retraite (guirec combert 30/11/2007). C’est réellement se moquer de ses lecteurs. Précédemment, le figaro avait fait un article sur les seniors qui (re)travaillent. Il est tout de même inouï que pour survivre les personnes âgées soient contraintes d'en arriver là. Pour illustrer leur propos il y avait Charles Aznavour en image. (Je n’ai rien contre cet homme). Chanter en travaillant ce n’est pas pareil que travailler en chantant.

 

Il n’y a plus de marges de manœuvre pour sarkozy ? Il a tout dilapidé avec ses 15 milliards d’euros (par an) de cadeaux fiscaux aux plus riches.  sarkozy avait laissé, un moment, la carte bancaire, qui était directement débitée sur des fonds publics, à Cécilia. (Carla Bruni initiales révélatrices : CB). Sarkozy s’est augmenté de plus de 170%. Sarkozy emmène s’est ami(e)s people en voyage avec nos deniers publics. Pas de Père Noël pour les retraités. En cette année de l’an I de l’ère sarkozy, le Père Noel est une ordure pour nos aînés. Quel mépris ! Un summum de la provocation. En 2008, les retraités seront les principaux concernés par le bouclier sanitaire (visant à remettre en cause les prises en charges à 100%) et la Franchise médicale car la santé fout le camp avec l’âge. Et en 2009, la fin de l'exonération de la redevance …

 

Certains mauvais esprits conseilleront aux retraités au bord de la misère d’émigrer en Palestine pour bénéficier de l'aide que l'on accorde généreusement et qu'on leur refuse en France. (je reviendrai sur ce sujet pour Eva)

 

En attendant, j’ai beaucoup pensé à Lait d’beu en abordant ce sujet .

Par jps - Publié dans : sarkosy et le social
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