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sarkozy et la politique étrangère

Samedi 6 janvier 2007

Sujet d’actualité en référence à l’actuel déplacement de Ségolène en Chine. Cependant évoquons ce sujet avec des événements en liens avec sarkozy.

Cai Chongguo, professeur de philosophie et dissident politique chinois, a été reçu le 13 décembre 2006, avec d’autres, par sarkozy et certaines de ses remarques qui figurent sur son site, au sujet de cette entrevue, sont quelque peu intéressantes :

C’était Hier matin, avec une dizaine spécialistes de Chine, On a pris petit déjeuné avec Sarkozy dans son bureau à place Beauvau. Le dispositif de sécurité est impressionnant, "c’est coûte cher " je me disais en entrant le ministère. L’immeuble, l’escalier, son bureau surtout, sont somptueux.[…] Il est évident que M. Sarkozy ne connaît pas grande chose sur la Chine." Ce n’ait pas moi qui le dit ! ! ! C’est Cai Chongguo.

Sarkozy fait de l’ingérence (pro-américaine) en soutenant l’indépendance de Taiwan (Ile connue en France sous le nom de "Ile de Formose " ). S’il devient un jour Président de la république ceci n’augure guère de bons rapports économiques avec la Chine.

Je me souviens, le 9 janvier 2004, sarkozy, en voyage officiel en Chine s’était interrogé, dans un restaurant de Hongkong, sur la passion suscitée par le sumo, sport préféré des Japonais et... de Jacques Chirac : "Comment peut-on être fasciné par ces combats de types obèses aux chignons gominés ? […] Ce n'est vraiment pas un sport d'intellectuel, le sumo!". Sarkosy se croit intelligent http://poly-tics.over-blog.com/article-5050381.html ?

Par jps
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Vendredi 21 septembre 2007

La production mondiale de pétrole et de gaz sera bientôt insuffisante pour satisfaire la demande croissante. L'EIA (l’Agence Internationale de l’Energie) prévoit une production moyenne de 2007 de 84,64 Mb/jour contre 84,5 Mb/jour en 2006.

L’extraction mondiale d’or noir est quasiment à son paroxysme. Selon Matthew Simmons, le pic de production de l'Arabie Saoudite a probablement été atteint en 1981 et se basant sur les  données réelles de la Saudi Aramco il estime que "Les gisements, qui constituent un cinquième des réserves connues, seront bientôt épuisés"

Le pétrole est une ressource limitée et la consommation de pétrole augmente de façon exponentielle. Le développement  économique de la Chine (+17% par an), de l’Inde, du Vietnam et des pays d’Asie  créé déjà des tensions sur le marché des matières premières. Selon une estimation de l'EIA, la consommation mondiale de pétrole pourrait croître de 60 % entre 2002 et 2030. La demande de pétrole continue à s’accélérer alors que les réserves s’épuisent.  Il est évident que tôt ou tard le clash se produira. Avant d’atteindre ce point de rupture, il y aura une tension sur les prix (un baril à 100 dollars est certainement très proche), précurseur de mouvements sociaux. « Dans l’hypothèse fort probable d’un effet de ciseaux entre une demande qui croît très vite et une production qui plafonne, il serait en effet logique que les prix continuent à augmenter, que des efforts soient donc engagés pour modérer la consommation, d’autres pour développer des solutions alternatives. »( Hugues de Jouvenel)

Si la Russie est le troisième exportateur mondial qui ne consomme que la moitié de sa production, il n’en est pas de même des Etats-Unis qui, bien que producteur, dépend des importations pour plus de 40%. L’économie américaine est donc condamnée à importer toujours plus de pétrole et c'est pourquoi les Etats-Unis s’intéressent de plus en plus au Moyen-Orient. La situation européenne est plus critique encore ! La politique énergétique commande donc la politique internationale. « Il est, à ce sujet, intéressant de noter l'origine pétrolière de la crise qui a amenée la guerre du Golfe : débiteur de 40 milliards de dollars prêtés par les pays arabes pour la guerre sanglante de huit ans contre l'Iran, l'Irak estimant que s'étant battu seul pour une cause commune, on devait lui remettre sa dette ce que refusa nettement le Koweit, qui augmenta, de plus, sa production et donc faisant baisser le prix du brut alors que l'Irak souhaitait vendre le sien aussi cher que possible pour reconstituer ses finances. (1 $ de moins au baril signifiait pour l'Irak une perte de 1 milliard de dollars par- an, le prix du brut étant alors descendu à 12 dollars, cela signifiait une perte de 6 à 7 milliards de dollars par an pour l'Irak). Est-il utile de préciser que ce n'est sans doute pas sans le conseil intéressé des Etats Unis que le Koweït prit cette position ? […]les soucis humanitaires et écologiques souvent proclamés de toutes parts ne sont trop souvent qu'une excuse ou un masque. » (André Pertuzio)

Pour Nicolas Sarkis, directeur de la revue ’’Pétrole et gaz arabes’’ « la quasi-totalité de ces nouveaux besoins ne peut être assurée que par cinq pays : l’Arabie Saoudite, l’Irak, l’Iran, les Emirats arabes unis et le Koweït ». On en revient donc au Moyen-Orient. Et, au grand dessein de l’Oncle Sam, de redessiner la carte de la région pour en faire une zone plus conciliante. (Jean Jacques avec Stéphane Gillier). Dans cet esprit, l’intervention en Afghanistan était ainsi prévue avant l’attentat du 11 septembre 2001. (Professeur Roger TEBIB). Le douloureux événement du 11 septembre 2001 fut pour  les Etats-Unis un prétexte pour rentrer en guerre contre l'Afghanistan, puis dans la même logique (mais travestie sous des affirmations fallacieuses de détention d’arme de destruction massive) contre l'Irak. Ceci afin de s'approprier toutes les richesses de ce sol. Lawrence Lindsey, chef économiste de la Maison Blanche, avait indiqué dans une interview accordée au Wall Street Journal qu’un « changement de régime en Irak permettrait d’accroître la production mondiale de pétrole de trois à quatre millions de barils par jour ».

De plus, « La brigade Badr, qui contrôle en gros tout le sud [de l’Irak], est entraînée par l’Iran. Ils ont des liens étroits qui ne feront que se renforcer. Ce qui donne une alliance informelle Irak/Iran. De plus, juste de l’autre côté de la frontière avec l’Arabie Saoudite, il y a une population chiite qui a été sévèrement réprimée par la tyrannie intégriste soutenue par les Etats-Unis. Tout mouvement vers l’ indépendance en Irak aurait de fortes chances de les encourager, et c’est déjà en cours. Et il se trouve que c’est là que se trouve la majorité du pétrole Saoudien. Alors, vous pouvez imaginer le parfait cauchemar pour Washington, à savoir une alliance chiite qui contrôlerait la majorité du pétrole mondial, indépendante de Washington et probablement tourné vers l’est, où la Chine et d’autres sont impatients de nouer des relations, et qui sont déjà en train de le faire. Pour Washington, ce n’est même pas concevable. Au stade où en sont les choses, les Etats-Unis préféraient une guerre nucléaire à une telle situation. » (Noam chomsky [en photo]). La guerre en Irak est largement une question de pétrole (Alan Greenspan). L’Afghanistan et l’Irak sont désormais dépendants dans une relation presque de type néo-colonial.

L'invasion de l'Irak achève l'encerclement de l'Iran. Ce dernier dispose de réserves gigantesques (137 milliards de barils). Il aurait une potentialité de production sur le long terme, lui permettant d’être dans le trio de tête avec  l’Arabie Saoudite et la Russie. Par ailleurs l’Iran est l'une des voies "naturelles" d'exportation du pétrole de la Caspienne. L’Iran est accusé de vouloir fabriquer des bombes nucléaires. Sarkozy qui semble se rallier à la position de Ségolène  Royal, n’accepte pas que l’Iran détienne de centrale nucléaire civile.  Pourtant le programme nucléaire iranien a, quant à lui, débuté en 1957 avec l’aide des États-Unis (programme US Atom for Peace) qui ont livré en 1960 un premier réacteur d‘étude à l’université de Téhéran (Bernard Hourcade Directeur de recherche au CNRS, « Monde iranien ».)

Les USA n’ont pas les moyens de déclarer une nouvelle guerre. En effet le déficit budgétaire 2006 des USA est estimé à 423 Milliards de dollars, marquant ainsi un nouveau record historique.(cf l’article La Maison Blanche révise à la hausse le déficit budgétaire record de 2006, Eric Chalmet, La Tribune, le 07/02/06, p6). (Aurélie Noailly Rédactrice Francebourse.com), le soutien et la participation de la France prévus par sarkozy et Kouchner  constituent une aubaine. (Kouchner, l'un des rares hommes politiques qui fut favorable à la guerre contre l'Irak.)

 

Peu importe que la situation budgétaire de la France soit préoccupante, que notre dette soit abyssale. Ce sera l’occasion pour Sarkozy et Kouchner de jouer à leur jeu favori: exploiter l’émotion comme ils savent si bien le faire et organiser de grands et coûteux shows médiatiques dont ils seront les vedettes !  Ce seront pourtant nos fils, nos frères, nos pères  qui seront envoyés dans ce conflit aux risques d’y mourir ou être handicapé à vie. Pour l’heure la position vindicative de la France met nos ressortissants à l’étranger en grand danger (le numéro 2 d’Al Qaïda a appelé à soutenir la branche nord africaine du réseau terroriste. Afin de débarrasser le Maghreb des français et espagnols installés dans les anciennes colonies d'Afrique du Nord.)

 

 

L’intention guerrière de la France est peu compréhensible car les mesures  de rétorsion actuelles semblent suffisantes d’autant que « les technologies utilisées en Iran sont obsolètes, l’uranium enrichi produit n’aura pas les caractéristiques techniques permettant de l’utiliser dans des centrales électriques. Sans une coopération très active avec d’autres pays, l’Iran ne pourra pas devenir un partenaire scientifique ou industriel de niveau international. Par ailleurs, dans le contexte mondial actuel, la politique nucléaire iranienne conduit à un isolement politique, économique et technologique de plus en plus lourd, qui bloque le développement des productions de pétrole et de gaz. En se lançant dans l’industrie nucléaire, l’Iran est peut-être tombé dans un piège. » (Bernard Hourcade Directeur de recherche au CNRS, « Monde iranien ».

Par ailleurs, il serait préférable de préparer sérieusement l’après pétrole. La demande de pétrole continue à croître alors que les réserves s’épuisent, pourtant aucune solution viable n’existe aujourd’hui si ce n’est d’apprendre à consommer moins. Le biocarburant par exemple est loin d’être la panacée. Tout d’abord il convient de préciser que l’exemple brésilien ne peut s’appliquer à la France car la France ne produit pas de l’éthanol avec de la canne à sucre mais à base de betterave (70%) et de céréales (30%) qui coûte le plus chère au contribuable et qui réduit le moins les émissions de CO².( Claude Mandil, colloque Facteur 4). Les inconvénients sont majeurs et multiples. Le bio-carburant a un rendement inférieur à 30% vis à vis de l'essence et pollue : plus grande acidification de l’atmosphère et eutrophisation des eaux provoqués respectivement par le dioxyde de soufre dû à la combustion du carburant et par les nitrates suite à l’utilisation d’engrais. Par ailleurs pour faire  rouler 20  millions de voitures, il faut  3 fois la surface cultivable en France. Cette insuffisance de surface cultivable en France favoriserait la déforestation, entraînerait une pression foncière importante et favoriserait l’inflation sur les produits alimentaires car diminuerait les surfaces agricoles utilisées pour l'alimentation humaine. Les biocarburants ne peuvent donc pas représenter une énergie de substitution au pétrole, tout au plus un complément. En ce qui concerne le véhicule électrique, les batteries sont encore beaucoup trop lourdes et à trop faible autonomie.

Dans ces circonstances, investissons dans la recherche plutôt que dans des dispositifs belliqueux ne représentant pour l’heure aucune nécessité.

Par jps
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Dimanche 21 octobre 2007

Le divorce des sarkozy est un opportun rideau de fumée médiatique. C’est pourquoi je n’ai pas traité ce sujet. Les histoires de cœur ou de cul des sarkozy m’importent peu. Bon prétexte pour que les informations, en France, sur le traité modifié européen approuvé à Lisbonne, aient été traitées de manière lapidaire. Le jeudi 18 octobre, le Journal Télévisé de 20 h sur France2, après avoir traité des mouvements de grève du jour, s'est étendu très longuement sur le divorce des époux Sarkozy. En troisième position, le sommet européen de Lisbonne n'a, quant à lui, eu droit qu'à quelques secondes.

 

Ceci étant dit dissertons sérieusement sur l’Europe. Je suis pour une Europe plus apte à se gouverner et à passer à l'action mais je ne peux souscrire à un tel traité eu égard au déficit démocratique des institutions : le Parlement n’a pas l’initiative des lois et en matière budgétaire son rôle est limité ; la BCE a le pouvoir de prendre seule des "décisions " ; ni le Conseil des ministres, ni le Conseil européen, ne pourront avoir leur responsabilité engagée ; la commission n’a aucune légitimité et les juges de la Cour de Justice Européenne sont désignés par leur Etat respectif et n’ont aucune garantie d’inamovibilité. Dans ce cas, on peut douter de leur indépendance car ils auront, pour certains, le souci de ne pas déplaire à l’autorité à laquelle ils doivent leur nomination et leur carrière. Il est rappelé que le droit d'initiative populaire qui est inscrit permettra à 1 million de citoyens, de présenter une pétition à la Commission de Bruxelles mais cette dernière ne sera pas tenue d’y donner droit. Quel habillage démocratique !

 

Ce traité modifié de 256 pages, est injustement qualifié par certains de traité simplifié car sa complexité rédactionnelle s’est accentuée par rapport au texte qui avait été rejeté par les Français lors du dernier référendum. On remarquera que les avancés par rapport à la situation actuelle sont bien maigres, à savoir l'extension du vote à la majorité, notamment dans les domaines de la justice et de la politique intérieure. On observera que la mention "concurrence libre et non faussée" disparaît des "objectifs de l’Union" mais fait désormais l’objet d’un protocole annexé. Quoi qu’il en soit ce traité reprend l'essentiel des dispositions du Traité Constitutionnel de 2005 : " 90% [de la Constitution] sont toujours là... ces changements n’ont apporté aucune modification spectaculaire à l’accord de 2004. " (Bertie Ahern, Premier ministre de la République d’Irlande, Irish Independent, 24 juin 2007 ) ; " Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même. " (Vaclav Klaus, président de la République tchèque, The Guardian, 13 juin 2007) ; " Il n’y a rien du paquet institutionnel originel qui ait été changé. " (Astrid Thors, ministre des Affaires européennes de la République de Finlande, TV-Nytt, 23 juin 2007 ) " Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l’objet de simples amendements aux traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un Traité devenu incolore et indolore. L’ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements, qui se prononceraient par des votes séparés. Ainsi l’opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l’on n’ose pas lui présenter ’en direct !’ " (Valéry Giscard d’Estaing, Le Monde, 14 juin 2007) (répertoriés par christophe beaudouin Avocat)

 

En fait tout est dans l’habillage. "Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l’Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l’on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais. " [Anne-Marie Le Pourhiet professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007)].

 

Le traité de Lisbonne n’a plus l’apparence d’une Constitution. Le 11 avril 2005, Alain Minc ne disait il pas : "Valéry Giscard d'Estaing n'a commis qu'une seule erreur : nommer le texte du traité "Constitution". C'est précisément cette dénomination qui a empêché une ratification par la voie parlementaire. Le référendum est pareil à une "vérole" antidémocratique que la France aurait propagée dans l'ensemble de l'Europe." Cette remarque illustre bien le peu de considération que porte Alain Minc pour le peuple et il n’est pas le seul.

 

Il est évident que ce que le peuple français a souverainement rejeté ne peut être adopté quasiment en ces mêmes termes par le Parlement, car le suffrage universel serait alors gravement bafoué. Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ne devrait plus permettre aux représentants de la nation de s’exprimer dès lors que le peuple s’est prononcé. Le peuple est souverain. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. [Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007)] Ce projet de Constitution a été rejeté par voie référendaire, il sera imposé de force aux français par le Parlement. "Avec le traité modificatif, les chefs d'Etat violentent leurs peuples"( Etienne Chouard ). Ils sont indifférents et même méprisants à l'égard des opinions exprimées par leurs électeurs. C’est un gouvernement contre le peuple! Sarkozy ose ensuite donner de leçon de démocratie en Russie.

 

Les parlementaires devront approuver dès décembre ce traité modificatif. Tout d’abord pourquoi dès décembre? Pour nous prendre de vitesse, nous les Français. Parce qu'en décembre, nous aurons plein d'autres choses en tête, comme notamment les préparatifs des fêtes de fin d'année. Ensuite, " On voit mal où aurait lieu le débat si la procédure de ratification n’empruntait plus la voie du référendum mais la voie parlementaire. Puisque les députés et sénateurs étaient massivement favorables à l’ancienne Constitution, ils seront enclins à voter les yeux fermés pour le nouveau traité " (christophe beaudouin Avocat). Les parlementaires vont "commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants " [Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007)]. Elle est belle notre Démocratie ? ! ! On vous demande votre avis, et si vous ne répondez pas comme souhaité, les édiles utilisent un autre stratagème. Le parti socialiste avait pris position en faveur d'un nouveau référendum s'il y avait un nouveau texte, soyons donc très attentifs au respect de cet engagement.

 

Que faire d’autres ? Sur le site du nouveau parti politique de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et dans http://referendumeurope2007.free.fr/ vous avez la possibilité de signer une pétition pour que les parlementaires français ne ratifient pas le texte modificatif de la Constitution européenne rejetée par la France et les Pays-Bas en 2005 ou agir comme le suggérait l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : " Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ". La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. [Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007)]

Par jps
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Dimanche 4 novembre 2007

Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé et l’organisateur de toute l’opération au Tchad, est décrit plus comme un exalté de l’humanitaire que comme un trafiquant d’enfants. Un homme très convaincant, "plus motivé par le Darfour que par l’adoption", assure Mahor Chiche, de l’ONG Sauver le Darfour, qui avait cosigné le communiqué de l’Arche de Zoé du 28 avril dernier, annonçant son intention de transférer 10 000 enfants du Darfour vers l’Europe et les Etats-Unis, dont 1 000 en France.

Il semble indéniable que cette opération de l’Arche de Zoé avait, entre autres buts, des adoptions (cf un texte, mis en ligne le 7 mai dernier sur un forum de discussion d’Aufeminin.com) Devant les mises en garde du Quai d’Orsay et de l’Agence française de l’adoption sur l’illégalité d’une telle démarche, l’Arche de Zoé a mis en avant plutôt le caractère d’opération sanitaire. Mais pourquoi " Arche de Zoé " se dénomme ensuite " Children rescue " ? Pourquoi l’"opération de sauvetage", ou d’"évacuation sanitaire" devient-elleun centre d’hébergement d’urgence pour les enfants isolés " et "un poste médical avancé " ?

Bien que cette opération ait commencé à se dérouler "en violation de toutes les règles internationales " (Véronique Taveau, porte-parole de l'Unicef), il ne s'agit pas pour autant d'une opération clandestine. Eric Breteau, pompier volontaire, n’a jamais cherché à cacher son identité. L’Arche de Zoé ne croyait pas si bien dire en indiquant sur leur site que : " L’Arche de Zoé s’exposera certainement aux foudres de Khartoum, de certains politiciens, de quelques philosophes ou autres "grands penseurs" qui vont crier au scandale en parlant d’éthique, d’illégalité ou de traumatisme psychologique des enfants déracinés… ". De même, ils n’ont pas omis de mentionner : " A leur arrivée sur le sol français, les enfants seront légalement déclarés aux autorités de la police aux frontières, afin de se voir délivrer un sauf conduit, permettant une entrée légale sur le territoire français puis le dépôt d’une demande de droit d’asile. " Le site Internet expliquait clairement la mission. Mais plus encore, des journalistes accompagnaient cette ONG. Cette action allait être médiatisée au retour à Paris. Peut-être qu'un Ministre... voir le président allait accueillir en grande pompe les sauveurs d'enfants.

Par ailleurs les autorités étaient informées. Les réserves exprimées les 25 mai, 14 juin, et 3 août 07, sur ce projet par le Quai d’Orsay en témoignent. Les responsables de l’Arche de Zoé avaient exposé leur projet aux cabinets de Rama Yade et de Bernard Kouchner. De plus les 21 août et 19 septembre les membres de Children Rescue ainsi que 2 tonnes de matériel, ont été transporté par avion de l’armée française. Pire le président de l'UNICEF France a confirmé qu’il avait saisi le quai d'Orsay dès le mois de mai et personne n’a condamné explicitement cette opération ? Pourtant Rama Yade secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme affirme le vendredi 26 octobre 07 " On a fait tout ce qu’on avait à faire pour interdire, pour empêcher cette opération ". Un gouvernement qui ne peut empêcher une telle opération alors qu’il en a la volonté … c’est vraiment nous prendre pour des idiots d’autant que l’armée a apporté sa logistique ;

Le vendredi 2 novembre 07, David Martinon, porte-parole de l’Elysée, a déclaré que le Tchad aussi était au courant : " Les autorités françaises ont tout de suite alerté les autorités tchadiennes sur le fait que cette organisation avait des projets qui nous semblaient surprenants, puisqu’en France, ils parlaient d’adoption sans avoir l’agrément et ils parlaient d’adoption en direction de pays qui interdisent l’adoption ". Donc au lieu de les empêcher de partir, ils préviennent le Président Tchadien ? ? ? et Bruno Foucher, ambassadeur au Tchad, ose affirmer que "les autorités françaises n’étaient pas au courant de cette opération ponctuelle sur laquelle nous n’avions aucune information ".

Quoi qu’il en soit ceci explique le revirement des autorités tchadiennes car "l'association [avait] des attestations de chefs de tribus et de maires assurant que les enfants étaient bien orphelins de père et de mère". "Notre équipe vient de se faire tabasser, la situation s'envenime". (Christophe Letien, membre de l'association l'Arche de Zoé, vendredi 26 octobre). Thèse qu’il convient de ne pas exclure pour Me Gilbert Collard, avocat des neuf Français, selon laquelle des chefs de villages auraient trompé ses clients sur le "recrutement " des petits.

Cette histoire est très floue….

Bizarre que Rama YADE, secrétaire d’Etat, chargée des Droits de l’Homme, s’empresse d’accuser les membres de l’Arches de Zoé et parallèlement reste muette au sujet de l’affaire Donald Rumsfeld, coupable d’actes de torture à l’étranger, commis contre des étrangers, notamment au camp de Guantánamo. Rappelons que la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la Ligue française des droits de l’homme, et deux organisations non gouvernementales étrangères, le Center for Constitutionnal Rights et le European Center for Constitutional and Human Rights ont saisi la justice française à ce sujet.

Par jps
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Samedi 8 décembre 2007

Le dollar, monnaie d’un monopoly planétaire dont la banque est la FED, perd, peu à peu, son statut de monnaie de réserve.

En juin 2006, le vice-Premier ministre russe Dmitri Medvedev annonce vouloir libeller les exportations pétrolières en roubles. Ne cachant pas que l’objectif était que la monnaie russe devienne à son tour une monnaie refuge. En juillet 2006, le gouverneur de la Banque centrale des Emirats arabes unis, M.Suwaidi, dans un entretien au Financial Times déclare "le dollar est pour nous la devise la plus importante pour le commerce international, mais l'euro se renforce en tant que valeur d'investissement ", expliquant pourquoi il avait dit, en mars 2006, que la part en Euros des réserves de la Banque centrale des Emirats passerait de 2% à 10%. En juillet 2007, l'Iran échange son pétrole avec le Japon contre des yens. En octobre 2007, 85% de ses exportations pétrolières iraniennes ont été honorées en devises autres que le dollar. En septembre 2007, le Président vénézuélien Hugo Chavez en fait de même avec Petroleos de Venezuela SA. Hugo Chavez a déclaré dernièrement "la proposition dont nous avons discuté avec le président iranien Ahmadinejad est de créer un panier de devises " pour les transactions pétrolières.

Le dollar ou l'art du dol s’amenuise. La plupart ont pris cette résolution afin de réduire l'influence des Etats-Unis. Ce jeu est parfois risqué Saddam Hussein en a fait les frais lorsque, en septembre 2000, il avait annoncé que l’Irak n’avait plus l’intention d’accepter de dollars en règlement des livraisons dans le cadre du programme Pétrole contre nourriture. "Ce choix a décidé du sort de l’Irak, affirme William Clark, expert en sécurité et auteur d’un ouvrage sur l’économie du marché pétrolier. La guerre fut appliquée comme solution. Bientôt un conflit en Iran ? avec l’aide de sarkozy et Kouchner…mais la chaire à canon seront nos fils, père et frères.

 

En dehors de ces considérations politiques et par pur pragmatisme financier ou économique certains suivent ce mouvement comme Jim Rogers, Président de Beeland Interests Inc., qui retire tous ses avoirs exprimés en dollars ou Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, qui semble vouloir faire régler ses centrales nucléaires chinoises en euros. Louis Gallois d’EADS qui a regretté que (à cause de sarkozy), pour une commande de 160 airbus, le dernier contrat avec la Chine soit établi en dollars et non en Euros. N’est-ce pas caractéristique que Louis Gallois envisage une délocalisation aux USA comme certaines entreprises délocalisent dans les pays peu développés ? Plus révélateur est le fait que, selon une étude publiée en février 2007, les banquiers centraux de la planète ont réduit la proportion du dollar dans leurs réserves l'an dernier, au profit de l'euro et de la livre sterling, tout en recherchant des actifs plus rentables que les traditionnels bons du Trésor. Tout ceci conduit à penser que toute tentative de faire baisser durablement l'euro sur le marché sera vouée à l'échec. "A la limite, si elle se déroulait aujourd'hui, une intervention serait vue par les cambistes comme une opportunité d'acheter l'euro à bon compte" (Hans Redeker). Desmond Lachman, économiste à l'American Enterprise Institute, s’en inquiète et prévoit des interventions du Trésor pour soutenir le dollar.

 

" Le dollar est notre devise, mais c'est votre problème ", disait John Connally, secrétaire au Trésor en 1971. Peut être a-t-il encore raison car, comme l’estime Gamil Mattar, l’Europe, persiste à subordonner ses intérêts à ceux des USA. L’Europe continue à mener des politiques qui manquent de substance, de discernement et de force constructive indépendantes. Au demeurant le contexte n’est plus le même. Outre la situation internationale précédemment énoncée, la balance des paiements américaine demeure très largement déficitaire, le déficit est gigantesque, et les Américains sont surendettés, d’où la crise des subprimes. La prochaine récession risque d’être pire que celle de 1929 et l’Europe d’en ressentir une fois de plus douloureusement les effets car elle ne sait pas gagner son indépendance vis à vis des Etats-Unis. Au contraire, ce pays est un model pour sarkozy.

Par jps
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Dimanche 23 décembre 2007

Au préalable, je souhaite faire référence à Edmont El Maleh (écrivain juif marocain), qui condamne le fait qu’à "la moindre critique de la politique israélienne ou toute opinion favorable aux palestiniens, ou même le simple emploi du mot "juif " est suspecté être le fait d'un antisémite. " Je réfute avec force cet amalgame antisionisme, antisémitisme. C’est une tactique d'intimidation et de terrorisme intellectuel qui sévit dans les pays occidentaux. Je m’insurge contre toutes formes d’extrémisme, y compris religieux et sans omettre certains athées (ne pas confondre avec les agnostiques).

L'Angleterre, les U.S.A. et la France sont co-responsables de la création de l'État sioniste au prétexte que la terre d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C’est là que s’est formée son identité spirituelle, religieuse et nationale. Je ne cautionne pas plus l’Etat de la Cité du Vatican. Pourquoi ne pas autoriser un Etat bouddhiste, un état protestant, un état chiite, un état sunnite, etc … pour des raisons aussi absconses que celles avancées par l'État sioniste. Je relève uniquement que ce dernier est animé par une volonté territoriale expansioniste. Le but des sionistes est la construction du "grand Israël ", qui implique le départ des arabes. (cette carte prise sur le site d’Eva est éloquente)

Autre argument parfois évoqué : " Le récent holocauste, qui a anéanti des millions de Juifs en Europe, a de nouveau montré le besoin de résoudre le problème dû au manque de patrie et d’indépendance du peuple juif. " N’est-ce pas, hélas, désormais, une instrumentalisation de l’holocauste ? Je n’ose y croire. Ce qu’écrivait Nietzsche, dans Le Gai Savoir, au sujet des chrétiens qui ont tué leur propre Dieu: "On voit bien ce qui a effectivement remporté la victoire sur le Dieu chrétien : la moralité chrétienne elle-même, la notion de véracité prise de manière de plus en plus rigoureuse, la finesse de la conscience chrétienne aiguisée par le confessionnal, traduite et sublimée en conscience scientifique, jusqu'à la netteté intellectuelle à tout prix", peut, me semble-t-il, s’appliquer également aux juifs.

Contrairement à l'idée répandue, avant la création de cet État d’Israel, la Palestine n'était pas un désert. Ce mythe est un effet de propagande. Comme le dit le professeur Israël Rabak, "pour convaincre qu'avant Israël, la Palestine était un "désert ", des centaines de villages ont été rasés au bulldozer avec leurs maisons, leurs clôtures, leurs cimetières et leurs tombes ". La colonie de Ketsarin a été construite sur le village démoli Qasrin, au centre du Golan occupé. (Pour en savoir plus lisez : Cela)

Depuis l’occupation en 1967, l’eau de la Palestine est sous le contrôle israélien. L’eau de gaza est récupérée pour la production de fleurs par les colons dans le désert de Néguev. Israël s'approprie environ 75% de l'eau de Cisjordanie et de Gaza, entre autres par la compagnie israélienne de distribution d'eau Mekorot. Il existe trois nappes phréatiques en Cisjordanie plus une à Gaza mais les Palestiniens sont interdits de pomper dans ces nappes. L’édification du mur de la honte, qui parque les Palestiniens comme du bétail, permet de grignoter les territoires et de s’accaparer des riches terres. Cette pénurie d’eau, couplée avec celle de l’alimentation, des médicaments, etc…asservie le peuple palestinien et pousse les habitants à des actes désespérés ou les mène à adhérer à des mouvements extrémistes, que nous devons, pour autant, réprimer de toutes nos forces. Mais la paternité de cette catastrophique situation revient à l’état sioniste.

 

" Cette politique a réussi à transformer "le peuple palestinien " en peuple de mendiants vivants de l'aide internationale et entassés sur des territoires réduits à une peau de chagrin dans des maisons insalubres ou des bidonvilles (…) Régulièrement, en Occident on nous rebat les oreilles des indemnisations dues pour la " Shoah ". Ainsi, des pays européens ou de grands groupes économiques sont victimes de véritables rackets de la part de l'État juif, comme dernièrement la Suisse […]la victime s'est faite bourreau. Les arguments utilisés par les nazis contre les juifs ("les juifs ont déclaré la guerre à l'Allemagne ", A. Hitler) sont désormais utilisés par les Israéliens contre les Palestiniens. " (Jean d’Ormesson "et si la création de l’Etat d’Israel avait été d’une erreur ? " ). Dominique Strauss-Kahn a dit "en 2004, lors d’une interview sur France-Inter : " Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide en Israël. " C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël " (Cité in Encyclopédie politique française, Tome 2, Facta éd., 2005) ….. quel personnage !

On est en décembre et sarkozy, se prend pour le père-noel. La France a été très généreuse (300 millions de $) pour faire face à la demande de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à la conférence de Paris. Cette aide aux palestiniens servira-t-elle à la construction d’infrastructures qui seront ensuite détruites par les Israéliens ? Le monde ne fait aucune récrimination à l’encontre d’Israel. Les interrogations sur la levée des bouclages israéliens restent entières. On peut regretter, aussi, l’absence d’un plan politique bien défini en contrepartie de cette aide. L’état d’Israel reste indifférent aux dégâts qu’il cause et nous devons mettre la main au portefeuille. Le pire est que le public israélien est désinformé sur ce qui se passe réellement en Palestine et plus particulièrement sur les "sévices" infligés par Israël au peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie.

Plus d’infos chez Eva

Par jps
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Dimanche 13 janvier 2008

Blaire (1) et sarkozy ont quelques convergences de vue. Alignement avec les positions de Bush dans le domaine international ce qui augure un conflit avec l’Iran. Même conception économique : l’ultralibéralisme. Sur le mode donnant-donnant Tony Blair a accepté l’invitation de sarkozy au Conseil national de l'UMP car Tony Blair ambitionne la Présidence du Conseil de l’Union Européenne, qui doit être renouvelé en 2009 suivant le nouveau traité de Lisbonne qui sera, hélas, certainement ratifié. Belle convoitise, le prochain mandat sera de deux ans et demi, renouvelable une fois. Pour y parvenir Tony Blair à un besoin crucial de sarkozy car la compétition sera rude face aux nombreux concurrents : le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, l'ancien président polonais Alexander Kwasniewski, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen et le Premier ministre irlandais Bertie Ahern, qui tous briguent ce poste. Ceci n’a pas échappé à Jean-Marc Ayrault président du groupe socialiste à l’assemblée nationale. Ce sera très difficile pour Blair car la Grande-Bretagne rechigne toujours à s’investir pleinement en Europe Ce pays, qui n’a pas adopté la monnaie commune (l’Euro), a encore obtenu une multitude de dérogations dans le nouveau traité de Lisbonne, sur la Charte des droits fondamentaux ou le renforcement de la coopération judiciaire et policière. Pour les partisans de Tony Blair, sa nomination aurait l'avantage de rapprocher l'UE des Etats-Unis. L’avantage ? (hmmm)

Parallèlement, en cette période de campagne électorale pour les municipales et cantonales ce soutien de Blair est précieux pour l’UMP car il contribue à entretenir "le brouillage idéologique entrepris " par sarkozy comme le souligne Paul Quiles.

"J'attends de voir, d'écouter ce qu'il va dire pour juger de sa présence (au conrès de l'UMP). Il est vrai que sa présence est surprenante. C'est sa liberté", a déclaré Ségolène Royal, venue soutenir la candidate PS Danielle Bousquet aux élections municipales à Saint-Brieuc.

 

 

(1) conseiller pour la banque JP Morgan, depuis le 10 janvier 08, à temps partiel, pour 1 million de dollars par an (680 000 euros environ par an, soit plus de 56 000 euros par mois) source Financial Time

Par jps
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Dimanche 17 février 2008

undefined En réponse au sondage CSA publié dans Le Parisien ce dimanche 17 février 08 montrant que 64% des Français estiment que Nicolas Sarkozy n'apporte pas de solutions à leurs problèmes et à l"Appel pour une vigilance républicaine", que 17 responsables politiques - dont Dominique de Villepin, François Bayrou et Ségolène Royal - ont signé dans l'hebdomadaire Marianne, en dénonçant notamment une dérive vers une forme de "monarchie élective". Roger Karoutchi, Valérie Pécresse et Françoise de Panafieu tentent d’ériger en victime sarkozy en osant le comparer à Jean Zay. C’est à mourir de rire, si ce n’était pas tragique. Mais actuellement, C’est le peuple qui est victime des mauvaises décisions cadeaux au riches, taxes, franchises médicales, remise en cause de la laïcité ( alors que Jean Zay était un ardent défenseur de la laïcité contrairement à Sarkozy). Qui ment ? sinon sarkozy. Qui tente de fourvoyer le peuple? sinon sarkozy. Comparer les engagements et la fin tragique de Jean Zay à la période que traverse sarkozy par sa manière d'exercer sa fonction et ses attaques à la laïcité démontre symboliquement une tentative de manipulation. Ce n’est pas des réformes que fait sarkozy et son gouvernement Fillon, c’est une entreprise de démolition de la maison France ! Rejeter la faute sur l'Autre, se montrer en victime. C’est tenter d’allumer un contre-feu. Mais hélas cela est inefficace car ce ne sont pas uniquement les Français qui critiquent sarkozy mais également d’autres nations. Sarkozy c’est la risée internationale, quelques exemples :

Angleterre

De ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l’Etat français, son côté "nouveau riche" et ses faux-pas nous paraissent tout bonnement comiques, voire rafraîchissants après la pompe empesée des années Chirac. Mais pour beaucoup de Françaises et de Français, et pas forcément les plus traditionalistes ou les plus âgés, le "Sarko show" a des allures de soap opera mortifiant, une énième preuve du fait que la pipolisation à l’anglo-saxonne est en train de phagocyter les valeurs de la France éternelle. L’économie française est dans une situation alarmante, et alors que le président part en vacances au soleil avec un cortège de 26 véhicules et une belle héritière italienne, les Français ne se sont jamais sentis aussi pauvres depuis le début des années 1990. (...) Alors que son histoire d’amour avec l’opinion française commence à tourner au vinaigre, Sarko devrait revoir son scénario et, cessant de porter son coeur en sautoir, comme il le fait, le passer au poignet, avec sa montre au luxe clinquant" (Ben Macintyre, The Times).

Il suffit de voir Sarkozy sortir des eaux avec son top-model-devenu-chanteuse de treize ans sa cadette pour en avoir le rouge aux joues. (...) En d’autres termes, la France a réussi à élire un ado attardé à la présidence. (...) Et tout ça quelques jours après avoir rencontré Sa Sainteté le pape Benoît XVI, une rencontre au cours de laquelle Sarko a passé l’essentiel de son temps à loucher sur son portable pour voir s’il avait reçu des SMS, de la Bruni sans doute. C’est tout à fait le genre de chose que Paris Hilton ou Britney Spears, par exemple, pourraient faire, sauf que, pour leur rendre justice, aucune d’entre elles ne dirige la sixième économie du monde" (Bryony Gordon, The Daily Telegraph).

Italie

A Paris et en France, la cote du "président people " est en chute libre ; et, à propos du " Sarkoshow ", depuis l’annonce des noces prochaines, les blagues vont bon train, du genre " trois mariages et un internement " et autres joyeusetés du même acabit" (Maria Laura Rodotá, Il Corriere della Sera).

Argentine

"Sur l'échiquier politique mondial, il ne semble pas y avoir de chef d'Etat plus satisfait de l'être, d'homme qui tire un meilleur parti de l'exposition médiatique qu'implique sa charge, de mâle plus exultant sur le trône de ses conquêtes. Nicolas Sarkozy s'amuse beaucoup et veut montrer à quel point le pouvoir le remplit d'énergie pour mieux désirer et être désiré, pour faire de son mandat une fête permanente, une ivresse de lui-même, une érection. En somme, après avoir appris que Sarkozy apprécie comme personne le bonheur et le plaisir que procure le pouvoir, nous venons de découvrir qu'il n'a aucun sens du ridicule. Les Français se demandent à bon droit ce que va leur coûter le voyage de Sarko en Egypte, avec ses vingt chambres louées dans un hôtel de luxe et ses avions de chasse escortant le jet présidentiel. Parce qu'à l'aller Sarkozy et Carla ont voyagé à bord d'un jet privé appartenant à Vincent Bolloré, l'homme d'affaires à la tête d'un institut de sondages [il détient 40 % de CSA] qui continue de placer Sarkozy au premier rang des personnalités préférées des Français. La première place : la seule qui vaille pour un homme qui s'agite comme une marionnette, avance comme un char d'assaut et aime certainement comme une machine à sous. Car enfin, seuls les chanceux gagnent le gros lot. Les autres regardent Nicolas Sarkozy triompher à la télévision" (Antonio Morales Riveira, Terra Magazine).

Par jps
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Vendredi 2 mai 2008

Sarkozy dégrade l'image de la France. Comme cela avait été écrit dans Spiegel " Sarkozy hat noch nicht begriffen, dass die Grande Nation einen 'Monsieur le Président' haben will und keinen Polit-Clown. Sie wird es ihm noch beibringen. " (Sarkozy n'a pas encore compris qu’une Grande nation exige un" Monsieur le Président "et non un clown de la politique. Il faut encore le lui apprendre.)

Le1er mai 2008, à l’occasion d’une rencontre avec Angela Merkel, sarkozy déclare " La presse parle beaucoup de notre couple […] En douze mois (...) nous nous sommes vus douze fois et compte tenu de son emploi du temps, je suis prêt - M. Merkel - à comparer nos agendas. Angela et moi nous formons un couple harmonieux! " " en se tournant vers l'époux d'Angela Merkel, Joachim Sauer, qu'il a appelé "M. Merkel", le nom du premier mari de la chancelière dont elle a divorcé…. Que des boulettes ! C'est Bigard qui l’influence ? Il croit être spirituel avec un discours si indécent de fin de banquet, bêtement grivois à cet instant quelque peu solennel.

Juste auparavant, fin avril 2008 en Tunisie, sarkozy saluait de nouveau les progrès de la Tunisie en matière de liberté et de tolérance. C’est stupéfiant ! La Cour européenne des droits de l'homme dans l’affaire Saadi contre Italie a estimé, dans un arrêt du 28 février 2008 (requête 37201/06), que Nassim Saadi ne pouvait être expulsé vers la Tunisie car cela constituerait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit la torture. La Cour se réfère à des rapports d'Amnesty International et de Human Rights Watch corroborés par le département d'Etat américain qui dénoncent les cas nombreux et réguliers de torture en Tunisie. Sarkozy qui va présider l’Union Européenne le 1er juillet … Cela promet !
Kouchner, ministre des affaires etrangeres et Rama Yade secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, se sont réfugier dans le mutisme. Pire Rama Yade n’a pas voulu rencontrer la présidente de l'association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), Khadija Chérif, dont le rendez-vous a été annulé, prétextant des "raisons de calendrier". Khadija Chérif s'est dite également "déçue" par les déclarations de Nicolas Sarkozy : " Il ne s'agit pas de donner des leçons mais de reconnaître la réalité "

Sarkozy a convenu que "Tout n’est pas parfait en France non plus". Quel aveu !

Autre gaffe pendant ce même séjour en Tunisie : Lors d'un forum économique réunissant 500 hommes d'affaires tunisiens et français, sarkozy proclame "vous avez une main d'oeuvre qui ne demande qu'à être formée […] Nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation.[…] Ensemble, avec votre main d'oeuvre, avec nos écoles nos universités… " En d’autres termes, vous êtes des ilotes et nous sommes intelligents. Le même racisme outrancier que le discours sur "l'homme africain.

Par jps
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