!!!

 

Recommander

sarkozy et la politique économique

Mercredi 13 juin 2007 3 13 06 2007 11:02

Le dispositif de la « TVA sociale », consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises (maladie, retraites…)  vers les ménages, par une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée. Cette  mesure a pour objectif de baisser le coût du travail et a pour autre avantage d’être très rentable pour les caisses de l’Etat. Par ailleurs ce mécanisme s’appliquerait indifféremment aux produits made in France qu’à ceux importés. A ce titre, le pétrole, le gaz, qui sont des produits importés,  augmenteront donc.

Cet impôt est injuste ( Ce n’est pas un impôt de quotité progressif) car il ne tient pas compte contrairement à l’impôt sur le revenu de la richesse des contribuables. Cette taxe la «valeur ajoutée» ne peut donc être qualifiée de sociale au contraire c’est une mesure "antisociale" parce qu'elle va toucher tous les Français, actifs comme inactifs, modestes comme favorisés" (comme le dit également Ségolène Royal). Fillon a indiqué, le 12 juin 07 sur France2, qu’il préférait parler de « TVA anti-délocalisation ». Il estime que l’allègement du coût du travail freinera ce phénomène. Pourtant ceci risque d’être inopérant  car  « supposons que le taux de la TVA soit accru de 2 points (Fillon prévoit plus 5 points), les charges sociales diminuées dans une proportion égale, […] que vaut cet avantage de 2% quand les coûts salariaux sont 5 fois plus faibles en Europe centrale et 40 fois plus faibles en Chine qu'en Europe occidentale? » (Patrick Artus, directeur de la recherche et des études d'Ixis CIB). On ne peut qualifier cette TVA d anti-délocalisation » car en définitif, même avec 5 points de TVA supplémentaires, les écarts de coût seront tels qu’ils n’empêcheront pas les délocalisations.

Par ailleurs, comment l’UMP peut il vouloir augmenter le pouvoir d’achat et en même temps augmenter la TVA ? Il a été constaté que si les entreprises et les commerçants répercutent immédiatement les hausses de TVA, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’une baisse. En effet ces derniers ont tendance à ne pas répercuter cette baisse sur leurs prix de vente, augmentant ainsi leur profit et les consommateurs subiront de plein fouet la hausse de la TVA dite «sociale». Ce mécanisme a produit une véritable catastrophe au Japon en 1997 comme le fait remarquer Patrick Artus. Ainsi, la TVA dite sociale constitue un risque inflationniste important qui peut avoir pour conséquence désastreuse de freiner la croissance. L’allègement du coût du travail  risque d’obérer l’activité économique en déprimant la consommation et donc en altérant la croissance. La production s’en trouverait ralentie et aurait de graves conséquences sur l’emploi.

 

 

Reste à l’équipe Fillon de s’assurer que la hausse de la TVA sera entièrement compensée (ou presque comme en Allemagne) par une baisse des produits. Il est légitime d’en douter eu égard aux comportements passés et dans ce cas le déclin économique nous guette.

Une alternative est possible. L’Etat s’était engagé à rembourser le manque à gagner des comptes sociaux dus aux exonérations  de charges accordées aux entreprises. Les sommes dues par l'Etat au profit des organismes de sécurité sociale s'élevaient, au 31 décembre 2005 à : 6,1 milliards d'euros (Sénat - rapport sur la dette sociale). Si l’Etat honorait cette créance, résultant du transfert de recettes fiscales en faveur des administrations de sécurité sociale en compensation des allégements généraux de charges sociales, le déficit serait comblé. Fillon entend utiliser la manne produite par la TVA, injustement qualifiée de social, entre autres, pour payer cette dette. Son intention est donc d’ajouter ce système à celui existant et de ne pas le concevoir comme une alternative, du moins dans ce domaine.

Eric Besson, celui qui par intérêt et par opportunisme a trahi Ségolène, tente en vain d’affirmer que le pacte présidentiel prévoyait la TVA-sociale, en précisant que, sans employer le terme, cette mesure transpire sous l'intitulé "aller vers le plein-emploi et refuser la précarité". Besson fait de la masturbation intellectuelle. Rien n'est plus faux, le programme des socialistes prévoit une modification de l'assiette des cotisations sociales, afin de prendre en compte la valeur ajoutée créée par les entreprises et non les seuls salaires" et le PS rappelle que cette mesure était "défendue par Eric Besson lui-même".

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 23 septembre 2007 7 23 09 2007 12:47

Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier". ( François Fillon, vendredi 21 septembre 2007 en Corse).

L’impéritie du gouvernement Fillon et de Sarkozy s’illustre par l’absence de bon sens économique. Malgré la situation financière de la France préoccupante (Compteur de la dette publique française ), ils ont décidé d’accorder, l’été dernier, en cadeaux fiscaux 15 milliards d'euros par an pendant la législature au profit de ceux qui avaient déjà beaucoup. Même Dominique De Villepin souligne cette inaptitude à gérer la France "on a dépensé beaucoup d'argent, plus de 15 milliards, qui ont aggravé la situation financière" et F.Bayrou s’en fait l’écho "Nous savons depuis longtemps quelle est la situation réelle des finances du pays, qui constitue en effet une très grave menace pour la France […] Ce trou de quelque 70 milliards supplémentaires, il va falloir le combler et, naturellement, on ne pourra le combler qu'en demandant des sacrifices à ceux qui avaient peu".

Sarkozy , comme à l’accoutumée, désigne des boucs-émissaires. Aujourd’hui c’est la Banque Centrale Européenne, (BCE) qui soutient une politique monétaire de l’Euro fort. Mais ceci permet aux Français de payer moins cher leur importation de gaz et de pétrole, ainsi que les produits dérivés. " Les effets de la hausse du pétrole sont partiellement compensés par l’appréciation de l’euro, puisque l’on achète nos matières premières en dollars ", souligne Nicolas Bouzou, économiste du cabinet Astérès. Cette matière première nous revient moins chère que les Etats-Unis par exemple et de ce fait cet avantage devrait se répercuter sur les prix…. Pourtant les prix ne baissent pas en France. De même, notre balance commerciale est déficitaire alors même que les exportations allemandes, traditionnel moteur de la croissance du pays, ont continué leur progression. Malgré l'euro fort, qui renchérit leur coût, les ventes à l'étranger. Nos industriels (privilgent-ils les stock-optionq ou parachutes d'oré ?) ne sont pas aussi compétents que nos voisins allemands. "Quand l'Allemagne devient plus compétitive dans la zone euro tandis que d'autres pays européens importants éprouvent de plus en plus de difficulté à tenir la distance, il y a vraiment lieu de se poser des questions", a jugé ministre des Finances allemand Peer Steinbrück. Lorsque sarkozy s’attaque à la Banque Centrale Européenne, Steinbrück réplique " Toute personne voulant pour l'Europe une politique monétaire qui fonctionne ne peut sérieusement remettre en question l'indépendance de la BCE et de l'eurosystème ". La France a été critiquée par ses partenaires Européens lors de la réunion de l'Eurogroupe regroupant les ministres des finances de la zone euro. La réunion de l'Eurogroupe à Porto (Portugal), vendredi 14 septembre, a été l'occasion de rappeler à l'ordre la France sur ses engagements budgétaires.

"  je suis à la tête d'un Etat qui est depuis quinze ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis vingt-cinq ans. Ça ne peut pas durer." ( François Fillon, vendredi 21 septembre 2007 en Corse). Quel aveu ! Qui a gouverné depuis 25 ans ? Sarkozy n’a-t-il pas été ministre du budget en 93/95 et ministre des finances en 2004/2005 ? Ceci etait prévisible.

Fillon tente de se rattraper en disant que ses propos n’étaient que pour imager afin que les Français comprennent mieux. Bien sûr les Français sont des veaux (clin d’œil à De Gaulle). Martine Billard, (des verts) ne voit "qu'une explication": "Le gouvernement s'apprête à demander encore plus de sacrifices aux Français", car, demain, il faudra que tous fassent des efforts, y compris les plus démunis. En fait, les riches ne seront guère embarrassés car cela constituera une infime part du cadeau fiscal qui leur a été accordé…. C’est cela le sarkozysme décomplexé !

Il n’est pas bon de prôner une orthodoxie budgétaire et financière car les conséquences sanitaires et sociales seraient désastreuses d’autant qu’il convient de relativiser comme nous y invite Jean-Jacques Chavigné : La droite, les libéraux tentent de donner de la dette publique française une image complètement fausse. Ils essaient d’insinuer dans l’opinion l’idée que cette dette ferait de la France un pays dépendant des pays qui détiendraient les titres de cette dette. Cette image est complètement fausse. La moitié de la dette publique française est détenue par des résidents français. L’autre moitié, détenue par des résidents étrangers, n’est que la contrepartie de l’internationalisation des dettes publiques. […] la baisse des impôts des riches qu’il a fallu compenser par des emprunts auprès de ceux là même dont on venait de baisser l’impôt. ". Inversement, il n’est pas de bonne gestion de ne rien faire car l’augmentation de la dette publique entraîne une augmentation de la charge de la dette, qui réduit les marges de manœuvres futures de la politique budgétaire.

Nicolas Sarkozy qui escomptait un " choc de confiance " dans le pays après son élection pour relancer l’économie. Il fait fausse route car sa cote de confiance commence à se déliter. Le mythe du self made man en prend un coût dans l’aile notamment par l’exonération des droits de succession qui facilite la transmission de richesse. Le plus important est que la fruit de la croissance, si croissance il y a, est mal réparti. Pendant que les entreprises engrangent des profits records, le poids relatif des salaires dans le PIB Français tend à fléchir. La classe moyenne se paupérise, alors que les ports de plaisance manquent de places . Les inégalités continuent à croître.

Charité bien ordonnée commence par soi même ! Souvenez Vous ! C’est au beau milieu de l’été, le 6 août 2002, que Jean-Pierre Raffarin a signé le décret portant le salaire mensuel des ministres de 7 800 € (environ 50 000 francs) à 13 300 € (près de 90 000 francs). Soit une hausse de 70%. (Thomas Piketty directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales). De même, une discrète mesure a été prise par arrêté du Bureau de l’Assemblée nationale (avant les élection), prévoyant que les députés qui ne seront pas réélus aux législatives du 17 juin 2007 pourront bénéficier pendant cinq ans - soit le temps d'une législature complète… - d’une indemnité dégressive, financée par une cotisation spécifique de 0,5% créée à cet effet et prélevée sur leurs émoluments. (à voir également http://www.lecri.fr/Deputes-juteux-mandats.html )

Sarkozy se prononce "char-kö-sy" en hongrois et signifie littéralement "dans la boue".( Il proviendrait de la ville hongroise de Sarköse, bâtie effectivement sur des marécages). Est ce dans un marasme économique que va nous mener sarkozy ?

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 6 octobre 2007 6 06 10 2007 15:44

En juin 2006, l’action EADS avait spectaculairement chuté en Bourse (moins 26 %) après l’annonce d’importants retards de livraison pour le nouveau gros-porteur A380 mais 1 200 personnes, au courant des déboires à venir d’Airbus, se seraient rendus coupables d'"un délit d'initié massif", en vendant quelques mois avant 10 millions d’actions. Le préjudice est évalué à 90 millions d’euros ! Pourquoi se limiter à 90 000 millions d’euros, alors que, en page 24 du rapport de résultat semestriel 2007 du groupe lagardère, il est indiqué une plus value des cessions de titres EADS de 472 Millions d'euros ? (vous pouvez vérifier sur le site lagardère) s'agit-il seulement de la plus value engrangée par les dirigeants à titre personnel ?  L’affaire est si gigantesque que l’AMF a choisi de circonscrire son enquête. Elle se concentrera sur les principaux actionnaires et les cadres. Au total, vingt et une personnes, notamment Arnaud Lagardère, Manfred Bischoff (patron de Daimler) Noël Forgeard et Thomas Enders, ainsi que le directeur général d’Airbus Gustav Humbert. Ils se sont enrichis alors même que leur gestion était désastreuse ! Gagner beaucoup plus, sans travailler plus ! ! !

A l’issue d’une réunion en décembre 2005 entre dirigeants d’EADS et l’APE une note aurait été envoyée à Thierry Breton, alors ministre des Finances, lui signalant "qu’il était opportun pour l’Etat de profiter de la valorisation du titre de l’époque qui n’intégrait que les nouvelles positives de l’exercice écoulé et de proposer au ministre une cession partielle de la participation de l’Etat". L'Etat pourrait bien être soupçonné d'avoir lui-même non pas commis un délit d'initié, mais laissé faire le délit d’initié. Si ces faits sont confirmés, ils sont "extrêmement graves", a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet. Thierry Breton affirme qu’il ne savait rien alors même que ces amis et 1200 autres personnes étaient au courant ? ! Qui est-ce ?, si ce n'est Thierry Breton, alors Ministre des Finances, qui a ordonné à la Caisse des Dépôts de racheter les actions de Lagardère dans EADS ? (Arnaud Montebourg à l'Assemblée).

Jean-Pierre Raffarin a lui aussi soutenu la position de Thierry Breton. "Je pense que l'Etat est irréprochable dans la mesure où il y avait un pacte d'actionnaires et que l'Etat ne devait pas se mêler des décisions de gestion. Cela a été respecté d'un bout à l'autre." (20minutes.fr). Enfin, pour disculper d'avantage le gouvernement de l'époque auquel elle appartenait, Christine LAGARDE ajoute que l'Etat ne possèdant pas de membre au Conseil d'Administration d'EADS ne pouvait être au courant. La part de l’Etat actionnaire est loin d’être négligeable et pourtant l’Etat n’est pas représenté au sein du Conseil d’administration ? Incroyable !

L'Etat aurait même racheté, par l'intermédiaire de la caisse de dépôts et de consignations (CDC) au prix fort les actions de Lagardère, en sachant que celles-ci allait dégringoler en raison des retards de livraison des Airbus. Pour permettre un enrichissement à Lagardère, la CDC se retrouve avec des actions bien dévaluées. En bourse, l'argent ne part en fumée : il change de poche. On a puisé dans les deniers publics pour que Lagardére puisse faire de substantielles plus values alors même que l’on savait que les titres allaient baisser. A présent, aux contribuables de remédier à ce désastreux gâchis ! La question du rôle de l'État actionnaire ou des privatisations se pose, désormais, avec acuité

La paternité de cette situation ne revient elle pas également en partie à DSK et Jospin qui ont privatisé EADS ? DSK avait proclamé " le caractère équilibré de l'actionnariat stable et de long terme ". En fait de stabilité, Lagardère et Daimler-Chrysler réduisent leur participation, et la Grande-Bretagne se retire du capital, si bien que " l'actionnariat n'a été ni stable ni de long terme ".

Les petits porteurs qui n’étaient pas informés des retards de fabrication de l’Airbus n’ont pu vendre à temps leurs actions et se sont retrouvés, de ce fait, spoliés. L’égalité des actionnaires devant l'information est un pilier de la bourse, sinon la crédibilité des marchés financiers est menacée et par conséquent, à terme, l'ensemble du système capitaliste. Aux Etats-Unis, ils l’ont très bien compris et commencent à prendre des mesures en ce sens. En effet, comment accorder la moindre confiance à la bourse, si l'information n'est pas repartie équitablement, et que certains profitent d'un accès privilégié a l'information

La conséquence la plus spectaculaire des turbulences est le plan de réorganisation "Power 8", annoncé en février et mis en oeuvre depuis avec, à la clef, 10.000 suppressions d'emplois en quatre ans en Europe, dont la moitié chez les sous-traitants, en vue d'une réduction drastique des coûts. (lemonde.fr). Les salariés pâtissent aussi de cette situation. En Allemagne, le syndicat IG Metall exige la vérité. "Les collègues qui sont touchés depuis plus d'un an et demi par la crise chez Airbus sont en droit d'attendre que l'affaire soit éclaircie rapidement", a déclaré à l'AFP Daniel Friedrich, porte-parole de la fédération IG Metall du Nord de l'Allemagne.

Ségolène Royal est étonnée "que Nicolas Sarkozy, qui est d'habitude très rapide pour intervenir sur les faits divers, ne se soit pas encore manifesté sur cette question qui choque profondément les Français". Sarkozy ne veut pas faire écho de malversation de ses amis et joue peut être sur le temps car dans les faits, cette action délictueuse est rarement condamnée car elle est difficile à prouver. Difficulté, pour l'AMF et le juge, est de prouver que les achats ou les ventes de titres ont été faits sur la base d'informations privilégiées. Les initiés peuvent faire valoir leur propre intuition. Cette complexité explique le petit nombre de condamnations en France. "L'infraction est d'autant plus difficile à démontrer que la société est grosse", explique Anne Maréchal, avocate chez DLA Piper, ancienne responsable des services de surveillance des marchés à la Cob [ex-AMF] (lemonde.fr 04.10.07)

Sarkozy prépare, avec Rachida Dati, subrepticement la dépénalisation du droit des affaires comme annoncée dans son discours devant le MEDEF. Les copains et les coquins sont au pouvoir. Le caractère anachronique du chef de l'Etat de dépénaliser le droit des affaires n ‘est qu’apparent. Le principe de l'application rétroactive de la loi pénale la plus favorable lui permet de prendre son temps car ce n’est pas demain que son ami ou " frère " Lagardère passera devant la justice. En pareilles circonstances on s‘attache à ce que la justice se hâte doucement, ce qui n’est pas le cas des petits délinquants. En France, il vaut mieux empocher, illégalement, 90 millions d’euros en transgressant les règles que piquer un morceau de viande pour sa faim sur un étalage d’un supermarché. Le pire c'est qu'ils ne seront pas punis comme ils le méritent, juste quelques amendes ne représentant qu'une infime partie du vol ou une peine de prison avec sursis. En France on étouffe les affaires, alors qu’aux USA les délits d'initiés sont poursuivis avec force et sévèrement punis. Tous ceux qui en ont bénéficié ou ont permis à certains d'en bénéficier sont pénalisés et pas de passe droit. Demander à Martha Stewart, qui a fraudé sur des transactions financières. Ceci a valu la prison pour quelques mois. En France, à la place, on va faire une loi sur mesure pour exonérer les copains, comme d'habitude car la loi ne dispose que pour l'avenir, à l'exception de la loi pénale. En matière pénale, une loi postérieure est appliquée si c’est plus favorable au délinquant. " ... A moins que Sarkozy lâche Lagardère ? Entre parenthèses des bruits courent que sarkozy envisage de réduire les délais de prescription pour favoriser Chirac... ainsi, les poursuites à l'encontre de l'ancien Président de la République n'auraient plus lieu d'être.

Tous ces milieux politico-financiers se tiennent les coudes et se renvoient l'ascenseur ; c'est la mafia en col blanc et, ce qui apparaît aujourd'hui ne doit être que la partie visible de l'iceberg ; ces milieux doivent être tellement habitués à régner en maître. La caste des intouchables. Ils nous écrasent de leur mépris. Ce ne sont pas des militaires comme en Birmanie, ils sont en civil, costard/cravate et sont capables d'un revers de la main de ruiner des centaines de milliers de petits actionnaires et de faire licencier des milliers de travailleurs.

" Avec arrogance, ils nous rabattent les oreilles en nous regardant droit dans les yeux pour nous dire qu'il nous faut se serrer la ceinture parce que la France va mal, et pendant ce temps se servent largement, honteusement, volent pillent, se fabriquent tous des retraites richissimes en nous disant qu'il serait bon qu'on crève au boulot pour le bien de la nation. " C’est un raccourci mais ô combien révélateur.

C’est la mutualisation des risques pour une privatisation des profits. Travailler plus : pourquoi faire ? Il semble aisé de gagner beaucoup d'argent sans trop se fatiguer ! Encore une violence, parmi tant d’autres, distillée chaque jour contre le peuple.

Mais ne pensez surtout pas 'tout le monde se sert, je serais con de ne pas le faire' car ceci signifierait que vous cautionnez ce système.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 1 novembre 2007 4 01 11 2007 12:45

Sous le gouvernement Raffarin, l’Assemblée nationale avait adopté lors du collectif budgétaire 2002, une augmentation considérable de la rémunération mensuelle des membres du gouvernement, passant cette année là de 7.809 euros bruts par mois à 13 300 euros bruts. François hollande disait déjà : " "Je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment pour faire ce relèvement, notamment de la part d'un gouvernement qui n'a pas revalorisé comme il convenait le SMIC", et Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste "c’est surtout la méthode qui est contestable. ". A cette époque, le gouvernement avait également refusé un coup de pouce aux SMIC.

Pour info, voici les données 2005 qu’il convient d’actualiser Source : Assemblée nationale-Sénat-Rapport du député René Dosière/2005. Il convient de préciser que tous les frais du Président de la République sont pris en charge par le budget de l'Elysée.

Le Canard Enchaîné du 7 février 2007 avait révélé que les députés avaient voté en toute discrétion un système leur permettant de prolonger l’indemnité parlementaire. Pour ceux d’entre eux qui ne seraient pas réélus aux législatives du 17 juin 2007 l’indemnité dégressive (pour cette perte de fonction), a été portée de 6 mois à 5 ans. Les chômeurs aimeraient bénéficier de tels avantages. François Bayrou avait souligné que "C'est une faiblesse française que de vouloir perpétuellement faire des privilèges pour les uns et donner des leçons aux autres". En ce qui concerne le régime de retraite des députés CECI est très intéressant.

Comme l’indemnité des ministres a été augmentée, à présent passons à la seconde étape l’augmentation du Président de la République ! Le salaire du Président de la République passera au 1er janvier 2008 à 19 331 euros net par mois soit une augmentation de 140% environ. C’est l’argent de poche pour sarkozy car il est nourri, logé, blanchi, etc.. Il n’a aucune dépense courante car elles sont prises sur le budget de l’Elysée qui, comme par hasard, va tripler en 2008. Les raisons évoquées de cette augmentation exponentielle du budget de l’Elysée qui passera de 32,3 millions d'euros à 100,8 millions d'euros (qui avait déjà connu une "progression vertigineuse" depuis l'accession au pouvoir de Chirac [1]) sont la réintégration de 800 personnes jusqu'alors payés par les ministères et la volonté de transparence… dont acte ! Ceci étant, ceci aurait pu être fait sans augmentation de l’indemnité présidentielle

Sarkozy aime beaucoup l'argent et il le montre. Il en veut plus et tout de suite, sans attendre que la croissance revienne. Sans prouver l’efficacité des mesures prises jusqu’à présent. Alors il demande et ce sont les contribuables français qui vont payer. Pour justifier ces prétentions, certains avancent quelques arguties, comme Moreno qui fait une comparaison avec les sportifs ou artistes …très bien, justement on estime que ces gens là gagnent beaucoup trop ! D’autres comparaisons se font notamment avec les autres chefs d’état en prenant exemple sur Angela Merkel mais elle n’est pas chef d’Etat mais de gouvernement (elle occupe un poste de chancelier fédéral). On trouve anormal qu’un chef d’Etat ait des indemnités inférieures à un Premier Ministre. Je suis d’accord… mais cela se discute si le chef de l’Etat est plus dans la figuration que dans l’action. Ce qui n’est pas le cas avec sarkozy, je le concède. Mais alors quelle est l’utilité de Fillon ? La logique pourrait consister à supprimer ce poste mais cela pose d’autres problèmes constitutionnels ou pourquoi ne pas inverser la logique qui consisterait à ramener l’indemnité du Premier ministre à un niveau inférieur à celle du Président de la république et en cascade celle des ministres ? Ainsi ils montreraient l’exemple, d’autant qu’en septembre 07, en Corse, François Fillon estimait que la France était en situation de faillite. Christine Lagarde doit appréhender le moment où il faudra commenter les chiffres du déficit public pour 2007.

A minima, comme Jean Launay, député PS, Maire de Bretenoux, rapporteur de ce budget nous pouvons que convenir que "son opportunité n'est pas avérée dans un contexte de pouvoir d'achat difficile pour une majorité de Français". Les économies et les sacrifices ont été, sont et seront pour les autres. Pas de coût de pouce cette année pour le SMIC, aucune augmentation pour la fonction publique. Le coût de la vie augmente sans que les salaires suivent. Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux. Les campings sont loués à l'année par ces derniers. Des millions de pauvres en France, et des personnes qui ne peuvent pas se loger. Les malades doivent supporter les franchises médicales Tout cela est insupportable. Alors même le pouvoir d’achat des Français stagne et parfois même baisse [moins 6% depuis l’an 2000 pour les fonctionnaires qui n’ont pas bénéficié d’avancement]. (Jean-Pierre Balligand, Députés PS maire de Vervins) on peut s’étonner qu "au moment où tous les Français se préoccupent de la vie chère et du pouvoir d'achat, la seule décision, c'est d'augmenter le président. On est à côté de la plaque ". C’est d’un cynisme absolu ! La droite est très éloignée des préoccupations de ses concitoyens. Aucune limite à l’indécence, à la gloutonnerie et … tout ceci, au frais du contribuable.

la république est la vache à lait et comme le déplore Arnaud Montebourg "la classe politique se sert elle-même "

 

1 - Entre 1995 et 2005, il est passé de 5,21 millions (hors fonds secrets, supprimés en 2002) à 26,14 millions (auxquels il faut ajouter la dotation compensatoire versée depuis la suppression des fonds secrets, à hauteur de 5,5 millions). Soit une hausse de 502%, contre +20% sous Valéry Giscard d'Estaing et +9% sous François Mitterrand (1981-95). [Mitterrand en 1981 3,03 millions € et en 1994 : 3,31 millions € on est passé avec Chirac en 2005 à 31,9 millions € soit presque 10 fois plus]

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 10 novembre 2007 6 10 11 2007 16:50

Bien sûr que la faiblesse de la croissance n’est pas spécifique à notre pays. Les raisons sont plurielles : augmentation des denrées de base, augmentation du coût de l’énergie, creusement du déficit, éclatement de la bulle immobilière, etc …. Cependant, la France et l'Italie enregistrent de plus mauvais résultats que leurs voisins européens, selon la Commission Européenne. Il est trop facile d’accuser Jean-Claude Trichet, Président de la Banque Centrale Européenne (BCE), qui ne veut pas baisser le taux directeur favorisant ainsi un Euro fort. La solidité de notre monnaie nous permet de ressentir moins fort la flambée des coûts énergétiques comme le pétrole par exemple car cette matière première est payée en dollars. Nous retrouvons ses produits dérivés (essences, plastiques, bitume, huile, peintures, encres d’imprimerie, produits de beauté, vêtements, shampooings, etc. ... ) dans de multiples domaines. Ainsi nos produits manufacturés reviennent moins chers que ceux fabriqués aux Etats-Unis, par exemple.

 

L’ancien président Valéry Giscard d'Estaing estime également qu’  " une dévaluation se traduirait irrémédiablement par une hausse des prix en France - du fait du renchérissement du coût de nos importations - et au bout du compte, par une baisse du pouvoir d'achat des Français […] Une baisse de l'euro serait sans effet sur nos exportations vers les pays membres de l'Union européenne, dont l'Allemagne, qui est notre premier partenaire économique […] Elle (la baisse de l’Euro) aurait peu d'impact sur notre déficit commercial avec l'Asie. Les produits que nous y achetons sont ultra-compétitifs et bon marché : Ils le resteront, quelle que soit la valeur de notre monnaie […] le problème central de la France est le manque de compétitivité de son industrie […] le vrai remède, c'est l'investissement " (John Thys AFP/Archives ¦ L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, le 17 juillet 2007 à Bruxelles).

 

Accuser la BCE est malhonnête car cette décision nous préserve d’une flambée inflationniste. La raison est notre mauvaise politique économique. Il est révélateur que la France s’en sorte moins bien que son voisin allemand. Ce mois ci, la production industrielle a enregistré son plus fort recul depuis juillet 2006, avec –1,1%.

 

Notre politique économique n’est pas à la hauteur des enjeux. En fait, il eut été préférable de relancer la consommation (par exemple en augmentant le pouvoir d’achat) et d’aider les PME et PMI à investir dans l’innovation donc la recherche, d’autant qu’ils sont potentiellement les plus importants créateurs d’emplois, au lieu d’aider les particuliers, les plus riches. Ces derniers ne consomment pas plus car ils n’ont pas de besoins, alors ils thésaurisent notamment en participant à l’augmentation de la bulle immobilière. La consommation et l’investissement sont des piliers de la croissance. Or ni l’un ni l’autre n’est soutenu dans la politique économique de sarkosy/lagarde. Résultat : Le déficit public pour 2007, selon certaines notes internes à Bercy, se chiffreraient à 3,1 %. C’est à dire au-delà des limites du Pacte de Stabilité et de croissance, et au-delà des résultats des autres pays membres de la zone euro.

 

Nicolas Sarkozy, avec Christine Lagarde, (Lagarde proche de Dick Cheney ) Ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, veulent redonner toute sa place à << la valeur argent >>, pas à la valeur travail et encore moins à la valeur " Humaine ". Cadeaux fiscaux à hauteur de 15 milliards d'euros par an pendant la législature pour les plus aisés, bouclier fiscal concernant 2398 contribuables. Le gouvernement leur a restitué la somme de 120 millions d’euros, l’équivalent de 100 000 SMIC de remise fiscale ! Il y avait urgence, alors que pour les 7 millions de pauvres Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté dans le gouvernement Fillon, déclare, le 5 novembre 07 sur itélé, qu’il veut prendre son temps pour les mesures concernant le Revenu de Solidarité Active "son RSA" et les sans logis

 

Dans la loi de Finances pour 2008, une nouvelle proposition des députés, qui suggèrent de réduire l'ISF des patrons investissant dans leur propre entreprise par un amendement de l'UMPiste Lionel Tardy adopté le 18 octobre 07 par l 'Assemblée nationale. Cette mesure améliore substantiellement la réduction d'ISF votée cet été mais elle n’aura qu’au mieux un effet d’aubaine car je vois mal un patron préférer investir dans une autre entreprise que la sienne. De plus il n’est pas certains que ceci ait un impact significatif au regard des profits que peuvent engendrer certains investissement comparativement à cette moindre taxation. Les députés ont également voté un amendement plafonnant les avantages fiscaux accordés aux entreprises qui versent des "parachutes dorés " à leurs dirigeants. Ceux-ci ne seront plus déductibles des bénéfices imposables de l'entreprise s'ils dépassent 1 million d'euros. C’est habile et utile pour la communication. D’une main il est donné aux chefs d’entreprise un énorme avantage et de l’autre on prend une mesurette, pour pouvoir, ensuite, se targuer politiquement de s’en prendre aux riches. On occulte la publicité de la première disposition et on affiche avec retentissement la seconde telle sera la communication de la majorité présidentielle.

 

Le taux moyen d’imposition des américains les plus fortunés avoisine 15%, alors que celui de leurs salariés et de leurs assistants, nettement moins incités ceux-là, est près du double.( Warren Buffett), est-ce modèle que veut calquer sarkozy ? L'argent en France ne sert plus à créer de la valeur, il sert à capitaliser. La richesse a toujours été attirée par les gens qui prennent des risques avec l’argent des autres, [ exemple ] mais tout spécialement lorsque les impôts sont bas. Les riches sont différents - mais ils ne sont pas nécessairement les modèles pour la société (Par Bill Gross, directeur du management PIMCO Bonds, août 2007). Cela sarkozy ne l’a pas compris mais rien d’étonnant car il est prouvé que sarkozy est un piètre économiste (voir sous la rubrique catégorie). Quand je cours, je ne pense pas....Alors je cours !

 

 

La France gardera son rang de championne d’Europe des stock-options  (les stock-options qui ont contribuent au gonflement des bulles boursières). Pire, aujourd’hui, la tendance est à la distribution d’actions gratuites (AGA) plutôt que de stock-options. Les plus-values générées par les stock-options se montent en millions, voire en dizaines de millions d'euros, contre un risque nul. En fait, plusieurs mesures favorables au régime fiscal actuel des stock-options ont été prises par Dominique Strauss Kahn !. Il est envisagé de taxer désormais les stock-options, mais à dose homéopathique. La contribution patronale serait de 2,5 % et salariale de 2,5 % sur la plus-value dégagée par le bénéficiaire lors de la levée de l’option. Cela permettra d’engranger tout au plus 250 à 400 millions d’euros aux régimes de base de l’assurance-maladie. Alors que Philippe Séguin escomptait 3 milliards d’euros. Au moment du débat sur le TEPA (travail emploi pouvoir d’achat), le 26 juillet, le PS avait déposé un amendement taxant les gains des stock-options pour alimenter le fonds de réserve pour les retraites et à cet époque cet amendement avait été rejeté, par la voix de Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, qui avait alors considéré le relèvement de l’imposition comme "pas acceptable"… soit elle prend des dispositions inadaptées, soit elle se contredit ou soit elle n’a plus d’idée et dit n’importe quoi  - sa solution miraculeuse à la montée récente du prix du pétrole : il suffit de rouler en vélo ! Pédalo pour les pécheurs, pourquoi Sarkozy ne l’a pas proposé ?

 

La productivité est la clé de la prospérité. Lorsque les entreprises réussissent, celles-ci s'accroissent, fatalement, d'autres, les moins productives, meurent. Pour les libéraux c’est pour cela qu'il n'y a jamais lieu d'aider une entreprise peu productive, de la sauver. Or, sarkozy propose d’aider les pêcheurs en les exonérant des charges ; alors même que le régime des retraites n’est pas équilibré, que le budget de la sécurité sociale est toujours déficitaire et que cela nuit à la libre concurrence vis à vis de nos partenaires européens. En plus, ce procédé pourrait créer un précédent pour d’autres corporations. En effet, pourquoi ne pas faire de même avec les routiers, taxis, etc … et qui supportera cette aide ? Tour le monde car avec sarkozy les dettes sont publiques et les profits sont privés . Autre exemple, selon la Cour des Comptes, les prêts bonifiés aux agriculteurs, qui leur sont accordés à un taux normalement inférieur à celui du marché, grâce à une aide de l'État, ne se justifient plus et sont coûteux pour les finances publiques. Il y a peu de chance que Francis Kramarz, Chercheur au Crest, professeur chargé de cours à l’Ecole Polytechnique, soit entendu lorsqu’il conseille qu’il vaudrait mieux investir massivement dans l'éducation des laissés pour compte de la course aux grandes écoles menée depuis le plus jeune âge au détriment du plus grand nombre (comme l'ont compris la Hollande, ou la Finlande par exemple)

 

Gageons qu’après les municipales, des mesures d’austérité, concernant l’ensemble des français, seront promulguées. Avec les cadeaux fiscaux déjà reçus les riches pourront aisément y faire face, par contre il en sera autrement des classes moyennes qui se paupériseront et les pauvres… qui n’auront plus que leurs yeux pour pleurer…(qui s’en préoccupera ? car notre société se construit sur l’individualisme). L'économie n'a plus d'autre visée qu'elle-même si bien que l'humain, qu’il dénomme le capital humain en est devenu un sous-produit, un objet d'exploitation comme un autre. Le modèle dominant est de satisfaire "l’abominable vénalité " des grands groupes, ce qui prévaut sur toute autre considération. L’homme est une marchandise pour sarkozy .. Pourtant, une vie humaine a plus de prix que n’importe quel bien ! Il faut mettre l'humain au centre de l'économie, et non l'inverse. osez l’économie sociale !

 

 

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 24 novembre 2007 6 24 11 2007 18:20

Même si un jour la France renoue avec la croissance il n’est pas certain que les Français en profitent car une politique d’austérité s’imposera à nous afin de rembourser le montant de la dette, d’une part, et que le système de redistribution ne corrige pas toujours les inégalités, d’autre part.

Sur le premier point, il y a une apparente discordance entre le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qui dénonce l’inefficacité des "politiques d’austérité" et François Fillon qui rappelle qu’il n’est pas question de creuser plus encore le déficit d’un Etat "en faillite". "Il faut réduire l’endettement national pour redonner de l’oxygène à notre économie (devant l’Association des Maires de France). Cette discordance n’est peut être qu’apparente car ces gens sont coutumiers de fourberies, notamment pour fourvoyer les Français. Je rappelle que la dette ne porte pas sur toutes les générations avenir mais seulement sur la partie de la population qui ne possède pas de titre de dette. Les riches vont profiter de la dette pour tirer un revenu sur le reste de la population. Quelle erreur de vouloir relancer la consommation en favorisant en priorité les nantis qui ne pensent qu'à thésauriser ou à placer leur argent dans des paradis fiscaux, alors que dans le même temps les produits de première nécessité et les carburants augmentent. La France est très mal gérée, la preuve : Alors que la balance des comptes courants de la zone euro a enregistré un excédent de 4,4 milliards d'euros en septembre 2007, selon les informations publiées par la Banque centrale européenne (BCE). La balance des comptes courants de la France, pendant ce même temps, a été déficitaire de 2,3 milliards d’euros. Et la dette monte…monte…. Monte…

Sur le second point, entre 1996 et 2006, "la baisse globale du poids des prélèvements, en particulier de l’impôt sur le revenu, a profité davantage aux plus aisés", alors que les prestations, qui bénéficient aux ménages les plus modestes, "en revanche ont peu évolué. Personne n’est à l’abri de la machine à exclure. Aujourd’hui , selon un sondage, 47 % des français ne pensent pas être à l’abri de devenir un jour SDF. Martin Hirsch se donne une obligation de résultat dans la lutte contre la pauvreté alors qu’il aurait été de meilleure gestion de commencer par là et non par le bouclier fiscal (y compris pour les sportifs de très haut niveau ) qui ampute les recettes de plus de 15 milliards d’Euros par an pour faire des cadeaux aux plus riches. Martin Hirsch après avoir critiqué l’instauration des franchises médicales, soutient désormais ce dispositif - qu’un bien portant ne paiera pas, par définition – Mettre fin à l’exonération de la redevance T.V., dès 2008, principalement pour les personnes âgées modestes. Tout ceci est-ce bien "équitable" ?

 

L’équité passe par l'éthique politique. Le peuple de France qui, une nuit du 4 août 1789, a aboli les privilèges acquis par l’hérédité. Sarkozy les a restaurés par la suppression des droits de succession.

Après que la majorité parlementaire de droite ait adopté dans le collectif budgétaire 2002, une augmentation considérable de la rémunération mensuelle des membres du gouvernement dont le Premier ministre. Au nom de l’équité, il est passé à la deuxième phase (les auteurs mêmes de cette ’grande avancée sociale’ n’ont pas hésité à faire référence à l’équité) le salaire du président de la République a été triplé. Bien joué de la part de la majorité de droite, les Français n’ont rien remarqué ! excepté quelques uns. N. Sarkozy a dit qu'il serait le "président du pouvoir d'achat", mais c'est du sien qu'il parlait! Il s’est accordé 206% d’augmentation pour son "argent de poche " (selon le "spécialiste des finances de l’Elysée ", le député René Dosière). Un procédé tout aussi malicieux a été mis en place pour l‘Impôt Sur la Fortune : d’années en années des mesures sont votées pour en diminuer sont importance, pour enfin prendre comme prétexte à des fins d’annulation , son faible impact sur les recettes budgétaires.

S’interroger sur la pertinence de maintenir certains régimes spéciaux est de bonne gestion au regard du principe d’équité, mais force est de constater le mutisme le plus complet en ce qui concerne les retraites des cadres militaires , et qu’est-il envisagé pour les régimes très spéciaux des retraites du président, des ministres, des édiles locaux ? N’est pas cela, entre autres, l'injustice la plus criante ? Panafieu répugne à évoquer le régime spécial des députés . Néanmoins on voit poindre une toute petite avancée. Pas dans le domaine des retraites des représentants nationaux, mais en ce qui concerne l’usage de la réserve parlementaire et ceci grâce au député socialiste de l'Isère Didier Migaud, président de la commission des finances. Désormais, la réserve parlementaire doit faire l'objet d'une demande écrite pour chaque projet aidé. Celle-ci (environ 90 millions d'euros par an aux députés  et environ 55 millions aux sénateurs) est souvent distribuée de façon dispendieuse à des fins électorales.

Au nom de l’équité, la droite stigmatise les différences, qu'elles soient génétiques, sociales, ethniques ou religieuses. Quel étonnement ! Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, après les avoir voués aux gémonies, a reconnu le 20 novembre 2007 sur France Inter que les fonctionnaires ne gagnaient "pas très bien leur vie". Mais il n’a rien proposé pour autant…Il n'est plus à une contradiction. (cf pour les salariés du privé, travailler plus longtemps alors que les entreprises se débarrassent des vieux salariés)

A présent la droite parlementaire s’attaque aux petits porteurs ….. et favorise, encore, les gros détenteurs d’action. A compter de 2008, il sera possible de soumettre les sommes perçues au prélèvement libératoire quelle que soit la nature des sommes touchées. Il a été décidé de porter le taux du prélèvement de 16 % à 18 %. Mais cette mesure vise en fait à satisfaire nos gros porteurs car avant la réforme les dividendes perçus au titre des actions détenues dans une entreprise étaient mentionnés sur la déclaration de revenus et imposés à un taux réel de 24 % (taux marginal sans déductibilité CSG) pour les hauts revenus. Ils justifient ceci par un souci d'harmonisation…. (Pourquoi ne pas harmoniser les salaires de certains avec celui de Fillon, qui semble ne pas beaucoup œuvrer pour la France). Ultime cerise sur le gâteau, l'amendement demandé par les sénateurs à propos de la taxation (fixée à 2,5% par les députés) sur les stock options.......en proposant de ne l'appliquer qu'aux options attribuées à partir du 16.10.2007....qui veut-on encore favoriser ?

 

L’Irlande est parfois présentée comme la preuve du bien fondé des recettes libérales, mais dans cette société s’offrir une Assurance santé se paie aux prix forts. Par ailleurs, c’est un vice de consentement de prétendre que la majorité des français ont voté sarkozy pour l’application de l’ensemble de son programme.

 

La révolte se nourrit de cette société construite sur l’individualisme, de cette apologie de l’égoïsme, de cette inéquité. Dans une contestation, au début, c’est toujours une minorité qui est agissante ; puis par capillarité devient un mouvement de masse. " L’équitable, bien qu'il soit juste, n'est pas le juste conforme à la loi " (ARISTOTE Ethique à Nicomaque, Livre V, chapitre 14, 1137a 31-1138a 3). Sarkozy devrait s’inspirer de Pr Günther Blobel, prix Nobel et chercheur dans la prestigieuse université Rockefeller. " Les cellules s’unissent les unes aux autres en donnant réciproquement au corps tout entier. Chaque cellule du corps reçoit ce dont elle a besoin pour vivre et tout le reste de ses forces elle les met au service du corps. " En fait, à chaque niveau de la nature une particule agit en faveur de la généralité à laquelle elle appartient, et ainsi elle trouve sa plénitude. La délicate harmonie mutuelle est ce qui permet la vie et c’est sur elle que se fondent tous les systèmes de la nature. Les systèmes artificiels que la société humaine s’est construite sont en totale opposition avec l’harmonie présente dans la nature. La base du comportement humain initiant ces systèmes se trouve l’égoïsme, qui préfère toujours l’étroit intérêt personnel à l’avantage général, et qui entretient la course après la richesse, les honneurs et le pouvoir et également (voire principalement) au détriment des autres. (Arthur Carnet docteur en philosophie )

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 30 novembre 2007 5 30 11 2007 23:17

Pas de rupture dans la démagogie, après la fracture sociale de Chirac, c’est le pouvoir d'achat de sarkozy !

 

François Fillon avait raison lorsqu’il disait en Corse que la France est en état de "faillite" car sarkozy dit (29/11/08) sur TF1 et France2 "Les Français ne s’attendent pas à ce que je distribue des cadeaux de Père Noël alors qu’ils savent parfaitement bien qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses." … et pour cause : après plus de 15 milliards de cadeaux fiscaux fait aux plus riches. De plus, les heures supplémentaires défiscalisées, mises en place en octobre dernier, vont aggraver les déficits publics et sociaux donc ce qui est donné d’une main sera retiré un jour de l’autre car il faudra bien renflouer…. Pourtant lors de la campagne présidentielle il affirmait haut et fort qu’il serait le Président du pouvoir d’achat. Nul étonnement car nous savons que c’est un piètre économiste, y compris dans son entourage. Mais où est le mérite et le travail lorsqu’on encourage la reproduction des inégalités patrimoniales par la baisse de la fiscalité sur les successions. Il se dit arbitre mais il a choisi son camp : celui des nantis. Propos consternant mais " La réalité n'a aucune importance, il n'y a que la perception qui compte ", (laurent Solly, directeur de campagne de sarkozy à la présidentielle – lu dans L'Aube le soir ou la nuit, de Yasmina Reza.)

Nul ne peut sérieusement contester les hausses de prix des matières premières agricoles et du pétrole et concomitamment la quasi-stagnation des salaires donc la baisse du pouvoir d’achat. Alors que propose sarkozy ?… Son leitmotiv : " travailler plus pour gagner plus ". Sempiternels propos. Travailler plus pour gagner plus et comment vont faire les malades, les handicapés ou les retraités ? Et les temps-partiels subis ou les chômeurs ? Sarkozy, l’illusionniste qui fait croire qu’il y a du travail pour tous. Dans les familles monoparentales, la femme travaillera plus mais ne gagnera pas plus car il lui faudra payer plus la nounou pour garder les enfants, ou alors ces enfants vaqueront, avec risque de délinquance à la clé. De même, il a déjà été démontré que ce n’est pas le salarié qui choisit de faire des heures supplémentaires mais l’employeur. Il ne peut y avoir surcroît de travail que si la croissance est là. Or tel n’est pas le cas. En octobre, les dépenses des ménages en produits manufacturés ont fléchi de 1,1%, soit la plus importante baisse depuis un an. En novembre, le moral des ménages a chuté de cinq points, et la plupart des économistes prévoient un ralentissement de la croissance l'an prochain. L’inflation a tendance a reprendre ce qui rogne d’avantage le pouvoir d’achat. La tribune de Genève fait la comparaison : Pain en Suisse et à Paris. En comparaison internationale, la France n'est pas très bien placée. Ainsi, un Parisien doit travailler six minutes de plus qu'un Genevois ou un Romand pour gagner son kilo de pain ! (Seize minutes contre dix), selon un document de l'UBS.

D'après une étude inédite de l’INSEE (29/11/07). Bien que depuis 30 ans les Français travaillent plus, les salaires ont tendance à stagner. Depuis 1978, malgré l'augmentation du SMIC et du salaire horaire, le revenu annuel moyen (en euro constant) n'a pas bougé et a même reculé entre 2000 et 2005. La raison tient à la précarité de l'emploi. La hausse des CDD, de l'intérim et des temps partiels (qui sont passés de 17% en 1978 à 31% en 2005). L’augmentation, s’il y a, est individuelle et non généralisée, comme le sera le fruit de la croissance lorsque celle-ci reviendra. sarkozy en est un exemple : " Le président aux 19.000 euros mensuels (je rajouterai d’argent de poche) est le président du pouvoir d’achat des plus riches", (Olivier Besancenot)

Sarkozy nous resserre la même recette ce qui dénote un manque d’imagination confirmée par le fait qu’il reprend des idées de la gauche "l'encadrement des loyers pour l'année 2008" qui seraient "indexés sur le coût de la vie". Aveu de faiblesse, prétention démesurée qui se heurte à la réalité mais ce manque de réalisme va mettre la France en faillite et ses habitants dans le désoeuvrement. Ayant beaucoup de difficulté à mettre ses décisions en perspective, sarkozy s’en remet aux partenaires sociaux. Ceci est très accommodant pour se décharger sur eux (alors qu’il se dit savoir prendre ses responsabilités) car en cas d’échec il ne manquera pas de les incriminer.

 

Plus de dimanche, car il faut travailler plus, plus de soirée car il faut travailler plus, plus de vacances car il faut travailler plus, plus de jour d’ARTT ils sont payés.. Donc un peu plus de pouvoir d’achat pour beaucoup plus de fatigue, de stress et peut être en prime une dépression nerveuse … Le repos à la mort ! Alors que le riche donne des instructions avec son portable ou par mail, sur son yacht ou dans les îles en lisant un quotidien boursier. Dans ce cas là il est aisé de gagner plus et de vivre vieux. Le riche a toujours voulu faire travailler plus pour gagner plus. Le riche en plaçant son capital gagne plus en dormant d’autant qu’avec les cadeaux fiscaux, ils peuvent placer encore plus d’argent … à l’étranger ! Dans les paradis fiscaux

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 7 décembre 2007 5 07 12 2007 20:56

La manne publique est en faillite comme le dit, en d’autres termes, Fillon. Au demeurant, il en est tout autrement des entreprises françaises. La France est riche mais cette richesse est réservée à une élite.

Les bénéfices cumulés des plus grandes entreprises françaises ont battu , une fois de plus, un record en 2006. EDF et Suez ont vu leur bénéfice bondir à des niveaux historiques, respectivement, à 5,6 milliards d'euros (+73,5%) et à 3,6 milliards d'euros (+43,5%). (l’expansion.com 12 mars 2007). Total a dégagé le plus gros bénéfice jamais enregistré par une entreprise française, à 12,58 milliards d'euros. Lorsque le prix des matières premières s'enflamme, le citoyen lambda doit travailler davantage pour maintenir son niveau de vie. 2007 sera donc mirobolant pour cette entreprise et d’autres…. .

 

Par ailleurs, selon un rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), la valeur ajoutée par personne employée était, en 2006, de 54 609 dollars pour les Français avec les 35 heures alors qu’elle était de 48 162 pour les Autrichiens, 46 154 pour les Italiens et 42 345 pour les Allemands (swissinfo.ch 3 septembre 2007) Selon le rapport du Bureau international du travail (BIT), publié le 2 septembre 2007, les travailleurs français arrivent en troisième position mondiale derrière les Norvégiens et les Américains pour leur productivité par heure de travail. Le produit national brut par heure travaillée en France s'est accru de 2,2 % en moyenne annuelle entre 1980 et 2006, contre une augmentation de 1,7 % aux Etats-Unis. (Le figaro). Preuve qu’il est fallacieux d’affirmer que les 35 heures ont totalement plombé les revenus des sociétés. Qu’en pense le secteur touristique qui a été boosté par cette mesure sociale. Après sarkozy ose dire travailler plus ! ? Alors que nous sommes parmi les plus performants, les plus productifs. Les Français avec sarkozy vont connaître le karoshi (mort par surmenage), nous en prenons le chemin par l’évolution du stress au travail, et le taux grandissant de suicides dans les entreprises

 

Travailler plus pour qui ? Pour quoi ? A qui cela a-t-il profité ? bouclier fiscal, stock-options, parachute doré, dividendes, détournement d'argent (exemple affaire EADS), indemnités du Président de la République, voyages des amis et de la famille de sarkozy ?. Selon l’INSEE, entre 1996 et 2006, "la baisse globale du poids des prélèvements, en particulier de l’impôt sur le revenu, a profité davantage aux plus aisés", C’est le système de redistribution, permettant de corriger les inégalités, qui est en panne. En définitif, il est inexact de dire que la France est en état de faillite, il est plus juste de dire que c’est l’Etat qui est en situation de faillite, en d’autres termes les finances publiques, car comme cela vient d’être démontré une minorité s’enrichit. La dette est publique et la richesse est privée en France, aux bénéfices d'une minorité.

Que fait alors sarkozy ? Il accentue par ses décisions les disparités sociales voulant faire payer la redevance aux très pauvres vieux nécessiteux, voulant faire payer les malades en instaurant la Franchise médicale ;  alors qu’il distribue des paquets fiscaux, à hauteur de 15 milliards d'euros aux riches. Il souhaite interdire le téléchargement de musique, via P2P, car johnny se plaint de ne pas gagner assez. Il donne la priorité aux nantis qui ne pensent qu'à thésauriser ou à placer leur argent en Suisse ou ailleurs. L’Etat est en faillite mais sarkozy offre un voyage en Chine à sa mère et son fils ainé. Pourquoi Dati en Chine ? Pourquoi des célébrités accompagnent sarkozy en Algérie (ou ailleurs) comme Didier Barbelivien ou Alexandre Arcady ? L’Etat est en faillite mais sarkozy triple sont indemnité de président. L’Etat est en faillite mais sarkozy régale ses amis.

 

Autre illustration de cette lamentable gestion du Pays. Lors de son voyage en Chine, les autorités chinoises semblaient d’accord pour passer une commande de 160 avions. Mais le numéro deux d’Airbus hésitait, trouvant les conditions d’achat des Chinois insuffisantes. Un ange passe. Agacé, Nicolas Sarkozy se tourne vers Louis Gallois, le numéro un d’EADS, et affirme : "Ça sera comme ça ! La France est actionnaire d’EADS !" "La Chine verra qui sont ses vrais amis par des actes concrets", conclut ensuite Nicolas Sarkozy (c’est le figaro 27/11/07 qui le dit !). … on brade ! Louis Gallois souhaitait, entre autres, que le contrat soit établi en Euros et non en dollars.

 

Une croissance soutenue est nécessaire mais c’est nettement insuffisant. Quel intérêt ? Dès lors que la répartition est inéquitable. Enrichir les privilégiés et continuer à mettre à contribution les classes moyennes et les personnes en situation de précarité. A l’instar de la droite, la gauche (à l’exception d’Olivier Besancenot et quelques autres) est plus dans une logique d’adaptation à l’économie libérale que dans la construction d’une alternative.

 

Que peut-on espérer ? Rien ! D’autant que Christine Lagarde est bonne dernière du classement des performances des ministres de l’Economie de la zone euro, établi par le financial times.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 9 décembre 2007 7 09 12 2007 14:53

Sarkozy soutient ingénument que l'économie sera encouragée simplement grâce à la confiance qu'il croit inspirer. Il ne sait pas que " Le mode de pensée qui a généré un problème, ne peut être celui qui va le résoudre " (Albert Einstein). Sarkozy (et beaucoup d’autres, y compris à gauche) ne sait pas plus que la croissance n'empêche pas la précarité ni le creusement des inégalités. Pierre Larrouturou, économiste, porte-parole de l'Union pour l'Europe sociale, en apporte la démonstration, chiffres à l’appui, dans Le livre noir du libéralisme, aux Editions du Rocher.

Dans ses participations à divers forums, entretiens et écrits, Pierre Larrouturou indique que

les bénéfices explosent au profit des 1 ou 2% les plus riches. Confirmé par une étude de BNP/Paribas qui montre que, aux USA, seuls les 5% les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter depuis 6 ans. Les autres 95% stagnent ou reculent. Il fait état dans son livre d’une étude de la Maison blanche qui montre qu´il y a tellement de petits boulots aux USA que la durée moyenne du travail est tombée à 33,7 heures. Certes, dans l’industrie, les gens sont à 41 heures en moyenne (c’est le chiffre que donne toujours le Medef) mais dans l’ensemble de l’économie, la durée moyenne est tombée à 33,7 heures, sans compter les chômeurs. Aux USA, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail (sans compter les chômeurs) est tombée à 33,7 heures (voir courbe au début de son livre). Aux Pays bas, le pays d'Europe où il y a le moins de chômage, le temps partiel est tellement développé que la durée moyenne est tombée en dessous de 30 heures. Au Japon, 32% des salariés sont à temps partiel. C’est dire le niveau de précarité. Si on arrivait à faire vraiment reculer le chômage, si la part des salaires remontait de 6 ou 7% le problème des retraites serait très facile à régler. Or, manifestement, Sarkozy et Fillon ne veulent rien faire contre le chômage et la précarité. Depuis 6 mois, Sarkozy fait 4 ou 5 annonces par jour, mais toujours rien contre le chômage et la précarité. Les 2000.000 emplois créés par JL Borloo sont, en moyenne, à 15 heures par semaine et le RSA peut être attribué à des chômeurs qui travaillent à quart de temps. La droite tape encore et toujours sur la RTT mais l’essentiel des emplois créés ces derniers temps sont à moins de 20 heures par semaine.

 

Sur le financement des Universités, comment ne pas être énervé quand on voit le gouvernement qui est capable de sortir, cash, 15 milliards pour le paquet fiscal spécial "très riches" et qui promet seulement 1 milliard pour l´Université ?

Pour Pierre Larrouturou, montre dans son livre que " la balance commerciale de la France est excédentaire hors Europe (malgré le prix du pétrole et le dumping chinois) et la production industrielle réalisée sur le territoire national continue d'augmenter un peu chaque année" que " la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 ou 11% dans la plupart des pays occidentaux " et que "le taux d'impôt sur les bénéfices est de 40% aux USA contre 25% seulement en Europe (à cause du dumping qu'on observe depuis que l'Irlande est entrée dans l'Union) ". De ce constat "aussi bien Romano Prodi que Angela Merkel ont dit qu'il fallait négocier un traité social. Hélas Sarkozy a voulu boucler (bâcler) la négociation en quelques jours, mais la question reste sur la table. "

Si le "néolibéralisme" fait tellement de dégâts depuis 25 ans, c’est parce que ceux qui devraient lui opposer une résistance (les syndicats, les partis de gauche...) ne sont pas capables de penser et de mettre en oeuvre une stratégie efficace. Sans résistance réelle, le libéralisme va au delà de ce qui est raisonnable, provoque une souffrance sociale inacceptable. " Pierre Larrouturou raconte dans son livre comment Eric Besson, qui présidait la Commission économie du PS, a tout fait pour qu'elle ne travaille pas. Il en appelle à une alternative en nous invitant à signer cette pétition

Souvenez-vous "le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire " disait Albert Einstein

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

...

Présentation

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés