Ségolène veut instituer "une surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat".Sur le plan institutionnel, je pense qu'il faudra clarifier et préciser la façon dont les élus pourraient être obligés de rendre des comptes à intervalles réguliers avec des jurys de citoyens tirés au sort", a-t-elle précisé.
Ségolène Royal s'est également dite "favorable à ce que l'on impose à toute collectivité publique qu'une partie de son budget soit mise en débat et mise au vote" des administrés.
Ne serait-ce pas un moyen pour lutter contre la corruption ?
Au niveau institutions, elle s'est prononcée pour une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, pour la réforme du statut pénal du chef de l'Etat et pour l'interdiction du cumul des mandats
Je préfère que les enseignants soient payés dans l'école de la République pour faire du soutien aux élèves en difficulté plutôt qu’ils le fassent à l'extérieur. Il faut que ce soutien, soit gratuit pour les familles et qu'il soit rémunéré pour ceux qui le feront. Ce ne peut l’être que sur la base du volontariat. Aucune réforme de l'éducation ne peut se faire sans les enseignants, même s’il faut avoir le courage de débattre sans tabou d'un certain nombre de problèmes. C’est pendant la campagne des élections présidentielles que ce pacte avec les enseignants sera noué".
Ma méthode ne consiste pas à dresser les gens les uns contre les autres mais au contraire à mettre en mouvement toute la communauté éducative, à m’appuyer sur les enseignants, à leur donner des moyens de formation complémentaires, des moyens matériels aussi, de rester plus longtemps au collège pour pouvoir encadrer les élèves et pour leur donner le coup de main individuel au bon moment.
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=actualites&actu=402
La répartition de ce temps (présence devant les élèves, préparation, correction de copies…) est extrêmement variable en fonction des niveaux d’enseignement. L’approche par le temps de travail ne règle aucun des vrais problèmes. C’est par les conditions de travail des enseignants et des élèves qu’il faut commencer, pour retrouver l’envie d’enseigner et l’envie d’apprendre. Il faudra, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, renforcer la présence adulte dans les établissements et, si nécessaire dans certaines classes, veiller à la constitution d’équipes pédagogiques soudées. »
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=interventions&id=392
Ségolène
Vendredi 17 novembre 2006
Ségolène Royal a obtenu 60,62% des suffrages, hors Antilles et Guyane, avec une participation de plus de 82%. Ses compétiteurs : Dominique Strauss-Kahn 20,83% et Laurent Fabius 18,54%
DSK est sorti de son silence et a reconnu que Ségolène Royal avait "bien gagné", ajoutant : "tout le monde sera derrière elle".Claude Bartelone directeur de campagne de Laurent Fabius appelle « à se rassembler pour battre la droite »
Bertrand Delanoë a salué vendredi matin "le succès de Ségolène Royal et son excellent score, source de légitimité et de force".
Toute mon expérience politique m’a convaincue de l’obsolescence de certaines manières de faire et de gouverner. Beaucoup de bonnes intentions sont perdues, car les mesures concoctées dans des cercles trop étroits, manquent leur objectif. Faute qu’ait été pris le temps d’un diagnostic partagé et d’une construction collective de la décision.
Je crois aux vertus de la démocratie participative. Cela commence à le savoir Chacun d’entre nous, chaque citoyen là où il est, dans sa famille, dans son quartier, dans son milieu de travail, dans ses loisirs, est un expert légitime de la mutation de la France. Parce qu’il vit un certain nombre de problèmes, parce qu’il a des projets, parce qu’il a des espoirs, parce qu’il s’interroge sur ce que vont devenir ses enfants,, parce qu’il s’interroge sur ce que vont devenir ses parents qui vieillissent, parce qu’il s’interroge sur l’environnement, sur leur cadre de vie que nous allons laisser aux générations futures […] Les citoyens ne s’impliquent que si le jeu en vaut la chandelle. S’ils ont le sentiment qu’on ne les consulte pas seulement pour la forme. S’ils sentent qu’ils peuvent orienter directement les choix, y compris financiers….
Ségolène
(extrait JCP/la semaine juridique n° 44-45 du 30 octobre 2006)
La démocratie participative ne s’arrête pas à la seule phase en « amont » : préparation de la décision, décision, action : « écouter pour agir juste » Pourquoi ne pas l’utiliser pour évaluer les résultats de l’action publique ?
La responsabilité politique est mise en cause à chaque renouvellement électoral puisque les citoyens peuvent sanctionner les élus qui n’ont pas rempli leurs obligations.
Il n’y a pas aujourd’hui d’évaluation au long cours de l’action publique.
J’ai proposé de créer des jurys de citoyens qui évalueraient les politiques publiques, par rapport à la satisfaction des besoins, ou par rapport au juste diagnostic des difficultés qui se posent, non pas dans un sens de sanction, mais pour améliorer les choses.
Ces jurys citoyens pourraient être constitués par tirage au sort. Comme dans la Grèce antique.
Pour évaluer les choix technologiques, les scandinaves et les britanniques constituent des jurys citoyens par tirage au sort.
[…]
Et souvenons nous que la démocratie signifie d’abord le droit égal de « ceux qui n’ont pas titre à gouverner » à s’occuper des affaires de la cité.
Rendons lui, comme dit Jacques Rancière, sa « puissance de scandale »
Ségolène
(extrait JCP/la semaine juridique n° 44-45 du 30 octobre 2006)
Peu de temps après son arrivée à Beyrouth, des responsables libanais demandent à Ségolène Royal de repartir, pour raisons de sécurité car le Hezbollah et ses alliés pro-syriens organisent une géante manifestation anti-gouvernementale.
Courageuse et guère intimidée Ségolène refuse: « Je reste au Liban parce que partir malgré les difficultés serait un mauvais signe donné, une atteinte portée à l'image du Liban. Je suis ici et j'y reste. Je vais poursuivre les contacts qui ont été prévus ».
Ségolène souhaite "écouter" toutes les tendances politiques, pour se « faire son idée »
: le leader socialiste druze Walid Jumblatt, la famille de Pierre Gemayel, le ministre assassiné, anti ou pro-syriens, et les députés du Hezbollah.
Par une visite de soutien, elle n’oubliera pas nos chers soldats du contingent français de la FINUL
Ensuite son périple se poursuivra en Israël et dans les territoires palestiniens.