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droite

Vendredi 17 novembre 2006

Le 16/11/06 Michelle Alliot-Marie a eu le courage de contrer Sarkozy.  

Tout d’abord sur les institutions : Le président de la République « n'est pas le président d'un parti politique. Il est le président des Français », a rappelé la ministre de la Défense, défendant la conception gaulliste des institutions. « Il n'est pas un super-ministre » (nouvel obs).

 

 

Egalement sur la méthode lui reprochant  de "calquer" son programme sur les envies des Français: « La politique, ce n'est pas le copier-coller de l'Ifop ou de la Sofres, la politique, c'est montrer un chemin. »

Ensuite elle s’est positionnée contre la discrimination positive

 

Et enfin, elle a attaqué Sarkozy  sur son point faible, les relations avec la jeunesse.

 

Sarkozy était visiblement très énervé et la salle a copieusement sifflé Michelle Alliot-Marie. Indubitablement ces sifflets ont été organisés. Le député sarkozyste Patrick Devedjian s’en est même félicité  «Elle l'a cherché, elle l'a trouvé»

Par jps
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Jeudi 23 novembre 2006

Ainsi, la droite assure une triple rupture :


Rupture de filiation d’abord : on ne fait plus référence à de Gaulle, mais plutôt à Madame Thatcher, à Monsieur Reagan ou encore à Georges Bush. Le voyage empressé de Nicolas Sarkozy à Washington pour rencontrer Georges Bush et l’application atlantiste sur de nombreux dossiers de la nouvelle génération montrent, jusqu’à la caricature, que l’on est bien loin de la fière et farouche indépendance gaulliste vis-à-vis des Américains que de Gaulle a toujours tenus à distance.

 

Rupture théorique ensuite, notamment sur la vision de la place de l’Etat. On est passé d’une notion de l’Etat régulateur social, initiateur de grands travaux à la volonté du moins d’Etat possible, d’un Etat qui s’efface partout et qui concède par pans entiers des ensembles clés qui l’ont longtemps constitué, à commencer par l’Ecole de la république dont les personnels sont pour partie dorénavant, non plus sous sa tutelle mais sous celle de nombreuses collectivités locales. Aujourd’hui, l’Etat brade toutes les plus belles entreprises publiques qui, du temps de De Gaulle, étaient vues comme autant de témoignages de la réussite d’un chef qui avait su relancer la machine économique après la guerre. Le secteur de l’énergie avec Elf, Total, EDF, en est l’illustration, car tous ces fleurons industriels ont été créés par l’Etat ou avec son lourd soutien et tous, aujourd’hui, sont soit vendus soit en passe de l’être par les nouveaux libéraux.

 

Rupture de méthode enfin, car la droite sarkosyste va incontestablement frayer dans les eaux troubles de l’extrême droite, attitude que de Gaulle et ses amis d’alors, qui s’étaient construit contre Vichy, ont toujours repoussée. Aujourd’hui la droite utilise le vocabulaire du FN (Karcher,…), la logique répressive du FN et tente ainsi de se rendre audible pour l’électorat de l’extrême droite. On est loin de la géographie politique d’un de Gaulle, aux frontières infranchissables sur sa droite et l’on est passé d’un mépris combatif à une certaine séduction.

reprise d'une partie des écrits de
Philippe BAUMEL Maire du Breuil

 

Vice-Président du Conseil régional

Par jps
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Jeudi 23 novembre 2006

« La situation et les perspectives des finances publiques » a fait l’objet d’une analyse en juin 2006 par la Cour des Comptes

 

Des finances publiques fortement dégradées

 

L’exercice 2005 a été marqué par une nouvelle dégradation significative du niveau d’endettement des administrations.

Une situation de « déficit excessif » depuis 2002 (n’oubliez pas que Sarkozy a été  Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie en 2004)

Les années les plus récentes (2002-2005) constituent une nouvelle période de croissance médiocre (1,4 % par an en moyenne) au cours de laquelle la France et l’Europe sont restées à l’écart de la forte reprise mondiale amorcée depuis la mi-2003. L’année 2005 pourrait s’être située au point bas d’un cycle, comme ce fut le cas pour les exercices 1993, 1996 et 2003.

 

 

Un endettement en augmentation rapide : Une dette publique dont l’ampleur s’accroît et Un endettement élevé et en croissance rapide

La dette publique globale est passée de 1.067 Md€ en 2004 à 1.138 Md€ à fin 2005 (+6,7 %), soit 18.000 € par habitant. Elle atteint 66,8 % du PIB14, contre 64,4 % en 2004. Elle a été multipliée par cinq en euros constants en vingt ans, alors que le PIB ne progressait dans le même temps que de 60 %. […] La France est, avec l’Allemagne et le Portugal, l’un des trois seuls Etats dont l’endettement dépasse 60 % du PIB à avoir connu, en 2005, un déficit primaire. Cette situation dure depuis 2002 pour la France […] Le taux d’endettement français est désormais nettement supérieur à celui de l’Europe des 25. […] Les dépenses de l’Etat continuent d’augmenter en valeur

Une dynamique de dégradation - Des dépenses qui continuent d’augmenter

Malgré un contexte démographique exceptionnellement favorable La France a laissé se développer, dans la dernière décennie, une dette sociale, jusque là inexistante.  (Chirac 12 ans de pouvoir) La situation s’est donc dégradée sur des points majeurs alors même que des taux d’intérêt exceptionnellement bas créaient un contexte favorable.[…] Pour la première fois, les quatre grandes branches du régime général sont simultanément déficitaires

Le dépassement constant des objectifs de dépenses et un retour à l’équilibre toujours différé

On reporte les charges sur d’autres mandatures

La loi du 26 juillet 1996, qui a érigé France Télécom en entreprise nationale, a prévu le versement à l’Etat d’une contribution forfaitaire exceptionnelle de 5,7 Md€ dont le paiement devait prendre la forme de dix-sept annuités, la dernière étant fixée à 2013. En anticipant le versement à l’Etat de 1 Md€, à la charge de l’établissement public de gestion de la contribution exceptionnelle de France Télécom (EPGCEFT), qui vient s’ajouter au montant de l’annuité 2006 (359,47 M€), cette mesure réduit d’autant la prévision de déficit budgétaire de l’Etat pour 2006, mais il devrait en résulter une dégradation du solde budgétaire du budget général pour les exercices 2011, 2012 et 2013, respectivement de 126,8 M€, 636,8 M€ et 236,3 M€. […] à la différence de plusieurs pays voisins, les considérations d’équité intergénérationnelle - visant à éviter de  faire peser massivement sur les générations suivantes le coût du remboursement de la dette constituée pour assurer la couverture de charges immédiates, y compris de fonctionnement - ne sont pas mises en avant

 

 

 

Source : http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/budget2005/preliminaire-dob.pdf

Par jps
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Jeudi 23 novembre 2006
Le député UMP Nicolas Dupont-Aignan, candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2007, a estimé, mercredi 22 novembre, que le processus de désignation du candidat UMP n'est que "mascarade démocratique"puisque seul Nicolas Sarkozy y a sa place
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Dimanche 3 décembre 2006

Michèle Alliot-Marie acceptera de se lancer si elle est sûre d'exister à l'arrivée, constate Marie-Anne Montchamp, proche de M. Raffarin. Ce n'est pas une aventurière. Il nous faut lui préparer un cadre qui garantisse qu'elle aura un poids réel."

Les proches du président de l'UMP s'en cachent à peine, pour qu'"elle" se présente, il faut lui garantir "un minimum de 15 %". A l'issue de la réunion du groupe de coordination, mercredi matin, certains allaient jusqu'à estimer qu'un seuil de 20 % serait nécessaire.

Comme je l'ai précédemment précisé cela donnerait un peu plus de crédibilité à l'investiture du candidat UMP.

Par jps
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Dimanche 3 décembre 2006

Le "roi de la gaffe", Douste-Blazy, met en garde Ségolène...incroyable ! ! !

Dans un article du 28.04.2006, Le Monde expose  les grandes défaillances de Douste-Blazy. En voici quelques extraits...

gaffes ou " légèretés " de Douste-Blazy :

- Il n'a pas une vision très claire de la géographie et a plusieurs fois confondu Taïwan et la Thaïlande, la Croatie et le Kosovo.
- Lors de la catastrophe aérienne qui a endeuillé la Martinique, il a voulu aussitôt se rendre à Fort-de-France. L'Elysée a dû lui rappeler que les Antilles ne sont pas un territoire étranger, et que ce n’est donc pas de son ressort.

- En visite à Gaza, il assura que les Israéliens étaient prêts à embaucher des jeunes Palestiniens en nombre, alors même que les permis de travail, déjà en nombre très réduit, sont seulement attribués aux hommes de plus de 35 ans mariés depuis plus de dix ans.

-La presse israélienne, éberluée, l'a suivi jusqu'au musée Yad Vashem de la Shoah, à Jérusalem. Long arrêt devant une carte d'Europe qui présente chaque pays en deux colonnes figurant l'importance des communautés juives "avant et après" la seconde guerre mondiale. Le ministre français : "Il n'y a pas eu de juifs tués en Angleterre ?" Réponse gênée du conservateur du musée : "Mais, M. le ministre, l'Angleterre n'a pas été occupée par les nazis." M. Douste-Blazy n'a pas sourcillé, et a repris après avoir réfléchi : "Mais il n'y a pas de juifs expulsés d'Angleterre ?" (International Herald Tribune MONDAY, MAY 1, 2006 et Canard Enchainé en date du 14 Septembre 2005.)

- En septembre 2005, il révèle aux journalistes qu'il allait avoir un entretien avec le président de l'Iran, alors que cet entretien devait rester secret.

- Dans une déclaration datée du 30 juillet de Dominique Douste-Blazy, affirme que l'Iran jouait un rôle stabilisateur dans la région du Proche-Orient

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Vendredi 22 décembre 2006

Après avoir totalement verrouillé l'UMP pendant des années où aucun courant, aucune voix discordante n'était tolérée. Sarkozy a chargé Raffarin d’organiser des forums pour donner un semblant de démocratie à l’investiture de Sarkozy lui-même. Pitoyables débats de l'UMP, aucun suspense, consternant babillages pleins d'empathie, forum mal organisé et pas franchement pluraliste, Beaucoup de chaises vides.  Applaudissement à l'unisson à chaque intervention pour ne surtout pas donner l'impression de favoriser qui que ce soit et pour faire oublier les sifflets à l’encontre d’Alliot-marie lors du premier forum. Depuis ce dernier forum, fin de faux débats (espérons le) où les rares idées divergentes ont été huées mais.....qu'au début!

Par jps
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Vendredi 29 décembre 2006

Sarkozy a noyauté l'appareil de l'UMP et a peu de considération  pour les gaullistes, notamment pour Alliot-Marie. Dominique Paillé (sarkozyste) déclare, le 28 décembre 2006 sur France Info, « Notre candidat (sarkozy) serait privé de quelques poussières de voix »si  Alliot-Marie présente sa candidature…. Pas très aimable cette remarque !

Alliot-Marie a une posture contradictoire : elle a participé aux trois simulacres de débats (comme l’affirme Dupont-Aignan) puis envisage de se présenter hors de l’UMP ? Etait-ce une mascarade de rivalités virtuelles ? Fait-elle pression pour se retirer afin de négocier son retrait, pour un poste au sein du futur gouvernement ? Ou est-ce une véritable opposition car sarkozy a tué l'héritage gaulliste par sa position atlantiste ? Alliot-Marie considère qu’il y a nécessité de  maintenir l'effort de la défense ou la cohésion nationale, ce qui, pour elle, exclut que l'on oppose des catégories de Français les unes aux autres. Si elle se place dans cette dernière hypothèse, alors, il convient qu’elle aille jusqu’au bout de sa logique : à savoir se présenter et au second tour, à minima, s’abstenir de prendre position entre sarkozy et Ségolène.

Par jps
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Mercredi 3 janvier 2007

Une parodie de démocratie digne d’une république bananière, sarkozy s'impose comme homme providentiel, qui ne craint pas le débat ... mais qui fait tellement peur qu'aucun n'ose le contrer ! Un candidat unique, une pensée unique, et l'interdiction de critiquer le "chef" sinon...

 

Après la gigantesque mascarade des débats internes à l’UMP, les adhérents UMP peuvent choisir de voter, jusqu’au 14 janvier 2007, pour Sarkozy ou…Sarkozy. Pour Nicolas Dupont-Aignan  «cette opération [tourne] au ridicule le plus complet». 

 

Ce scrutin est un prétexte à l’organisation d’un congrès d’investiture  prévu le 14 janvier 2007 que Sarkozy espère grandiose.

Par jps
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