!!!

 

Recommander

bayrou

Samedi 2 décembre 2006

Le président de l'UDF, François Bayrou, a déclaré solennellement, samedi 2 décembre, sur l'esplanade de la mairie de Serres-Castet, au coeur de son Béarn natal, être "candidat à la présidence de la République", car "il faut que la France prenne un autre chemin". (AFP)

"On ne peut plus continuer dans la guerre civile ridicule et sourde d’une moitié du pays contre l’autre (…) Nous n’avons plus le temps de nous invectiver, de défaire perpétuellement ce que les autres ont fait". (François Bayrou s’inspire de Ségolène qui a dit : "  Il est devenu insupportable de défaire la nuit ce que Pénélope a fait le jour ! Je ne déferai pas pour le plaisir ce qu'a fait la droite. J'essaierai de régler les problèmes avec un souci d'efficacité tout en étant au clair avec les valeurs de la gauche. " (Le Parisien, 23 février 2006)

 

François Bayrou a choisi la voie du rassemblement et condamne "une recherche perpétuelle de boucs émissaires", "Pour l'un, les coupables, ce sont les juges, tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l'autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en bourse".

 

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 27 janvier 2007

L’hémorragie perdure à l'UDF. Les défections se multiplient. A présent, ce sont le député des Hauts-de-Seine Pierre-Christophe Baguet, la sénatrice Gisèle Gauthier, et le député apparenté UDF des Yvelines Christian Blanc qui rejoignent sarkozy. Sur qui Bayrou peut il compter pour constituer un gouvernement s'il est élu? Enfin la question n'est pas d'actualité.

C’est d’autant plus inquiétant pour F. Bayrou que des élus UDF viennent de constituer, pour défendre les " valeurs humanistes, sociales et républicaines, le " cercle démocrate, républicain et social " dont ce même Pierre-Christophe Baguet est secrétaire et que ceux-ci ont annoncé que " Les membres du CRDS examineront les projets des candidats déclarés à l’élection présidentielle avant d’arrêter leur choix définitif ". L’horizon commence à s’assombrir pour F. Bayrou.

Il ne s‘agit donc plus seulement de frondes individuelles de rares parlementaires qui pensent, avant tout à leur réélection ", comme dit Hervé Morin. En effet, Sarkozy a accordé à Pierre-Christophe Baguet son investiture pour les législatives de juin. François Bayrou accuse l'UMP de vouloir "acheter" ses amis. Il a dit ami ?

Cette conception de la politique est désolante. Ils ne se battent pas pour des idées mais pour s’assurer une réelection. Ils vendent leur âme au diable !

Comme pour Ségolène je dirai à F. Bayrou "Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort "

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 29 janvier 2007

Bayrou peut être le Troisième ou quatrième homme car ,en plus de son noyau de fidèles, il regroupe, à ce jour  certains de l’aile très à droite du PS et des effrayés par la perspective de Sarkozy. Bayrou n’a jamais vraiment mis en place d’alliance UDF-PS. En revanche, il s’est toujours systématiquement associé à l’UMP. Bayrou se ralliera à Sarkozy en cas d’un duel UMP-PS au deuxième tour.  Ceci n’est guère étonnant car il est listé comme faisant partie de la Trilatérale http://www.solidaridad.net/articulo2530_enesp.htm , noyau de gouvernance opaque aux réseaux d’influences ayant de multiples ramifications qui veut imposer sa vision libérale du monde ( http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677 ). Est-ce vrai ? Y est-il encore membre ?  Cette question n'est guère importante car Bayrou n’est pas en capacité de l’emporter. C’est peut être cela qui est le plus dangereux car sa candidature fait le jeu de Le Pen et par la même la possibilité d’un remake 2002 où le choix se porterait cette fois-ci entre sarkozy – lepen.

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 2 février 2007

François Bayrou  s’en prend à sarkozy. Il stigmatise la "dérive des institutions et déclare qu’il n’était pas sérieux de promettre des dizaines de milliards de baisses d’impôts comme le fait sarkozy alors que la France connaît un endettement record. Il déteste "cette république des fiches". F. Bayrou veut mettre fin à "une habitude française" : celui qui remporte l’élection, possède tous les pouvoirs et en abuse. Il fait la même critique que Ségolène mais  ne dit mot pour  juguler ce phénomène ? J’approuve ses critiques…mais pour le reste ?!

A mon sens, sa démarche part d’un mauvais constat : l’explosion du vote protestataire de 2002 serait due au ras-le-bol de l’alternance gauche/droite chez les français.. La principale raison de son action actuelle est d’appeler au rassemblement des Français de gauche et de droite. Pourtant, il me semble que chacun d’entre nous devrait avoir de profondes  convictions. Fait-il appel à ceux qui n’en ont pas ?

Il a pour  difficulté  de ne pas parvenir à se démarquer suffisamment des autres candidats. Dire que "la question de l'immigration ne peut se traiter que par le développement" de ces pays dont les émigrés fuient la misère, est un lieu commun. Mais que préconise-t-il ? Jeudi à Aix-en-Provence, il défendait la laïcité comme l’avait fait antérieurement Ségolène (mais pas comme sarkozy car ce dernier est pour le communautarisme y compris religieux). F.Bayrou veut faire inscrire dans la Constitution l’interdiction aux gouvernements de présenter des budgets non-équilibrés. Mais l’inscription dans la Constitution n’apporte aucune garantie :  La loi de finances initiales pourra être présentée en équilibre mais les comptes de la nation feront toujours apparaître un déficit (dépassements de crédit).

Pour lutter contre le chômage, F. Bayrou propose une mesure immédiatement applicable : la possibilité pour chaque entreprise de créer deux emplois sans charges." Permettre de créer deux emplois sans charges revient à créer un effet de seuil dramatique à compter du troisième emploi. A moyen terme, il propose de réfléchir au transfert des charges sociales vers d’autres bases que le travail : une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (une idée reprise à Ségolène - Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006 : « Faire reposer les cotisations employeurs sur l'ensemble de la richesse produite - la valeur ajoutée »), une hausse de la CSG, la TVA sociale (peut-il expliquer la différence entre une « cotisation sur la valeur ajoutée » et une « TVA sociale » ?), une taxe sur la consommation de carburants fossiles, enfin une taxe sur les mouvements financiers." (Encore des reprises de propositions de Ségolène : « une taxe de type Tobin ou une taxation écologique sur les émissions de carbone » - Le Monde, 22-23 juin 2006).

Non seulement Bayrou reprend les idées novatrices de Ségolène mais ensuite il a l’outrecuidance de dire que Ségolène n’a pas   de programme ?!

Il propose d’alléger les charges sur les heures supplémentaires aux 35h, en exonérant de charges les entreprises qui créent des emplois. (Mais pas pour les travailleurs ? Il  s’inspire de sarkozy sans prendre l’intégralité de cette suggestion). C’est un catalogue de propositions piochées  à droite et à gauche. Aucun programme structurant.

M. Bayrou est dans la tradition du centre : louvoyer avec un programme indéfinissable, à l’image du poste de Ministre de l’Education, occupé  sans grand succès. Le centrisme à la Française s'est toujours acoquiné avec la droite. Sa posture de rassemblement « au-delà des partis » ne saurait nous tromper.  Bayrou est un homme qui se dit au centre mais il n’a que des idées de droite,comme le dit J.F. Copé. Ceci n’est guère étonnant car il est listé comme faisant partie de la Trilatérale  http://poly-tics.over-blog.com/article-5421115.html . Il a participé aux gouvernements Balladur et Juppé, soutenu Raffarin. Il a toujours été un auxiliaire de la droite de gouvernement, à l’exception de l’année dernière….. Approche des élections oblige !

Il souhaite un gouvernement de coalition nationale, mais avec qui ? Avec l’hémorragie que connaît l’UDF dont le dernier en date est Christian Blanc et Rocard (ainsi que d’autres) ayant refusé l’offre. Ces serait un Président qui n'aurait pas de députés derrière lui, qui cherchera constamment, dans un consensus mou, à concilier la  carpe et le lapin. En fait, son seul but est de faire une honnête figuration au premier tour, pour mieux se rallier à sarkozy et monnayer des places. Au second tour Bayrou ira marchander auprès de sarkozy  des siéges de députés UDF. Sa candidature est uniquement un positionnement tactique.

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 9 février 2007

En prenant comme postulat de base l’élection de F. Bayrou à la présidentielle (raisonnement par l’absurde),  avec qui son Premier ministre pourra t-il constituer son gouvernement ?  Une défection supplémentaire, qui contribue à l’hémorragie de l’UDF,  celle de Santini qui se rallie à sarkozy. Reste t-il dans l’entourage de F.Bayrou une personne qui a une expérience de gestion des affaires publiques, avec des pouvoirs exécutifs, dans une collectivité publique d’une importance certaine ? Considération à prendre en compte eu égard à l’importance des fonctions.

Sachant que F. Bayrou a toujours affirmé ses convictions à droite (http://poly-tics.over-blog.com/article-5494518.html ) sauf pendant cette campagne électorale (ambition oblige), il va, bien sur, constituer un gouvernement de personne subsidiairement de gauche et majoritairement de droite, c’est logique.

Les membres de son parti sont, dans leur grande majorité, inconnus car les ténors de l’UDF sont, désormais, au sein de l’UMP. Indubitablement, le parti de Bayrou ne pourra pas avoir la majorité, même relative, au Parlement, que ce soit au sénat ou à l’assemblée nationale (ses prétendants n’auront pas une assise locale suffisante), dés lors la gestion sera impossible. F. Bayrou sera la marionnette soit de l’UMP, soit au fil d’alliances, aussi incertaines que circonstancielles, d’un autre parti.

F.Bayrou ne pourra donc pas appliquer son programme et l’instabilité institutionnelle,  qui résultera de cette situation, sera préjudiciable à la France et aux Français.

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 16 février 2007

Analysons les positions de M. Bayrou extraites des débats à l’Assemblée Nationale du 3 février 2004 : " La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse, mais la prise en compte de toutes ". Il est vrai que " La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse " mais la laïcité n’est pas et ne devrait surtout pas être " la prise en compte de toutes " sinon ce serait le communautarisme cultuel.Toute religion porte en elle une propension à l'intolérance, parce qu'elle vise la recherche d'un Absolu, elle est toujours en danger d'absolutiser ses propres convictions. " (Gérard Delteil, dans son article "Dieu serait-il laïque?). Les croyances, la religion relèvent de la sphère privée. Notre république les respecte et ne fait aucune distinction (article 1 de notre constitution). L’Etat ne doit en reconnaître aucune, cette reconnaissance n’est pas de la compétence d’une nation qui se dit laïque.

" Autrement dit, encore, sauf à démontrer que le port d’un insigne religieux est nuisible à la société, nul n’a le droit de l’interdire ". Pourquoi rattacher le fait de montrer de manière ostentatoire son appartenance religieuse au caractère nuisible ? La laïcité est indépendante de cette distinction. Comme indiqué Bernard Stasi (3 juillet 2003) " La laïcité s’est imposée comme une garantie de neutralité des pouvoirs publics ". La notion de laïcité fait nullement référence au caractère nuisible ou non.

Ce projet (interdiction du port du voile, dans les établissements d’enseignement) est souvent perçu comme une régression, dans le monde arabe, mais aussi dans le monde anglo-saxon,... qui donne le sentiment que la laïcité devient hostile au fait religieux, qui suscite l’inquiétude de certains de nos concitoyens, qui donne au monde l’impression que la France s’en prend aux droits de l’homme… C’est pourquoi la majorité du groupe UDF, redoutant le réveil des querelles religieuses et l’exacerbation des tensions communautaires, s’abstiendra. " Etonnante cette position pour un ancien ministre de l’éducation nationale, s’abstenant. Bayrou un ministre de l’éducation nationale apprécié car insignifiant, le mot d’ordre était surtout ne pas faire de vagues, ne pas se mettre les syndicats à dos. Il ne sait se positionner devant des enjeux primordiaux, comme la laïcité, principe universel, à valeur républicaine et il brigue la plus haute fonction ? Bayrou a une propension à ne jamais se positionner clairement ou alors à conditionner ses réponses par des "si ", "semble-t-il ", "à condition que " "dans la mesure où ", "apparemment ", " peut-être que " etc…. Cette attitude lui permet de froisser personne et ainsi de ne jamais véritablement déplaire (sauf parfois mais c’est tellement rare).

Ce qui est surprenant c’est qu’il justifie son abstention par des considérations externes. Est-ce aux autres pays à nous dicter notre mode de vie ? Qu’en est-il alors de notre souveraineté ? De tels propos illustrent une inconsistance certaine qui serait préjudiciable à la France. Cette inconsistance se retrouve également par certaines de ses propositions qu’il reprend soit à sarkozy soit à Ségolène (exemple : en ce qui concerne le second porte-avions, Bayrou veut "le faire avec les Anglais, pour partager les coûts". Ségolène a dit de le faire avec les partenaires Européens).

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 18 février 2007

Bayrou excelle en banalités, du type, " Pour la première fois dans son Histoire, l’Humanité est confrontée à une menace qui la touche non pas en tant qu’ensemble de Nations, unité politique, l’Humanité est confrontée à une menace qui touche la Terre, comme planète sur laquelle nous sommes installés, et l’Humanité en tant qu’espèce ". Comment ne pas être d’accord et quel enrichissement intellectuel en tire-t-on de ce constat communément partagé ? Quand il parle de décentralisation il énonce les compétences de chacune des collectivités territoriales… et après ? ? ? Déconcertante vacuité !

Bayrou propose une "mise à plat de notre mix énergétique " sans aucune autre explication que d’énumérer les énergies renouvelables existantes. On ne peut que rester dubitatif…et déçu de la réalité par rapport à l’affichage. Dans le domaine de l’écologie Bayrou n’envisage pas de taxer les véhicules polluants, de brider les moteurs… On comprend que le candidat Bayrou n’ait pas repris pour lui des mesures risquant de se mettre à dos des millions d’électeurs-automobilistes. Etrange en entête dans l’une de ses propositions à la Prevert, Bayrou cite le CPE et dans le corps du texte il fait référence au CNE mais sans dire s’il va supprimer ce type de contrat ? Par ailleurs il écrit " Il faut une politique nationale de l’énergie, sous contrôle public à EDF comme à GDF. " Qu’est-ce que cela signifie ? ce n’est pas claire comme de coutume avec lui. Souhaite-t-il instaurer des mesures incitatives, un contrôle contractuel ou une privatisation ? Tout est dans l’ambiguïté, lui permettant ainsi de toujours retomber sur ses pattes. Que propose Bayrou pour lutter contre les délocalisations, quelles sont ses idées sur le système de santé, que dit-il sur les bas salaire ? Ce silence est affligeant ! Ah si ! Il veut mettre en place un nouveau régime des heures supplémentaires. Mais il ne dit pas comment…. à la mode sarkozy ? En d'autres termes, si les propositions de Bayrou sont moins onéreuses c'est simplement qu'il se contente de l’existant ou suggère des mesurettes.

Bayrou, personnage publique qui aujourd’hui jette l’opprobre sur un système alors même qu’il en est largement responsable, c’est de la mauvaise fois ou de l’opportunisme. Avec Bayrou soit c’est l’instabilité garantie faute de majorité durable soit c’est pendant cinq ans l’assurance d’un Etat compatissant, complaisant, impuissant, sans dynamique à l’instar de sa période en tant que ministre de l’Education Nationale. Dans les communes, les conseils généraux, les régions, l'UDF est alliée avec l'UMP. Que Bayrou cesse de dire certaines choses en campagne et fasse le contraire dans la réalité. Il est lié à l’UMP. Il ne peut exister sans eux. S'il arrive troisième au 1er tour (ce que je doute) il appellera à voter Sarkozy, en échange de quelques sièges de députés qui lui permettront de conserver son groupe à l'assemblée.

En fait Bayrou nous fait le coup de "je suis presque de gauche ", et pioche sans vergogne dans les propositions de sarkozy et Ségolène. Prenant des voix sur la gauche social-démocrate favorisant ainsi un nouveau 21 avril 2002 où le choix se ferait entre sarkozy et Lepen. Heureusement que ceci parait plus qu’hypothétique car Ségolène a su mettre fin à l’angélisme et à l’autisme de gauche, en prenant en considération les problèmes de sécurité et du quotidien de braves gens.

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007
 

Aujourd'hui on ne peut se permettre d'aller aux urnes en disant "...Tiens ! lui ( Bayrou) il est charmant, gentil...marre des autres candidats". C'est tout simplement puéril cela signifie que la forme prime sur le fond et dévoie le combat d’idées. Bayrou, n’a pas d’éthique, est un mystificateur. Ses propositions sont un peu de social à la Ségolène, beaucoup de libéralisme à la Sarkozy, une pincée d'écologie malheureusement, sa politique est incohérente et manque d’idéologies et de convictions.

Bayrou jongle avec de très larges concepts, certes intéressants mais…des approximations sémantiques.

Ecouter :


Bayrou Show1
Vidéo envoyée par miky72

A l’instar de Chirac qui nous a fait la campagne sur la fracture sociale, Bayrou tente de reprendre à son compte certaines idées de Ségolène. Un candidat de droite qui fait une campagne à gauche et qui a été élu. Les Français ont pu déjà se rendre compte du résultat. Bayrou n'a jamais voté une disposition de gauche, au contraire il a soutenu la réforme des retraites de Fillon, voté les lois Raffarin etc …http://poly-tics.over-blog.com/article-5813684.html .

Même De Robien dit :


Robien vs Bayrou
Vidéo envoyée par inet

Bayrou est un mystificateur. Il n’est pas de gauche, il a fait voter à l’unanimité des parlementaires européennes issue de l’UDF la directive Bolkestein.

S’il est sincèrement rassembleur pourquoi ne l’a t-il pas fait avant ? Pourquoi ce positionnement avant les élections ? Pourquoi ne parvient-il pas à conserver les ténors de son parti ?

Bayrou se prend pour le Chevalier blanc de la politique, alors qu’il a soutenu officiellement Juppé lors de son retour en septembre et justifié l'élection partielle de Bordeaux, (29/08/06) vrai déni de démocratie le retour en politique d’individu qui a été condamné

Bayrou est un imposteur. En caressant les enseignants dans le sens du poil, par des méthodes démagogiques. Il compte sur l’amnésie des enseignants. Le 24 janvier 1994, Bayrou était Ministre de l'Education Nationale, un million de Français manifestent pour défendre l'école laïque. Bayrou me semble être un catholique archaïque (Lanza del Vasto).

Bayrou a un beau discours de critiques faciles, mais il reste très décevant sur les solutions concrètes et sur les moyens institutionnels d'y parvenir. La preuve ci-après :

Bayrou propose la possibilité pour les entreprises de créer deux emplois sans charge ce qui va créer un effet de seuil et qu’est ce qui peut empêcher un patron de changer d'employé si celui-ci est en CNE ?

Bayrou n’est pas honnête ; Dans l’émission de TFI " J'ai une question à vous poser. " il a prétendu dans la même émission que personne ne parlait de la dette. Pourtant Ségolène a abordé dans son discours de Villepinte justement par la dette et les remèdes qu’elle entend y apporter. Bayrou parle de réduction de la dette alors qu’il a voté les lois de finances à l’exception de la dernière comme par hasard à l’approche des élections présidentielles. Bayrou suggère " l’inscription dans la Constitution de l’interdiction de présenter un budget en déficit de fonctionnement ".Celui qui connaît un peu les finances publiques comprends que cette proposition est une ineptie. En effet, une loi de finances initiale peut ne pas faire apparaître de déficit, alors que in finé les dépenses auront explosé ou/et les recettes n’auront pas atteint le montant escompté. Bayrou écrit sur son site " il faut que nous diminuions ce déficit de près de moitié les trois premières années - donc de 20 milliards par an - pour stabiliser durablement la dette […] Il faut faire ces économies, baisser la dépense publique, " affirme t-il. Il a raison mais il se garde bien de dire comment . Pour trois raisons essentielles.

La première c’est qu’il n’a pas de programme que des propositions et donc aucune cohérence

La seconde : S’il indique les ministères qui seraient concernés il se couperait d’une partie de son électorat N’envisage t-il pas de faire des coupes sombres à l’Education nationale qui est les plus bugétivore ? L'électeur a besoin non d'imprécations de toutes sortes, touchantes du reste dans ses accents romanesques et empreints de rébellion, mais de propositions concrètes.

La troisième : Une telle diminution est impossible car les coupes drastiques provoqueraient un tollé, des émeutes et la paralysie du pays.

Ségolène propose de réduire la dette publique de 64,6 % à 60% en 2012 et elle explique comment : Sur la différentielle entre l’évolution des recettes : 2,5 % et l’évolution de la dépense publique en volume : 1,8 % qu’elle contraindra à respecter, par l’instauration d’une éco taxe, par un prélèvement sur les 65 milliards de cadeaux faits aux entreprises notamment à celle qui ont délocalisé par des gains d’efficacité seront également réalisées sur la formation professionnelle et par des économies sur les effets d’aubaine et les subventions inutiles seront réalisées à hauteur de 5 milliards d’euros.

S’il est vrai que certains socialistes voteront Bayrou (les spartacus ?) et je pense qu’il y en aura très peu, alors ce comportement est révélateur de leur conception de la démocratie. Ces palinodies prouvent qu’ils n'admettent pas le vote des militants en faveur de Ségolène et se justifient sous des prétextes divers et fallacieux. De tels agissements démontrent qu’ils ne sont pas démocrates car ils n’admettent pas le verdict des urnes. Les vrais électeurs de gauche ne sont pas des girouettes mais ont des convictions. C'est si difficile à assumer, je vote Bayrou donc je suis pour la droite ? cette désaffection s’explique également par le fait que Ségolène a remis en cause les dogmes du PS. Elle a le mérite de secouer les frontières, en abordant les sujets qui étaient classé à droite et dont pourtant les Français souffrent parfois dans leur quotidien. Elle a repris à son compte les problèmes de sécurité et afin de lutter contre le sentiment d’impunité, elle préconise une punition à la première incartade.

Bayrou est un illusionniste. S’il est élu, indubitablement, le parti de Bayrou ne pourra pas avoir la majorité, même relative, au Parlement, que ce soit au sénat ou à l’assemblée nationale (ses prétendants n’auront pas une assise locale suffisante), dés lors la gestion sera impossible. Il tente de nous faire croire qu’il pourra passer de 29 députés actuellement à plus de 250 ... C'est le mythe de la multiplication des pains... F. Bayrou sera la marionnette soit de l’UMP, soit au fil d’alliances, aussi incertaines que circonstancielles, d’un autre parti.

F.Bayrou ne pourra donc pas appliquer son programme et l’instabilité institutionnelle (certains tireront à hue et d’autres à dia, vers la gauche ou vers la droite) qui résultera de cette situation, sera préjudiciable à la France et aux Français. Le syndrome italien que vient de connaître Prodi et qui peut se renouveler

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 24 février 2007

Bayrou vu par Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris ; Anne Le Strat, conseillère de Paris. Elles sont membres de la Fondation Copernic (le monde 24 février 2007)

M. Bayrou député discipliné : depuis 1986, il a voté de façon quasi systématique avec la droite et a participé à des gouvernements de droite libérale, dont celui d'Edouard Balladur qui le fit ministre de l'éducation nationale, et dont il fut l'un des tout premiers à réclamer la candidature à la présidentielle en 1995 […] Quant aux principales propositions du candidat, elles ne traduisent vraiment pas un virage à gauche : nouveaux allégements de charges pour les entreprises (la pente naturelle du libéralisme économique), mise en place d'un " service garanti " dans les transports publics (dit autrement, c'est la remise en question du droit de grève), mise sous tutelle des allocations familiales (ce qui revient à pénaliser un peu plus les familles des classes populaires), création de nouvelles structures fermées pour les jeunes en difficulté (comme ça fleure bon le parfum sécuritaire !), abolition des régimes spéciaux de retraite (traduction : alignement par le bas des droits sociaux), libéralisation des heures supplémentaires (adieu les 35 heures et le code du travail ?) […] Bayrou a voté, fin 2005, la prolongation de l'état d'urgence. […] Le brouillage des identités droite-gauche mène à une compétition des personnalités, dont M. Bayrou espère sortir vainqueur. La politique mérite mieux que ça.

Bayrou vu par Rocard (express.fr 21.02.2007)

Tout discours visant à changer les conditions dans lesquelles les gens s'organisent et se rassemblent est non pertinent tant qu'on ne sait pas pour quoi faire, c'est-à-dire aussi longtemps qu'on n'explique pas pourquoi les gens en situation précaire sont si nombreux en France et quelles sont les solutions. Ce sont les clefs du monde d'aujourd'hui et je n'ai jamais entendu Bayrou en parler. François est un ami, mais tout le reste, c'est du pipeau.

Bayrou vu par Benoît HAMON (libération 23 février 2007)

François Bayrou vante l'exemple allemand. Il exalte le peuple allemand qui a "forcé" la CDU et le SPD à gouverner ensemble. L'imposture est totale. Ceux qui ont voté social-démocrate en Allemagne n'ont jamais souhaité cette alliance, pas davantage que ceux qui avaient voté conservateur pour ne plus voir Schröder au pouvoir. Les peuples sont étrangers à cette alliance. Ses seuls responsables appartiennent aux appareils respectifs de la CDU et du SPD. La grande coalition procède d'un accord négocié au cours de longues nuits, au terme d'un de ces marchandages de postes et d'attributions, au SPD le social, à la CDU la chancellerie, qui nourrit la défiance à l'égard de la démocratie. Là où Bayrou voit la volonté des peuples de dépasser le clivage droite-gauche, il n'y a, en réalité, qu'un traditionnel jeu de donnant-donnant entre deux partis rivaux pour sortir d'une impasse politique et institutionnelle.

Rappel

En mars 1991, président du groupe UDF, il explique à Libération que le grand parti du centre dont il rêve déjà "ne sera pas la roue de secours du PS". "Ni de près ni de loin nous ne gouvernerons avec les socialistes", tonne-t-il"

Par jps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

...

Présentation

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus