!!!

 

Dimanche 16 décembre 2007

François Bayrou soutient aux prochaines municipales Alain Juppé pour ses "liens familiaux et de jeunesse avec la ville". Argument qui ne saurait tenir car il peut s’appliquer à un soutien accordé à Alain Rousset, représentant l’opposition à Bordeaux, président du Conseil régional d'Aquitaine et nouveau député de la Gironde.

Autre justification de Bayrou : Juppé "un bon maire pour Bordeaux" et Alain Rousset serait-il pas un meilleur Maire ? Juppé, le repris de justice, un bon Maire ? Nous n’avons pas les mêmes valeurs ! Rappelons-le, en juin 1995, Le Canard enchaîné publie un document interne de la Ville de Paris signé de la main d'Alain Juppé, donnant ordre à ses services de diminuer, , à un prix défiant toute concurrence, le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement de 189 m² relevant des discrètes propriétés de la Ville de Paris, rue Jacob où sont réalisés, en plus, des travaux pour plusieurs millions de francs aux frais des contribuables. Une plainte pour "prise illégale d'intérêts " est déposée par l'association des contribuables parisiens créée ad hoc par Arnaud Montebourg. Le procureur général près la Cour d’appel de Paris classe l’affaire au prétexte que les faits sont prescrits. Plus tard la chance ne lui sourit pas autant. Le 1er décembre 2004, Alain Juppé ancien Premier ministre est contraint à démissionner de son mandat de maire de Bordeaux et de président de sa Communauté urbaine car il est condamné à 14 mois de prison avec sursis et à une peine d'un an d'inéligibilité par la cour d'appel de Versailles, qui l'a reconnu coupable de "prise illégale d'intérêt" dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.

Cette position de Bayrou démoralise plus qu'elle ne renforce l'esprit républicain ; elle insulte le civisme plus qu'elle ne le sert. Pratique politique totalement incompatible avec des valeurs éthiques. Il n’est pas étonnant que la France soit seulement classée 18ème pour la probité de son système politique, derrière l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume Uni ou la Suisse… (étude réalisée par le Cevipof - Centre de recherches politiques de Sciences-Po). Bayrou, disait vouloir "rétablir la morale en politique". Quelle escroquerie intellectuelle !

Je m’étais réjoui de la défaite de Carignon en Isère (pourtant soutenu par sarkozy) et de Mellick dans le Pas de Calais, mais très déçu de l’élection aux législatives de Balkany et Tibéri. Que dire de Santini nommé Secrétaire d'Etat à la fonction publique après une mise en examen au tribunal de Versailles en qualité de maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour "détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêt". Que penser de Christian Vanneste condamné pour homophonie et cependant ayant été soutenu par Fillon. Autre exemple, François Bernardini (en photo) ancienne figure de gauche dans les Bouches du Rhône qui a été condamné, en juin 2001 par la cour d'appel à dix-huit mois de prison avec sursis, 60 000 euros d'amende, cinq ans d'inéligibilité pour abus de confiance au préjudice d'associations paramunicipales istréennes et en novembre 2004 a huit mois avec sursis, 6 000 euros d'amende, pour recel d'abus de biens sociaux, qui se représente (non soutenu par le PS) comme tête de liste aux municipales 2008. Il a l’outrecuidance d’affirmer "je n'ai ni à me cacher, ni à me taire. J'ai étudié les reproches sur mes "affaires". Il n'y a pas eu enrichissement personnel." Pas d’enrichissement personnel ? ? ? alors qu " il avait fait payer par le club de foot d'Istres les 24 600 euros qu'il devait au Trésor public. " Le jugement de la cour d'appel, prononcé en 2001, est sans... appel : "investi d'une mission de service public par mandat électif, a profité de ses fonctions pour faire supporter indirectement à la collectivité publique des dépenses qui n'avaient d'autre but que de favoriser ses intérêts personnels et notamment sa carrière politique". (voir article du 15 decembre 2006 ICI ! )

Ce sont de tristes exemples donnant raison à Mme Eva Joly qui soulignait que "les affaires politico-financières mettent à jour progressivement les nombreuses astuces mises en oeuvre par les dirigeants pour dissimuler des agissements destinés à les enrichir ".

Les "bonnes âmes " diront "ils ont purgé leur peine", sauf que là, il s'agit d'affaires publiques et non privées. D’autres pourraient dire que le droit à l'oubli est une seconde chance mais pour Juppé, bernardini, etc… c’est plutôt une troisième voire quatrième chance. Par ailleurs, il n’existe pas en droit Français, de droit à l’oubli en matière judiciaire (en ce sens Cass. Civ., 20 nov. 1990, JCP, 1992, II, 21908, note J. RAVANAS)

L’exercice de certaines professions nécessite un casier judiciaire vierge, pourquoi pas l'exercice d'un mandat. L’interdiction à vie de se présenter à un scrutin après condamnation, me paraît être le minimum à imposer à notre démocratie. Il est impérieux d'avoir une classe politique propre. L’inéligibilité n’est pas une condamnation car elle s’applique, notamment, à certains fonctionnaires territoriaux et un Maire est considéré comme un agent public car c’est une personne dépositaire de l'autorité publique. Il en résulte que l’inéligibilité à vie appliquée à un élu ne peut être considéré comme une double peine. La règle non bis in idem est respectée. La loi fait aussi obstacle à ce que l'auteur de faits contraires à la probité ayant donné lieu à condamnation pénale soit admis à exercer la profession d'avocat, alors pourquoi pas appliquer cette règle à un Maire qui est également le premier magistrat de la ville avec des compétences d’OPJ (officier de police judiciaire)

Est il normal qu’un élu condamné et emprisonné pour corruption, ou autre délit, puisse un jour se représenter devant le peuple comme si de rien était pour tenter de reconquérir sa gloire perdue ? Il faut moraliser la vie politique. Un élu doit être d'être un modèle d'intégrité et d'honnêteté. Le soutien de Bayrou à Juppé est l'incarnation odieuse de notre laxisme, de notre culture de l'impunité. Bayrou a perdu son âme. C’est une atteinte morale, une incitation à l'incivisme. La République, que nous aimons, a besoin d'être fortifiée. Elle ne mérite pas d'être jetée dans les bras de ceux qui la haïssent. (Arnaud Montebourg mardi 2 juillet 2002 assemblée nationale). L'exemple venant d'un haut, il faut interdire, à vie, l'élection de tous les élus qui ont été condamnés par la justice. Qui aura le courage de présenter une loi sur le sujet ? Un élu ne doit pas nuire à l’image de sa fonction. Elire un élu coupable de malversation, notamment avec des deniers publics est une insupportable clémence collective qui mérite une prospection méticuleuse de ses effets. J'en appelle à la conscience de ces électeurs que je veux croire capables de discernement.

Il est difficile de faire confiance à Bayrou. Au mieux, il ne sait pas ce qu'il veut... Il critique la gauche, il critique la droite. Ses discours et ses actes sont rarement en harmonie Certes, parallèlement, le MoDem soutiendra le candidat PS à Dijon. Ce comportement rappelle l’instabilité de la IVéme république. En fait, cette pratique politique en essuie glaces du Modem est source de confusion pour entretenir le flou afin de cacher qu’en fait le Modem est ce qu'il a toujours été un supplétif de l'UMP. Le soutien de Bayrou à Juppé contraste singulièrement avec le discours d’autonomie et d’indépendance du Modem. Juppé c'est la droite et bien droite (dans ses bottes). Etonnant qu’à Chambéry, le MoDem ait annoncé dans un communiqué de presse la rupture des négociations avec le PS et le soutien dès le premier tour à la liste UMP (conduite par un millioniste...) Alors que la maire PS Bernadette Laclais vient de faire savoir dans la presse que les négociations avec le MoDem devaient s'ouvrir samedi, avec un RDV avec la tête de liste...

Bayrou était parfaitement conscient de faire élire Sarko en conseillant à ses électeurs de voter blanc, à la dernière présidentielle et est-il nécessaire de faire Des rappels historiques  pour replacer ce personnage. Depuis que Bayrou s'est présenté aux présidentielles le chemin du Modem est caillouteux et la destination imprécise. Les convictions de Bayrou s'envolent au gré du vent. C’est un homme peu fiable. La lisibilité du Modem devient difficile. Le MoDem c’est MOduler la DEMande, c’est un mouvement en équilibre instable dont les positionnements ne sont dictés que par le besoin d’exister politiquement. Sans aucun représentant c’est la mort politique assurée. De même Juppé a besoin des voix du Modem pour espérer l’emporter. C’est le deal gagnant-gagnant. Comme le dit Joan Taris, le Modem espère en particulier doubler ses sièges au conseil municipal. Un accord a aussi été passé sur les mairies de la communauté urbaine (CUB), pour lesquelles il devrait obtenir au moins quatre têtes de liste. Et, pour les cantonales, l’UMP a déjà sacrifié trois de ses représentants au profit de son "partenaire" (dont l’un sur la ville de Bordeaux, ce qui n’était pas arrivé depuis soixante ans). "Ce n’est plus une union uniformisante". A la CUB comme au conseil général, "le Modem aura désormais des groupes autonomes". Pour Juppé, dont les municipales engagent la survie politique, il n’y avait pas d’autre choix que d’accepter. Avec 20 % des voix à Bordeaux lors de la présidentielle, Bayrou sait qu’il est "la clé de l’avenir".

Cela étonne qui ???

La fin des abus par l'avènement des vérités n’est pas pour demain.

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Dimanche 2 décembre 2007

Les adhérents du Modem ont élu leur Président, mais il n’y avait qu’un candidat : Bayrou bien sûr … cela fleure bon la démocratie au goût amer. Bayrou et Marielle de Sarnez. Bel équipage d’ego surdimensionné poursuivant leur logique schizophrénique en se projetant dans la course aux auras du pouvoir, de 2012. Sa suffisance a enfin son parti. Il ne supporte pas la concurrence, comme sarkozy. La preuve Cavada le quitte pour, entre autres, cette raison. Cavada regrette qu’au Modem ne se soit pas instaurée une démocratie interne. Ceci étant Jean Marie Cavada est un carriériste qui se donne au plus offrant en terme de positionnement politique. Il rejoint l'UMP qui n'est qu'un ramassis d'arrivistes. L’hémorragie n’est pas terminée, Claude Boca a indiqué qu'elle allait intégrer le " Nouveau Centre", parti des anciens UDF ralliés à sarkozy. Le MoDem ne compte plus que trois députés avec le départ de Thierry Benoit, député d’Ille-et-Vilaine "Je t’avais dit, François, que nos chemins allaient se séparer le jour du congrès constitutif du Modem. Je te dis salut, pas adieu, parce que je pense que nous avons vocation à nous retrouver", a-t-il lancé à la tribune avant de quitter la salle.

 

Il me semble qu’il ait raison car Bayrou a approuvé les solutions proposées par sarkozy au sujet du pouvoir d’achat. Pourquoi alors changé les hommes si c’est pour appliquer la même politique ? Il approuve la politique de la rustine et admet, à mots couverts, que l’Etat ne peut rien faire dans ce domaine. Comment peut il soutenir les dernières propositions faites par sarkozy le 29 novembre dernier et par ailleurs constater la "société d'inégalité croissante" construite selon lui par le président Nicolas Sarkozy. C’est ainsi qu’il compte convaincre ? Un peu de crédibilité, s’il vous plaît. Bayrou invente la formule " L’abstention civique ", une juxtaposition justificative. Etonnant pour quelqu’un qui brigue la plus haute fonction. Cautionner l’abstention. De plus en plus décevant Bayrou manque de réalisme et d’inspiration.

 

Bayrou est principalement sur la même ligne que sarkozy mais il sait qu’il n’aura pas d’avenir en s’alliant à lui. En novembre 2005, Bayrou a soutenu l'application de l'état d'urgence par sarkozy pendant la révolte des banlieues. Il est important de rappeler que Bayrou est le garant de la continuité de l’économie libérale. Comme sarkozy, il entend poursuivre la mise en application des dispositions de l’accord général sur le commerce des services (AGCS), qui considère, entre autres, l'éducation et la santé comme un service qui doit être soumis au libre échange en d’autres termes entièrement privatisés. (Accord signé sous Balladure -premier Ministre- que Bayrou a soutenu). Bayrou avait eu une étonnante position par son abstention sur l’interdiction du port du voile, dans les établissements d’enseignement. Souvenez-vous, également, le 24 janvier 1994, un million de Français manifestait pour défendre l'école laïque et le Ministre de l'Education Nationale d’alors n’était autre que Bayrou. Ce sujet nous mène à s’interroger sur la Laïcité de Bayrou. Bayrou, pour exister a besoin d’alimenter le brouillage des identités droite-gauche dont il espère en tirer profit. Des personnes sont aussi compétentes à droite comme à gauche ce que je ne conteste pas, pour autant, le clivage droite gauche n’est pas suranné comme il tend à nous le faire croire. L’exemple allemand est inapproprié ce n’est pas le peuple qui a choisi la coalition. Celle-ci résulte d’une entente entre les parties dont 56 % des allemands réprouvent. A présent, François Bayrou se lance à l’assaut de la mairie de Pau. A-t-il oublié qu’il s’était positionné contre le cumul des mandats lors des dernières présidentielles ? Va-t-il abandonner son mandat de député ?

Concernant le nombre d'adhérents de son nouveau mouvement, on peut être dubitatif. Il revendique entre 50.000 et 60.000, soit une marge d'erreur de 20 points, et cette estimation prend en compte les adhérents UDF à jour de cotisations 2007 quand leur Parti était existant. Par ailleurs ces votes à main levée me laissent perplexe.

Lors de ce congrès (de ce week-end), quelques voix se sont élevées pour réclamer plus de démocratie dans les statuts du MoDem. Dans un amendement, les militants de la Marne ont réclamé l'élection à la proportionnelle du comité exécutif, instance de direction nommée par le président, par le bureau national, car "étant pléthorique, la réalité du pouvoir est dans les mains de l’exécutif. Et si on pense tous la même chose, c’est qu’on ne pense rien". M. Bayrou a rejeté sèchement la proposition. Plusieurs intervenants proposent des règles de désignation de ses membres - "il n’y a pas tellement de raisons que ce soit le Président qui décide qui doit s’occuper de cela !". Pour François Bayrou, "cette mission ne peut être proposée ni au hasard, ni par l’élection. Il faut que quelqu’un, en l’occurrence le Président, trouve les personnes qui ont les qualités nécessaires….réfute-t-il la maturité ou les capacités cognitives de ses adhérents ? D’autres adhérents ont également remarqué que les statuts traitent principalement des instances nationales et peu des instances locales. Drôle de conception de la Démocratie.

A quand le baroud d’honneur …?

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Samedi 17 novembre 2007

Les adhérents du modem sont ceux qui croient aux politologues à la petite semaine qui répètent qu’il n’y a plus ni droite ni gauche. Même si la gauche n’a pas le monopole du cœur (VGE à Mitterand), elle est fondamentalement différente de la droite, surtout historiquement. Par ailleurs, impression est donnée qu’il y a une fatalité économique en France et que la mondialisation est un laminoir incontournable qui ne laisse aucune marge de manœuvre.

La gauche se veut du côté du peuple, de ses organisations (les partis, les syndicats, les associations), de sa représentation (le Parlement). La droite, sans mépriser pour autant le peuple, est davantage attachée à la Nation, à la patrie, au culte du terroir ou du chef. La gauche a une certaine idée de la République. La droite, une certaine idée de la France. La première penche volontiers vers la démagogie. La seconde, vers le nationalisme, la xénophobie ou l’autoritarisme. La gauche représente "le goût de l’égalité, de la liberté des moeurs, de la laïcité, de la défense des plus faibles", alors que la droite celui de "la réussite individuelle, de la liberté d’entreprendre, de la religion, de la hiérarchie, de la sécurité, de la patrie, de la famille, du travail, de l’effort, de l’émulation, de la responsabilité. […] La gauche serait plus généreuse, compatissante, désintéressée. […] La droite serait égoïste, dure aux faibles, âpre au gain... (André Comte Sponville, Dictionnaire philosophique, PUF, 2001) La droite fait davantage confiance au marché qu’à l’État contrairement à la gauche.

Cependant cette logique binaire, qu’impose le principe majoritaire, est brouillée du fait de la fluctuation des positions politiques effectives, illustré par CECI. De même, le gouvernement Jospin a beaucoup privatisé et il n’y a plus guère que l’extrême gauche, aujourd’hui, qui propose de nationaliser.

Malgré cette frontière qui n’est qu’apparemment très ténue "on n’a pas l’intention de laisser les politiques dire n’importe quoi " affirmait le président du Cercle des Économistes, Jean-Hervé Lorenzi. La liberté d’association, l’impôt sur le revenu, les congés payés et l’impôt sur la fortune sont des dispositions de gauche. Le CPE, la diminution de la portée de l’ISF, le bouclier fiscal, la franchise médicale sont bien des mesures de droite. Sur les 35 heures, on connaît les clivages Droite/Gauche, sur les universités, la Droite verrait plus de privé que la Gauche, (cf loi LRU dite loi Pécresse).

Si l’intelligence n’est d’aucun camp, elle ne semble pas être au centre. Hervé Morin, ministre de la Défense, député de l’Eure, et ancien président du groupe UDF à l’assemblée, qui a lâché Bayrou, a transformé toute sa famille (Catherine Broussot-Morin, Philippe Morin, Lisa Morin, Julien Morin, Micheline Morin) jusqu'à sa secrétaire et son chauffeur en candidats fantômes du faux parti centriste (le Nouveau Centre) qu'il a créé sur instruction élyséenne pour contrer le MoDem de François Bayrou. "Il faut que l’on présente beaucoup de candidats pour obtenir un groupe parlementaire", un meilleur temps de parole à l’Assemblée et surtout des moyens financiers plus importants, chaque voix rapportant 1,63 euro au parti du candidat. Le Nouveau Centre, sans complexe (puisque c’est tendance), soutient la politique de sarkozy.

Bayrou qui, entre autres exemples, en novembre 2005 a soutenu l'application de l'état d'urgence pendant la révolte des banlieues, masque, par stratégie, son véritable positionnement (voir Bayrou sous la rubrique catégorie de ce site). Ce qui n’est pas sans lui poser quelques difficultés. Ses propos, sur le Grenelle de l’environnement, sont affligeants, du genre "on attend les résultats". Avec pareil politologue, Sarkozy a de l’avenir, c’est sûr. Le projet de statuts du modem, c’est la formalisation d’une opacité certaine, structure pyramidale pour maîtriser les contestations et pour créer des apparatchiks. L’article 9 du projet de statuts (http://www.congres-udf-modem.fr/opencms/opencms/projets-statuts-V2.pdf) du Modem donne une place prépondérante aux élus, limitant ainsi celles des nouveaux arrivants. François Bayrou se lance à l’assaut de la mairie de Pau. A-t-il oublié qu’il s’était positionné contre le cumul des mandats lors des dernières présidentielles ? Ségoléne Royal a mis en adéquation ses actes avec ses pensées en ne se présentant pas aux législatives, restant ainsi Présidente de la région Poitou-Charentes.


Vacuité du centre qui nous pousse vers cette latéralité. Que penser pour autant d'une certaine gauche.  "chacun selon ses moyens" (concept marxiste) est injuste car il est inéquitable de taxer tout le monde de la même manière, sans tenir compte de l’origine des moyens (avoir des moyens résultant d'un héritage ne peut être identique à ceux obtenus laborieusement en économisant petit à petit toute sa vie active) . Faire la cigale, n'est pas pareil que faire la fourmi, comme il est inconvenant d'assimiler les "fils à papa" (même s'ils sont dispendieux, ils ne seront jamais ou très rarement dans le besoin)  à ceux qui se sont longuement privés pour obtenir, ou espérer obtenir, le même niveau social....paradoxe de ce concept marxiste !  Plus que "de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins " il me semble que la maxime " À chacun selon ses mérites " (Protéger les faibles sans sombrer dans l’assistanat ni décourager les plus entreprenants, les plus talentueux ) paraît politiquement, socialement et économiquement plus appropriée mais qui est apte à porter, ce jour, aux fonts baptismaux ce précepte ?

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Jeudi 19 avril 2007

Reprendre les idées de Ségolène

Le programme de Bayrou  n’est que des reprises soit de Ségolène soit de sarkozy. C’est à se demander s’il a les sens de l’analyse, du discernement et a-t-il de l’imagination ? Il écrit sur son site « tous ceux qui sont bénéficiaires de minima sociaux, je forme le voeu que l'on propose pas seulement un chèque mais une activité au service de l'intérêt général » ( Clermont-Ferrand 19 janvier 2007) . Il paraphrase Ségolène qui a dit « Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse, mais il faut qu'en contrepartie de toute ressource, il y ait un travail ou une formation utile. » (, Les Echos 19 mai 2006). Ségolène est pour la valeur travail et contre l’assistanat Par contre, la compassion l’habite c’est pourquoi elle prendra des dispositions sociales  suivant le principe que tout droit est assorti d’obligation ;  Principe qu’elle rappelle  à chaque fois qu’elle aborde ce domaine. Par ailleurs Bayrou écrit  « Il n'y a qu'une politique juste et efficace de lutte contre l'immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l'Europe : c'est de garantir aux Africains qu'ils peuvent vivre  convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout. » ( Lille du 14 décembre 2006) idée tirée des propos de  Ségolène qui avait précédemment souligné que « La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement » (Forum mondial des droits de l'Homme, Nantes, 10/13 juillet 2006). Ces exemples peuvent être multipliés. Comment fera Bayrou quand il sera au pouvoir s’il rencontre des difficultés ? il appellera Ségolène ? ou Sarkozy ?

Reprendre les idées de sarkozy

Bayrou envisage une refonte du régime des retraites. Dans le cadre d’un  système de retraite par points, où le montant augmente avec le temps de cotisation.  Les salariés conserveront le droit de partir à la retraite à 55 ans, mais leur retraite sera plus importante s'ils partent plus tard. (14 décembre 2006) mais qu’elle est la différence avec la proposition de sarkozy ? Comme lui, il ne se soucie pas des personnes qui ne pourront poursuivre une activité suite à un incident de la vie. Comment pourront –ils vivre avec de maigres subsides s’ils ne peuvent plus travailler au delà de 55 ans ? Nonobstant ceci, il est vrai que l’âge de la retraite à 55 ans peut être trop tôt pour certains mais son  dispositif  ne fait aucune distinction quant à la pénibilité du travail, alors que Ségolène en tiendra également compte dans le cadre de sa réforme négociée avec les partenaires sociaux. En tout état de cause Bayrou maquille son programme ultralibéral par des touches  sociales reprises à Ségolène comme démontré précèdemment.

Reprendre l’existent en lui donnant le caractère de nouveauté

Cependant pour se démarquer de ses adversaires il se doit de faire des propositions que nul autre a déjà évoquées. Mais son problème est qu’il manque d’originalité alors il  reprend l’existent en l’habillant en projet.  Bayrou s’est insurgé contre, "la politique agricole commune" (PAC),  et  veut garantir le revenu des agriculteurs  ( 10 février 2007, Barcelonne-du-Gers). Cependant l´accord de Luxembourg, conclu en 2003 a réformé  la PAC.Les aides seront subordonnés au respect de normes en matière d´environnement, de sécurité alimentaire et de bien-être des animaux  et donc versées indépendamment des volumes de production. En fait pour assumer cette  garantie c’est l’Etat qui devra verser ce différentiel dont les montants sont astronomiques et indépendants de la taille des exploitations (Bayrou est membre de la FNSEA, il ne va pas moduler en faveur des petites ). De même, il affirme, il faut « sortir les jeunes qui déstabilisent leur classe ou leur établissement, en créant des structures scolaires de recours ; et introduire des parcours d'excellence, des classes de réussite, précisément dans ces quartiers dit sensibles ((7 février 2007) Que veut -il dire ? qu’est-ce qui diffère de ce qui existe déjà ?

Ne soyez pas dupe, écoutez, analysez , comparez les programmes


Bayrou va nous mener à un second 21 avril 2002 en fourvoyant certains qui ne sont pas ultralibéraux. Aurons nous le choix entre droite et extrême droite une nouvelle fois ou extrême droite et extrême droite ?

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Mercredi 11 avril 2007

Bayrou propose une modification de l'assurance-chômage en créant un système de "bonus-malus", copié de ce qui se fait en matière d'assurance-automobile, favorisant les entreprises qui défendent l'emploi. Bayrou ne fait que plagier la proposition n° 14 du Pacte présidentiel de Ségolène ROYAL: "Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation."  Ceci étant Ségolène est plus précise et la portée de sa proposition plus efficace.  La proposition de Bayrou n’aura d’effet qu’à la marge et alourdira le déséquilibre actuel de l’assurance-chômage, alors que celle de Ségolène est plus efficiente et n’altère en rien un équilibre d’autant que le financement résulte d’un redéploiement des aides accordées actuellement aux entreprises, comme je l’ai déjà expliqué dans d’autres posts. A cela Ségolène ajoute deux mesures la modulation des aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle.( 15) et la mise en place une politique industrielle capable de préparer l’avenir et de réduire les risques de délocalisations avec la création d’une Agence nationale de réindustrialisation. (2). Bayrou fait-il du Monsieur Jourdain de Molière où tente t-il de nous fourvoyer

Bayrou dit qu’il veut traquer le patron voyou et ne dit mot des politiciens voyous ? Il est vrai qu’il a  soutenu Alain Juppé lors des élections municipales de Bordeaux en 2006, alors même qu’il avait été auparavant condamné.

 

 

C’est une supercherie de faire croire un rassemblement droite-gauche, lorsque les faits prouvent le contraire. Non seulement dans le passé mais également dans le présent. Celui qui prétend aujourd’hui vouloir rassembler tous les « hommes de bonne  volonté » dans un esprit d’ouverture et dépasser les vieux clivages de la vie politique nationale, est parvenu, lorsqu’il était ministre de l’éducation nationale, à ressusciter, en quelques jours, la guerre scolaire en faisant défiler plus d’un million de personnes dans la rue. Le pire est qu’aujourd’hui il ne remet pas en cause, le bien-fondé du contenu de son projet de réforme car il n’admet qu’une erreur de méthode pour avoir voulu « passer en force » (émission « A vous de juger » le 15 février 2007 sur France 2). Dans aucune collectivité territoriale où il y a coalition UMP-UDF, les centristes ne se sont désolidarisés, à ce jour ( exemple ) ,  alors même que les échéances municipales se profilent. Cette posture ne peut pas faire illusion. Il est tout de même évocateur que ni Christian Blanc, ni Simone Veil, ni Borloo, ni De Robien, ni DSK, ni Rocard, ni Delors, déclinent son invitation. "Lorsqu'on me demande si la rupture entre les partis de droite et les partis de gauche (...) a encore un sens, la première idée qui me vient est que celui qui demande n'est pas un homme de gauche." (citation du philosophe Alain – 1930). ''Ça plaît à tout le monde les discours consensuels! Seulement, après, il faut passer à l'action, et l'action c'est choisir'' Enfin, Ségolène Royal a relevé la contradiction entre le ''discours national'' de son rival UDF et ses alliances locales. ''Aux élections régionales'' de mars 2004, il ''a fusionné sans vergogne sa propre liste avec la liste de l'UMP'' en Aquitaine, a-t-elle ainsi noté. ''Je crois à la politique par la preuve et à la politique par les actes, et pas les blablas ni les discours'', a-t-elle conclu. (Ségolène mercredi 14 mars 07 France Bleu Ile-de-France).

 

 

On remarquera une certaine continuité dans la politique actuelle et une réelle proximité avec le programme de sarkozy. Son programme ne comporte aucune indication sur la loi concernant le CPE. On peut subodorer qu’il ne compte pas le remettre en question.  Comme sarkozy, Bayrou est contre une augmentation du SMIC, pour le principe « travailler plus pour gagner plus car il veut améliorer les revenus en valorisant les heures supplémentaires, pour réduire l’ISF et les droits de succession, etc…

 

Alors que Ségolène, si elle est élue,   augmentera les salaires (7), revalorisera immédiatement de 5% les petites retraites (8) et   les allocations aux personnes en situation de handicap (9) abrogera le CNE et limitera l’utilisation des contrats précaires (15), ne réduira ni l’ISF ni les droits de succession, etc … .

 
Remarque : Les numéros correspondent à ceux du pacte présidentiel de Ségolène

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Mardi 3 avril 2007

Après ses salmigondis, Bayrou tente de reprendre la main en jetant l’opprobre sur l’ENA. Bayrou baisse dans les sondages et il ne recueille pas les faveurs des énarques. Ceci explique cela ?

En effet avant chaque scrutin présidentiel, les élèves de l’ENA ont pour coutumes de procéder à une simulation d'élection et c’est ce qu’ils ont fait le 28 février dernier. Résultats : c'est un raz-de-marée en faveur de Ségolène à 48,1% des suffrages, suivi de Sarkozy avec seulement 24,5% des voix et  Bayrou n'obtient en effet que 18,9% des votes. Quant aux autres candidats Jean-Marie Le Pen, Arlette Laguiller etc… 0%. Au second tour Ségolène 59% et sarkozy 41%.  Bayrou ne recueillant pas la majorité des intentions de vote dans cette école, alors il décide de la supprimer ....LOL

Comment peut on imaginer qu’il suffit de supprimer cette école  pour croire que tout ira mieux en France. Comme si, c’était la résolution des problèmes des français. Bayrou veut remplacer l’ENA par une "école des services publics". Alors là, il faut m’expliquer la différence. Bayrou de secours ! Excusez moi du pneu ! (plaisanterie repris d'Argo dans BBB)

Soyons sérieux. Même s'il est effectivement nécessaire de rénover cette institution, ne vaudrait-il pas mieux s’attaquer à la trilatérale ou l’Opus Dei ? ou la scientologie ? (accointances, respectivement de Bayrou et sarkozy). L’ENA est réputé au niveau mondial. Beaucoup de pays nous envient cette école. On y entre par concours, donc ce sont les meilleurs parmi nous qui y accèdent. Bien entendu ce n’est pas la seule grande école qui mérite attention en France. Faut il également supprimer les autres grandes écoles? Veut-on une France d’ilotes ?

 

Si quelques-uns de nos représentants dans les instances nationales sont passés par l’ENA, c’est parce que les citoyens l’ont voulu ainsi par leur suffrage. Par ailleurs, l’ENA n’est pas uniquement le terreau de l’administration ou du politique mais également du monde des grandes entreprises : Peberau (président du Crédit Agricole), Henri de Castries (PDG d'AXA), Bruno Lafont (PDG de Lafarge), Daniel bouton (PDG de la Société Générale), etc ....

Une fois de plus, je ferai remarquer que Bayrou reprend les idées des autres qui, au demeurant, ne sont pas toujours bonnes. La paternité de cette proposition, en tant que politique, revient à Fabius.

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Dimanche 1 avril 2007

Le directeur de campagne de Bayrou lors de la dernière présidentielle de 2002 De Robien se désolidarise de Bayrou, comme Simone Veil dont Bayrou était, lui-même, son directeur de campagne aux européennes de 1989. Bayrou est dans l’incapacité de réunir ceux qui lui sont proches politiquement : Pierre-Christophe Baguet, la sénatrice Gisèle Gauthier, et le député apparenté UDF des Yvelines Christian Blanc, Santini,, Borloo, Veil, De Robien, etc… aucun ne le soutient. Dans ces conditions, il est utopique de croire que Bayrou peut fédérer d’autant que DSK, Rocard et Delors ont fait connaître leur adhésion au pacte présidentiel de Ségolène.

De Robien dénonce "le flou" qu'entretient Bayrou à la présidentielle sur notamment les personnalités politiques avec lesquelles il compte gouverner, en cas de victoire. "Je ne sais pas soutenir le flou. Je ne sais pas adhérer au flou", dit De Robien, ajoutant : "la confiance ça ne se marchande pas".

Officiellement, Gilles de Robien attendait d'être réélu maire d'Amiens, mission accomplie ce jeudi 29 mars, pour officialiser son soutien à Sarkozy. On peut s’interroger du lien de cause à effet. Je me prononce que lorsque les voix de l’UMP contribueront à ma réélection à ce siège, est-ce le deal ? N’est-ce pas un homme d'état incohérent qui se prostitue, pourquoi il ne quitte pas l'UDF en laquelle il ne se retrouve plus ? De Robien a-t-il répondu aux sirènes de l'opportunisme politique, par intérêt personnel ? Et les citoyens dans tout çà ?

L’image de Bayrou a fonctionné comme un miroir aux alouettes suite à l’extraordinaire mutation de la gauche socialiste impulsée par Ségolène, qui a été si imprévue que cela en a perturbé plus d’un.

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Mardi 27 mars 2007

Bayrou suggère  d'ouvrir les administrations le samedi matin pour permettre à des dirigeants de régler leurs problèmes d'ordre administratif. Il est à remarquer que ceci s’applique déjà dans de nombreuses municipalités et que contrairement à ce qu’il affirme cela sera coûteux. A moins qu’il considère les fonctionnaires comme étant des fainéants ?

Bayrou affirme par ailleurs que "Personne ne règlera les délocalisations" (Les Echos de lundi 26 mars 07) N’est-ce pas une démission du politique par rapport au pouvoir économique ? C’est grave pour celui qui veut être chef d’Etat. Il veut faire de la représentation ?

 

Bayrou  pour ne pas être soumis à l'ISF, se déclare éleveur de chevaux et non parlementaire. Bien joué ! Mais les Français ne sont pas dupes ! Il  est  éleveur pour le fisc, mais gagne sa vie comme homme politique de droite depuis plus de 20 ans. (paie de député de député européen et  ministre)

Comme sarkozy, Bayrou pense aux Présidentielles depuis longtemps, alors que Ségolène  se présente pour la 1ère fois à l’élection présidentielle, et, elle n’est pas obsédée par ce poste depuis des années, comme les deux autres principaux prétendants.   L’affinité électorale  de Bayrou avec sarkozy est patente au regard de leurs propositions, il n’y a qu’une  divergence de méthode.  Bayrou a le soutien de villepinistes comme François Goulard. Son discours n’est pas en adéquation avec ses actes. Bayrou est dans une alliance informelle avec l’UMP pour les prochaines législatives y compris pour lui-même en particulier.

Bayrou c’est le prozac de la politique de droite et Sarkozy  c’est l’amphétamine de la  politique de droite.  Mr. Bayrou is the anti-excitement candidate, a sort of political Prozac after all the amphetamines of the Sarkozy (New York Times March 23, 2007). Bayrou est un conservateur à un moment où la France a besoin de réforme

Bayrou adepte du truisme, dont la seule politique réside dans l’alliance des contraires. Je suis également de gauche fait-il croire. Cela ne s’énonce pas, cela se prouve.  Bayrou qui se dit soucieux des deniers publics alors qu’aux dernières présidentielles  il présentait des frais vestimentaires exorbitants  à des fins de remboursement. Il se dit laïc  alors que le 24 janvier 1994, Bayrou Ministre de l'Education Nationale, plus d’un million de Français manifestaient pour défendre l'école laïque.

 

Vous en apprendrez encore plus sur ce personnage  en prenant connaissance de l’intégralité des posts dans la rubrique Bayrou (A gauche catégories) car la liste est trop longue.

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Dimanche 18 mars 2007

L’animosité que Simone Veil porte à Bayrou remonte à 1989, lorsque celui-ci dirigeait sa campagne européenne. Un fiasco dont elle le tient en partie pour responsable. Simone Veil affirme au sujet de Bayrou "je connais tout son passé et ses trahisons successives ", (Simone Veil le 16 mars 07) donnant ensuite des exemples. En 1993, alors qu’elle et François Léotard, prennent publiquement position en faveur d'Edouard Balladur, M. Bayrou préférerait attendre... puis en 1995 au lendemain de la défaite de Balladure il appelle sur le champ Jacques Chirac. Simone Veil a jugé indécent de se précipiter de la sorte "juste pour rester ministre de l'éducation nationale et continuer à ne rien faire". (lemonde 17.03.07). " Tout ce qu'il a été capable de faire lorsqu'il était ministre de l'Education nationale, c'est de mettre un million de personnes dans la rue", au moment de la remise en cause de la loi Falloux sur le financement de l'école privée. Ceci avait provoqué d'importantes manifestations en 1994 alors que François Bayrou était au ministère de l'Education nationale". " Bayrou est le pire de tous ", c‘est "une imposture". Ces mots sont signés Simone Veil dans Le Parisien. " Son projet de cohabitation ne repose sur aucune base. " poursuit Madame Veil

Pour Simone Veil, Sarkozy n’est pas exempt de tous reproches. Elle dit : ne déjà pas avoir été d’accord avec les termes de "Karcher" et "racaille" et n'a "pas du tout aimé (la) formule très ambiguë" de sarkozy proposant jeudi dernier la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

Alors pourquoi Simone Veil soutient sarkozy ? ….. parce que "Personne n'est parfait", ajoute-t-elle. Quelle argumentation ! et surtout quel aveu ! d’autant qu'au passage, Simone Veil avoue "admirer la force et le courage de Ségolène Royal de s'être lancée dans ce combat", (Nouvel obs.com 16.03.07)

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