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Samedi 10 mai 2008

" je serais le président du pouvoir d’achat ". Vous devez sans doute penser à cette petite phrase tous les matins et pas qu’en vous rasant ou vous maquillant, selon le cas. Il faisait allusion à son propre pouvoir d’achat en triplant ses indemnités de Président.

Le 4 février 08, avant les élections municipales, sarkozy déclarait à Gandrange "soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal, le patron d'ArcelorMittal, et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur, et nous investirons avec lui". Or, il est aisé de constater qu’aucune alternative ne s’est fait jour. Comme dit le constitutionnaliste Guy Carcassonne
" Moins le chef de l'Etat a du pouvoir, plus il s'agite. Son activisme est là pour compenser le fait qu'il est beaucoup moins puissant que ne l'était en son temps, par exemple, Georges Pompidou "

Le soir de son élection sarkozy avait promis d'être le "président de la France des droits de l'homme au côté des opprimés ", et peu de temps après il recevait en grande pompe le colonel Kadhafi et… récidive 

Quelle rhétorique ! Avec sarkozy c’est le Verbe, solennisé, ritualisé. Paroles et paroles, paroles et paroles, c’est du bla-bla. Nous savons tous qu’il n’écrit pas ses discours. Sarkozy est un diseur de pompeuses syntaxes dont je ne serais pas étonné que le sens puisse lui échapper. Par contre, il révèle sa personnalité dès lors qu’il manque de self-control : "Avec Carla, c’est du sérieux !" (Gandrange) "Descends un peu si t’es un homme" (pécheur du Guilvinec), "Casse-toi, pauvre con !" (Salon de l’agriculture)

Sarkozy travestit les faits à son avantage. C'est de la transparence tripler ses indemnités présidentielles alors qu'il percevait encore celui de ministre de l’intérieur depuis plus de 6 mois, c'est de la transparence quand on utilise les médias pour mettre en avant sa nouvelle compagne, que l'on épouse trois mois après avoir quitté celle qu'on aimait tant, sans qui on ne pouvait pas vivre.
 

L’annus horribilis de sarkozy perdure. Le mercredi 7 mai 2008 devant les députés UMP il se targue "chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup […] (et au sujet du général de Gaulle) il n'a eu qu'une voix de majorité en 1967 " Non seulement comme le dit si justement Catherine Vautrin "on ne va pas se raconter le film des élections pendant 15 ans! Ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant! " mais il peut lui être rétorqué que De Gaulle avait le souci des deniers publics. Reste qu’en janvier sarkozy avouait (après 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches) que les caisses " sont déjà vides ". Sarkozy est un président de destruction massive. 

Même José Manuel
Barroso , Président de la commission Européenne, est inquiet : " J’espère avoir affaire à une présidence française plutôt qu’à la présidence d’un homme qui s’appelle Nicolas Sarkozy " 

Et la
Désinformation institutionnalisée ? " Par quel miracle l’argent de la fédération de la métallurgie a-t-il pu aboutir également à l’Institut d’études de la Désinformation (IED) ? Cette petite structure, presque une officine, avait été fondée par Vladimir Volkoff , un écrivain d’origine russe, et Daniel Trinquet, alors journaliste à Radio France. L’objet, légèrement parano sur les bords, consistait à déjouer les complots que les intellos et les médias, forcément gauchistes, instillent dans la société. Mais officiellement, il ne s’agissait que de "mettre en lumière des cas de désinformation dans la presse écrite et audiovisuelle ". Pour cela, l’équipe diffusait une lettre confidentielle et patronnait des " Assises de la désinformation ", dont la première fournée eut lieu à Nice en 1989 […] Un financement qui se serait interrompu avec le changement de direction au GIM, il y a quelques années, quand Pierre Chasseguet, un haut cadre de Dassault, a pris les rênes de la direction générale. " Le conditionnel s’impose ! On peut douter que le pouvoir actuel se contente de l'appui de médias complaisants (sarkozy se plaignant des médias est une mascarade) et de soutiens financiers. 

Pour résister à la Berluskozy, il faut, comme le dit Grand Corps Malade, un mental de résistant.

par jps publié dans : Sarkozy (divers)
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Vendredi 2 mai 2008

Sarkozy dégrade l'image de la France. Comme cela avait été écrit dans Spiegel " Sarkozy hat noch nicht begriffen, dass die Grande Nation einen 'Monsieur le Président' haben will und keinen Polit-Clown. Sie wird es ihm noch beibringen. " (Sarkozy n'a pas encore compris qu’une Grande nation exige un" Monsieur le Président "et non un clown de la politique. Il faut encore le lui apprendre.)

Le1er mai 2008, à l’occasion d’une rencontre avec Angela Merkel, sarkozy déclare " La presse parle beaucoup de notre couple […] En douze mois (...) nous nous sommes vus douze fois et compte tenu de son emploi du temps, je suis prêt - M. Merkel - à comparer nos agendas. Angela et moi nous formons un couple harmonieux! " " en se tournant vers l'époux d'Angela Merkel, Joachim Sauer, qu'il a appelé "M. Merkel", le nom du premier mari de la chancelière dont elle a divorcé…. Que des boulettes ! C'est Bigard qui l’influence ? Il croit être spirituel avec un discours si indécent de fin de banquet, bêtement grivois à cet instant quelque peu solennel.

Juste auparavant, fin avril 2008 en Tunisie, sarkozy saluait de nouveau les progrès de la Tunisie en matière de liberté et de tolérance. C’est stupéfiant ! La Cour européenne des droits de l'homme dans l’affaire Saadi contre Italie a estimé, dans un arrêt du 28 février 2008 (requête 37201/06), que Nassim Saadi ne pouvait être expulsé vers la Tunisie car cela constituerait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme qui interdit la torture. La Cour se réfère à des rapports d'Amnesty International et de Human Rights Watch corroborés par le département d'Etat américain qui dénoncent les cas nombreux et réguliers de torture en Tunisie. Sarkozy qui va présider l’Union Européenne le 1er juillet … Cela promet !
Kouchner, ministre des affaires etrangeres et Rama Yade secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, se sont réfugier dans le mutisme. Pire Rama Yade n’a pas voulu rencontrer la présidente de l'association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), Khadija Chérif, dont le rendez-vous a été annulé, prétextant des "raisons de calendrier". Khadija Chérif s'est dite également "déçue" par les déclarations de Nicolas Sarkozy : " Il ne s'agit pas de donner des leçons mais de reconnaître la réalité "

Sarkozy a convenu que "Tout n’est pas parfait en France non plus". Quel aveu !

Autre gaffe pendant ce même séjour en Tunisie : Lors d'un forum économique réunissant 500 hommes d'affaires tunisiens et français, sarkozy proclame "vous avez une main d'oeuvre qui ne demande qu'à être formée […] Nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation.[…] Ensemble, avec votre main d'oeuvre, avec nos écoles nos universités… " En d’autres termes, vous êtes des ilotes et nous sommes intelligents. Le même racisme outrancier que le discours sur "l'homme africain.

par jps publié dans : sarkozy et la politique étrangère
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Jeudi 1 mai 2008
par jps publié dans : poly-tics
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Vendredi 25 avril 2008

Baisse d’audience pour la prestation de 90 minutes de sarkozy le jeudi 24 avril 08. Selon Médiamétrie 11,7 millions de téléspectateurs alors que le 29 novembre 07 il avait été recensé 18,8 millions de téléspectateurs. Quel crédit apporté aux propos de sarkozy? certains ont été fourvoyés lors des élections présidentielles, il serait aberrant qu’une telle situation se réitère. Sarkozy a changé. Il a déjà fait le coup " Un mono mismo bestido de seda, queda siempre un mono " C’est à dire " un singe même vêtu de soie reste toujours un singe " comme disent nos amis espagnols.

Sarkozy reconnaît avoir commis des erreurs sur la forme pas sur le fond car il persiste dans sa calamiteuse voie. C’est courageux de reconnaître ses erreurs mais persister c’est grave. Sarkozy n’a pas dit qu’il reviendrait sur les cadeaux fiscaux aux personnes très aisées. Il n’a pas déclaré qu’il reviendrait sur le triplement (député Doziere), de ses indemnités de Président (il conserve ses 20 000€) et le triplement du budget de l’Elysée. Sarkozy n'a toujours pas compris qu'on ne peut pas demander à autrui des efforts qu'on ne s'applique pas d'abord à soi-même et que la répartition doit nécessairement être équitable. sarkozy, hier soir, n'a pas fait évoluer son image. Même pire, il déclare "J'essaye de faire mon travail le mieux possible. Je vois tous les mécontentements. J'essaye de corriger les erreurs", alors au regard des résultats c’est de l’impéritie de sarkozy qui est avérée.

 Lorsque le sujet de l’affaire de la société générale est évoqué, Sarkozy a déclaré en parlant de Daniel Bouton : "C'est pas lui. Mais quand on a des salaires de cette nature et qu'on fait des erreurs de cette nature, il faut en tirer les conclusions." On ne peut s’empêcher de faire le parallélisme avec les erreurs de sarkozy qu’il vient d’admettre et pourtant il n’en tire pas les conclusions qui sied en la circonstance. Alors monsieur sarkozy vous n’en tirez pas les conclusions, vous concernant ?

Comme dit
Backchich: Il y a du Richard Virenque chez cet homme. Tous les événements se produisent à l’insu de son plein gré. Sarkozy a soutenu les gouvernements précédents, il en faisait parti. Il était même Ministre de l’économie et des finances en 2004. A présent, il critique la gestion des 25 précédentes années.

Sarkozy rappelle le doublement du prix du baril de pétrole, l’envolée d'autres matières premières, la crise des crédits immobiliers aux Etats-Unis (les subprimes) et un euro "à des niveaux invraisemblables". Il est consternant qu’aucun journaliste n’ait souligné la contradiction. Un Euro fort permet aux européens d’avoir une facture énergétique beaucoup moins importante que les Etats-Unis (par exemple) car le Pétrole et le gaz se facturent en dollars. Subséquemment et considérant que la production nécessite l’une ou l’autre de cette énergie et se retrouve donc inclus dans le prix de vente. De même beaucoup de produits, notamment manufacturés, sont à base de dérivés de pétrole. (exemple plastique que l’on trouve dans de multiples compositions). Ainsi l’Euro fort nous permet de contenir l’inflation qui, comme cela a été constaté, suit néanmoins une courbe exponentielle car l’augmentation du coût du brent a été une belle opportunité pour augmenter les prix. (Comme actuellement le prix du blé baisse mais pas le pain, alors que la hausse du pain était justifiée par une augmentation du coût de la matière première). Certains pourraient rétorquer qu’un Euro fort est préjudiciable aux exportations. Ceci est faux car notre prix de revient, comme cela vient d’être expliqué, est plus faible que pour les Etats-Unis par exemple. En France, les industriels conservent cette marge qui est ensuite affectée aux bénéfices. La preuve : Malgré l'euro fort, l'Italie a divisé par 2,3 son déficit commercial en 2007 et l’Allemagne demeure la première économie européenne avec 969 milliards d'euros (+8,5%). L’Allemagne a atteint un nouveau record d’excédent commercial de 199 milliards d'euros.
la France, qui vient de publier un déficit commercial record, quel contraste ! Le déficit commercial de la France a, par contre, atteint son record historique de 39,171 milliards d'euros en 2007, soit près de 11 milliards d'euros de plus que le chiffre, déjà sans précédent, enregistré en 2006 (28,238 milliards), selon les données brutes publiées, jeudi 7 février 08, par les Douanes. Sans les ventes d'armes, le déficit serait de 54 milliards d'euros. C'est la quatrième année consécutive que le solde des échanges commerciaux français est dans le rouge, le dernier petit excédent remontant à 2003 (+ 1,143 milliards). 

Le leitmotiv de sarkozy : Les Français ne travaillent pas assez. C’est une injure aux Français et un mensonge le rapport du Bureau International du Travail (BIT) en 2006 prouve l’
Excellente productivité des Français. C’est paradoxal de vouloir "réhabiliter la valeur travail" et de commencer par favoriser l'acquisition du capital par l'héritage. ( paquet fiscal qui touche les héritages), comme l’a fait sarkozy.

Sarkozy, de fait, se contredit. Il dénonce un capitalisme financier, mais se garde de prôner un autre système. Où est la promesse de mettre fin aux parachutes dorés ? Sarkozy avait dit pendant sa campagne "Je souhaite qu'on puisse rendre illégale la pratique des golden parachutes" et il répéta le 29 mai dernier au Havre " La pensée unique ne croyait pas à l'interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l'ai promise et je la mettrai en œuvre ". Il l’avait promis pour l’été 2007. A aucun moment sarkozy n'a envisagé de demander le moindre effort aux plus riches. Comment le pourrait-il après leur avoir donné de majestueux cadeaux fiscaux ? Qui sont par ailleurs responsables de l’accroissement de notre déficit.

Sarkozy va poursuivre la même politique : Franchise médicale , Mutualisation des risques et privatisation des profits , Dépénalisation du droit des affaires , etc … et toujours pas de pouvoir d’achat, tant promis. A citer également l'allongement de la durée des cotisations retraite (41 ans à compter de 2012), [Sur les retraites, selon François Chérèque CFDT, Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la loi" car il "a oublié un élément important: dans la loi il est marqué que le gouvernement pouvait ajuster le passage à 41 ans s'il n'y avait pas une évolution du taux d'activité des personnes de plus de 50 ans"], la guerre en Afghanistan [nos soldats combattent en ce pays depuis un certain temps. Sarkozy dit ce n’est pas la guerre. Ah bon ? et un bourbier ? et une extravagante dépense ?]

Sarkozy a rappelé la baisse du chômage mais a sciemment oublié de dire que ce résultat est tronqué et a contribué à l’accroissement de travailleurs pauvres. Souhaite t-il revenir au temps des serfs, des roturiers ?

Quelle outrageuse instrumentalisation, lorsqu’il dit au sujet d’Ingrid Bétancourt et plus spécifiquement des otages libérés par les Farcs : " Mais... je me suis battu! Peut-être pas bien mais on a eu la preuve de vie et on a eu les six libérations!" sarkozy ajoute que ces ex-otages savent à qui ils doivent leur libération. Il tente de nous faire croire que c’est grâce à lui. Si tel avait été le cas, la planète l’aurait su. Sans le dire, il le dit, jeu de syntaxe et de sémantique.

Sarkozy a demandé à être jugé à la fin de son quinquennat, en 2012, les Français pourront-ils tenir jusqu’à cette échéance ?
par jps publié dans : Sarkozy (divers)
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Samedi 19 avril 2008

Sarkozy avait dit pendant la campagne électorale qu’il souhaitait mieux prendre en charge les frais dentaires ou de lunettes.


Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, annonce, sous la forme interrogative; la pertinence de ne plus faire prendre en charge par la sécurité les dépenses d'optique (lunettes et lentilles de contact) et les faire supporter par les mutuelles. La forme dénote bien la fourberie et le fond illustre bien que les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien les entendre. Roselyne Bachelot-Narquin a beau jeu ensuite de nier à l’assemblée nationale en faisant l’outrée. Il faut être attentif aux propos de Bachelot car, sur les echos.fr du 18 avril 2008, il est rapporté qu’elle a estimé qu'il faut plutôt durcir l'entrée dans le dispositif des ALD ce qui revient à dire que de moins en moins de grands infirmes seront remboursés à 100%. Bel humanisme ! Certains sont d’ors et déjà dans le collimateur car, le 19 février dernier, sur Canal+, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, a déclaré "Les affections de longue durée (ALD) regroupent des maladies très diverses. Des maladies très graves, comme le cancer, le sida, alzheimer… et des maladies moins graves comme le diabète ou l'hypertension.". La polémique n’est pas "ridicule", madame la Ministre, contrairement à ce que vous prétendez, car le gouvernement Fillon a pour habitude de lancer des idées afin de connaître les réactions pour juger de la faisabilité, en terme d’adhésion.

"  Après s’être montrés très peu soucieux des finances publiques en votant un paquet fiscal de 15 milliards d’euros […] la majorité présidentielle continuent de faire des économies sur les besoins essentiels, y compris sur la santé. "( Jean-Louis Gagnaire, député socialiste de la Loire). Ces dépenses à la charge du malade s'ajoutent à d'autres franchises déjà existantes. (La pétition : : www.appelcontrelafranchise.org). Un euro sur chaque consultation ou acte médical, également dans la limite d'un plafond de 50 euros par an. Le docteur Christian Lehmann, porte-parole du collectif, précise qu'à cette double franchise s'en ajoutent encore deux de plus, qui sont "un forfait de 18 euros sur les actes techniques de 93 euros et un forfait hospitalier journalier de 15 euros. Il est à souligner que tous ces montants peuvent être augmentés par décret du jour au lendemain.

En moyenne, en 2006, 7 % des Français déclarent ne pas avoir de couverture maladie complémentaire et 14 % des Français disent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des douze derniers mois, [ enquête de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes)]. " Les personnes à faible revenu penseront à deux fois avant d’aller chez l’opticien ; au lieu d’aller une fois par an chez l’ophtalmologiste ils iront tous les deux ans, d’après lui. Le manque de suivi des enfants engendrerait une baisse de la perception visuelle, de la fatigue, puis des difficultés scolaires. ", (Laurent Iribarren opticien au Centre Optique Mutualiste de Bayonne). Par ailleurs, lors d’un remboursement optique, les complémentaires "couvrent" 51% de la dépense, le patient 43% et la Sécurité sociale seulement 6%. Si les complémentaires devaient gérer l’intégralité des dépenses en optique, et si devaient s’y ajouter les frais dentaires, comme cela est également évoqué, ces transferts aboutiraient à une augmentation des cotisations "de 9%", " selon Jean-Pierre Davant (président de la Mutualité française).

Les consultations médicales, entre 2002 et 2007, chez le médecin généraliste sont passées de 15 euros à 23 euros. Cela représente une augmentation de salaire brut de 53 %. Entre 1990 et 2004, le revenu des médecins spécialistes a progressé trois fois plus vite que celui des salariés, ( Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie – Hcaam). L’augmentation est encore plus forte pour les médecins hospitaliers. Force est de constater que les efforts sont portés, presque exclusivement, sur les assurés et plus particulièrement par les malades. C’est le principe "marche ou crève ".


Non content de ses augmentations, dans un

rapport d'avril 2007 , l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) soulignait que les dépassements d'honoraires avaient augmenté "de plus de 40 % en dix ans en valeur réelle", au point de devenir un "obstacle à l'accès aux soins". Le montant de l'ensemble de ces dépassements a représenté en 2005 près de deux milliards d'euros par an, sur un total de plus de 18 milliards d'honoraires. De plus, sept syndicats de médecins [CSMF (principal syndicat de médecins libéraux) FMF, SML, Umespe (spécialistes), Syngof (gynécologues), SNPP (psychiatres) et SNPF (pédiatres) ] ont été sanctionnés récemment, par le Conseil de la concurrence, pour "ententes entre leurs adhérents afin de provoquer une hausse du prix des consultations". Comment justifier des augmentations sans fin des cotisations santé alors qu'il est devenu difficile de se faire soigner pour le prix de la consultation imposée au secteur II ? Si les tarifs de secteur II sont sans cesse relevés, c'est parce que le secteur I tire à la hausse. Alors que le gouvernement prenne ses responsabilités en déremboursant le secteur II, ainsi notre Sécu redeviendra ce qu'elle était, un outil visant à permettre à chaque citoyen de se faire soigner, à égalité de traitement avec les plus riches.

Sarkozy veut un "patron et un seul" à la tête de chaque hôpital. Cela n’apparaît pas, à priori, une mauvaise
idée. Par contre redessiner la carte des hôpitaux est dans le même esprit que la carte judiciaire avec les mêmes difficultés liées à la distance (déplacement de plus en plus coûteux du fait de l’éloignement et de l’augmentation du pétrole, et, cela engendre une pollution supplémentaire) même si sarkozy tente par sa syntaxe de nous faire croire qu’il n’y a qu’une alternative, formulée de la manière suivante : "La fermeture des hôpitaux, ce n'est pas la réforme que nous proposons, c'est le refus de la réforme qui conduira à la fermeture des hôpitaux". Tous les jours une nouvelle provocation où on tord le cou à la vérité, avec des formules hypocrites.

Le budget de chaque hôpital est octroyé suivant l’activité. C’est à dire à l’acte. Un cercle vicieux, qui à terme servira au secteur privé, est institué. Moins ils produisent, plus leur budget est restreint, plus les possibilités financières s’amenuisent, moins ils produisent et quelques années après le privé installe une structure similaire.

D’autres infos
ici et .

Le principe de la sécurité sociale était "on cotise selon ses capacités et on se soigne selon ses besoins ". A présent " on se soigne selon ses capacités "

par jps publié dans : sarkosy et le social
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Vendredi 11 avril 2008

Les faits historiques

Le Tibet fut un "empire militaire indépendant et expansionniste entre le VIIe et le IXe siècle, rival de la Chine des Tang et du califat de Bagdad. […] il conquiert la Chine des Song (1231-1279), annexe la Corée (1236-1237) et envahit le Vietnam (1288). Pour les descendants de Genghis Khan, qui domptaient en même temps l'Iran et la Russie, avant de frapper à la porte de Vienne, la Chine ne représentait qu'une partie de leur immense empire, au même titre que le Tibet et tous les autres pays conquis. Il s'ensuit qu'il est difficile de déclarer dès lors que le Tibet fait partie de la Chine dès cette période. Les annales historiques de l'époque, le Yuanshi, ne mentionnent d'ailleurs pas le Tibet comme faisant partie de l'Empire mongol. " (Hwari Pema Konchok, CNRS). " Ce n'est qu'au XIIIe siècle, lors de l'expansion d'une autre grande confédération nomade de l'Asie centrale, l'Empire mongol, que le Tibet entre en relation diplomatique avec la cour mongole (1247). […] La relation particulière nouée en 1247 entre l'empereur mongol Godan Khan et le hiérarque tibétain Sakya Pandita est connue sous le nom de "prêtre-patron". La présence chinoise sous les Ming était alors inexistante au Tibet et en Mongolie : la Chine sédentaire des Han n'a en effet aucune prétention expansionniste avant la première moitié du XXe siècle. " (Hwari Pema Konchok, CNRS) " Le régime chinois (Les communistes chinois, sous la direction de Mao), à la fois anti-impérialiste et antireligieux, réclame pourtant l'autorité sur toute l'étendue et sur les peuples de l'Empire mandchou déchu. Il revendique, au nom de l'ancienne relation de "prêtre-patron" qui unissait les Mongols, puis les Mandchous aux Tibétains, le droit de diriger les bouddhistes tibétains et de choisir les hiérarques religieux. En même temps, il les traite en sous-hommes et tente de les faire taire par la force. " (Hwari Pema Konchok, CNRS) "dès le XIXe siècle la politique britannique consiste à donner pratiquement à la Chine "un contrôle complet sur le Tibet, en soulignant que la Grande-Bretagne ne permettrait aucune interférence au Népal, au Bhoutan ni au Sikkim ". Or, et la Grande-Bretagne et la Chine font partie des membres fondateurs de l’ONU. Pas le Tibet. " (Claude B. Levenson, Tibet : la question qui dérange, Albin Michel, 2008) " Revendiquer le Tibet comme partie intégrante de la Chine "depuis toujours" est aussi anachronique que, pour Vienne, au XXIe siècle, de se prétendre le maître du territoire de l'Empire austro-hongrois au prétexte qu'il lui a un jour appartenu. " (Hwari Pema Konchok, CNRS)



Les argumentations

La Chine a énormément investi au Tibet, notamment pour la construction de lignes de chemin de fer, des routes, des infrastructures touristiques. Est-ce une raison pour valider cette annexion forcée ? La France n’a-t-elle pas fait de même dans ses anciennes colonies ? Certains, dont un parlementaire (vous le reconnaîtrez), reprennent des arguments de la propagande chinoise pour justifier les bienfaits de l’occupation "avant 1959, on avait pratiqué le servage féodal caractérisé par l'union du gouvernement et de la religion et par la dictature des bonzes et des aristocrates. Les masses de serfs n'avaient guère de droits de l'homme. Les propriétaires de serfs, tels que les fonctionnaires du gouvernement local, les aristocrates et les bonzes de la couche supérieure possédaient la totalité des terres, des prairies, des forêts, des montagnes, des rivières et le gros du cheptel. Les serfs, qui représentaient plus de 90 % de la population du Tibet, subissaient le même sort que celui des esclaves noirs travaillant dans les plantations au sud des Etats-Unis à l'époque. Les propriétaires de serfs pouvaient les vendre, les acheter, les transférer, les céder en cadeau, s'en servir pour payer des dettes, les échanger, les humilier et les maltraiter à leur gré ". (" Regards sur le Tibet " - China Intercontinental Press). Comme la France le justifiait en d’autres temps pour ses colonies. Autres arguments repris à la propagande chinoise pour démontrer un éventuel lien avec la CIA "au cours de ces dernières années, des anciens gros propriétaires de serfs en exil à l'étranger, bénéficiant de l'appui des forces antichinoises internationales, ont attaqué la réforme démocratique en se faisant passer pour des défenseurs des droits de l'homme. Par là, ils cherchent à tromper l'opinion publique et à restaurer leur paradis perdu". (" La réforme démocratique au Tibet " - China Intercontinental Press). Il faut toujours se méfier de telles sources notamment celle émanant de Presse contrôlée directement ou non par le pouvoir en place.

Quoiqu’il en soit "les paysans avaient une identité légale : s'ils avaient des devoirs, ils avaient également des droits. Les seigneurs, laïcs ou religieux, n'avaient pas le droit de modifier le montant des taxes dues par un serf, ni les dimensions de la terre dont il jouissait. Si cela arrivait, ce dernier était autorisé à traîner son maître en justice. " (groupe d'information sur le Tibet du Sénat) La France, à une certaine époque, était féodale avec des seigneurs et des serfs. Ceci justifierait-il qu’à ce jour notre pays soit occupé par une autre nation ? Raisonnement absurde d’autant que, comme les Français, les Tibétains ont évolué, y compris le Dalaï-Lama. Dans un premier temps, le Dalaï-Lama a tenté de collaborer sincèrement avec les autorités chinoises. Il a ainsi accepté de présider la Commission préparatoire pour la région autonome du Tibet, mise en place par l'occupant. Comme il le confie dans son autobiographie, lors de son voyage à Pékin en 1954 et de sa rencontre avec le président Mao, "l’idée d'une véritable association avec la Chine commençait à m'enthousiasmer. Et plus je pensais au marxisme, plus je lui trouvais des qualités. C'était un système qui voulait la justice et l'égalité pour tous, une panacée pour notre monde. D'un point de vue théorique, le seul défaut que je lui voyais était qu'il insistait sur l'aspect purement matériel de l'existence humaine. Sur ce point, je ne pouvais pas être d'accord " (" Au loin la liberté " - Sa Sainteté le Quatorzième Dalaï-Lama - Le Livre de poche)

Le Dalaï-Lama est un démocrate. " En effet, à peine le Dalaï-Lama s'est-il réfugié en Inde, avec plusieurs dizaines de milliers de ses compatriotes, qu'il a voulu organiser cette communauté tibétaine en exil sur la base de principes démocratiques. Dès 1961, il promulgue une Constitution provisoire qui proclame la séparation des pouvoirs et dont les fondements sont ceux de toute démocratie : égalité des citoyens devant la loi, élections libres et pluralisme politique. " avec une Administration responsable devant le Parlement. (groupe d'information sur le Tibet du Sénat) Dans cet esprit, le Dalaï-Lama a rendu publiques dès 1992 des " lignes directrices de la politique du futur Tibet ".


Les intérêts de la Chine à occuper le Tibet

(en photo de jeunes Tibétains jouant avec des déchets)La chine trouve un grand intérêt à occuper le Tibet " Plus de 40 % des ressources recensées à l’intérieur des frontières actuelles de la Chine se trouvent au Tibet, de l’arsenic au zinc en passant par la bauxite, le charbon, le fer et l’uranium, sans négliger l’or, le jade ni le saphir, pas plus que le quartz ou le sel, ni même le pétrole ". (Claude B. Levenson, Tibet : la question qui dérange, Albin Michel, 2008) De plus " Sous prétexte de protéger les cours supérieurs des grands fleuves chinois – le Yangtsé et le Fleuve jaune –, des milliers de nomades tibétains ont été expulsés de force de leurs terres et réinstallés dans des villes nouvelles misérables plantées au milieu de nulle part. " (Gabriel Lafitte). . Ils ont été forcés à l'exil car la Chine veut exploiter cette terre pour en faire du profit et comme ils ne sont pas armés, ils sont des proies faciles, prenons en conscience !!! Dans le même temps le Tibet devient la poubelle de la Chine. Le Dalaï-Lama lorsqu’en 1987 il présentât devant le Congrès américain ses propositions officielles pour un plan de paix en cinq points, il suggéra la restauration et la protection de l'environnement naturel du Tibet et l'abandon par la Chine de son programme de stockage de déchets nucléaires au Tibet.

La fracture ethnique a pris aussi le train laissant les Tibétains à quai. Ils interdisent tout ce qu'ils avaient jusqu'à leur langue (langage), leurs cheveux (les chinois coupaient court les cheveux des filles comme le raconte

Yungchen Lhamo Chanteuse tibétaine née dans un camp de travail où il était interdit de chanter.)

 

Ne rien faire c’est cautionner

Bien sûr que certains des manifestants tibétains ont fait preuve de violence dernièrement. Tous les Tibétains ne sont pas pratiquants, ils ne sont pas tous bouddhistes même si cette religion qui prône la non-violence est amplement majoritaire dans ce pays (Le Bouddhisme est la compassion en action). Les Français en 39-45, qui n’admettaient pas l’occupation, étaient considérés comme de valeureux résistants. Au demeurant, les journaux télévisés nous ont montré des bonzes, sans arme, se jeter à corps perdu contre les forces de l’ordre chinoises. En un ultime désespoir. Les Tibétains sont traditionnellement respectueux des animaux et de la nature. Nous devons les soutenir pour leur liberté de penser, leur culture, leur conscience du monde que beaucoup de peuples ont perdu. Mais, au-delà de ces protestations formelles (deux résolutions de l'ONU en 1961 et 1965), la cause tibétaine n'a pas rencontré de véritable soutien dans la communauté internationale. La Chine a pu profiter jusqu'à aujourd'hui de la politique du fait accompli. Le peuple tibétain presque oublié...

un peu comme les indiens d'Amérique. Certains développent des arguties pour justifier leur silence, ou leur inaction, leur frilosité, voir même défendre la Chine (notamment voir ce qui a été développé précédemment) jusqu’à affirmer des contre-vérités. La chine n’est pas totalitaire ? Pourtant il est aisé de démontrer que l’on est proche du despotisme : Tiananmen en 1989 ou plus récemment un entrepreneur chinois Wei Wenhua, a été battu à mort (le 7 janvier 2008) par des officiers municipaux ("chengguan") car il filmait une altercation à l’aide de son téléphone portable avec des manifestants dans la ville de Tianmen (province du Hubei). La violente répression des émeutes au Tibet prouve que le gouvernement chinois ne respecte pas les droits les plus fondamentaux notamment l'intégrité des personnes ou la liberté d'expression, alors même qu’il s’y était engagé pour obtenir l'organisation des jeux Olympiques à Pékin. Quel chef d'oeuvre d'hypocrisie de la part du CIO.


Plutôt que de tenir des propos consistant à démarquer le sport de la politique ou le sport de l’économie, alors même que les liens entre les deux sont désormais avérés eu égard aux juteux contrats (par ex : publicitaires) que peuvent obtenir par la suite les médaillés. La réflexion de Marie Collonvillé (une des meilleures heptathloniennes mondiales) est de loin la plus adaptée : " Mais on ne fait pas de la politique là! On parle de droits de l’Homme. […] On a le droit d’avoir un cerveau et ses opinions. Si on peut profiter de notre statut pour faire passer un message, à nous de le faire. On est en partie otage, en partie acteur. En tout cas, si ma petite voix peut changer quelque chose…. ". Quelle image les sportifs auront-ils d'eux-mêmes quand, lors de multiples cérémonies ou réceptions diverses, ils devront serrer la main de tortionnaires sans savoir leur degré d'implication ?

L’intérêt économique supplante toutes considérations humaines. Ainsi est acheté la passivité ou le silence. Exemple supplémentaire pour démontrer que le matérialisme ou/et l’égoïsme l’emporte désormais sur la solidarité ou/et l’humanisme. Cependant, Gordon Brown, le premier ministre britannique, a annoncé, ce mercredi 9 avril 08, qu’il n’assisterait pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, sarkozy, fillon prendront-ils cette sage décision ? Chaque citoyen, même modestement, est en capacité de montrer leur réprobation face aux agissements du gouvernement chinois. Des espagnoles "ont déposé une plainte en 2006 à l’Audience nationale de Madrid pour "génocide à l’encontre du peuple tibétain" contre plusieurs dirigeants chinois à la retraite. " Fait révolutionnaire s’il en fut, " En vertu de sa "compétence universelle", la justice espagnole a accepté d’ouvrir le dossier ". (Claude B. Levenson, Tibet : la question qui dérange, 2008). Par ailleurs, pourquoi ne pas boycotter les J.O. à la TV, ou tout au moins la cérémonie d’ouverture ?

par jps publié dans : poly-tics
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Dimanche 6 avril 2008

 

166 mesures + 94 précédentes = 260 mesures qui relèvent plus d’un catalogue que d’un plan global. Sarkozy, et ses collaborateurs ne parviennent pas une synthèse. C’est de l’illusion en grande partie : Rien dans les mains, tout dans les poches (+207% d’indemnités présidentielles et triplement du budget de l'Elysée voté en 2007) et show de vent. Pour être crédible faudrait-il commencer par soi-même et ses services, l'exemplarité a du bon. Cette manière de s'exprimer avec une fausse décontraction, une véritable autosatisfaction nous décrivant tout ce qu'il fait comme exceptionnel, historique et ceci avec de multiples apartés. En fait, C’est brouillon, ce n’est pas un plan de relance, aucune vision de la France. Cela "manque d’une dimension politique et d’une stratégie économique " (Hervé Mariton) 166 mesures pour un gain de 7 milliards d’Euros alors qu’il lui a suffit d’une mesure en début de quinquéna pour réduire les recettes de 15 milliards (bouclier fiscal). C’est du raccommodage après avoir fait des trous dans le budget, d’autant que, encore à l’heure actuelle, des décisions, constituant des dépenses supplémentaires, sont prises. Toutes ces mesures ne sont pas à bannir. Il serait plus juste de les dénommer mesurettes, mais il n’y a pas de petites économies dit l’adage. Selon Alexander Law, chef économiste au cabinet de recherche Xerfi, "on fait des effets d'annonce pour rassurer un peu tout le monde à l'horizon 2012. Auparavant les propositions étaient décevantes. A présent, il semblerait qu’il convient d’être, un tout petit peu, moins critique. Alors, voyons quelques-unes d’entre elles. 

sarkozy préconise un abaissement des plafonds de ressources pour les candidats à un logement social, en parallèle à un relèvement des surloyers payés par les locataires les plus aisés. A priori cette baisse (10%) des seuils d'accès au logement social va dans le bon sens, au regard des logements sociaux que bénéficient certaines personnes dont sont dénombrés quelques élus et conseillers. 

Que les contrats aidés soient réservés aux bénéficiaires de minima sociaux me paraît de bonne gestion. De même que concentrer les aides directes aux entreprises, de moins de 5.000 salariés, qui sont accusées de doublons et d'empilements par plusieurs
rapports récents. L'objectif est d'économiser 200 millions d'euros en les recentrant sur l'innovation et les PME. Très bien, cependant il eut été préférable d’aller plus loin, de les réserver, semble-t-il, aux très petites et moyennes entreprises. 

La suppression des suppléments de pension des fonctionnaires en retraite en outre-mer me paraît être une mesure d’équité, dés lors qu’ils n’ont pas d’attache familiale en ces lieux. Un décret de 1952 accorde, pour compenser le coût de la vie dans les territoires d’outre-mer, aux retraités de la fonction publique civile et militaire installés à la Réunion, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Saint-Pierre-et-Miquelon des suppléments de retraite qui peuvent aller de 35 à 75% selon les territoires, à condition que ceux-ci ne s’absentent du territoire plus de 40 jours par an ou 80 jours tous les deux ans. La Cour des comptes établit son coût à 330 millions d’euros en 2008.

L’utilisation de la nouvelle technologie permet sans aucun doute d’"Alléger la charge de gardes statiques des bâtiments." et peut être d’éviter évitant "le transfert de détenus grâce à la visioconférence ". Cependant il conviendra de veiller à ce que l’allégement des services diplomatiques ne nuise pas au rayonnement de la France et des français à l’étranger. 

Les structures de l'administration vont subir une cure minceur. Ainsi, le nombre des directions régionales de l'Etat sera réduit à huit contre 30-35 actuellement. Une réduction d'effectifs n’est pas forcément synonyme de baisse de qualité des services publics. Au demeurant, il ne faudrait pas que cela mène à l’excès notamment qu’il faille faire la queue dans les administrations.

Dans le même esprit le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite est compréhensible si ce n’est que cette proportion paraît présomptueuse et à condition que cela ne préjudicie pas au bon fonctionnement des services publics : classes surchargées, pas assez d'infirmières ou de lits à l’hôpital, attendre des heures aux urgences avec un enfant malade, si les femmes pour accoucher ne devront faire plus de 100 KM, si les gendarmes pourront intervenir rapidement en cas de nécessité, etc…sinon le remplacement se fera par des prestataires extérieurs qui coûtent nettement plus chers. N’est-ce pas mettre subrepticement en application l’AGCS ?

Je supprime d'un côté 1 fonctionnaire sur 2 et de l'autre je crée de nouveaux postes pour mes amis. N’a t-il pas créé, après les municipales, 4 postes secrétariats d'Etat, alors même que pendant la campagne présidentielle il prônait un gouvernement restreint de 15 membres ? 

La mutualisation des services d’achat, d’habillement et d’alimentation participe à une rationalisation des dépenses. Cependant cette mesure ne saurait masquer les dépenses qu’engendre la présence de plus de 2200 militaires français déployés en Afghanistan (1500 militaires dans ce pays dont 975 à Kaboul), au Tadjikistan, au Kirghizistan et en océan Indien, dans le cadre des opérations de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN et de l'opération Enduring Freedom (OEF). Ils proviennent de l’état-major tactique armé par la 3e brigade mécanisée de Limoges, un escadron d’éclairage et d’investigation du 1er -11e régiment de cuirassiers de Carpiagne, une unité de commandement et de logistique du 126e régiment d’infanterie de Brives-la-Gaillarde, une compagnie d’infanterie du 126e régiment d’infanterie, et un détachement du 31e régiment du génie de Castelsarrazin. 6 avions de combat opèrent en Afghanistan. Ainsi que 28 Rafale et Super Etendard sur un porte-avions. D’autres navires sont également présents à proximité. Alors que le quotidien britannique The Times avance 1.000 soldats français supplémentaires, sarkozy parle d’envoi de 700 hommes à Bucarest en renfort en Afghanistan renfort qui devrait coûter selon lui150 millions d'euros par an. En fait il s’agit bien de 1000 hommes supplémentaires car s’ajoute à ces 700 hommes, 300 hommes supplémentaires pour prendre à Kaboul pour la deuxième fois, la responsabilité de la RCC (Regional Command Capital). C’est à dire le commandement tournant entre trois pays : France, Italie et Turquie et 80 hommes car la France prévoit d'envoyer une cinquième équipe d'OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team) dans la province d'Oruzgan, un secteur confié aux Hollandais. L'effectif de cette OMLT sera d'environ 80 hommes, issus pour l'essentiel du 2ème Régiment étranger d'infanterie (REI). Ainsi nous obtenons un total de 1080 hommes en renfort. Fillon a déclaré mardi à l'Assemblée nationale que la France pourrait envoyer "de l'ordre de quelques centaines de soldats supplémentaires" en Afghanistan pour renforcer le contingent français dans ce pays. C’est vrai que 1000 ce n’est que "quelques centaines ". Sarkozy, Fillon aiment jouer avec les mots et entretenir le flou. Tout est question de sémantique. Quand est-il du nombre exact ? Comment peut-on parler de gestion rigoureuse est en même temps envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan ? Ils ne sont pas à une contradiction prêt. Veulent-ils aider G.Bush d’autant que les conflits en Irak et en Afghanistan lui reviennent très chers. Nous allons dans un bourbier !

Encore d’autres ressources en moins ! Christine Albanel, la ministre de la Culture, a annoncé la création d’une "nouvelle niche", un prêt à taux zéro assorti d’une défiscalisation de plus pour relancer le marché de l’art". Les collectionneurs d’objet d’art peuvent la remercier qui peut se payer des objets d’art ? Une mesure pour les plus aisés et le manque à gagner se fera sur le compte de tous les Français. Les artistes sont choyés, ils ne gagnent pas suffisamment ? Quelle incohérence, suppression de dépenses et concomitamment suppression de recettes !

Ils nous promettent un autre prochain train de mesures : 
Supprimeront ils les voitures avec chauffeurs, les dîners fastueux (au Fouquet ou les réceptions somptueuses de Rachida Dati), la carte bancaire de l'Elysée (en libre service puisque Cécilia l’utilisait), les aller et retour en jet privé (uniquement pour faire acte de présence comme Estrosi) ?
Entreprendront-ils la réforme du système de retraite des parlementaires ? (d’autant qu’ils nous demandent de cotiser une année de plus pour bénéficier d’une retraite à taux plein)
Cesseront-ils le transfert continu des charges sur les collectivités territoriales sans pour autant transférer les budgets ?
Abrogeront-ils l'ensemble des niches fiscales ?
Interdiront-ils les parachutes dorés ?
Redonneront-ils du pouvoir d’achat au Français ?

Nous n’y croyons plus ! Pour ma part avec eux je n’y aie jamais cru ! 

A quand une politique économique et sociale pragmatique et réaliste, en ne privilégiant plus le consumérisme à outrance mais plutôt une juste répartition de la richesse ou de l'impécuniosité conjoncturelle ?

par jps publié dans : sarkozy et la politique économique
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Samedi 29 mars 2008

Lorsque je lis certains commentaires sur quelques sites (nouvelobs, l’express, libération, lemonde, etc…) j’ai envie de vomir, d’hurler. Le manque de capacités cognitives qui se cache parfois derrière une syntaxe ou une sémantique relativement riche ou élaborée est confondante. Comment peut-on raisonnablement assimiler les personnes handicapées à d’autres catégories, comme j’ai pu le lire. L’amalgame fait entre handicapés, chômeurs, retraités etc… Comment s’offusquer de leur venir en aide et rester silencieux face à la gabegie de l’Etat (exemple : Le dépassement de plus de 30% du budget réception de Rachida Dati, le voyage en avion d’Estrosi, etc… ), face à la cupidité de nos dirigeants (l’augmentation de 207 % de l’indemnité présidentielle de sarkozy) [à la manifestation des handicapées du 29 mars 2008, une pancarte indiquait : "1 rolex 15.000 euros = 24 mois d'AAH".] face à la défiscalisation accordée à ceux qui n’en ont pas besoin ? (les 15 milliards de bouclier fiscal). Les Français deviennent-ils de plus en plus égoïstes ? Alors que nous sommes tous des handicapés ou des malades potentiels ! Le matérialisme a supplanté l’humanisme.

Que si cela arrive, par malheur, à ces personnes, aussi injustes envers les handicapés, de se retrouver dans une situation de dépendance ; qu’elles ne disent surtout pas, comme certains électeurs sarkozytes repentis, quelques mois après l’élection des présidentielles : on ne savait pas, on ne pouvait pas deviner.
N’attendez pas que l’information vienne à vous, allez la chercher. La multiplicité des sources est enrichissante et permet parfois d’éviter la pensée unique.

Notre devise est Liberté, Egalité, Fraternité. Liberté ? Les personnes handicapées sont majoritairement dépendantes. Egalité ? Elles ne peuvent vivre égales aux autres citoyens. Fraternité ? Qui leur en témoigne ? Solidarité ? Donnons-leur au moins cela : ce n'est que justice ! Leur allocation se monte à 628€ nettement en dessous du seuil de pauvreté.

Une personne handicapée, en capacités de travailler, à plus de difficultés à trouver un emploi. Leur taux de chômage est de 19 %, soit plus du double du niveau national. Il existe les Etablissements et Service d’Aide par le Travail [ESAT, ex-Centre d’Aide par le Travail (CAT)]. Mais seuls les travailleurs rentables peuvent y parvenir car ces structures sont sur le secteur marchant et doivent donc être concurrentielles.

La loi du 10 juillet 1987 oblige tout employeur du secteur privé et tout établissement public à caractère industriel et commercial occupant 20 salariés ou plus, à employer6 % de travailleurs handicapés. De même que l’Etat, les collectivités locales et les établissements publics hospitaliers. Mais beaucoup d’employeurs préfèrent se libérer de cette obligation d’emploi en versant une contribution financière à l’Association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) et certains employeurs publics s’acquittent de leur obligation par l’emploi direct de personnes handicapées ou, partiellement, en passant des contrats de fournitures de sous-traitance ou de prestations de services avec des entreprises adaptées ou par le versement d’une contribution au " Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique ".

Quelques personnes handicapées ont les plus grandes difficultés à subvenir aux besoins essentiels de la vie se loger, s’alimenter, se laver, se vêtir. Alors les Départements (et non l’Etat) interviennent sous différentes aides. Considérons simplement une personne handicapée qui a besoin d’un véhicule uniquement avec embrayage automatique. Savez vous que les constructeurs vendent plus chers les véhicules automatiques de ceux qui ne le sont pas ? Aucun remboursement de cette importante différence de prix n’est prévu. Non seulement ils sont handicapés mais les coûts supplémentaires engendrés par leurs déficiences physiques sont souvent, soit totalement soit en partie à leur charge. Cet état de fait est imputable autant à la gauche qu’à la droite (y compris Bayrou). De plus, la franchise médicale est venue alourdir cette situation.

Par ailleurs, il convient de savoir que les personnes handicapées n’ont pas les mêmes avantages selon l’origine de leur déficience. Ainsi un accidenté du travail à la possibilité de cumuler son salaire avec son indemnité alors qu’un handicapé (de naissance par exemple) si aux prix de beaucoup d’efforts il s’insère dans la vie active, il perdra le bénéfice de l’AAH (y compris à taux d’invalidité égal).

Vendredi 28 mars 08, à la veille de la manifestation, Xavier Bertrand, le ministre du travail et de la solidarité, et Valérie Létard, la secrétaire d'Etat chargée de la solidarité, ont affirmé que "la politique du handicap [était] au cœur des priorités d'action" du gouvernement. Alors pourquoi le président de l’Association des Paralysés de France pousse un coup de gueule sur France Info ? Jean-Marie Barbier affirme que depuis mai 2007, la ministre de la Santé,  Roselyne Bachelot, lui a accordé neuf rendez-vous avant de les annuler à la dernière minute. Ces membres du gouvernement prennent les Français pour des idiots.

Rappelons-nous que le 19 février 08, sur Canal+, Roselyne Bachelot-Narquin, la ministre de la Santé, déclarait "Les affections de longue durée regroupent des maladies très diverses. Des maladies très graves, comme le cancer, le sida, alzheimer… et des maladies moins graves comme le diabète ou l'hypertension." Sont-ce les premiers signes avant-coureurs d'une évolution à la baisse de la prise en charge de certains diabétiques ? Et bientôt le bouclier sanitaire qui consistera peut être à fixer un plafond annuel de remboursement ?

par jps publié dans : sarkosy et le social
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Vendredi 28 mars 2008

 

Le chômage baisse  (- 0,7% en Fevrier 08)? Etonnant au regard de la conjoncture actuelle. Comment expliquer ce fait ? Par le développement des temps partiels ! Imposés souvent, des plus réduits. (caissière, travail à domicile, etc…). La dégradation des conditions salariales entraîne une amplification du nombre de travailleurs pauvres. Ils ont un emploi mais leur salaire ne suffit pas à subvenir à leur besoin d’existence. D’autres raisons sont évoquées dans le livre de Fabienne Brutus, conseillère à l'emploi "chômage des secrets bien gardés, la vérité sur l’ANPE " 

La consommation des ménages en produits manufacturés (un quart de leurs dépenses) a rebondi de 1,2 % en février, selon les chiffres publiés par l'Insee. C’est le secteur automobile qui en a le plus profité (+ 7,5% en février). Pour obtenir un emploi, il faut très souvent un véhicule car la périurbanisation amplifie le déplacement travail-domicile selon l’INSEE (mars 2007). En 2004, 73 % des salariés quittent leur commune de résidence pour aller travailler, et les salariés résidant dans les pôles urbains travaillent en moyenne à 23,6 km de chez eux, ceux des zones périurbaines (30,5 km) et ceux de l'espace à dominante rurale (28,4 km).

Ceci explique peut être cela ? Mais comment font les Français pour avoir une consommation aussi soutenue malgré la baisse du pouvoir d’achat ? (quoiqu’il y eut une baisse en janvier : - 1,3%). La réponse est simple : alors qu’auparavant les Français faisaient les écureuils désormais les ménages puisent dans leur épargne pour maintenir leur consommation. Bien entendu, ceci ne saurait durer car ce bas-de-laine n’est pas le tonneau des Danaïdes. Au demeurant, ceci explique une nouvelle dégradation du morale des ménages (constatée en Mars 08 par l'Insée).


Les médias se complaisent à dire que sarkozy augmente l'Allocation Adulte Handicapée (AAH) de 5% en 2008. Il eut été plus juste de dire ou d’écrire suivant les cas que cette allocation a été revalorisée de 1,1% en janvier 2008 (c’est à dire nettement moins que l’inflation) et cette AAH s'établit à 628,10 euros par mois, à ce jour. Sarkozy s’est empressé d’annoncer quelques jours avant la manifestation des handicapés une nouvelle augmentation mais les médias se sont bien gardés de dire qu’elle aura lieu le 1er septembre à hauteur de 3,9%. Le total fait effectivement 5% en 2008 mais il aurait été plus exact de l’énoncer comme cela vient d’être détaillé. Comment être autonome et vivre dans ces conditions ? Là encore, c’est la double peine.

La dette de la France dépasse les 1.200 milliards d’euros et représente 63,6% du PIB. Elle demeure nettement supérieure au maximum de 60% du pacte européen de stabilité et de croissance. Eric Woerth, Ministre du budget, impute la responsabilité de ce dérapage des dépenses sur les collectivités territoriales. Trop facile lorsqu’on sait que l’Etat transfert certaines de ses compétentes aux régions, départements et communes sans leur doter les finances correspondantes et que lesdites collectivités territoriales sont majoritairement tenues par la gauche. De plus cette aggravation ne peut leur être imputable qu’à hauteur de 0,2% alors que les dépenses ont progressé de 4%. Par contre, Eric Woerth ne dit pas que Rachida Dati est dépensière en frais de réception qu’elle a dépassé le budget qui lui a été alloué en 2007 (plus de 30%) et qu’en trois mois près des deux tiers de son budget de ces mêmes "frais de réception" pour 2008 sont déjà dépensés (source
médiapart .). M. Woerth admet qu’il y a un peu moins de rentrées fiscales. Bien sûr que la raison est conjoncturelle mais également structurelle notamment par les effets du bouclier fiscal.

par jps publié dans : sarkozy et la politique économique
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