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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 10:00
Par jps - Publié dans : Sarkozy (divers)
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 08:45

1/L’AMF, le gendarme de la Bourse de Paris a estimé que, dans l’affaire EADS, le délit d’initié n’était pas avéré. Selon l’AMF les dix-sept personnes soupçonnées dont sept anciens ou actuels dirigeants du groupe, y compris Noël Forgeard, ancien coprésident d’EADS, n’avaient pas utilisé d’information privilégiée pour s’enrichir. Elle a également mis hors de cause les personnes morales EADS, l’allemand Daimler et le français Lagardère.


Pourtant Antoine Courteault, rapporteur de la commission des sanctions, avait recommandé de sanctionner, notamment une amende de 5,45 millions d’euros à l’encontre de Noël Forgeard. Il n’a donc pas été suivi par la commission dont il fait lui-même partie.


Les principaux dirigeants d’EADS n’auraient pas eu connaissance des importants retards de livraison de l’A380 et de la révision du programme de l’A350, qui allaient être l’origine de la turbulence boursière subie par EADS  ? Veulent-ils nous faire croire que les dirigeants de société ne connaissaient pas l’état d’avancement de leurs projets ?


Cette enquête administrative est donc close. Attendons la suite réservée à l’enquête pénale ouverte en 2006. Rappelons que Jean-Pierre Jouyet a été nommé président à la tête de l’AMF par Sarkozy, proche des socialistes transfuge à un moment donné au gouvernement de Fillon.


Ils ont empochés des millions, spoliés des petits porteurs et ont mis des milliers de personnes au chômage. Leurs bourses sont pleines  ;-). Noel Forgead avait engrangé une plus-value de 3,7 millions d’euros en vendant ses actions avant la chute du cours de celle-ci. La raison du plus fort est toujours la meilleure.


2/Le parquet de Paris a infligé le 17 décembre 2009 un simple rappel à la loi au socialiste Julien Dray qui était accusé de détournement de fond. " Aucun élément objectif de l’enquête, ni aucune déclaration, ne permet d’apporter la preuve, avec suffisamment de certitude, qu’il connaissait l’origine véritable des fonds ". Le Parquet n’a retenu que l’achat non justifié d’une montre valant 7.000 euros. Qui pourrait s’en sortir à si bon compte après avoir pris une telle somme  ?


Je me souviens que le mardi 13 octobre 2009 au matin sur Canal +, julien Dray a pris la défense de Jean Sarkozy pour sa nomination à la présidence de l’Epad. Je me souviens qu’à l’occasion de la dixième édition, du Club de la presse Internet en avril 2008 Julien Dray avait dit qu’il a du respect pour Nicolas Sarkozy et qu’il ne désapprouvait pas le virage atlantiste de Nicolas Sarkozy.


Selon que vous soyez puissant ou misérable les jugements des cours vous rendront blanc ou noir (La Fontaine). Dans un pays où la justice n’est pas la même pour tous, comment est qualifié ce régime  ? Lorsqu’on se désintéresse de l’intérêt général au profit des intérêts particuliers, que cela dénote-t-il. "

Par jps - Publié dans : sarkozy et la justice
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 14:18

Des 2007 la politique sarkozienne donnait des signes de désengagement dans la recherche contre les maladies rares, refusant par exemple d’individualiser des lignes spécifiques de recherche. Concomitamment l’équipe de sarkozy a créé la franchise médicale, le non-remboursement croissant des médicaments, et va augmenter dès janvier 2010 le forfait hospitalier, à cela s’ajoute l’augmentation des mutuelles. Ce sont autant de charges supplémentaires pour les malades.

Malgré cela les Français donnent moins au Téléthon ? La solidarité, la compassion, l’humanisme perd chaque jour du terrain au profit de l’individualisme, de l’égocentrisme. Même si l’émission peut avoir certains cotés niais, ringard et kitchissime, comme rester insensible à la souffrance d’autrui ?


Comment peut-on opposer une maladie à une autre maladie, comme l’a fait Pierre Bergé cet entrepreneur français en confection de luxe ?

A l’instar des deux rapports de la cour des comptes, il ne me semble pas condamnable qu’une telle association, s’engageant sur de longs programmes, place de l’argent afin de pouvoir faire face, à l’avenir, à des situations financières difficiles car le montant des dons n’est jamais garanti. La preuve  : ils ont recueilli cette année 5 millions d’Euros de moins que l’année dernière. Il ne faut pas essayer de se donner de faux arguments pour se déresponsabiliser (à l’exception de ceux qui souffrent du contexte économique).

En faisant un don pour le Téléthon, vous pouvez obtenir une réduction fiscale de 66%, ce qui équivaut à obliger sarkozy à s’engager indirectement dans cette recherche.


Nous sommes tous gagnants des progrès de la recherche et tous, de près ou de loin, concernés. 1 français sur 20 est concerné par une maladie génétique. Si ce n’est nous, ce peut être une proche, un fils, une filleule, une nièce un petit fils, etc…. mais nous même, aussi, alors même que nous sommes apparemment en bonne santé.

L’AMF investit dans la recherche contre l’infarctus du myocarde, sommes nous à l’abri de cette déficience ?. L’I-Stem, le centre de recherche et d’étude des cellules souches, dirigé par Marc Peschanski, dont l’AFM est membre fondateur, travaille sur la capacité des cellules souches à se transformer en différents types de cellules (peau, muscle, sang, foie, coeur), et les chercheurs espèrent reconstruire un organe ou un tissu malade. Cette régénerescence par des cellules souches profitera à beaucoup de malades.

En 2009, l’AFM apporte son soutien à 34 essais cliniques en cours ou en préparation, en France ou à l’étranger.

13 maladies neuromusculaires : myopathies de Becker et Duchenne, amyotrophie spinale, dystrophies musculaires des ceintures, dystrophie facio-scapulo-humérale, myotonie de Steinert, myosites à inclusion, dystrophie musculaire oculo-pharyngée, maladie de Charcot-Marie-Tooth, paralysies périodique, déficit en CPT2, dysferlinopathies...


- 6 maladies neurologiques ou neurodégénératives : adrénoleucodystrophie, leucodystrophie métachromatique, maladie de Huntington, ataxie de Friedreich, maladies de San Filippo (MPS IIIa et IIIb)


- 6 maladies du sang et du système immunitaire : déficit en ADA, syndrome de Wiskott-Aldrich, drépanocytose et bêta-thalassémie, porphyrie (Porphyrie érythropoïétique congénitale), maladies auto-immunes compliquées d’une myélodysplasie secondaire.


- 2 maladies de la peau : épidermolyse bulleuse jonctionnelle, épidermolyse bulleuse dystrophique


- 1 maladie de la vision : dystrophie rétinienne avec déficit en RPE 65 (Amaurose de Leber)


- 1 maladie du vieillissement accéléré : progéria


Et les résultats se font jour  :


Déficit immunitaire DICS-X : l’équipe française de Alain Fischer et Marina Cavazzana-Calvo (Inserm, Necker, Paris) et l’équipe anglaise d’Adrian Trasher, ont traité une vingtaine d’enfants qui ont leur système immunitaire restauré. Alors que les autres thérapies avaient échoué et que 19 enfants sont aujourd’hui guéris,
 

Déficit immunitaire ADA-SCID : l’équipe italienne de Maria-Grazzia Roncarolo (TIGET, Milan), co-financée par les Téléthon italien et français, a traité avec succès 12 enfants atteints qui ont vu leur système immunitaire restauré.

Adrénoleucodystrophie : l’équipe française de Pr Aubourg et du Dr Cartier (Inserm, Hôpital Saint-Vincent de Paul) ont réussi à stopper la maladie chez 2 enfants atteints de cette grave maladie du cerveau.

De ces considérations, par humanisme, par solidarité, donnez  ! Encore  ! Encore plus  ! Vous pouvez encore car comme chaque année, le standard du 36-37 restera ouvert toute la semaine. Les promesses de dons s’enregistrent également sur internet  :
afm-telethon.fr.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 13:22

Un constat amer

De 2001 à 2009, les dépenses de santé des français ont augmenté de 40 à 50% en moyenne. Ce taux tient compte des cotisations versées à une complémentaire santé et ce qui est payé aprés rembousement. (Etude de la société Jalma, cabinet de conseil spécialisé en protection sociale).

Les plus de 65 ans sont les plus touchés car pour eux cela représente 11% de leur budget. Les jeunes (25ans) ne sont pas épargnés car cette hausse est de 68 % pour cette catégorie d’âge. Pour un couple de personnes de 55 ans, assurées à titre individuel, le coût a augmenté de 62% (et représente 7,12% du revenu disponible en moyenne). Ces dépenses de santé sont plus élevées pour les personnes ayant un contrat de complémentaire santé individuel que pour celles couvertes dans le cadre d’un contrat collectif via l’employeur.

Les raisons sont multiples

Les raisons sont la multiplication des déremboursements, les hausses des forfaits, la franchise médicale et les hausses des honoraires médicaux, y compris la généralisation des dépassements d’honoraires, alors que le revenu des Français n’a quasiment pas augmenté. Il ne faut pas s’attendre à une inversion de tendance, car les organismes de complémentaire santé envisagent d’augmenter leurs tarifs de 4 à 7% en 2010.
 


Plus précisément

- Dans un rapport d’avril 2007, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) soulignait que les dépassements d’honoraires avaient augmenté "de plus de 40 % en dix ans en valeur réelle", au point de devenir un "obstacle à l’accès aux soins".


- Les consultations médicales, entre 2002 et 2007, chez le médecin généraliste sont passées de 15 euros à 22 euros. Cela représente une augmentation de salaire brut de 46,67 %.

Qui peut faire état d’une telle augmentation de salaire  ?

Entre 1990 et 2004, le revenu des médecins spécialistes a progressé trois fois plus vite que celui des salariés, ( Haut conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie – Hcaam).


- Une des raisons est aussi l’irrationalité des prescriptions des médecins qui est due aux démarchages des visiteurs médicaux pratiques déjà dénoncées dans la revue "que prescrire"

- Par ailleurs, l’UFC-Que choisir (septembre 2007) avait estimé que le Plavix (clopidogrel) faisait l’objet d’une surprescription en France (+88% de 2002 à 2006), qui engendre "un gâchis important". Ainsi, "sur la période 2002-2006, c’est 350 millions d’euros de dépenses qui ne peuvent pas être justifiées. Soit 70 millions d’euros par an", alors que si, à la place, l’aspirine Protect, 27 fois moins chère, avait été prescrite cette année-là, 89 millions d’euros auraient été économisés.


- Entre autres raisons n’y a t-il pas aussi le fait que la France compte de trop nombreux hôpitaux privés à but lucratif. En 2006 (excusez moi je ne retrouve plus la source de ces chiffres), sur un total de 3012 hôpitaux français, seuls 1008 étaient des hôpitaux publics ; 868 étaient des hôpitaux privés à but non lucratif (PNL), et 1136 des hôpitaux à but lucratif.


- Bien sûr, certains assurés contribuent, également, à accroître ce déficit par des arrêts de complaisance ou de la médication à outrance, mais là encore le médecin n’est pas exempt de toute responsabilité.


A l’avenir
Les associations et les collectifs d’usagers, notamment Collectif interassociatif sur la santé, dénoncent la disparition progressive de l’assurance maladie solidaire qui à terme pourrait ne plus rembourser que 50% des dépenses de santé. La solution serait, alors, les assurances privées que de nombreux français ne pourront s’offrir.


Déjà en 2006, 7 % des Français déclaraient ne pas avoir de couverture maladie complémentaire et 14 % des Français disaient avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des douze derniers mois, [ enquête de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes)]. Nous sommes bien loin des promesses de Sarkozy pendant sa campagne électorale lorsqu’il promettait de mieux prendre en charge les frais dentaires ou de lunettes.


Le principe de la sécurité sociale était "on cotise selon ses capacités et on se soigne selon ses besoins ". Très bientôt " on se soignera selon ses capacités "


 

 Nota bene: Nora Berra, secrétaire d’Etat en charge des Ainés a été en maladie du 23 mai au 6 novembre 2008 lorsqu’elle était chez Sanofi-pasteur. Il n’y a rien de condamnable sauf que pendant ces 5 mois et demi, elle continuait à assurer ses mandats d’élus en participant notamment à des conseils municipaux. Ce faisant elle percevait ses indemnités d’élus et de la sécurité sociale. Bel exemple ! Qu’en pense Frédéric Lefebvre qui voulait instaurer le travail pendant les congés maladies ?

Par jps - Publié dans : sarkosy et le social
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 16:01

Sarkozy veut supprimer la taxe professionnelle mais il ne sait pas comment compenser cette perte de recette pour les collectivités territoriales. Au gouvernement de régler cela par le dépôt d’un projet de loi. Philippe Laurent CG des Hautes seines dit, au sujet de la réforme de la taxe professionnelle, aucune simulation n’a encore été fournie par Bercy sur les conséquences à moyen termes des propositions faites.


Le Sénat vient de voter, dans le cadre du projet de loi finance pour 2010, la suppression de la taxe professionnelle. Preuve est faite que les manifestations hostiles de Raffarin avec ses collègues du Sénat n’étaient que gesticulations. François Mitterand qualifiait la Taxe professionnelle d’impôt imbécile. Il avait raison mais à ce jour le dispositif est tout autre car au fil des ans il a subit des modifications conséquentes (A titre d’exemple, elle n’est plus assise sur les salaires). Les secteurs du commerce et des services, et plus largement les classes moyennes seront les principales victimes de la suppression de la taxe professionnelle.


Remplacement de la TP par la CET

Schématiquement, sans entrer dans les détails, la taxe professionnelle repose pour (disons) 20% sur la valeur locative des constructions, bâtiments, terrains et 80 % sur les outils de production (matériels et outillages). La suppression de la taxe professionnelle est en fait la suppression de cette part de 80 % estimée à 22,6 milliards d’Euros pour les collectivités territoriales dont 13,6 milliards pour les seules communes et communautés.

Il est prévu de compenser ce manque à gagner par une cotisation économique territoriale composé de deux parts :

- une Cotisation locale d’activité (CLA), basée sur les valeurs locatives foncières (ou exceptionnellement sur les recettes pour les professions libérales). Cette CLA serait exclusivement affectée aux communes et aux structures intercommunales.

- une Cotisation complémentaire (CC), calculée en fonction de la valeur ajoutée de chaque entreprise, en fonction d’un taux arrêté au niveau national. Cette cotisation complémentaire serait réservée aux départements et aux régions, devenant leur principale ressource fiscale


Quelques effets de cette suppression


Transfert de fiscalité au détriment des secteurs du commerce et des services

Etant donné que ce n’est plus l’outil de production qui est taxé mais la valeur ajoutée les secteurs du commerce et des services s’en trouveront affectés. La valeur ajoutée de l'industrie est beaucoup plus importante que celle des services ou du commerce, mais comme la taxe sur la valeur ajoutée est plafonnée, cela réduit très fortement la part payée par l'industrie. Ainsi il y aura transfert d’une partie du poids de la taxe professionnelle de l'industrie vers les commerces et services. Si le secteur du commerce est moins soumis à la concurrence internationale (quoique), il n’en est pas de même pour celui des services (exemple les banques, certaines sociétés de conseils, etc…). Encore une illustration du principe soporifique sarkozien. On réduit les charges fiscales sur un petit nombre et on les augmente sur les autres. Ainsi on avantage une minorité pour en faire supporter le poids par une majorité ainsi la mesure apparaît indolore.


Transfert de charge sur les ménages

Les communes et communautés seront les plus pénalisées car les recettes ne seront plus liées au potentiel économique. La suppression de cette recette dynamique est fort préjudiciable car elle est remplacée par une recette assise sur une base qui à la particularité d’être constante. Ainsi, plus le temps passe plus les communes devront trouver des ressources de substitution. Celles-ci n’auront d’autres moyens que de ponctionner les ménages pour compenser cette perte, d’où une augmentation prévisible des impôts locaux.


Disposition constituant un frein à l'emploi

La nouvelle taxe professionnelle (TP) sera un frein au développement de l’emploi car la contribution économique territoriale (CET) sensée remplacer la TP sera assise sur la valeur ajoutée qui comprend la masse salariale. La fraction assise sur la valeur ajoutée du précédent dispositif ne concernait que les entreprises dont le chiffre d'affaires était supérieur à 7,6 millions d'euros. Ce seuil est abaissé à 500 000 euros avec la CET


Accentuation du déficit national

En 2010, "année de transition", les communes et les intercommunalités "percevront le produit de la taxe professionnelle, avec la garantie que ce produit ne pourra pas être inférieur à celui perçu en 2009". Cette garantie s’illustrera par le versement d’une compensation par l’Etat pour 2010 (Et quid des années à venir ?). Il en résulte un accroissement du déficit sur le budget de la nation.


L’impact économique n’est pas avéré

S’il n’y a nul doute à penser que l’augmentation des charges pénalise la compétitivité de nos entreprises, aussi paradoxale que cela puisse paraître la baisse des charges n’induit pas mécaniquement une hausse de la compétitivité des entreprises, comme l’illustre l'épisode de la baisse de la TVA accordé à la restauration qui n'a guère servi qu'à augmenter les marges de la profession.

Par ailleurs, il convient de signaler qu’actuellement, y compris avec la taxe professionnelle et autres taxes locales, la France en comparaison avec ses voisins européens immédiats est bien positionnée en ce qui concerne la fiscalité globale qui pèse sur les bénéfices des entreprises. La France, avec 34,9 %, est en meilleure position que l’Allemagne (38,7 %), l’Italie (37,3 %), et l’Espagne (35%). (Baromètre de la compétitivité fiscale 2007 - Ernst & Young)


La mesure est contre productive

Il était dans l’intérêt des communes et des communautés urbaines, d’agglomérations ou de communes, de développer leur tissu économique car cela avait pour effet d’augmenter le produit résultant de la taxe professionnel. Remplacer tout ou partie de la taxe professionnelle par des dotations ou des impôts moins dynamiques n’incitera pas les collectivités territoriales à aménager des zones économiques car elles obtiendront en contrepartie moins de recettes, dans leur montant, comparativement aux charges supplémentaires engendrées.


Reste qu’à tout malheur est quelque chose de bon

Ceci permettra t-il aux collectivités territoriales d’être plus soucieuses de leur charge en personnel? Dans son rapport sur "la conduite par l’Etat de la décentralisation", la Cour des comptes constate une "croissance totale des effectifs de 62,8 % au sein des collectivités territoriales entre 1980 et 2006 qui se décompose en une hausse de 47,5 % dans les communes et de 147 % dans les structures intercommunales ". Bien entendu, ceci résulte en partie du transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales, mais ceci n’explique pas tout car chacun a pu constater que lors des campagnes électorales locales les recrutements sont trop importants en certains endroits.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 20:09

Il est prévu la suppression du juge d’instruction, d’une part, et de confier les fonctions d'instruction et de mise en accusation au parquet, d’autre part, ce qui est contraire au droit communautaire (CEDH, 4 déc. 1979, n° 7710/76, Schiesser c/ Suisse). Je rappelle que le parquet ou ministère public regroupe des magistrats (procureurs, procureurs généraux, etc…) sous la hiérarchie du pouvoir politique en l’occurrence du ministre de la justice, garde des sceaux.

Il est regrettable que la solution de collégialité de juges dans l’instruction n’ait pas été retenue, d’autant que la Cour européenne des droits de l'homme a jugé que le procureur de la République n'est pas une autorité judiciaire indépendante au sens de l'article 5 de la Convention (CEDH, 10 juill. 2008, Medvedyev c/ France).


Le parquet aura le choix du moment de l'ouverture de l'instruction. Il pourra également faire traîner les dossiers jusqu’à ce qu’à ce que la prescription de l'action publique puisse être opposée. Bien sûr, la loi du 9 mars 2004 prévoit l’exercice d’un recours gracieux devant le procureur général, mais le problème reste entier car ce dernier est soumis hiérarchiquement au ministère de la Justice.

A l’incrimination portée au gouvernement de vouloir ainsi étouffer les affaires, certains pourraient rétorquer que le juge de l'enquête et des libertés (JEL) est censé assurer la loyauté de l'enquête. Il est en capacité d'interpeller le magistrat-enquêteur appartenant au parquet. Mais ce dernier n’a aucun pouvoir hiérarchique, comment peut-il exiger qu’un membre du parquet se dessaisisse de tel ou tel dossier ? Le JEL sera t-il révocable à tout moment ? Si tel est le cas, cela nuirait à son indépendance.


De nombreuses informations judiciaires en matière économique et financière, de santé publique, ou d'homicides involontaires sont à l’origine de plainte déposée avec constitution de partie civile. Hors cette possibilité ne semble plus ouverte. Ainsi, si le parquet décide de classer sans suite une affaire, étant donné que le JEL à une marge de manœuvre plus restreinte que l’actuel juge d’instruction, les incriminés seront à l’abri et pourront continuer leurs "petites affaires ".
 

Si ces dispositions préconisées avaient été en vigueur par le passé, y compris récent, alors les affaires d’ELF et du sang contaminé n’auraient jamais vu le jour. De même, Jean-Marie Messier, dans le dossier Vivendi-Universal, n’aurait jamais été renvoyé en correctionnel car le procureur y était opposé. Ainsi, en cas d’abus de biens sociaux concernant des personnes incriminées proches du pouvoir les petits actionnaires qui voudraient se plaindre feraient face à une forte inertie ou un classement sans suite. Jean Tiberi n’aurait jamais été poursuivi pour fraude électorale car le parquet avait fait preuve d’une abstention volontaire selon Syndicat de la magistrature. Et Chirac n’aurait jamais et renvoyé en correctionnel, pour détournements de fonds publics et abus de confiance, dans le cadre des emplois fictifs supposés à la ville de Paris.

 

On peut légitimement s’inquiéter de l’issue qui sera réservée aux futures affaires en lien avec la raison d’Etat, ou concernant de forts lobbies, même si le droit communautaire en dispose autrement. Lorsqu’ils veulent passer un texte en force, les politiques ne se soucient guère de savoir s’ils sont conformes à cette source de droit. En effet, il a été , tant de fois, rappelé à la France de respecter le droit communautaire. Le justiciable se voit, parfois, contraint d’épuiser les voies de droit interne avant de saisir la juridiction européenne.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la justice
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 23:43

L’immunité présidentielle à ce jour
 

Pendant son mandant, le Président de la République Française " n'est pas responsable " sous réserve de son éventuelle poursuite par la Cour pénale internationale (art. 53-2 de notre constitution) ou de la mise en œuvre de la procédure de destitution. Ainsi ,le Président de la République Française peut commettre des méfaits dès lors que ces derniers n’entrent pas dans les compétences de la Cour pénale internationale alors que le commun des citoyens serait condamné.


Bien sûr, il peut être mis en œuvre la procédure de destitution (art. 68 de notre constitution) qui aboutit à une sanction politique appliquée en cas de " manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ". Reste qu’il apparaît difficile (pour ne pas dire impossible) pour la Haute cour, qui n’est plus de justice, de se saisir d'une infraction sans rapport avec la fonction ; au risque que la décision rendue soit annulée par Cour européenne des droits de l'homme pour violation de l’article 6 de la convention européenne des droits de l'homme.

 

Dans ces conditions il faut attendre la fin du mandat présidentiel car à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation des fonctions, les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre le Président de la République Française, d’autant que tout délai de prescription ou de forclusion a été suspendu.(art. 67 de notre constitution).

 

Evitons donc de développer un sentiment d’impunité


Evitons une " jurisprudence " Chirac (*), par laquelle en raison de son âge ou de son ancien statut de Président de la République Française, il bénéficierait d’un exception. Sinon l'immunité ne serait plus temporaire et cela développerait un sentiment d’impunité de celui qui occupe ou a occupé la fonction de Président de la République Française. La justice doit passer quelles que soient les personnalités mises en cause. Il n’est pas concevable de continuer plus longtemps à protéger ceux qui ont accédé au sommet du pouvoir.

 

Dans le dossier de l’attribution de marchés public des HLM de la Ville de Paris, tous les actes concernant Jacques Chirac ont été annulés pour vice de forme en 2001 et il y a eu prescription dans l'affaire des frais de bouche du couple Chirac qui aurait eu pour 1,35 million de dépenses alimentaires entre 1987 et 1995, réglés en liquide.

Par ailleurs, Jacques Chirac est cité, par certains, dans les affaires de ventes d'armes à l'Angola, de Clearstream et du Ministre " suicidé " Robert Boulin

Reste, aussi, à suivre l’affaire Euralair qui est toujours en cours d’instruction.

 

Alors dans l’affaire des emplois fictifs du RPR payés par la Mairie de Paris, pour laquelle Jacques Chirac est envoyé en correctionnel, laissons la justice faire son travail. .. sauf que le parquet a 5 jours pour faire appel de cette décision par l'intermédiaire du procureur de la République de Paris.

 

(*) : Bien entendu cette " jurisprudence " Chirac est en droit impossible (mais en fait ?). C’est une hypothèse démontrant l’absurdité d’une tolérance que certains préconisent en la circonstance.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 17:18


Le 22 avril 2009 on s’engage

François Fillon, Premier ministre, avait annoncé le 22 avril 2009 sur France Inter qu’une fiscalité " extrêmement importante " frapperait les retraites supplémentaires de certains grands patrons " le mécanisme qui consiste à faire financer par l’entreprise les retraites d’un certain nombre de cadres et de dirigeants n’est pas une solution acceptable ". Un texte devrait être voté en ce sens " à l’occasion de la prochaine discussion budgétaire ". (Exemples de retraite "chapeau" - Source l’expansion Michel Pébereau BNP Paribas : 800 000 euros/an et Georges Pauget Crédit agricole : 780 000 euros/an)


Le 29 octobre 2009 on se renie

Cependant les députés UMP ont renoncé, à la demande du gouvernement, ce 29 octobre 2009, dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010, à réformer le dispositif régissant le système des retraites dites "chapeau", pourtant adopté en commission. Eric woerth, ministre du Budget, a expliqué au groupe UMP que les retraites "chapeau" ne concernaient pas seulement quelques hauts dirigeants très bien payés mais des milliers de cadres.


Par un argument spécieux

L’argument est spécieux car, bien que le régime de base de retraite concerne des millions de personnes, cela ne gène nullement ce gouvernement de prévoir une réforme des retraites, des salariés comme des fonctionnaires. Lors de son discours au Congrès le 22 juin 2009, Nicolas Sarkozy avait déclaré "Quand viendra le temps de la décision à la mi-2010, que nul ne doute que le gouvernement prendra ses responsabilités […] Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité". Eric Woerth est allé un peu plus loin, en se disant favorable "à titre personnel" au report de l’âge légal. Ceci aura des répercussions car une réforme du régime de base ouvrirait aussi la voie à celle des deux régimes complémentaires (Agirc et Arcco).


Et qu’en est-il du régime de retraite des élus ?


Par jps - Publié dans : sarkosy et le social
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 12:28

L'Assemblée nationale a adopté l’amendement 48, par 44 voix contre 40, relatif à la taxe additionnelle de 10% sur les bénéfices des banques, pour la seule année 2010. Cette taxe rapporterait entre un et deux milliards d’euros au budget de l’Etat selon certains, bien que Bercy évalue à 600 millions d’euros le bénéfice pour 2010. En Belgique, a été mis en place cette contribution exceptionnelle des banques estimée à 540 millions d’euros annuels (à terme). L’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis réfléchissent à l’instauration d’une telle contribution. Au regard de notre abyssal déficit budgétaire, la France aurait besoin de cet apport. Hé bien non !


Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a fait savoir qu'elle demanderait son annulation parce que " deux " députés de la majorité se sont "trompés" en votant. Le député de Paris Jean-François Lamour, qui détenait la procuration d'un autre parlementaire, a déclaré s’être trompé de bouton… En fait, on peut s’interroger sur la réalité de cette erreur car Jean-François Lamour avait déclaré "Ce serait une vraie avancée si les banques contribuaient de manière pérenne à leur régulation "

 


Pression de la part du gouvernement ou véritable erreur ? Le problème n’est pas là. C’est la réalité de deux dysfonctionnements majeurs qui pose souci. Tout d'abord l'absentéisme de nos chers élus : 84 présents sur plus de 577, bravo ! Ensuite le respect du vote quel qu'il soit, est un principe de base de toute démocratie digne de ce nom

Ça devient une manie, quand le résultat d'un vote ne correspond pas aux attentes, on fait revoter, par exemple le traité de Lisbonne (devant les parlementaires, et non par un nouveau référendum) , la loi Hadopi (en avril 2009) et maintenant la taxe sur les banques. Cela devient insupportable ! C’est de l'indécence démocratique !!! On fait revoter tant que l'issue programmée n'est pas obtenue. L’Assemblée Nationale, c’est la représentation de députés godillots asservis à la volonté de sarkozy.


Demandons à ce que les Français revotent pour la Présidentielle car nombre d’électeurs déclarent, aujourd’hui, s’être trompés en votant sarkozy, le 6 mai 2007.

Après la clôture du scrutin, les votes ne peuvent plus être modifiés ; en revanche, le détail nominatif des votes peut être accompagné de mises au point lorsqu’un député s’est trompé sur le sens du vote qu’il souhaitait émettre ou lorsqu’il n’est pas parvenu à émettre son vote par erreur de manipulation ou par défaillance du système électronique. Mais cette disposition ne convient pas au gouvernement Fillon, alors leur seule issue, dans ce cas, est de procéder à un nouveau vote !


Suivant un principe républicain rappelé dans le Règlement de l’Assemblée Nationale " l’Assemblée est toujours en nombre pour délibérer et pour régler son ordre du jour ". Les votes sont donc valables quel que soit le nombre de présents sauf si un président de groupe demande la vérification du quorum avant l’ouverture du scrutin. Cette demande n’est prise en compte que si la majorité des membres de ce groupe sont eux-mêmes présents dans l’hémicycle (réforme du Règlement de 2009). Le quorum désigne la présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale de la majorité absolue des députés (calculée sur la base du nombre de sièges effectivement pourvus). Lorsqu’un vote ne peut avoir lieu, faute de quorum, la séance est suspendue et le scrutin est reporté d’au moins quinze minutes (depuis juin 2009). Le vote est alors valable quel que soit le nombre de députés présents. Il est regrettable que le respect du quorum ne soit pas systématique, d'autant que les décisions prises dans cette assemblée engagent la Nation ou concernent très souvent l'ensemble des Français.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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