!!!

 

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Samedi 7 novembre 2009

Sarkozy gere la France en capricieux.

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  • Il veut créer un emprunt mais il ne sait pas pour quelle utilité, alors il charge juppé et Rocard d’en déterminer l’utilisation et au gouvernement d’en fixer le montant.
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  • Sarkozy veut supprimer le juge d’instruction sans ce soucier des effets sur la procédure pénale et il ne sait par quoi le remplacer. Alors, il charge la commission Leger de trouver une solution.
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  • Pour la Taxe professionnelle c’est identique il veut la supprimer mais il ne sait pas comment compenser la perte de cette recette pour les collectivités territoriales. Au gouvernement de régler cela par le dépôt d’un projet de loi. Philippe Laurent CG des Hautes seines dit, au sujet de la réforme de la taxe professionnelle, aucune simulation n’a encore été fournie par Bercy sur les conséquences à moyen termes des propositions faites.

Sarkozy met la charrue avant les bœufs. Aucune réflexion. Aucune vision d’avenir. Sarkozy, à lui seul, c’est une entreprise de destruction.

 


 

Lorsqu’il est décidé de supprimer une recette cela nécessite, pour assurer un équilibre, soit une compensation par l’augmentation d’une autre recette soit une baisse des dépenses.

Il en est ainsi de la suppression de la taxe professionnelle car les collectivité territoriales bénéficiaires de ce produit ne sont pas autoriser à voter un budget en déséquilibre.

 


Schématiquement, sans entrer dans les détails, la taxe professionnelle repose pour (disons) 20% sur la valeur locative des constructions, bâtiments, terrains et 80 % sur les outils de production (matériels et outillages). La suppression de la taxe professionnelle est en fait la suppression de cette part de 80 % estimée à 22,6 milliards d’Euros pour les collectivités territoriales dont 13,6 milliards pour les seules communes et communautés.


Il est prévu de compenser ce manque à gagner par une cotisation économique territoriale composé de deux parts :

 

- une Cotisation locale d’activité (CLA), basée sur les valeurs locatives foncières (ou exceptionnellement sur les recettes pour les professions libérales). Cette CLA serait exclusivement affectée aux communes et aux structures intercommunales.
- une Cotisation complémentaire (CC), calculée en fonction de la valeur ajoutée de chaque entreprise, en fonction d’un taux arrêté au niveau national. Cette cotisation complémentaire serait réservée aux départements et aux régions, devenant leur principale ressource fiscale

 

Quelques effets de cette suppression

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  • L’impact économique n’est pas avéré
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S’il n’y a nul doute à penser que l’augmentation des charges pénalise la compétitivité de nos entreprises, aussi paradoxale que cela puisse paraître la baisse des charges n’induit pas mécaniquement une hausse de la compétitivité des entreprises, comme l’illustre l'épisode de la baisse de la TVA accordé à la restauration qui n'a guère servi qu'à augmenter les marges de la profession.

 

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  • La mesure est contre productive
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Il était dans l’intérêt des communes et des communautés urbaines, d’agglomérations ou de communes, de développer leur tissu économique car cela avait pour effet d’augmenter le produit résultant de la taxe professionnel. Si l’on supprime cette recette, alors il n’y a plus aucun intérêt, pour ces dernières, d’aménager des zones économiques car elles n’attendront en contrepartie aucun bénéfice si ce n’est des charges supplémentaires.

 

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  • Transfert de charge sur les ménages
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Les communes seront les plus pénalisées car les recettes ne seront plus liées au potentiel économique. La suppression de cette recette dynamique est fort préjudiciable car elle est remplacée par une recette assise sur une base qui à la particularité d’être constante. Ainsi, plus le temps passe plus les communes devront trouver des ressources de substitution. Celles-ci n’auront d’autres moyens que de ponctionner les ménages pour compenser cette perte, d’où une augmentation prévisible des impôts locaux.

 


Reste qu’à tout malheur est quelque chose de bon.

Ceci permettra t-il aux collectivités territoriales d’être plus soucieuses de leur charge en personnel ? Dans son rapport sur " la conduite par l’Etat de la décentralisation ", la Cour des comptes constate une "croissance totale des effectifs de 62,8 % au sein des collectivités territoriales entre 1980 et 2006 qui se décompose en une hausse de 47,5 % dans les communes et de 147 % dans les structures intercommunales ". Bien entendu, ceci résulte en partie du transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales, mais ceci n’explique pas tout car chacun a pu constater que lors des campagnes électorales locales les recrutements sont trop importants en certains endroits.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la politique économique
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Dimanche 1 novembre 2009

Il est prévu la suppression du juge d’instruction, d’une part, et de confier les fonctions d'instruction et de mise en accusation au parquet, d’autre part, ce qui est contraire au droit communautaire (CEDH, 4 déc. 1979, n° 7710/76, Schiesser c/ Suisse). Je rappelle que le parquet ou ministère public regroupe des magistrats (procureurs, procureurs généraux, etc…) sous la hiérarchie du pouvoir politique en l’occurrence du ministre de la justice, garde des sceaux.

Il est regrettable que la solution de collégialité de juges dans l’instruction n’ait pas été retenue, d’autant que la Cour européenne des droits de l'homme a jugé que le procureur de la République n'est pas une autorité judiciaire indépendante au sens de l'article 5 de la Convention (CEDH, 10 juill. 2008, Medvedyev c/ France).


Le parquet aura le choix du moment de l'ouverture de l'instruction. Il pourra également faire traîner les dossiers jusqu’à ce qu’à ce que la prescription de l'action publique puisse être opposée. Bien sûr, la loi du 9 mars 2004 prévoit l’exercice d’un recours gracieux devant le procureur général, mais le problème reste entier car ce dernier est soumis hiérarchiquement au ministère de la Justice.

A l’incrimination portée au gouvernement de vouloir ainsi étouffer les affaires, certains pourraient rétorquer que le juge de l'enquête et des libertés (JEL) est censé assurer la loyauté de l'enquête. Il est en capacité d'interpeller le magistrat-enquêteur appartenant au parquet. Mais ce dernier n’a aucun pouvoir hiérarchique, comment peut-il exiger qu’un membre du parquet se dessaisisse de tel ou tel dossier ? Le JEL sera t-il révocable à tout moment ? Si tel est le cas, cela nuirait à son indépendance.


De nombreuses informations judiciaires en matière économique et financière, de santé publique, ou d'homicides involontaires sont à l’origine de plainte déposée avec constitution de partie civile. Hors cette possibilité ne semble plus ouverte. Ainsi, si le parquet décide de classer sans suite une affaire, étant donné que le JEL à une marge de manœuvre plus restreinte que l’actuel juge d’instruction, les incriminés seront à l’abri et pourront continuer leurs "petites affaires ".
 

Si ces dispositions préconisées avaient été en vigueur par le passé, y compris récent, alors les affaires d’ELF et du sang contaminé n’auraient jamais vu le jour. De même, Jean-Marie Messier, dans le dossier Vivendi-Universal, n’aurait jamais été renvoyé en correctionnel car le procureur y était opposé. Ainsi, en cas d’abus de biens sociaux concernant des personnes incriminées proches du pouvoir les petits actionnaires qui voudraient se plaindre feraient face à une forte inertie ou un classement sans suite. Jean Tiberi n’aurait jamais été poursuivi pour fraude électorale car le parquet avait fait preuve d’une abstention volontaire selon Syndicat de la magistrature. Et Chirac n’aurait jamais et renvoyé en correctionnel, pour détournements de fonds publics et abus de confiance, dans le cadre des emplois fictifs supposés à la ville de Paris.

 

On peut légitimement s’inquiéter de l’issue qui sera réservée aux futures affaires en lien avec la raison d’Etat, ou concernant de forts lobbies, même si le droit communautaire en dispose autrement. Lorsqu’ils veulent passer un texte en force, les politiques ne se soucient guère de savoir s’ils sont conformes à cette source de droit. En effet, il a été , tant de fois, rappelé à la France de respecter le droit communautaire. Le justiciable se voit, parfois, contraint d’épuiser les voies de droit interne avant de saisir la juridiction européenne.

Par jps - Publié dans : sarkozy et la justice
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Vendredi 30 octobre 2009

L’immunité présidentielle à ce jour
 

Pendant son mandant, le Président de la République Française " n'est pas responsable " sous réserve de son éventuelle poursuite par la Cour pénale internationale (art. 53-2 de notre constitution) ou de la mise en œuvre de la procédure de destitution. Ainsi ,le Président de la République Française peut commettre des méfaits dès lors que ces derniers n’entrent pas dans les compétences de la Cour pénale internationale alors que le commun des citoyens serait condamné.


Bien sûr, il peut être mis en œuvre la procédure de destitution (art. 68 de notre constitution) qui aboutit à une sanction politique appliquée en cas de " manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ". Reste qu’il apparaît difficile (pour ne pas dire impossible) pour la Haute cour, qui n’est plus de justice, de se saisir d'une infraction sans rapport avec la fonction ; au risque que la décision rendue soit annulée par Cour européenne des droits de l'homme pour violation de l’article 6 de la convention européenne des droits de l'homme.

 

Dans ces conditions il faut attendre la fin du mandat présidentiel car à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation des fonctions, les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre le Président de la République Française, d’autant que tout délai de prescription ou de forclusion a été suspendu.(art. 67 de notre constitution).

 

Evitons donc de développer un sentiment d’impunité


Evitons une " jurisprudence " Chirac (*), par laquelle en raison de son âge ou de son ancien statut de Président de la République Française, il bénéficierait d’un exception. Sinon l'immunité ne serait plus temporaire et cela développerait un sentiment d’impunité de celui qui occupe ou a occupé la fonction de Président de la République Française. La justice doit passer quelles que soient les personnalités mises en cause. Il n’est pas concevable de continuer plus longtemps à protéger ceux qui ont accédé au sommet du pouvoir.

 

Dans le dossier de l’attribution de marchés public des HLM de la Ville de Paris, tous les actes concernant Jacques Chirac ont été annulés pour vice de forme en 2001 et il y a eu prescription dans l'affaire des frais de bouche du couple Chirac qui aurait eu pour 1,35 million de dépenses alimentaires entre 1987 et 1995, réglés en liquide.

Par ailleurs, Jacques Chirac est cité, par certains, dans les affaires de ventes d'armes à l'Angola, de Clearstream et du Ministre " suicidé " Robert Boulin

Reste, aussi, à suivre l’affaire Euralair qui est toujours en cours d’instruction.

 

Alors dans l’affaire des emplois fictifs du RPR payés par la Mairie de Paris, pour laquelle Jacques Chirac est envoyé en correctionnel, laissons la justice faire son travail. .. sauf que le parquet a 5 jours pour faire appel de cette décision par l'intermédiaire du procureur de la République de Paris.

 

(*) : Bien entendu cette " jurisprudence " Chirac est en droit impossible (mais en fait ?). C’est une hypothèse démontrant l’absurdité d’une tolérance que certains préconisent en la circonstance.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Vendredi 30 octobre 2009


Le 22 avril 2009 on s’engage

François Fillon, Premier ministre, avait annoncé le 22 avril 2009 sur France Inter qu’une fiscalité " extrêmement importante " frapperait les retraites supplémentaires de certains grands patrons " le mécanisme qui consiste à faire financer par l’entreprise les retraites d’un certain nombre de cadres et de dirigeants n’est pas une solution acceptable ". Un texte devrait être voté en ce sens " à l’occasion de la prochaine discussion budgétaire ". (Exemples de retraite "chapeau" - Source l’expansion Michel Pébereau BNP Paribas : 800 000 euros/an et Georges Pauget Crédit agricole : 780 000 euros/an)


Le 29 octobre 2009 on se renie

Cependant les députés UMP ont renoncé, à la demande du gouvernement, ce 29 octobre 2009, dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010, à réformer le dispositif régissant le système des retraites dites "chapeau", pourtant adopté en commission. Eric woerth, ministre du Budget, a expliqué au groupe UMP que les retraites "chapeau" ne concernaient pas seulement quelques hauts dirigeants très bien payés mais des milliers de cadres.


Par un argument spécieux

L’argument est spécieux car, bien que le régime de base de retraite concerne des millions de personnes, cela ne gène nullement ce gouvernement de prévoir une réforme des retraites, des salariés comme des fonctionnaires. Lors de son discours au Congrès le 22 juin 2009, Nicolas Sarkozy avait déclaré "Quand viendra le temps de la décision à la mi-2010, que nul ne doute que le gouvernement prendra ses responsabilités […] Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité". Eric Woerth est allé un peu plus loin, en se disant favorable "à titre personnel" au report de l’âge légal. Ceci aura des répercussions car une réforme du régime de base ouvrirait aussi la voie à celle des deux régimes complémentaires (Agirc et Arcco).


Et qu’en est-il du régime de retraite des élus ?


Par jps - Publié dans : sarkosy et le social
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Samedi 24 octobre 2009

L'Assemblée nationale a adopté l’amendement 48, par 44 voix contre 40, relatif à la taxe additionnelle de 10% sur les bénéfices des banques, pour la seule année 2010. Cette taxe rapporterait entre un et deux milliards d’euros au budget de l’Etat selon certains, bien que Bercy évalue à 600 millions d’euros le bénéfice pour 2010. En Belgique, a été mis en place cette contribution exceptionnelle des banques estimée à 540 millions d’euros annuels (à terme). L’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis réfléchissent à l’instauration d’une telle contribution. Au regard de notre abyssal déficit budgétaire, la France aurait besoin de cet apport. Hé bien non !


Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a fait savoir qu'elle demanderait son annulation parce que " deux " députés de la majorité se sont "trompés" en votant. Le député de Paris Jean-François Lamour, qui détenait la procuration d'un autre parlementaire, a déclaré s’être trompé de bouton… En fait, on peut s’interroger sur la réalité de cette erreur car Jean-François Lamour avait déclaré "Ce serait une vraie avancée si les banques contribuaient de manière pérenne à leur régulation "

 


Pression de la part du gouvernement ou véritable erreur ? Le problème n’est pas là. C’est la réalité de deux dysfonctionnements majeurs qui pose souci. Tout d'abord l'absentéisme de nos chers élus : 84 présents sur plus de 577, bravo ! Ensuite le respect du vote quel qu'il soit, est un principe de base de toute démocratie digne de ce nom

Ça devient une manie, quand le résultat d'un vote ne correspond pas aux attentes, on fait revoter, par exemple le traité de Lisbonne (devant les parlementaires, et non par un nouveau référendum) , la loi Hadopi (en avril 2009) et maintenant la taxe sur les banques. Cela devient insupportable ! C’est de l'indécence démocratique !!! On fait revoter tant que l'issue programmée n'est pas obtenue. L’Assemblée Nationale, c’est la représentation de députés godillots asservis à la volonté de sarkozy.


Demandons à ce que les Français revotent pour la Présidentielle car nombre d’électeurs déclarent, aujourd’hui, s’être trompés en votant sarkozy, le 6 mai 2007.

Après la clôture du scrutin, les votes ne peuvent plus être modifiés ; en revanche, le détail nominatif des votes peut être accompagné de mises au point lorsqu’un député s’est trompé sur le sens du vote qu’il souhaitait émettre ou lorsqu’il n’est pas parvenu à émettre son vote par erreur de manipulation ou par défaillance du système électronique. Mais cette disposition ne convient pas au gouvernement Fillon, alors leur seule issue, dans ce cas, est de procéder à un nouveau vote !


Suivant un principe républicain rappelé dans le Règlement de l’Assemblée Nationale " l’Assemblée est toujours en nombre pour délibérer et pour régler son ordre du jour ". Les votes sont donc valables quel que soit le nombre de présents sauf si un président de groupe demande la vérification du quorum avant l’ouverture du scrutin. Cette demande n’est prise en compte que si la majorité des membres de ce groupe sont eux-mêmes présents dans l’hémicycle (réforme du Règlement de 2009). Le quorum désigne la présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale de la majorité absolue des députés (calculée sur la base du nombre de sièges effectivement pourvus). Lorsqu’un vote ne peut avoir lieu, faute de quorum, la séance est suspendue et le scrutin est reporté d’au moins quinze minutes (depuis juin 2009). Le vote est alors valable quel que soit le nombre de députés présents. Il est regrettable que le respect du quorum ne soit pas systématique, d'autant que les décisions prises dans cette assemblée engagent la Nation ou concernent très souvent l'ensemble des Français.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Vendredi 23 octobre 2009

Nicolas Sarkozy voulait que son fils Jean soit Président de l’Epad de la Défense qui est le plus grand quartier d'affaires d'Europe. Cette ambition a été revue à la baisse devant la bronca que cela a suscité.

 

Au demeurant, Jean Sarkozy a été " élu " administrateur de cet établissement, doté d'un budget de 115 millions d'euros, par la seule grâce de sa filiation. C'est le privilège de naissance. Cette "élection " a été planifiée de longue date. Hervé Marseille, conseiller général des Hauts-de-Seine a été nommé au Conseil économique, social et environnemental par décret du 15 juillet 2009, laissant ainsi une place d’administrateur à l’Epad de la Défense qui est le plus grand quartier d'affaires d'Europe.


Les jeunes ont, bien entendu, le droit d’occuper des postes à responsabilités à condition qu’ils en aient les compétences ce qui, de toute évidence n’est pas le cas de Jean Sarkozy qui entame pour la troisième fois sa deuxième année d'étude de droit et n'a que dix-huit mois de présence au conseil général. (Le président de l’université a dû l’autoriser à tripler sa deuxième année, car il est impossible sinon de faire plus d’un redoublement durant les deux premières années d’études en droit.).S’il triple sa 2ème année de droit, c’est que précisément il n’a rien du comprendre au droit administratif (la 2ème année est celle où l’on aborde les principes de cette matière).Etudiant plutôt attardé lorsqu'on a son âge et que l'on est à ce niveau.


Son cursus :

Juin 2004 : bac L au lycée Pasteur de Neuilly (obtenu).

Septembre 2004 : hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris (abandon).

Septembre 2005 : prépa ENS Cachan au lycée Turgot à Paris (échec).

Septembre 2006 : première année de droit à Nanterre puis à Paris I (obtenue).

Septembre 2007 : première deuxième année de droit (rate les examens).

Septembre 2008 : deuxième deuxième année de droit (ne passe pas les examens).

Septembre 2009 : troisième deuxième année de droit (en cours)


Alors que sur le site de l'EPAD http://www.ladefense.fr/epad_recrutement.php, dans une offre d'emploi, il est exigé un bac+5 minimum, avec en plus 3 à 5 ans d'expérience pour occuper le poste d’un simple cadre sous " l'autorité du directeur de pôle ".

 


"l’inné prime sur l’acquis", le candidat sarkozy à la Présidentielle avait pourtant dit : " Je veux que les nominations aux fonctions les plus importantes de l’Etat se fassent sur des critères de compétences et de hauteur de vue, pas sur des critères de proximité avec le pouvoir politique en place. Les candidats à ces nominations seront auditionnés publiquement par le Parlement et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination. "

Nicolas Sarkozy réitère, sans complexe, le 13 octobre 2009 en pleine polémique sur la promotion de son fils, son grand écart entre ses propos et ses actes. Il déclara : La création du lycée par Napoléon 1er «est un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance », a souligné Nicolas Sarkozy, lors de la présentation de la réforme de cette institution. « Cela voulait dire : ’désormais ce qui compte en France pour réussir ce n’est plus d’être »bien né », «c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve, par ses études de la valeur», a insisté Nicolas Sarkozy.

Bien sûr, être administrateur résulte d’une élection, sauf que pour Jean Sarkozy c’est une élection dans un milieu protégé, comme son élection de conseiller des Hautes-Seine pour le canton de Neuilly-sur-Seyne sud. Le conseil d’administration de l’EPAD est composé de neuf représentants de l'Etat (donc asservis à Nicolas Sarkozy) et neuf personnes, quatre sont des élus UMP, quatre autres des élus ou des personnalités de gauche (deux membres du Parti socialiste et deux membres du Parti communiste français), et le dernier est Claude Leroi, représentant de la chambre de commerce de Paris et président de celle des Hauts-de-Seine, ce dernier n’ayant fait que des louanges à l’endroit de Jean Sarkozy. "C'est un garçon de qualité, sympathique, que je connais depuis très longtemps". Claude Leroi a été durant plus de 20 ans conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, servant entre autres lorsque Nicolas Sarkozy était maire de la ville. La cause était donc acquise d’avance.

Ces faits illustre ce mur entre la "noblesse d'Etat" dont parlait Pierre Bourdieu et le tiers état, le bas peuple qui accède plus difficilement à l'exercice du pouvoir mais à qui on demande d'acclamer par le vote cette "noblesse" qui s'autoreproduit.

Dans cette affaire, les médias internationaux se sont gaussés et ont comparé notre pays à une monarchie, une république bananière. «. L'affaire rebondit jusqu'en Inde, où l'Express India note que Nicolas Sarkozy a «été critiqué» pour «gérer en famille» ses affaires. Le site DNA y consacre même un édito sur les dynasties politiques, notant que cette notion familière à l'Inde «se porte bien dans le monde et devient commune même dans les soi-disant méritocratiques démocraties occidentales»." En Italie, le Corriere della rappelle que la Défense est «le plus grand centre d'affaires d'Europe», au «potentiel stratégique énorme» et que sa direction est «tout sauf triviale». Le journal s'amuse de la «continuité dynastique» des Hauts-de-Seine et de l'irruption de «Sarkozy II, le Jeune». En Espagne, où l'agence EFE a consacré une dépêche à l'histoire, plusieurs médias évoquent l'affaire, qui amuse également le quotidien conservateur américain New-York Post. Dans The Guardian, le quotidien britannique plutôt classé à gauche, le journaliste évoque «une autre affaire de népotisme» dans laquelle est «impliquée la dynastie Sarkozy». La montée en grade de «Prince Jean» y est qualifiée de «météorique» dans le département le plus riche de France, «l'ancien fief de son père» où le quartier de La Défense se rêve «en rivale de la City» (NDLR : le quartier de la finance à Londres). Le journal anglais estime que Jean Sarkozy, qui se targue d'avoir «deux ans d'expérience en tant que conseil général (NDLR : il a en fait été élu en mars 2008)» Après avoir nommé les présidents des radios et télévisions nationales, les grands patrons d'entreprises, un ministre pratiquant le tourisme sexuel, voilà que Nicolas Sarkozy a tout fait pour que son fils soit à la direction du quartier financier de la défense.

Dans cette affaire, les médias internationaux se sont gaussés et ont comparé notre pays à une monarchie, une république bananière.

". L'affaire rebondit jusqu'en Inde, où l'Express India note que Nicolas Sarkozy a "été critiqué" pour "gérer en famille" ses affaires. Le site DNA y consacre même un édito sur les dynasties politiques, notant que cette notion familière à l'Inde "se porte bien dans le monde et devient commune même dans les soi-disant méritocratiques démocraties occidentales"."

En Italie, le Corriere della rappelle que la Défense est "le plus grand centre d'affaires d'Europe", au "potentiel stratégique énorme" et que sa direction est "tout sauf triviale". Le journal s'amuse de la "continuité dynastique" des Hauts-de-Seine et de l'irruption de "Sarkozy II, le Jeune".

En Espagne, où l'agence EFE a consacré une dépêche à l'histoire, plusieurs médias évoquent l'affaire, qui amuse également le quotidien conservateur américain New-York Post.

The Guardian, le quotidien britannique plutôt classé à gauche, le journaliste évoque "une autre affaire de népotisme" dans laquelle est "impliquée la dynastie Sarkozy". La montée en grade de "Prince Jean" y est qualifiée de "météorique" dans le département le plus riche de France, "l'ancien fief de son père" où le quartier de La Défense se rêve "en rivale de la City" (NDLR : le quartier de la finance à Londres). Le journal anglais estime que Jean Sarkozy, qui se targue d'avoir "deux ans d'expérience en tant que conseil général (NDLR : il a en fait été élu en mars 2008)"

Après avoir nommé les présidents des radios et télévisions nationales, les grands patrons d'entreprises, un ministre pratiquant le tourisme sexuel, voilà que Nicolas Sarkozy a tout fait pour que son fils soit à la direction du quartier financier de la défense.

Jean sarkozy se pose en victime : " Quoi que je dise, quoi que je fasse, je serai critiqué. " Ce n’est pas parce qu’il s’appelle sarkozy qu’il a moins de droit, la cause est entendue. Cependant, ce n’est pas parce qu’il s’appelle sarkozy qu’il doit avoir plus de droit.

Par jps - Publié dans : Sarkozy (divers)
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Dimanche 4 octobre 2009

Un projet est expérimenté par le Haut commissariat à la Jeunesse, Martin Hirsch. Il consiste à inciter les élèves à être assidus aux cours et performants en leur octroyant à titre collectif une récompense. Cette dernière se traduit par des cours de code de la route pour tous ou un voyage de fin d’année. Chaque classe dispose de 2 000 €. Ce pactole, les élèves vont le faire fructifier, à condition d'être assidus, solidaires et disciplinés. Au final, en juin, la classe pourra empocher jusqu'à 10 000 €.


Nul besoin d’attendre l’évaluation de cette mesure pour en tirer quelques constats dont l’éventuel succès ne remettrait pas en cause.


Tout d’abord, il pourrait être discuter de la nature de la récompense. Cette expérience menée, également à Marseille, au lycée professionnel Mistral, dans le VIIIe arrondissement, consiste à accorder aux élèves les plus assidus à des places pour assister aux matches de l'OM. On peut regretter ce choix qui n’a rien de culturel. Si on garde l’option d’une récompense, ce qui est contestable comme nous le verrons ultérieurement, alors il serait préférable de leur offrir plutôt un voyage scolaire humanitaire afin qu'ils aillent voir ailleurs ce qu'est vraiment une vie difficile. Beaucoup de personnes, de par le monde, envient notre école de la République, gratuite et ouverte à tous. En France les fainéants sont " rémunérés " pour aller en cours.


Cette expérimentation est exemplaire du renversement des valeurs. Ponctualité, assiduité, respect, travail sont des " pré-requis ". La récompense doit se faire par l’obtention d’un diplôme. N’est-ce pas, ainsi, reconnaître implicitement que les jeunes ont de bonnes raisons de sécher les cours ? Par cette disposition, le gouvernement Fillon reconnaît son échec et avoue son impuissance. Il faudra désormais rémunérer les élèves pour qu'ils respectent leurs obligations scolaires. Voilà comment se traduisent les beaux discours de campagne de sarkozy sur l’effort. Nous sommes en train de créer des générations de Français qui n'auront pour toutes valeurs, que celle de l’argent roi. Le rôle de l'école n'est pas d'apprendre aux élèves comment gagner de l'argent par tous les moyens, mais de leur transmettre du savoir et des valeurs, notamment humaines.


La récompense est collective afin de développer une certaine solidarité. C’est un des arguments développés. Mais la perversité de cette mesure est que cela va créer un problème en cas d’absence d’un élève pour un réel motif : Les autres élèves pourront lui en vouloir. Bientôt, les élèves n'iront en cours que pour l'argent et rien d'autre et à l’extrême, les élèves pourront aussi se mettre en grève s'ils ne s'estiment pas assez récompensés.


Si l’absentéisme des élèves de plus de 16 ans pose problème, pourquoi ne pas modifier l'âge de la scolarité obligatoire en le portant, par exemple, à 18 ans ? Sarkozy et son gouvernement Fillon accroissent les dépenses alors même qu’ils nous disent que le budget de l’enseignement est conséquent et que le projet de loi de finances pour 2010 prévoit un déficit de 116 milliards. Cette incohérence prend toute son importance au regard des économies préconisées, par ailleurs, au détriment de notre santé, de nos retraites.


Pour sarkozy, et beaucoup d’autres hélas, tout s'achète.Alors, pour eux, pourquoi ne pas acheter la présence des élèves, la paix sociale.

Par jps - Publié dans : poly-tics
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Jeudi 1 octobre 2009

En France les seuls cumuls qui sont à ce jour interdits sont le cumul d’un mandat parlementaire avec des fonctions ministérielles, et, la fonction de ministre avec celle d’un exécutif local dans une commune, département, ou région. Dans certains autres cas, si le cumul n’est pas proscrit il est limité à deux mandats, à savoir : parlementaire, député européen, conseiller régional ou général, maire d’une commune de plus de 20.000 habitants, adjoint au maire d’une commune de plus de 100.000 habitants (hormis Paris), conseiller de l’assemblée de Corse, ou de l’assemblée territoriale d’une collectivité d’outre-mer. Pourrait être également évoquée la loi de 92 qui limite le montant des indemnités cumulées. (plus de précisions).


Nombreux sont les élus à s’accrocher au cumul des mandats, cette spécificité bien française.

 
Comment est-il possible d’être tout à la fois un bon parlementaire, un bon maire et un bon président de conseil régional, etc.. alors que le cumul des mandats est chronophage et qu’une journée est toujours de 24 heures ? Le cumul des mandats est une des raisons de l’absentéisme des parlementaires. Pour ceux qui sont assidus à l’assemblée nationale ou au Sénat (suivant le cas) il peut être subodoré, du fait de manque de temps, une délégation dans le suivi des dossiers à des personnes non élus (cabinets, assistants, etc).


Ceux qui défendent le cumul des mandats allèguent toujours le fallacieux argument de la ''proximité locale''. Hormis les inaugurations officielles et les périodes électorales, il est rare de voir sur le terrain leurs représentants nationaux, alors même qu’ils ont un mandat local. A supposer qu’un député reste en contact avec la population ceci ne se ferait-il pas au détriment du travail législatif consistant à étudier les propositions et projets de loi ainsi que leurs amendements, notamment analyser leurs effets sur le quotidien des français, observer leur impact sur les autres dispositions légales existantes. Par ailleurs, un parlementaire doit surveiller le gouvernement car il peut être amener à le sanctionner. Le gouvernement est responsable devant le Parlement. Comme le fait observer Guy Carcassonne, Professeur de droit public à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, dire qu’un mandat local est complémentaire d’un mandat national est un artifice car il est, de fait prouvé par les exemples donnés dans les autres pays européen ou aux Etats-Unis que les détenteurs d’un seul mandat ne font pas moins bien leur travail qu’en France. Rappelons que le cumul des mandats est une particularité française. Marion Paoletti, maître de conférence sociologie politique Université Montesquieu Bordeaux IV considère, à juste titre que cet argument, emblématique de ceux qui défendent le cumul, " est souvent fallacieux : les intérêts locaux font oublier les perspectives nationales et internationales et favorisent la myopie politique. "


Certains estiment que cumuler un mandat local et national permet de faire avancer les dossiers. Cet argument est sidérant. Un dossier devrait pouvoir avancer parce qu’il est solide et non parce que l’élu local a pu développer un réseau grâce à son mandat national.


Certaines affaires politico-financières et certains rapports accablants de chambres régionales des comptes prouvent que le cumul des mandats favorise les malversations et le clientélisme.


Sur le non-cumul des mandats, Patrick Menucci (maire du 1er secteur de Marseille et vice-président du Conseil régional de PACA) s'inquiète : "Comment vont faire les gens qui n'ont pas de métier en dehors de la politique ? Il pourrait lui être rétorqué que ce cas de figure est identique à celui qui perd son emploi et qu’en conséquence il convient de se reconvertir. Quant à François Rebsamen, maire de Dijon, qui clame : "Le sénateur est représentant des collectivités locales, il est donc logique que ce dernier exerce un mandat local. Certains l'ont oublié..." et qui juge que pour "défendre" sa ville, "il est indispensable d'être au Parlement". Il serait bon de lui rappeler que le mandat est national et qu’en conséquence un parlementaire ne représente pas des intérêts locaux. Au surplus et si l’on suit son raisonnement mais dans une logique inverse, la suppression du Sénat pourrait être étudiée.


Contrairement à Martine Aubry qui a proposé de mettre en œuvre la mesure de non-cumul des mandats à partir de 2012, Ségolène Royal, qui s’applique à elle-même depuis les dernières élections régionales ce principe de non cumul, ne veut pas attendre. "C'est embêtant toujours ce grand écart entre les discours et les actes, ça fait des années qu'on fait applaudir les militants sur le non-cumul des mandats donc à un moment il va bien falloir passer à l'acte, parce que sinon quelle est la crédibilité de la parole politique" a souligné, sur RTL, la Présidente de la région Poitou-Charente. Claudy Lebreton, a lui aussi proposé d'appliquer le non-cumul des mandats dès 2010 pour les élections régionales, en 2011 pour les sénatoriales et les départementales puis en 2012 pour les députés.


Il est effectivement regrettable que ce principe de non-cumul de mandat tarde à s’inscrire dans notre droit, ou du moins dans la réalité, non seulement pour les raisons évoquées mais aussi parce que cette disposition permettrait une diversification sociologique et générationnelle de notre représentation. Elle constituerait un renouvellement salutaire de la classe politique.

Par jps - Publié dans : propositions
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Lundi 28 septembre 2009

Les cris d’orfraie suite à l’arrestation de Roman Polanski sont indignes, surtout au pays des droits de l’homme.


Quelles sont les incriminations portées à l’encontre de Roman Polanski ?
 

Lors de son audition, Samantha Geimer raconte qu’en mars 1977, Polanski demande à sa mère s’il peut organiser une séance photos avec Samantha dans la villa de Jack Nicholson, à Hollywood. Lorsque l’adolescente y arrive, Roman Polanski l’abreuve de champagne et de drogues, affirme-t-elle. Il prend des photos d’elle nue dans un bain, puis, malgré sa résistance, il réussit à la forcer à avoir une relation sexuelle, toujours selon elle.


Roman Polanski, né en 1933 à Paris, avait plaidé coupable de « relations sexuelles illégales » mais pas de viol, déclarant que la victime a été consentante. Tant que Roman Polanski n’a pas été jugé il doit être présumé innocent. Mais comment peut-on estimer qu’une fille de 13 ans est consentante, surtout face à un homme de 44 ans. « j’avais peur et, avec le recul, j’avais la chair de poule (...) » avait-elle raconté en 2003 au Los Angeles Times. Et si les faits sont avérés que la victime a été saoulée et droguée avec du Quaalude (un puissant sédatif), alors c’est d’autant plus grave.


Il est inexact d’affirmer que Samantha Geimer a pardonné. Elle estime que l’exclusion de Polanski d’Hollywood pendant une aussi longue période constituait un châtiment suffisant. Ce n’est donc pas pareil. Elle n’est pas pour l’impunité. Elle a demandé à la justice américaine d’abandonner les poursuites contre le cinéaste pour que « ce chapitre se referme ». C’est certainement trop douloureux à revivre pour elle. La preuve en 2003 au Los Angeles Times elle dit « ce qu’il a fait était horrible. C’était une chose horrible à faire à une petite fille ». Elle ajoute « et honnêtement, la publicité qui entoure cette affaire m’a tellement traumatisée […]Les gens ne savent pas avec quelle injustice j’ai été traitée par la presse. » Elle veut tout simplement tenter d’oublier et ne pas être salie en prétextant qu’elle était consentante.


Il est à constater que Roman Polanski n’a manifesté, me semble t-il jusqu’à ce jour, aucun regret à cet acte de pédophilie (qu’il ne nie pas). Cf interview avec J.P. Elkabbach.


Je ne suis pas étonné que Frédéric Mitterrand soutienne ses hommes de cet acabit. Dans « La Mauvaise vie », livre sorti en 2005, ne fait-il pas état de sa quête homosexuelle dans les bordels de Thaïlande ? Que Roman Polanski de parents juifs polonais ait beaucoup souffert ne l’absout pas de cet acte horrible. Bel amalgame que fait Frédéric Mitterrand en faisant référence entre autres (et sans le dire expressément) à la shoah. Comment peut on cautionner la pédophilie ?


On peut admirer le cinéaste mais les actes commis par l’homme sont méprisables. De plus, on ne peut d’un côté s’indigner de l’emprisonnement d’un artiste connu et talentueux et approuver l’arrestation d’un délinquant mis en cause pour détournement de mineur.


POLANSKI serait-il au dessus des lois, simplement parce qu’il est un cinéaste vedette ? Le statuts de stars est il une immunité totale. Si c’était votre fille ou votre sœur qui vivait un tel cauchemar ? Comme dit la ministre suisse de la Justice Eveline Wildmer-Schlumpf « Dans un Etat de droit, il n’est pas possible de faire des différences ». Protéger les enfants c’est un des premier devoir de toutes les sociétés humaines. L’imprescriptibilité des crimes pédophiles me parait nécessaire

Par jps - Publié dans : propositions
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