Eveiller nos capacités de discernement, d’action et d’initiative

Publié le par jps

La communication constitue une dimension essentielle des activités politiques. Les médias en sont les acteurs majeurs. Ils jouent un rôle prédominant dans la formation de la conscience politique et participent à la constitution de la pensée politique. Ils suggèrent, parfois de manière subliminale, des critères d'analyse et d'interprétation. Ils suscitent l’adhésion. Les médias, irriguant l'espace social, participent, ainsi, à la propagande et altèrent le sens du discernement. C’est  grâce, entre autres, à leurs soutiens massifs, appuyés et itératifs que sarkozy a pu l’emporter lors de la dernière présidentielle.  Il est probable que cette collusion médiatico-politique, qui  perdure, continuera à tenter d’en faire rêver certains en créant l'illusion d’une philanthropie. Pour d’autres, le  caractère éphémère de ce simulacre s’est déjà révélé.

Sans éthique, sans respect, sans moral et sans scrupule, la vanité et la fatuité de sarkozy s’affichent quotidiennement tel un monarque surpeoplisé. Ses mensonges ne peuvent plus être masqués par sa rhétorique. Remember the promise you made. Lors de ses discours du 22 mars 2007 en Guadeloupe et du 28 mars 2007 à Lille, sarkozy  a dit respectivement « Je veux être le Président du pouvoir d’achat […] les salaires sont trop bas » et « Le salaire n’est pas l’ennemi de l’emploi. Les salaires sont trop bas ». Les salaires ne compensent toujours pas le coût de la vie. Les retraites augmentent moins que l’inflation. La cupidité de sarkozy s’est illustrée par le triplement de ses indemnités. Sarkozy a compris que l’argent est un instrument de soumission. Tout homme à son prix : kouchner, besson, Fadela Amara, DSK, Martin Hirsch, etc… et bolloré, c’est combien ? Arnaud Montebourg s’est interrogé «sur les contreparties que M. Bolloré, homme d’affaires rusé, est en droit d’attendre de la République ». « Dès lors que le président de la République se met en situation de dépendre des faveurs des milliardaires, il y a forcément des contreparties et nous nous interrogeons: lesquelles ? » Selon le député (apparenté PS) René Dosière, spécialiste du budget de l’Elysée, «tout cela finit par créer un sentiment de malaise. Si Nicolas Sarkozy voyage dans un avion prêté par Bolloré, on est en pleine confusion». Pour lui, l’argument du déplacement privé ne tient pas : «On a un statut différent quand on est Président, on ne peut jamais être complètement Monsieur Tout-le-monde.» Il est inexact d’affirmer que pas un centime n’a été déboursé par l’Etat. On peut douter que Bolloré prenne également en charge le service de sécurité, les collaborateurs, etc…  Par ailleurs, ne s'agit-il pas d'un abus de biens sociaux caractérisé? 

 

Yannick Noah (personnalité préférée des Français) a résisté aux sirènes sarkoziennes qui ont tenté de l’acheter…avec l’argent du contribuable, bien sur. Il avait eu une proposition de l'Elysée pour jouer au concert organisé au Champ de Mars le 14 juillet dernier, Yannick Noah raconte : «J'ai dit OK mais pour quatre fois le prix proposé […]  ils ont accepté ma fausse proposition le lendemain […] Je ne suis pas un courtisan, même à ce prix-là» (JDD du 23 décembre 07).

Je profite de ce sujet pour souligner que contrairement à une fausse rumeur Yannick Noah, , après avoir dit si sarkozy passe « je me casse », s’est ravisé avant l’élection de sarkozy.   Yannick Noah  avant l’élection (je le répète) c'est-à-dire le 5 avril 2007 à 12h 47mn a fait savoir sur RTL  qu’il avait changé d’avis « Je ne pars pas. Il faut résister. J'opte pour la résistance ».

Ne soyez pas des ilotes. Chaque homme a une forte capacité d’action et d’initiative. Il est important que chacun les développe, avec détermination, pour le bien de tous car, sourd aux préoccupations des français, sarkozy poursuit la déstructuration, à un bon rythme : tendance à la reconcentration des services de l’Etat, assujettissement de la justice, dépénalisation du droit des affaires, recodification du code du travail pour alléger les droits des salariés, déverrouillage les 35h,  remise en cause progressive de la couverture sociale (franchise médicale et projet de bouclier sanitaire pour ne plus prendre en charge à 100% les maladies les plus invalidantes), mutualisation des risques et privatisation des profits, déshabiller Paul pour habiller Jacques : 15 milliards de cadeaux fiscaux par an aux plus riches qui accentuent les déficits sociaux et poursuite de la précarisation, par la dégradation du niveau de vie,  etc….  bientôt, à nouveau, révision des dispositifs des retraites. «Je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui m'a dit ce qu'il (sarkozy) avait vraiment fait […] Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille? Quels problèmes ont été réglés ?», (Yannick Noah. JDD du 23 décembre 07). De toute évidence aucun problème n’a été réglé, bien au  contraire.

L’alliance des catégories sociales doit être un rempart à la stratégie d’opposition des uns aux autres, de sarkozy. Face à l’élaboration discursive d’une approche sociale stratifiée, le citoyen doit opposer une ferme solidarité. Les stratégies de persuasion permettent aux milliardaires, par cette autre collusion politico financière, de préserver leur prédominance et de se garantir d’une prise de conscience collective qui pourrait être dommageable pour eux. Que sont les maigres avantages de certaines catégories, comparativement aux privilèges outranciers des plus riches ?  Depuis la 1ère crise pétrolière de 1973, les politiques et les médias tentent de nous persuader que nous sommes, en permanence, en crise économique alors que les profits des entreprises n’ont jamais été aussi florissants en 2006, que les parachutes d’orées n’ont jamais été aussi importants cette même année (1). Ceci pour justifier la mise à contribution des citoyens. C’est la répartition inéquitable des richesses qui est source de déséquilibre. C’est pourquoi il n’y a rien à attendre d’un retour à  une forte croissance. Par contre il y a tout à perdre à l’inverse. Les fruits de la croissance profitent toujours à une minorité odieusement riche et les efforts sont toujours demandés à la majorité.  Les 15 milliards de cadeaux fiscaux,  par an, vont accroître les déséquilibres du budget de l’état et des comptes sociaux par le manque à gagner du aux exonérations de  cotisations (retraites, familiales, sociales). Qui suppléera à cette carence ? Nous tous ! Les malades commenceront, à compter du 1er janvier 2008, en payant la franchise médicale (bonne année ! de sarkosy).  Laisser faire, c’est cautionner ! L’abnégation n’a jamais été une solution. Imposons une politique économique différente.

(1) Prochainement, hausse du tarif du gaz de 4% alors même que l'augmentation de ces mêmes tarifs est de 33% depuis 2004, et que dans le même temps les bénéfices de GDF doublaient, sans oublier les dividendes ont été multipliés par 2,5.

Publié dans poly-tics

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C
En réponse à ton message laissé sur mon blog, je te remercie pour cet article... Une belle pièce franche et brute, une pièce maitresse, un appel à la résistance nécessaire aujourd'hui... Ce soir, je n'ai pas le courage d'écrire, je me repose un peu... Je reviendrai souvent ici...A bientôt Ciboulette
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E
bonjour
je suis ta meilleure supporter !
tes articles sont toujours magnifiques, et pas slt sur la politique de Sarkozy, ils vont tellement plus loin, bravo !
cette magnifique image (les mains entrelacées) me donne envie de l\\\'envoyer à mes lecteurs pour les voeux !
 
je t\\\'embrasse, et t\\\'adresse mes voeux les plus sincères pour toi et les tiens, tu es un très grand monsieur ! Tu nous combles... eva
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