Discréditer préalablement toutes formes de révoltes

Publié le par jps

Discréditer toutes formes de révoltes afin de se prémunir contre tous mouvements fédérateurs de contestations, par exemple en tuant les mythes de Che Guevera et de Mai 68.

 Nathalie Cardone Hasta Siempré

 

Décrire Ché Guevarra comme un "bourreau implacable". Ceci est aisé à l’encontre d’un révolutionnaire, il ne peut être un enfant de cœur. Cette argumentation étant simpliste, elle en sera donc étayée et enrichie, afin d’en apporter la controverse. Ernesto Che Guevara du temps de la dictature de Batista a été témoin de nombreuses injustices dont il n’était pas indifférent. Il a renoncé à une qualité de vie prometteuse de médecin bourgeois pour combattre contre la tyrannie et l’oppression. C’était son expression du don de soi, sans concession, pour les plus démunis. Bien sûr que cela l’a conduit à de condamnables exactions contre les collaborateurs directs du dictateur notamment lorsqu’il dirigea les tribunaux révolutionnaires. Cependant, il a toujours privilégié l’amélioration des conditions de vies des opprimés au détriment de la sienne. C’est pourquoi, en mars 1965, il démissionne de tous ses mandats gouvernementaux à Cuba et s’engage dans la guérilla bolivienne en lutte contre le pouvoir en place. El commandante Che Guevara luttait ne supportait pas la domination US qui spoliait toutes les richesses de ces pays au plus grand bénéfice des grandes compagnies américaines. Au demeurant sa réflexion évoluait au sujet des modèles politique et économique mises en place dans les pays de l’Est (soviétiques). Il se faisait de plus en plus critique. Cependant, son cheminement intellectuel fut brutalement interrompu, en octobre 1967, par les assassins boliviens au service de la Central Intelligence Agency (CIA). [références Ignacio RAMONET, auteur de cien horas con Fidel et Michaël Löwy ]

 

  Nathalie Cardone Hasta Siempré

Le spectre de Mai 68, Où étudiants et ouvriers fraternisaient , hante également les tenants de l’ordre établi. Dans son discours à Bercy, le 29 avril 2007, Sarkozy expliquait qu’il fallait en finir avec Mai-68. Comprendre en finir avec les soulèvements populaires. Sarkozy s’est donc attaché à enterrer le caractère social de Mai 68, révolte de masse qui toucha tous les secteurs du travail, toutes les classes d’âge. On ne peut réduire ce mouvement spontané à la "libération des mœurs ", la libération sexuelle des femmes, car d’autres thèmes en furent le terreau comme l’anticolonialisme, l’anti-impérialisme en référence aux conflits au Vietnam ou à Cuba (contrairement ce qu’à dit B Kouchner en mai 88). Les événements de 1968 ont conduit aux accords de Grenelle du 27 mai 1968 mais jamais signés car semble-t-il rejeté par la base, aboutissent essentiellement à une augmentation de 25 % du SMIG et 10 % en moyenne des salaires réels. Pouvoir d’achat vite perdu par l’inflation qui s’en est suivie. C'est au lendemain de 68, que la droite a été réélue pour de longues décennies. Monsieur Sarkozy, alors ! La droite est donc largement responsable d'avoir, bradé l'autorité, l'ordre et la morale.

Pour la France de Vichy, tout était de la faute du Front populaire. Pour la France de Sarkozy, tout est de la faute de mai 68 ?

Publié dans Sarkozy (divers)

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TendrePoison 27/03/2008 11:30

lol, un article paru ce matin : "Un cortège de tics à Windsor"http://ann.over-blog.com/ajout-commentaire.php?ref=424734&ref_article=17997410

ciboulette 23/03/2008 10:19

Mon moment de plaisir de fin de semaine, lire les rubrique de Poly-tics, puiser dans ses sources de réflexion, repartir pour une nouvelle semaine, des fleurs dans le cerveau. Ca pousse, ça pousse ! Merci poly-tics... Et merci pour avoir enfin donner le but de Sarkozy en exprimant sa volonté de vouloir enterrer Mai 68. Cela m'avait fortement ébranlée. Instinctivement, je pensais qu'il nous prévenait qu'avez lui, plus question d'ouvrir sa gueule.