récession

Publié le par jps

La crise structurelle date de 2007 et l’alerte avait été donnée en décembre 2006 par Center for Fesponsible Lending aux Etats-Unis, mais sarkozy et fillon n’ont rien fait. Le 8 février 2007, pour avoir annoncé un relèvement de ses provisions pour créances immobilières douteuses le titre HSBC dégringole à son plus bas niveau depuis neuf mois. En avril 2007, New Century Financial, est en faillite suite au " subprime ". Le 18 juillet 2007 Bear Stearns & Co annonce que ces créances immobilières ne valent quasiment plus rien. A présent, avec sarkozy et fillon ce sont des interventions pas toujours opportunes et réunions sur réunions. L'activisme débridé qui caractérise tant nicolas sarkozy. "On pare au plus pressé", analyse Jérôme Fourquet. Sarkozy et Fillon ont épuisé leur marge de manoeuvres budgétaires, notamment par le bouclier fiscal. Alors reste à puiser dans le tonneau des danaïdes des finances publiques. Les critères de Maastricht "ne sont pas la priorité des priorités" (Henri Guaino). Des solutions législatives sont envisagées comme celles consistant à lutter contre les parachutes dorés. C’est très bien au nom de la morale, à condition que cela ne soit pas encore un effet d’annonce. Mais pourquoi ne pas préconiser, dès à présent, des mesures visant à imposer plus de transparence dans les transactions financières et les bilans bancaires. 

La dette publique a augmenté de 0.4% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent et s'établissait à 1.269,3 milliards d'euros au 30 juin, a annoncé mardi l'Insee. Quelle gestion catastrophique ! La dette de l'Etat a augmenté de 19,8 milliards d'euros alors même que les effets de la crise de s’étaient pas encore fait pleinement ressentir. Sarkozy et Fillon accroissent la dette parce que c’est désormais leur seul moyen. Et ceci n’est pas fini car les mêmes (UMP) qui dégraissent l'Etat et baissent les impôts sont désormais les chantres des interventions publiques et des nationalisations (Dexia). Faire renflouer les pertes privées par des fonds publics. Sarkozy et Fillon impliquent la France, avec l’argent du contribuable. Sarkozy éclipse ses promesses sur le pouvoir d'achat. La crise actuelle est une opportunité pour lui car il sait qu’il ne peut tenir ses promesses. Par ailleurs, cela lui permet de cacher ses mauvais choix ou ses non choix qui ont conduit à une augmentation exponentielle du nombre de chômeurs.
 

Les banques peuvent jouer à"qui perd gagne", elles ne perdront plus. Alors que le quidam qui n’a pu honorer ses créances reste à la rue. Rares sont ceux qui peuvent prétendre être définitivement à l’abri de tels déboires car, il n’est pas inutile de rappeler que, selon une étude de septembre 2005 (site BDF) : " Le surendettement " passif " lié aux accidents de la vie, comme le chômage ou la maladie, est majoritaire : ces cas représentent presque les trois quarts des dossiers déposés en commission de surendettement (73%). Un excès de crédit sans modification des ressources n’est à l’origine que de 15% des dossiers (en baisse de près de 5 points par rapport à 2001).
 

La meilleure solution ne consisterait-elle pas à intervenir directement auprès des emprunteurs, plus largement des salariés ou des démunis? La relance par la demande représenterait un double avantage : social et économique. Ce serait une bouée de sauvetage pour ceux qui se trouvent en voie de précarisation à cause de cette crise et cela relancerait l’économie. Les institutions bancaires retrouveraient, par ce biais, une certaine stabilité. D’autant que la consommation est en berne, du fait de la baisse du pouvoir d'achat (moins 0,4% au deuxième trimestre) qui devrait se prolonger au second semestre et de la recrudescence du chômage. (Selon l’INSEE il est à augurer la suppression de 92 000 autres emplois au second semestre.)


L’INSEE prévoit la récession pour la France. La baisse, constatée de 0,3 % du PIB au second trimestre, devrait se poursuivre au troisième et quatrième trimestre. Mais la récession n’est pas pour tout le monde. Non content d’avoir augmenté son enveloppe budgétaire qui était passée de 32,3 à 100,8 millions € (plus que triplée), l’Elysée voit ses crédits augmentés de 11,4% dans le projet de loi de finances pour 2009, passant ainsi à 112,3 millions €. Le Conseil constitutionnel, n’est pas en reste car ces crédits passent de 7,7 à 12,5 millions soit + 60,7 %.

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